Saignon

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Saignon
Image illustrative de l'article Saignon
Blason de Saignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Apt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Apt-Pont Julien
Maire
Mandat
Jean-Pierre Haucourt
2014-2020
Code postal 84400
Code commune 84105
Démographie
Gentilé Saignonnais, Saignonnaises
Population
municipale
1 018 hab. (2011[1])
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 50″ N 5° 25′ 44″ E / 43.8638888889, 5.42888888889 ()43° 51′ 50″ Nord 5° 25′ 44″ Est / 43.8638888889, 5.42888888889 ()  
Altitude 450 m (min. : 230 m) (max. : 634 m)
Superficie 19,6 km2
Localisation

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Saignon est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saignonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saignon est situé sur le flanc nord du Grand Luberon, entre Apt et Auribeau.

Relief[modifier | modifier le code]

Le point le plus bas de la commune se situe au niveau du Calavon, à 230 mètres d'altitude, au quartier de la Gare.

Le village est perché en bordure du plateau des Claparèdes. Ce plateau, qui culmine à 821 mètres au lieu-dit l'Ourillon, constitue un relief du bassin d'Apt. Il s'explique par l'existence d'une ride anticlinale parallèle au Luberon[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le rocher de Saignon

Dans la carrière Négri, la surface d'un banc calcaire mis au jour au cours de l'exploitation, a livré une dalle a empreintes de pas en 1981. Elle se situe au lieu-dit Le Carlet, au sud-est de la gare de Saignon. Des centaines d'empreintes sont visibles à la surface de ce paléosol marécageux daté de l'Oligocène. On y a identifié des empreintes de Palaeotherium magnum, Anchilophus radegondensis, Anoplotherium commune, A. latipes, Xiphodon gracile, Pterodon sp. et Hyanodon sp., ainsi que des formes inédites et des empreintes de pattes de gros oiseaux[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau collecteur principal est le Calavon. Il est alimenté par les ruisseaux de la Madelaine, du Rimaillon...

Sismicité[modifier | modifier le code]

À l'exception des cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis classés en zone Ib (risque faible), tous les cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[4].

Le 15 juin 1835, à 4 heures du matin, un violent séisme fit trembler la terre sur le versant sud du massif du Luberon et fut ressenti de Castellet à Saignon.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Nuées d'orage sur le Luberon, au dessus de Saignon

La commune jouit d'un type de climat méditerranéen dit climat méditerranéen d'intérieur[5].

Cependant, différentes nuances climatiques peuvent se faire ressentir, comme une influence de type montagnard qui se traduit par des hivers parfois rigoureux et un nombre de jours de gel plus important qu'en basse Provence[5].

Les précipitations moyennes annuelles varient de 600 à 900 mm. En moyenne, le secteur d'Apt reçoit des précipitations supérieures à 700 mm. Mais de grandes disparités existent selon la saison et l'indice de Gaussen révèle une sécheresse d'un à deux mois selon les années (avec P<2T)[5].

Le climat est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps.

Le climat au sens de Köppen est subtropical a été sec Csa. D'après la classification de Gaussen, le climat est de type supra-méditerranéen car constitué d'un seul mois sec (juillet) où P < 2T.

Relevé météorologique d'Apt
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 3 5 9 13 15 14 12 8 3 0 6,7
Température maximale moyenne (°C) 9 11 15 19 24 27 30 29 25 19 13 9 19,2
Précipitations (mm) 50 70 60 50 60 50 20 50 90 80 90 80 750
Source : La météo de la France, Kessler et Chambraud, (1986) ISBN=9-782709-604918
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
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50
 
 
 
11
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70
 
 
 
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3
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13
50
 
 
 
30
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20
 
 
 
29
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90
 
 
 
19
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80
 
 
 
13
3
90
 
 
 
9
0
80
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Après une année 2007 caractérisée par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[6].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Les Gallo-Romains d’Apta Julia font de ce site, dominé par son rocher, l'un de leurs lieux de villégiature. Sur le «Mont Flavien» sont construites de nombreuses villae dont la Villa Obaga, où ont été exhumés des autels consacrés à Bacchus, Mercure et Mithra ainsi que l’épigraphe à la gloire du quatrovir Valerius Fronton[7].

À la même époque, au cours du IIe siècle, le site de la Molière, au sommet d’une butte dominant le Calavon, est occupé par un vicus gallo-romain. Une nécropole y a été mise à jour avec quatre sépultures à incinération dont les cendres étaient contenues dans des amphores avec un abondant mobilier funéraire dont maints objets en verre[8].

