Eyguières

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Eyguières
Image illustrative de l'article Eyguières
Blason de Eyguières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Eyguières
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Henri Pons
2008-2014
Code postal 13430
Code commune 13035
Démographie
Population
municipale
6 446 hab. (2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 43″ N 5° 01′ 52″ E / 43.6952777778, 5.03111111111 ()43° 41′ 43″ Nord 5° 01′ 52″ Est / 43.6952777778, 5.03111111111 ()  
Altitude Min. 63 m – Max. 496 m
Superficie 68,75 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Eyguières est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se situe sur le piémont sud du massif des Alpilles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Eyguières est situé aux pieds du massif des Alpilles et son territoire est inclus dans le parc naturel régional des Alpilles.

Ce village provençal traditionnel doit son nom à l'existence de trois sources : la Borme, Gilouse et Font-Vielle. Ainsi, plusieurs fontaines jalonnent les ruelles et places du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-de-Crau Orgon Sénas Rose des vents
Aureille N Lamanon
O    Eyguières    E
S
Eygalières Salon-de-Provence Salon-de-Provence

Aérodrome d'Eyguières[modifier | modifier le code]

Au sud/sud-ouest de la ville s'étend l'aérodrome de Salon-Eyguières[1]. Ce site de 206 hectares est le seul terrain sportif du département ouvert à la circulation publique sans autorisation (en dessous de 5,7 tonnes). L'aérodrome dispose de deux pistes en herbe croisées orientées 16/34 (155°/335) de 1 200 m de long sur 150 m de large et 09/27 (090°/270°) de 1 280 m de long sur 150 m de large. Sur la piste 16/34 il y a 3 mini-bandes bitumées à l'extérieur, mini-bande 34L réservée aux planeurs, mini-bandes 34R et 16R réservées aux décollages. Sur le canal de Craponne se situe l'axe de voltige no 6930 activé les samedi, dimanche et jours fériés.

Cet aérodrome a été créé en 1935. En 1996, l'État a cédé les terrains à la mairie d'Eyguières qui en est l'unique propriétaire. Le champ y est entretenu par un troupeau de plus de 1 000 moutons[2].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Mont Sainte-Cécile (306 m), point culminant du massif du mont Menu.

Sur le territoire de la commune se trouve le massif du mont Menu. Le plissement des Alpilles a formé un anticlinal dont le substrat est formé de couches de roches sédimentaires plissées où se mêlent des strates calcaires, des marnes et du grès.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Suite au décret du définissant le zonage sismique de la France, les Bouches-du-Rhône ont été découpés de la manière suivante[3] :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Canal de la vallée des Baux passant au pied du mont Menu (Eyguières).
  • La Gilouse est l'une des trois sources d'eau présentes dans la commune d'Eyguières. L'origine du nom de cette source semble être le nom d'une famille de maires de la commune.
  • La Borme.
  • Font-Vieille.

La commune est également traversée par le canal de la vallée des Baux.

Baignée par les eaux de source, mais également par le canal d'Adam de Craponne, Eyguières a pour devise : L'aigo fai veni pouli (« L'eau rend beau »).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans les Alpilles est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[4]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[4]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an pour les Alpilles.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent les nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[5].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2 4 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Température moyenne (°C) 6,1 7,2 9,7 12 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7 13,9
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22 25,8 29,4 29 25 19,9 14,2 11,6 19,4
Précipitations (mm) 59 47 44 63 42 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon de Provence
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10.9
1.2
59
 
 
 
12.3
2
47
 
 
 
15.3
4
44
 
 
 
17.5
6.4
63
 
 
 
22
10.1
42
 
 
 
25.8
13.7
31
 
 
 
29.4
16.4
16
 
 
 
29
16.3
37
 
 
 
25
13.3
64
 
 
 
19.9
9.5
98
 
 
 
14.2
4.9
58
 
 
 
11.6
2.4
54
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune d'Eyguières. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[6].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[6].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Eyguières, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune d'Eyguières sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris s'y observent.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore d'Eyguières est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéene. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[7]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage d'Eyguières, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La tour des Opies.

