Le Barroux
| Le Barroux | ||
Vue sur le château du Barroux |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Carpentras | |
| Canton | Malaucène | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin | |
| Maire Mandat |
Bernard Monnet 2008-2014 |
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| Code postal | 84330 | |
| Code commune | 84008 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Barrouxiens, Barrouxiennes | |
| Population municipale |
643 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 40 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 218 m — Max. 670 m | |
| Superficie | 16,04 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairie-lebarroux.fr | |
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Le Barroux est une commune française, située dans le département du Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
Géographie [modifier]
On accède à ce village, perché sur un piton calcaire entre Carpentras et Malaucène, principalement par les routes départementales 938, puis 78.
Cette position perchée offre une vue à l'est sur le mont Ventoux, au nord sur les Dentelles de Montmirail et au sud sur la plaine du Comtat que le village domine, avec au sud-est et en arrière-plan les monts de Vaucluse.
Sismicité [modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].
Climat [modifier]
La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.
Le mistral [modifier]
Dans cette commune qui produit des Ventoux (AOC) aucun vigneron ne se plaint du mistral - même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le « mango-fango », le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[3].
Histoire [modifier]
Le nom actuel du village dérive du latin Albaruffum.
Au XIIe siècle, une forteresse militaire est érigée pour protéger la plaine comtadine (formant le Comtat Venaissin) contre les invasions sarrasines et italiennes. Elle a appartenu aux seigneurs des Baux, puis à d'autres familles nobles.
En 1274, le Comtat Venaissin, cédé par le roi de France, devient terre pontificale. En 1316, le pape Clément V établit brièvement sa curie à Carpentras, à une douzaine de kilomètres du Barroux.
Au XVIe siècle, (1538), la forteresse est transformée en un château Renaissance par Henri de Revillasc qui en devient propriétaire en règlement d'une dette. De 1680 à 1690, il sera fortifié (selon Vauban).
Le 14 septembre 1791, le Comtat Venaissin est rattaché à la France. Le 12 août 1793 est créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Abîmé à la Révolution, le château ne sera reconstruit qu'en 1929 grâce à des fonds privés.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il abrite un petit foyer de la Résistance qui, jugé responsable de la mort d'un soldat allemand au château en 1944, coûtera à l'édifice d'être incendié par les troupes allemandes.
À partir de 1960, de nouveaux travaux de restauration du château sont effectués.
En 1978 débute la construction du monastère bénédictin Sainte-Madeleine du Barroux, qui sera érigé en abbaye en 1989. En 2005, le couvent de moniales Notre-Dame-de-l'Annonciation est à son tour achevé.
Héraldique [modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent au mont de trois coupeaux de sinople, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or ordonnées 2 et 1. |
Administration [modifier]
Maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Much Marcle (Royaume-Uni) , dans le Herefordshire.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 643 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
- Production de vins, AOC Côtes du Ventoux
- Productions fruitières (dont olives, cerises et abricots)
- Tourisme dont de nombreux cyclistes attirés par la proximité du Mont Ventoux ou des curieux voulant voir les abbayes/couvents, les ruelles et le château.
- Hébergements en chambres d'hôtes, en gîtes, en domaine, en hotel sur la commune : toutes les références sont sur le site de la mairie
Vie locale [modifier]
Commerces et artisanats de proximité [modifier]
Le marché est le samedi matin de juin à septembre. Quelques commerces de proximité sont présents sur la commune : primeur, alimentation générale, qui fait office de de point poste, salon de thé ... Artisans : carreleur, ébéniste, peintre-moquettiste, pépiniériste[7]...
Écologie et recyclage [modifier]
La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement se fait dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin[8].
Enseignement [modifier]
Enseignement Privé
2 établissements scolaires hors contrat existent :
- École Maternelle et primaire Sainte Anne,route de Suzette.
- Institution Saint-Louis (enseignement secondaire, internat de garçons), chemin des rabassières
Enseignement Public
La commune a son école maternelle et primaire (rue des écoles)
Lieux et monuments [modifier]
- Le château. Il se visite en partie seulement et comprend encore des éléments médiévaux et une chapelle, ornée de peintures murales du XVIIIe siècle classées monuments historiques[9].
- « Hôtel Dieu », XVIe siècle, privé.
- Église Saint Jean-Baptiste[10].
- Chapelle Saint-Christophe, au milieu de la campagne.
- Vestiges d'un aqueduc du XIXe siècle, aux arches reposant sur des cercles au lieu des piliers carrés ou rectangulaires conventionnels. Après s'être effondré en 1945, il est partiellement restauré depuis 1997,
- Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, érigée à partir de 1978, par Dom Gérard Calvet, osb[11].
- Abbaye Notre-Dame de l'Annonciation (moniales bénédictines), construite peu après[12].
- Chapelle Saint-Andéol.
- Ancien moulin à huile communal[13].
- Pré Fantasi - Maison des Cardinaux Barberini
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Marius Jouve (1865-1909), félibre et artiste peintre.
- André Vayson de Pradenne (1988-1939), préhistorien.
- Gérard Calvet (1927-2008), moine bénédictin.
Œuvres liées à la commune [modifier]
Films [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune, INSEE
- Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 14.
- http://www.carpentras.fr/votre-mairie/conseil-municipal/tribunes-libres/carpentras-lavenir-avec-passion.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- |commerce et artisanat au Barroux
- tri selectif
- Notice no PA00081957, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00081958, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Site de l'Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (moines bénédictins)
- Site de l'Abbaye Notre-Dame de l'Annonciation (moniales bénédictines)
- Notice no PA84000046, base Mérimée, ministère français de la Culture
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986 (ISBN 2903044279)
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997 (ISBN 284406051X)
- Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000 (ISBN 2879230411)