Le site des Tourettes, fouillé par Dominique Carru et son équipe, a permis de dégager les ruines d’une villa gallo-romaine essentiellement consacrée à la production d’huile et de vin. Elle fut détruite par une horde barbare vers l’an 275 de notre ère[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Blason des Simiane
Blason des Agoult

Au IXe siècle, ce territoire, comme la quasi-totalité de ceux du « Pagus Aptensis », appartient au noble Robert, l’arrière-grand-père de dom Maïeul de Cluny. Un siècle plus tard, il est le fief de Robert II et Farald II Varacon, fils de Raynouard Ier de Saignon. Ils le rétrocèdent à leur cousin Humbert de Caseneuve. Au cours des générations, cette famille, qui va donner les branches cousines des Agoult-Simiane, se partage cette possession avec sa parentèle les Bot et les Gondon[10].

Dès 976, est édifié sur le rocher un premier castrum au XIe et XIIe siècles, sous les épiscopats d’Alfant et de Laugier d’Agoult, il est remplacé par trois forts, clefs de la défense d’Apt : ces trois castri avaient pour nom Crugière, Méjean et la Roche[7].

L’abbaye Saint-Eusèbe est prospère, et compte 21 prieurés et églises dans sa dépendance en 1154[11].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le rocher où se trouvaient les châteaux de Crugières, Méjeau et la Roche

Au XIIIe siècle, ces trois châteaux vont être la cause d’un conflit entre les Simiane et l'Église d’Apt. Il éclate, en 1245, entre l’évêque Guillaume Centullion et Bertrand-Rambaud de Simiane qui s’empare du rocher et rase les fortifications. Ce qui lui vaut d'être excommunié[12].

La famille s’interpose. Bertrand de Bot obtient un compromis, le 2 juillet 1248, les Simiane renoncent à contester la suzeraineté de l’Église d’Apt sur le rocher et Bertrand-Rambaud voit son excommunication levée par le nouvel évêque Geoffroy de Dalmas[12].

Calmées, les deux parties vont inféoder Saignon à de multiples co-seigneurs, on en comptera jusqu’à quarante au cours du XIVe siècle. La reine Jeanne, en 1345, récupère l’ensemble du fief à son profit[12].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saignon fait partie des premières à se rallier au parti angevin[13].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Porte des remparts à Saignon
Courtine illuminée

Peu après la mort du Roi René, le roi de France, Louis XI capte à son profit le comté de Provence. Les familles de la vieille noblesse provençale représentées par Foulque d’Agoult, René de Castellane et Jean de Pontevès, refusant cette main mise, font appel à René II de Lorraine, le petit-fils du défunt. En mars 1481, une partie des troupes du prétendant, conduite par Tinteville, s’installe à Saignon et à Apt.

Pour réduire la rébellion, Louis XI dépêche 18 000 hommes sous le commandement de Galeotti. La répression se déchaîne dans les Alpes provençales, mais par politique, Saignon et Apt sont amnistiés au cours du mois de septembre.

Cette lutte était prémonitoire pour préserver les libertés communales, puisque par deux fois au XVIe siècle, les Saignonnais sont obligés de les monnayer à François Ier et à Henri III qui voulaient les inféoder. Leurs droits sont rachetés 500 écus en 1526 et 300 écus en 1596[14].

Dans cette période d’intégration difficile, en 1503, les magistrats de Saignon mettent en place un règlement de police des vignes et des champs. Pour lutter contre les vols de nuit, l’amende infligée au contrevenant fut doublée. En 1562, à la demande du Conseil de Ville d'Apt, la cité accueille une garnison de cavalerie censée devoir lutter contre les religionnaires qui tiennent Sivergues et le fort de Buoux. Les cavaliers sont licenciés au bout de trois jours car ils avaient exigé que chaque paire de jours leur soient livrés « douze poules, six moutons, quatre perdrix et deux tonneaux de vin ».

