Royaume de Naples

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Royaume de Naples
Regno di Napoli it

1282 – 1799
1799 – 1816

Drapeau
Drapeau
Blason
Armoiries
Description de cette image, également commentée ci-après

Localisation du Royaume de Naples (en orange)

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Naples
Histoire et événements
1282 Scission du Royaume de Sicile
1302 Paix de Caltabellotta
1816 Union avec le Royaume de Sicile

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le royaume de Naples est la dénomination courante mais non officielle de l'ancien royaume d'Italie méridionale dont la capitale était Naples. Issu de la partition du royaume de Sicile, il en regroupait toutes les terres péninsulaires. Sa dénomination officielle était Regnum Siciliae citra Pharum, c'est-à-dire « Royaume de Sicile en deçà du détroit de Messine » (Sicile « citérieure » ou « péninsulaire »), par opposition à la Sicile proprement dite, appelée « au-delà de détroit de Messine » (Sicile « ultérieure » ou « insulaire »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Période angevine[modifier | modifier le code]

Il naquit de la scission du royaume de Sicile provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d'Anjou fut chassé de l'île de Sicile par les troupes de Pierre III d'Aragon. Il ne se maintint que sur la partie continentale du royaume, ce que l'on a coutume d'appeler le « royaume de Naples »[réf. nécessaire], bien qu'en fait le titre royal ne portant que sur la Sicile[réf. nécessaire], les rois dits de Naples s'intitulassent rois de Sicile[réf. nécessaire].

Cette dynastie angevine essaima en Hongrie.

Période espagnole[modifier | modifier le code]

En 1442, le roi Alphonse V d'Aragon s'empara du royaume de Naples, et créa le royaume des Deux-Siciles, dépendance de la Couronne d'Aragon. À sa mort, le royaume fut de nouveau séparé, et son bâtard, Ferdinand, hérita de Naples.

En 1501, l'héritier du roi Ferdinand, Frédéric Ier fut dépossédé par son cousin le roi Ferdinand II d'Aragon qui s'empara de Naples, au cours d'une lutte avec le roi Louis XII de France, héritier des prétentions angevines en Italie, et reforma le royaume des Deux-Siciles. Le royaume demeura une pomme de discorde entre la France et l'Espagne pour plusieurs décennies, enjeu des multiples guerres d'Italie. Mais la France, régulièrement menacée en Picardie et en Lorraine dès qu'elle progressait tant soit peu hors du Piémont, perdit graduellement prise sur ce territoire, et la mainmise Habsbourg ne fut plus réellement menacée. Les princes français abandonnèrent finalement leurs prétentions sur le royaume de Naples au traité de Cateau-Cambrésis en 1559. D'ailleurs, depuis 1557, un nouveau territoire, l'État des Présides, avait été détaché de la défunte république de Sienne pour être désormais gouverné directement par la Couronne d'Espagne en tant qu'entité constitutive du royaume de Naples.

Le traité de Rastatt de 1714 laissa Naples à l'empereur Charles VI. En 1720, Charles VI annexa la Sicile et réunifia de nouveau le royaume des Deux-Siciles, avant que celui-ci passe chez les Bourbons en 1734.

Période bonapartiste[modifier | modifier le code]

Le royaume des Deux-Siciles de Ferdinand Ier s'était allié avec la Troisième Coalition contre Napoléon en 1805.

En 1806, à la suite des victoires décisives sur les armées alliées à Austerlitz et sur les Napolitains à Campo Tenese, Napoléon installe son frère Joseph sur le trône de Naples. Ferdinand fuit vers la Sicile où il maintiendra son pouvoir.

Quand deux ans plus tard Joseph est envoyé en Espagne, il est remplacé à Naples par sa sœur Caroline et son beau-frère, le maréchal Joachim Murat. Les tentatives successives de Murat pour envahir la Sicile échouent. L'île est défendue par les Britanniques et Ferdinand participe aux coalitions successives (quatrième, cinquième et sixième) contre Napoléon.

Après la défaite de Napoléon en 1814, Murat conclut une entente avec l'Autriche et conserve le trône de Naples, malgré les protestations de Ferdinand et de ses partisans. Cependant, la plupart des autres puissances, en particulier la Grande-Bretagne, lui sont hostiles. Murat dépend du soutien incertain de l'Autriche et sa position devient de moins en moins sûre.

En 1815, lorsque Napoléon revient en France pour les Cent-Jours, Murat se rallie à lui. Par la proclamation de Rimini il s'allie aux nationalistes italiens dans l'espoir de sauver son royaume. La guerre napolitaine qui suit entre Murat et les Autrichiens est de courte durée et se termine par la victoire décisive des forces autrichiennes à Tolentino. Murat est forcé de fuir, puis est capturé et exécuté par un peloton d'exécution à Pizzo, en Calabre.

Ferdinand réunifie son royaume. L'année suivante (1816), l'union formelle du royaume de Naples avec le royaume de Sicile dans le nouveau royaume des Deux-Siciles est de nouveau constituée.

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Nicola Forte, Viaggio nella memoria persa del Regno delle Due Sicilie. La storia, i fatti, i fattarielli, Imagaenaria, Ischia, 2007. ISBN 88-89144-70-X
  • (it) Benedetto Croce, Storia del Regno di Napoli, Adelphi, Milan, 1992.
  • (it) Benedetto Croce, La rivoluzione napoletana del 1799. Biografie, racconti e ricerche, Bari, Laterza, 1961.
  • (it) Mario Forgione, Masaniello, Naples, Edi, 1994.
  • (it) Mario Forgione, Napoli Ducale, Rome, Newton & Compton, 1997.
  • (it) Mario Forgione, I viceré 1503-1707. Cronache irriverenti di due secoli di dominazione spagnola a Napoli, Tempolungo, Naples, 1998.
  • (it) Mario Forgione, Eleonora Pimentel Fonseca, Newton & Compton, Rome, 1999.
  • (it) Mario Forgione, Luisa Sanfelice, Newton & Compton, Rome, 1999.
  • (it) Mario Forgione, Donne della rivoluzione napoletana del 1799, Tempolungo, Naples, 1999.
  • (fr) Gérard Labrot, Quand l'histoire murmure. Villages et campagnes du royaume de Naples (XVIe-XVIIIe siècle), Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome - 202 »,‎ 1995, 1e éd. (1re éd. 1995), 687 p. (ISBN 2-7283-0327-4)
  • (it) Nico Perrone, Il truglio. Infami, delatori e pentiti nel Regno di Napoli, Sellerio, Palerme, 2000. ISBN 8-83891-623-3
  • (it) Nico Perrone, La Loggia della Philantropia. Un religioso danese a Napoli prima della rivoluzione, Sellerio, Palerme, 2006. ISBN 8-83892-141-5
  • (it) Nico Perrone, L’inventore del trasformismo. Liborio Romano, strumento di Cavour per la conquista di Napoli, Rubbettino, Soveria Mannelli, 2009. ISBN 978-88-498-2496-4
  • (it) Pasquale Villani, Il Decennio francese, in Storia del Mezzogiorno, vol. IV, tome II, Il Regno dagli Angoini ai Borboni, Rome 1986.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]