Le territoire d'Eyguières est habité depuis la Préhistoire, comme en témoigne la grotte du Défens au lieu-dit le Resquiadou , où la présence humaine est attestée au Néolithique[8]. On y a trouvé des sépultures collectives[9]. Deux sites peuvent être signalés comme étant des stations du Néolithique final : la Patouillarde et les Barres[10]. À environ 1 km au nord de la tour des Opies, le quartier de la Patouillarde abrite, sur un terrain de forte déclivité, un oppidum qui domine la route d'Eyguières à Eygalières ainsi que le Fossé Meyrol, cours d'eau naturel déjà présent durant l'Antiquité. Construit sans rempart, du fait de sa position naturellement protégée, des centaines de tessons d'urnes du IIIe siècle av. J.-C. y ont été trouvées[11].

Au premier âge du fer, si les habitats préhistoriques continuent d'être habités pour la plupart, de nouveaux sites en hauteur sont colonisés, comme les Barres Rouges[12], mais les piémonts sont eux aussi désormais habités, comme le quartier de la Patouillarde[13]. Lors du second âge du fer, le territoire d'Eyguières, comme l'ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures. Eyguières fait alors partie du territoire des Caenicenses, qui vivent jusqu'à Orgon[12]. Il s'agit d'un peuple largement tourné vers l'agriculture, à la différence des habitants de l'intérieur du massif, davantage tournés vers le pastoralisme et l'élevage. Les voies de communication consistent alors en des chemins qui relient les principaux oppida des Alpilles. Par le vallon des Glauges, les sites de Sainte-Cécile et du mont Menu sont reliés jusqu'au nord via la plaine de Roquemartine[14].

Le mont Sainte-Cécile, dans le massif du mont Menu.

Lors de la seconde partie du premier âge du fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population se sédentarise et se met à construire en dur. Les castrum se structurent à la manière d'un village avec leurs rues et leurs maisons adossées[14]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[14]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[14]. Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région. Mais dès la fin de l'âge du fer (IIe ‑ Ier siècles av. J.-C.), plusieurs sites commencent à être occupés, comme l'oppidum de Sainte-Cécile (mont Menu). Le village se développe et des monuments sont construits dans un style tardo-hellénistique. On retrouve notamment sur place des dalles de toiture en calcaire tendre scié, preuve de cette influence grecque[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au cours du XIIe siècle, Géril, seigneur d'Eyguières, prit le parti de la Maison des Baux contre le comte de Provence. Au cours des guerres baussenques, il fut dépossédé de son fief. Les portes féodales et le rempart témoignent de ce conflit et de ceux qui suivirent en particulier au XIVe siècle. Jaume d'Eyguières se fit remarquer tout d'abord pour avoir participé, le au pillage de Roquemartine et de son château, puis pour avoir ouvert ses portes aux Tuchins, paysans pauvres poussés par la famine hors du Languedoc. Cet accueil fut mal vu par ses pairs et il eut la tête tranchée, en place d'Arles, le [15]. Le 12 octobre 1322, Rostaing Andrée de Mayronis (?-ap.1343), noble, habitant de Sisteron, coseigneur de Meyronnes, Tournoux, Gleisoles et probablement de Larche (Baillie de Barcelonnette) en 1328[16] fut chargé avec Pierre Audiberti, par le sénéchal, de faire le bornage de Saint-Rémy et de Lagoy[17].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Roquemartine, Albe Albe fait hommage le 27 octobre 1387 à Louis II d'Anjou, fils mineur de Louis Ier[18].

Période moderne[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Eyguières est aussi marquée par de violentes confrontations entre catholiques et protestants, durant les guerres de religion. La seigneurie passée à la famille de Sade, s'était d'abord augmentée es fiefs de Romanin et de Lagoy par mariage de Balthazar avec Agnès Hugolin. Leur fils, Guillaume de Sade mena une lutte sans merci contre les religionnaires. Ses exactions furent telles que le Parlement de Grenoble le condamna à mort. Il fut sauvé par la promulgation de l'édit de Nantes. La famille de Sade a marqué de son empreinte l'histoire du village durant quatorze générations[19].

Durant la grande peste de Marseille, Eyguières fut épargnée, grâce aux barrages établis sur le canal de Craponne. C'est au cours du XVIIIe siècle que l'église actuelle du village fut reconstruite. Placée sous le vocable de Notre-Dame-de-Grâce, elle remplaça l'ancienne église romane qui menaçait ruine[19].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[20]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Eyguières le 9 avril, avec un peu de retard sur le mouvement général[21].

Lors du renouveau du Félibrige, Il fut décidé que lors de la messe de minuit, à Noël, aurait lieu la cérémonie du pastrage. Avec celle des Baux-de-Provence, cette offrande des bergers à la crèche est la seule qui se déroule dans les Alpilles[19].