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Georges et sa sœur Madeleine de Scudéry, séjournent au château de Valcroissant[15] entre 1630 et 1640. Là, ils se lient d'amitié avec les Rémerville qui habitent le château voisin de Saint-Quentin. Cette relation permettra à Joseph-François de Rémerville, jeune militaire à Paris, d'être reçu dans le salon de la Grande Précieuse.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La gare de Saignon au début du XXe siècle

Jusqu'au début du XXe siècle, au hameau de Saint-Quentin, était exploitée une mine de soufre. Elle fut remise en activité lors de la Seconde Guerre mondiale pour fournir la viticulture en sulfate de cuivre[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce nom provient d’un homme latin dénommé Sanius qui semble s’être transmis jusqu’au haut Moyen Âge. En effet une charte du Cartulaire de l'Église d’Apt datée de 906 est signée par un Ansegnone (En’ Segnone)[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à trois châteaux à deux tours et un donjon d'or ajourés et portillés de sable posés sur trois rochers aussi de sable aux failles d'argent[17]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saignon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jacques Azzuro UMP Professeur

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saignon en 2009[18]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,28 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 9,34 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 30,69 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 19,37 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 018 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 094 1 122 1 166 1 093 1 121 1 089 1 136 1 015 988
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
971 941 937 893 892 817 774 704 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
678 651 642 518 538 476 521 466 418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
396 521 680 910 1 018 994 1 005 1 039 1 032
2011 - - - - - - - -
1 018 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignobles à Saignon
Champ de lavande à Saignon

Aujourd'hui, le vignoble de la commune est classé dans l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Ventoux pour la partie nord[21], et Luberon pour le reste[22]. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[Note 3]..

La commune produit aussi du lavandin[23], ainsi que des truffes[24][réf. à confirmer].

Le pépiniériste et auteur Jean-Luc Danneyrolles exerce dans la commune[25].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le village perché de Saignon, avec le mont Ventoux visible au fond
Le site perché du village de Saignon attire les touristes.

Comme l'ensemble des communes du nord Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[26].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village a une boulangerie, une épicerie, un salon de thé, des bars et restaurants et un hôtel.

La relative proximité de la ville d'Apt permet l'accès aux supermarchés, grandes surfaces spécialisées, etc.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche se situe à Apt.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Le Rocher de Saignon[modifier | modifier le code]

Cuves du moulin à huile troglodytique
Sommet du Rocher au début du XXe siècle

Le rocher de Saignon, s’il ne garde traces de ses trois châteaux, a conservé des salles rupestres, dont l'une a abrité un moulin à huile, des caves, des citernes, des aiguiers et des escaliers creusés dans le roc. Une légende situe ici la « Prison de la Reine Jeanne », cavité toujours visible sur les flancs du rocher.

Abbaye Saint-Eusèbe[modifier | modifier le code]

Abbaye Saint-Eusèbe

Sur son site, les fouilles archéologiques ont révélé que se trouvait le Palais des Fronton au IIe et IIIe siècles.

Aujourd’hui propriété privée, l’abbaye, qui a pris la suite de la villa Obaga, fut créée selon la tradition au VIIe siècle et placée sous la protection d’un hypothétique évêque d’Apt dont l’épiscopat se serait déroulé entre 545 et 549[27].

Ruinée par les grandes invasions, elle fut restaurée par Robert et Varacon, seigneurs de Saignon, en 1004, d’après le cartulaire de l’église d'Apt[réf. nécessaire]. Le comte de Provence Guillaume II et son épouse Gerberge la dote en 1017. Quinze ans plus tard elle est rattachée à l’abbaye bénédictine de Saint-Gilles en Languedoc.

Elle reçoit la visite d’Odilon, qui a succédé à dom Maïeul comme abbé de Cluny, en 1048, et le pape Urbain II qui retourne vers Rome, après avoir prêché la croisade s’y arrête en 1096.

Au XIIe siècle, ses prieurés s’étendent sur les diocèses d’Apt, de Cavaillon, de Carpentras, de Glandevès, d’Aix et de Nice. Mais l’abbaye, désertée par ses moines, devient, en 1431, une commende des princes-évêques d’Apt jusqu’à la Révolution où elle est vendue comme bien national et convertie en grange.

Seule reste de nos jours l’église abbatiale qui est utilisée aujourd'hui galerie d’exposition.

Article détaillé : Abbaye Saint-Eusèbe de Saignon.

Notre-Dame de Pitié[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Pitié

Cette église paroissiale est située en dehors de l'enceinte du village. Son architecture romane date du XIe-XIIe siècle et son porche du XVIe siècle s'ouvre par un portail[28] à trois portes. Sur cette façade, un grand arc gothique enserre une série d'arcades en plein-cintre ou trilobées qui s'ouvrent par des niches géminées.

Son clocher pyramidal surplombe une triple nef. Le toit de l'abside est couvert en lauze.

À l’intérieur de l’église, tout près de l'entrée, se trouvait une pierre gravée d’une inscription celto-grecque ainsi que la bulle du concile qui se tint à Apt en 1365. On remarque toujours les fonts baptismaux creusés dans une pierre d'autel carolingien.

Saint-Michel de Transi[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Michel

Chapelle attestée en 1032, l'actuelle possède en réemploi sa dédicace « Domus Stephanos Eps. Sacravit Ecclam ».

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Donat (1134).
  • Hameau des Imbardes.
  • Hameau des Gavots.
  • Hameau des Gravats.
  • Le site de Vansorgues avec quelques unes des plus belles bories du pays d’Apt, en bordure des bois ou au milieu des champs.
  • Château de Valcroissant, attesté comme lieu fortifié en 991, dont les bâtiments actuels datent des XVIe et XVIIe siècle.
  • Château de Saint-Quentin, résidence des Rémerville.

Habitat[modifier | modifier le code]

Habitat perché[modifier | modifier le code]

Saignon accroché à son rocher

Ce type d'habitat est considéré comme typiquement provençal, il est surtout typiquement méditerranéen. Ces villages sis sur leur « acropole rocheuse », qui ont gardé leur aspect médiéval, forment par l'orientation des façades de leurs maisons - vers la vallée ou la voie de communication - un véritable front de fortification[29].

Fernand Benoit souligne leur origine quelques fois préhistorique en signalant que Cicéron, à propos des Ligures qui peuplaient la région, les dénomme castellani, c'est-à-dire habitants des castellas (Brutus, LXXIII, 256)[29].

Saignon village perché

Ces villages perchés se trouvent dans essentiellement dans les zones collinaires dont le terroir est pauvre en alluvions et où l'eau est rare. Ce qui est le cas général en Provence sauf dans la basse vallée du Rhône et dans celle de la Durance, où les terres alluvionaires abondent et surtout où l'eau est facilement accessible pour chaque propriété grâce à un puits creusé dans la cour de la maison[30].

De plus ce groupement en communauté refermée sur elle-même correspond à des régions de petites propriétés, où les seules terres fertiles se situent au fond de quelques vallons, et ce regroupement a facilité l'existence d'un artisanat rural indispensable aux villageois (charron, forgeron, etc.). À contrario, l'habitat dispersé implique de grands domaines qui tendent à vivre en autarcie. D'où la loi émise par Fernand Benoit « La misère groupe l'habitat, l'aisance le disperse »[30].

Maison en hauteur[modifier | modifier le code]

Maison en hauteur dans le village
Maison en hauteur avec son pontin

Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus ». Effectivement ce type d'habitation, qui se retrouve essentiellement dans un village, superpose sous un même toit, suivant une tradition méditerranéenne, le logement des humains à celui des bêtes. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[31].

Elle se retrouve aujourd'hui dans nombre de massifs montagneux ou plateaux de la Provence occidentale[32].

Ces maisons datent pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Celles-ci finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes[32].

Maison en hauteur ayant conservée sa poulie
Autres types de maisons en hauteur

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[33]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[32].

La présence de terrasse ou balcon était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè[34].

Maison à terre[modifier | modifier le code]

Maisons à terre étalées au bas du rocher de Saignon

Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé[35]. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture » et la lavande en fut une[36].

Ce type de maison est divisé en deux parties très distinctes dans le sens de la longueur. Le rez-de-chaussée est occupé par une salle commune dans laquelle est intégrée la cuisine. Très souvent se trouve à l'arrière un cellier contenant la réserve de vin et une chambre. Un étroit couloir, qui permet d'accéder à l'étage, sépare cet ensemble de la seconde partie réservée aux bêtes. Celle-ci se compose, dans la plupart des cas, d'une remise qui peut servir d'écurie et d'une étable. L'étage est réservé aux chambres et au grenier à foin qui correspond par une trombe avec l'étable et l'écurie[36].

À cet ensemble, s'ajoutaient des annexes. Une des principales était la tour du pigeonnier, mais la maison se prolongeait aussi d'une soue à cochons, d'une lapinière, d'un poulailler et d'une bergerie[36].

Alors qu'aucune maison en hauteur ne disposait de lieu d'aisance, même en ville, la maison à terre permet d'installer ces « lieux » à l'extérieur de l'habitation. Jusqu'au milieu du XXe siècle, c'était un simple abri en planches recouvert de roseaux (canisse) dont l'évacuation se faisait directement sur la fosse à purin ou sur le fumier[36].