Durant la Seconde Guerre mondiale, un point d'appui allemand, constitué par quelques petits bunkers, fut mis en place sur la route d'Aureille. Ce site avait probablement mission, sous l'Occupation, de protéger l'aérodrome, alors occupé par une section de Flak. Situé sur une propriété privée, le site n'a jamais été mentionné dans l'organisation du Sudwall.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est Aquiera, attestée en 1044. Pour ce toponyme l'ancien provençal Eiguièro selon la norme mistralienne ou Aiguiera selon la norme classique, signifiant aiguière ne convient pas, le village se trouvant en hauteur. Les toponymistes suggèrent un thème aquila lié à l'oppidum de mont Menu[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Eyguières

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à trois aiguières, deux et une, d'argent.

Devise :

L'aïgo faï veni pouli (« L'eau rend joli »), référence aux nombreuses fontaines du village. Autre interprétation : « Sobriété est mère de beauté ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1987 mars 2001 Louis-Marie Savornin UDF (PR)  
mars 2001 mars 2008 Joël Sylvestre MRC  
mars 2008   Henri Pons UDI[23]  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Eyguières est une des dix-sept communes de l'Agglopole Provence (nouveau nom de de la communauté d'agglomération Salon-Étang de Berre-Durance) qui compte 130 000 habitants.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Eyguières en 2009[24]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 19,99 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,69 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 51,79 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 19,53 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[25]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 300 2 668 2 435 2 925 2 987 2 838 2 920 2 992 2 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 935 2 999 3 001 3 246 2 771 2 591 2 678 2 368 2 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 333 2 267 2 091 1 946 2 021 1 951 2 005 2 013 2 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 450 2 742 3 284 4 171 4 481 5 392 6 278 6 285 6 424
2011 - - - - - - - -
6 446 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 480 €, ce qui plaçait Eyguières au 5 114e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[28].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[29].

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le . Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[30]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la beruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[31] ,[32].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voire dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède deux écoles maternelles (Nicaise et Trécasteaux), deux écoles primaires (Gilous et Peri) et un collège (Lucie-Aubrac). Elle dispose également d'une école de musique (sous le statut d'association) où la pratique instrumentale, ainsi que le solfège, sont enseignés aux enfants, ainsi qu'aux adultes.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un complexe sportif, d'une piscine municipale et de clubs de tennis, handball, etc.

Le chemin de grande randonnée no 6 traverse la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs docteurs et deux pharmacies, ainsi qu'un centre Cardio-Vasculaire. Les autres centres hospitaliers les plus proches sont sur Sénas et Salon-de-Provence à environ 8 kilomètres.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est célébrée en l'église paroissiale Notre-Dame-de-Grâce.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés est assuré dans le cadre des missions de l'Agglopole Provence[33].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le site romain de la villa de Saint-Pierre de Vence, quartier des Glauges.
Oratoire Saint-Pierre, quartier de Saint-Pierre de Vence.

La commune comporte de nombreux monuments remarquables, comme :

  • La tour des Opies (point culminant des Alpilles). Il doit son nom à un monument construit sur le point le plus élevé de la chaîne des Opies. Il consiste en une tour carrée, à la manière des actuelles vigies qui se dressent au sommet de plusieurs massifs provençaux pour prévenir les risques d'incendie. On peut encore apercevoir les vestiges d'une ligne téléphonique qui reliait la tour au village d'Aureille[34].
  • Les ruines de la villa gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence.
  • La façade de l'hôtel Garcin.
  • Le dépôt archéologique.
  • L'aqueduc du moulin à recense[35]

Certains sont protégés par un classement ou une inscription en tant que monument historique :

  • La chapelle Saint-Vérédème du XIe siècle[36].
  • Le castelas de Roquemartine[37] et son église[37]. Le château en ruine, appelé « castellas de Roquemartine » ou « château de la Reine Jeanne[38] », date des XIIe et XIIIe siècles. Il appartenait à la famille d'Albe. D'aspect extérieur, il rappelle le château des Baux. Il se dresse au sommet de hautes falaises dénudées dont les pentes herbeuses sont fréquentés par des troupeaux de moutons[39]. En contrebas du château se trouve l'église Saint-Sauveur, qui fut autrefois l'église paroissiale du bourg de Roquemartine et qui fut rattachée à la commune d'Eyguières en 1805[38]. L'ensemble que constituent le château et l'église forme un paysage original perché sur un éperon qui domine la plaine de Roquemartine.
  • L'église Notre-Dame-de-Grâce du XVIIIe siècle[40]. Elle obtient le statut de vicairie perpétuelle en 1632, mais nécessite alors de lourds travaux. C'est à partir de juin 1778 qu'est réalisé un agrandissement conséquent. Le , l'édifice est consacré. La garde nationale y est cantonnée à partir de 1792[41].
  • Fontaine publique[42].
  • Maison du XVe siècle sur la place Thiers[43].