La construction d'un tel ensemble étant étalée dans le temps, il n'y avait aucune conception architecturale pré-établie. Chaque propriétaire agissait selon ses nécessités et dans l'ordre de ses priorités. Ce qui permet de voir aujourd'hui l'hétérogénéité de chaque ensemble où les toitures de chaque bâtiments se chevauchent généralement en dégradé[37].

Chaque maison se personnalisait aussi par son aménagement extérieur. Il y avait pourtant deux constantes. La première était la nécessité d'une treille toujours installée pour protéger l'entrée. Son feuillage filtrait les rayons de soleil l'été, et dès l'automne la chute des feuilles permettait une plus grande luminosité dans la salle commune. La seconde était le puits toujours situé à proximité. Il était soit recouvert d'une construction de pierres sèches en encorbellement qui se fermait par une porte de bois, soit surmonté par deux piliers soutenant un linteau où était accrochée une poulie permettant de faire descendre un seau. L'approvisionnement en eau était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture[37].

Le pigeonnier devint, après la Révolution la partie emblématique de ce type d'habitat puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu'alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison mais aussi indépendant d'elle. Toujours de dimension considérable, puisqu'il était censé anoblir l'habitat, il s'élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons. Pour protéger ceux-ci d'une invasion de rongeurs, son accès était toujours protégé par un revêtement de carreaux vernissés qui les empêchait d'accéder à l'intérieur[36].

Habitat troglodytique[modifier | modifier le code]

Remise à outils creusée dans le rocher de Saignon

La première étude sur l'habitat troglodytique en Provence a été menée, entre 1987 et 1988, à la demande du Ministère de la Culture, par Pierre-Yves Dautier, avec l'aide technique du Parc Naturel Régional du Luberon[38].

L'inventaire de ces différents sites lui a permis de classer ce type d'habitat en deux parties. La première correspond au creusement par l'homme dans les safres du Miocène d'abris rupestres, à vocation d'habitat et à usage agricole[39]. La seconde est liée à l'occupation des grottes naturelles creusées par l'érosion dans le calcaire urgonien et leur protection en façade par des murs de pierres sèches. Cette utilisation, qui fut quelquefois pérenne, fut, le plus souvent due au pastoralisme, et au besoin des bergers d'abriter et de loger leurs troupeaux. Des moulins à huile y furent même construits comme celui de la Croix des Baux à Gordes ou celui du Rocher de Saignon. Dans le Vaucluse, cet habitat se retrouve essentiellement dans les combes des Monts de Vaucluse et du Luberon[39].

Cabanon[modifier | modifier le code]

Cabanon et ses trois cyprès au milieu des vignes et des vergers

L'existence de cette « maisonnette des champs » est toujours liée à une activité agricole qui contraint le paysan à rester éloigné de sa résidence habituelle. Dans son étude sur l'habitat rural, Fernand Benoit envisage à la fois le cas du pastoralisme et celui du sédentarisme. Pour le premier, la transhumance, qui permet aux troupeaux d'estiver dans les alpages, implique l'usage d'un habitat sur place de « type élémentaire » pour le berger. Suivant le lieu, il prend l'aspect d'un jas en pierre sèche ou d'une cabane édifiée en matériaux composites. Ce refuge lui sert à la fois d'abri et de laiterie[40].

Pour le paysan sédentaire, c'est l'éloignement de ses cultures qui impose un habitat aménagé près de son champ. Dans ce dernier cas, le cabanon correspond à un véritable habitat saisonnier qui est utilisé lors des travaux de longue durée[40].

Ces cabanons, qui se trouvent à l'orée ou au centre du champ, avaient aussi un rôle d'affirmation sociale pour le paysan. Ils étaient considéré comme « le signe de la propriété sur une terre qu'il entendait distinguer du communal »[40].

Borie[modifier | modifier le code]

Parement de la façade d'une cabane en pierre sèche à Saignon

On nomme ainsi en Provence une cabane de pierre sèche. Le terme de borie est issu du latin boria - déjà référencé dans le quartier Borianum d'Arles - et s'orthographie bori en provençal. Elle est aussi dénommée cabanon pointu dans les Alpes provençales (région de Forcalquier). Ce type de construction réalisé uniquement en pierres sèches, permettait au paysan de serrer ses instruments agraires, de protéger sa récolte ou plus spécifiquement sa réserve d'eau et, au besoin, d'y passer la nuit. La borie était donc une annexe temporaire de l'habitat permanent[40]. Ce type de construction en pierre sèche puise son matériau dans la création et l'épierrage des champs. En Provence, il est courant dans les régions montueuses, de plateaux secs, des coteaux travaillés en restanques[41].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les gibassiers[précision nécessaire] (fougasses) de Saignon s’accompagnent traditionnellement de vin blanc[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raynouard Ier de Saignon, mort en 960, l'oncle paternel de dom Maïeul de Cluny et d’Eyric, qui à travers son fils Humbert de Caseneuve fut la tige des maisons d’Agoult-Simiane. Raynouard — dit encore Raynald — héros des chansons de geste Guillaume le Libérateur et Alyscamps, est décrit comme un géant d’une force prodigieuse. Sa notoriété resta telle durant tout le Moyen Âge qu’il fut placé par Dante dans son Paradis aux côtés du preux Roland et de Charlemagne.
  • Joseph-François de Rémerville de Saint-Quentin, le premier historien du pays d'Apt au XVIIe siècle, né à Saignon.
  • Étienne Sollier (1743-1827), député aux États généraux de 1789, né à Saignon.
  • Auguste Pons (1794-? après 1856) député de Vaucluse, sous-préfet d'Apt, né à Saignon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune », Insee
  2. Cette ride a été formée au cours de l'Éocène et a rejoué au Miocène.
  3. Eocène supérieur et Oligocène du Pays d'Apt (-50 / -35 millions d'années)
  4. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  5. a, b et c [PDF] L'Atlas - Parc naturel régional du Luberon, le climat
  6. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
  7. a, b et c Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 61.
  8. Archéologie en Vaucluse n° 23, juin 1993, p. 3.
  9. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., pp. 23-24.
  10. Robert Bailly, op. cit., pp. 353-354.
  11. Guy Barruol, « Le temporel de l’abbaye Saint-André au haut Moyen Âge », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 210
  12. a, b et c Jules Courtet, op. cit., p. 280.
  13. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 415.
  14. Robert Bailly, op. cit., p. 354.
  15. Le château de Valcroissant était établi sur le site de la « villa quæ vocatur Vallis », citée dans la charte C. XLII du Cartulaire de l'Église d'Apt.
  16. En provençal le préfixe EN, situé devant un nom propre, marquait la noblesse.
  17. Armorial des communes du Vaucluse. Ce blason a été réalisé par l'héraldiste Albin Blin en 1977.
  18. « Impots locaux à Saignon », taxes.com
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  21. Communes de l'AOC Ventoux sur le site www.inao.gouv.fr
  22. Cahier des charges AOC Luberon, JO 28/10/11
  23. Lavande en pays d'Apt sur le site www.luberon-apt.fr
  24. Les produits de terroir de Saignon sur le site keldelice.com
  25. Jean-Luc Danneyrolles, Un Jardin extraordinaire, Actes Sud, coll. « Chroniques du potager »,‎ 2001 (ISBN 2-7427-3235-7), colophon
  26. Voir Massif du Luberon
  27. Il est plus judicieux d'envisager que cet Eusèbe fait référence au pape qui protégea Rome contre les invasions.
  28. Le portail du XIVe siècle a été remanié au XVIe siècle par l'ajout d'éléments décoratifs.
  29. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 43.
  30. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 44.
  31. Fernand Benoit, op. cit., p. 48.
  32. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 49.
  33. Fernand Benoit, op. cit., p. 50.
  34. Fernand Benoit, op. cit., p. 51.
  35. Fernand Benoit, op. cit., p. 54.
  36. a, b, c, d et e Fernand Benoit, op. cit., p. 55.
  37. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 56.
  38. Dautier 1999, p. 7
  39. a et b Dautier 1999, p. 11
  40. a, b, c et d Fernand Benoit, op. cit., p. 69.
  41. Fernand Benoit, op. cit., p. 71.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 284406051X)
  • André-Yves Dautier, Trous de mémoires: Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse, Mane-Apt, Éd. Alpes de Lumière et Parc Naturel du Luberon,‎ 1999, 168 p. (ISBN 2906162493)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000,‎ 2000 (ISBN 2879230411)
  • Guy Barruol, Provence Romane 2, La Pierre-qui-Vire, 1997.
  • Noël Didier, Henri Dubled et Jean Barruol, Le Cartulaire de l'Église d'Apt, collection Essais et travaux de l’Université de Grenoble, Librairie Dalloz, Paris, 1967.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]