Plusieurs oratoires se trouvent à divers endroits de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Autour du 12 août, la fête du village s'appelle la Saint-Vérédème, du nom du saint du VIIe siècle qui vécut en ermite près d'Eyguières et qui est aujourd'hui considéré comme le saint patron d'Eyguières.

Eyguières dans la littérature[modifier | modifier le code]

Eyguières est mentionnée dans une des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, « Les Vieux » : « Il faut que tu me rendes un service, mon ami. Tu vas fermer ton moulin pour un jour et t'en aller tout de suite à Eyguières... Eyguières est un gros bourg à trois ou quatre lieues de chez toi, – une promenade. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 203-207, (ISBN 978-2877540599).
  • Alphonse Michel (1837-1893) né à Mormoiron et juge de paix à Marseille et à Lorgues a rédigé l'histoire de la ville Istori de la vilo d'Eiguiero, édité en 1882 à Draguignan, impr. C. et A. Latil, in-4°, 476 p. le site http://sites.google.com/site/istoridelavilodeiguiero[44].
  • Hervé Aliquot, Les Alpilles, Éd. Aubanel, Avignon, 1989, (ISBN 270060136X)
  • Michel Bernard-Savoye, Eyguières, Equinoxe, Le Temps Retrouvé, 1992.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Salon Eyguieres », Service de l'Information Aéronautique
  2. Romain Cantennot, l'aéroport d'Eyguières vole de ses propres ailes, 25 mai 2009, article publié dans le journal La Provence, consultable en ligne sur le site web du journal
  3. La sismicité des Bouches-du-Rhône
  4. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  5. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  6. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  7. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit., B. Girerd, p. 52.
  8. « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 158.
  9. « La Préhistoire des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Sauzade, op. cit., p. 136.
  10. « La Préhistoire des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Sauzade, op. cit., p. 137.
  11. Rapport de prospections sur la commune d'Eyguières (B.-du-Rh.), J.-P. Pelletier, M. Poguet, D.A.-P.A.C.A., 1989, 1993, p. 187.
  12. a et b Le peuplement des Alpilles durant l'âge du fer, in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit., p. 142.
  13. Le peuplement des Alpilles durant l'âge du fer, in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit., p. 143.
  14. a, b, c, d et e Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit, p. 146.
  15. Hervé Aliquot, op. cit., p. 90.
  16. Marie-Zéphirin Isnard, État documentaire et féodal de la Haute-Provence : nomenclature de toutes les seigneuries de cette région et de leurs possesseurs depuis le XIIe siècle jusqu'à l'abolition de la féodalité ; état sommaire des documents d'archive communales antérieures à 1790 ; bibliographie et armoiries, Digne, Vial, 1913, p. 199
  17. Leroy, les Archives communales, p.154
  18. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  19. a, b et c Hervé Aliquot, op. cit., p. 91.
  20. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  21. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1783.
  23. http://www.parti-udi.fr/13--federation-des-bouches-du-rhone.html
  24. « Impots locaux à Eyguières », taxes.com
  25. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  28. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  29. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.
  30. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  31. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  32. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  33. traitement des déchets sur le site officiel de l'Agglopole Provence
  34. « Milieu naturel et paysage », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, N. Dautier, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 31-32.
  35. aqueduc du moulin
  36. « Notice no PA00081249 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. a et b « Notice no PA00081252 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. a et b « L'architecture religieuse médiévale et moderne », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Barruol, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 210.
  39. « Les paysages et les sites naturels », in Les Alpilles..., N. Dautier, op. cit., p. 30.
  40. « Notice no PA00081251 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Eyguières, Notre-Dame de Grâce, in Les Alpilles..., S. Asport-Mercier, Ph. Mercier, op. cit., p. 221, 222.
  42. « Notice no PA00081253 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Notice no PA00081254 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Ce livre a été traduit en français par le Dr G.Colonne et l'édition bilingue est disponible sur ce site