Bouc-Bel-Air

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Bouc-Bel-Air
Fontaine à Bouc-Bel-Air
Fontaine à Bouc-Bel-Air
Blason de Bouc-Bel-Air
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Gardanne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Richard Mallié
2014-2020
Code postal 13320
Code commune 13015
Démographie
Gentilé Boucains
Population
municipale
13 761 hab. (2011)
Densité 633 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 19″ N 5° 24′ 54″ E / 43.4552777778, 5.415 ()43° 27′ 19″ Nord 5° 24′ 54″ Est / 43.4552777778, 5.415 ()  
Altitude 259 m (min. : 153 m) (max. : 330 m)
Superficie 21,75 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.boucbelair.com/

Bouc-Bel-Air est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Boucains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bouc-Bel-Air est situé entre Marseille, Gardanne et Aix-en-Provence, le vieux village est installé au sommet d'une petite colline. Depuis ce petit sommet, une vision de la chaîne de l'Étoile et même du Mont Ventoux, les jours sans brume, est possible.

Communes limitrophes de Bouc-Bel-Air
Aix-en-Provence
Cabriès Bouc-Bel-Air Gardanne
Les Pennes-Mirabeau, Cabriès Septèmes-les-Vallons Simiane-Collongue

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bouc-Bel-Air est traversé par la route nationale 8, route historique qui relie Aix-en-Provence à Toulon. La ville est également longée par l'A51 à l'ouest, la D6 au sud, et la voie de chemin de fer entre Aix-en-Provence et Marseille au sud.

Deux lignes de bus la desservent : le L51 de Cartreize qui fait la liaison Aix-Marseille en passant par la RN8, et le bus Aix - Bouc-Bel-Air - Simiane - Mimet du Pays d'Aix.

Le chemin de fer est accessible aux gares de Simiane, pour la ligne Aix-Marseille, et de Gardanne pour les autres (notamment vers les Alpes).

Bouc-Bel-Air est également desservi par la gare TGV d'Aix-en-Provence (12 km) et l'aéroport de Marseille Provence (25 km).

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Bouc-Bel-Air est historiquement située sur le piton rocheux où est construit le château, qui culmine à 258 m d'altitude.

La commune comprend de nombreuses autres collines, comme celle des 3 Pigeons (233 m) au nord, celle du Bois de Jussieu (231 m) à l'ouest ou celle de la Salle (239 m) au sud. Elle est également bordée par la colline de Valabre au nord-est et les premiers contreforts du massif de l'Étoile au sud, avec notamment le Baou-Roux, qui culmine à 302 m, et le lieu-dit Sousquières.

Le point culminant de la commune est cependant au cœur de la forêt des Terres Blanches, la principale forêt de Bouc-Bel-Air, à 332 m d'altitude près du lieu-dit Peyrefuguette.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Bouc-Bel-Air est baignée par le Grand Vallat, qui prend sa source à Simiane-Collongue et parcourt la commune d'ouest en est, entre la Salle, le Pont de Bouc et San Baquis. Il se jette ensuite dans l'Arc au lieu-dit Saint-Pons. La commune est également bordée, au nord-est, par la Luynes.

Bouc-Bel-Air possède sa propre station d'épuration, près de la déchetterie municipale, au bas de la colline de la chapelle Bonne-Mère, le long de la D 60a.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon de Provence

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bouc, (le Bel-Air date de 1907), dérive du latin Buccum qui signifie bouche ici pris dans le sens de passage, embouchure. En effet, Bouc-Bel-Air est en quelque sorte l'embouchure du pays d'Aix, à rapprocher de Port-de-Bouc : le port de l'embouchure. Une autre étymologie semble acceptée, ayant pour origine le vieux provençal Baouco, qui signifie petit sommet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les tout premiers Boucains de l'Histoire sont arrivés il y a 6 000 ans autour de la colline du Baou Roux, au sud de l'actuel village ; peut-être près de la source du Trou d'Or qui y coule encore aujourd'hui. Ils chassaient l'ours, le cerf et l'aurochs. Plus tard ils domestiquèrent le mouton sauvage et commencèrent à cultiver la terre. Plus tard encore, ils fondirent le bronze puis le fer ; de ces époques on retrouvera des outils, des bracelets et quelques épées. Un jour, pour des raisons de sécurité sûrement, les tribus se réunirent au sommet du Baou Roux. C'est du haut de cette falaise qu'ils virent arriver les premiers commerçants grecs qui remontaient vers la vallée de la Durance.

Carte des tribus gauloises de Provence.

La cité celto-ligure établie au Baou Roux fait partie du peuple salyen dont la capitale est Entremont, au nord de l'actuelle Aix-en-Provence. En 124 avant J.-C. l'oppidum tombe aux mains des Romains menés par le proconsul Gaius Sextius Calvinus, qui la détruisent. Les survivants sont capturés et réduits en esclavage. Des villas gallo-romaines seront construites à Bel-Ombre, aux Revenants ou à Sousquières, et elles sont détruites elles aussi lors des invasions barbares.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Boucains ne sont que quelques rares familles de paysans regroupés dans de petits hameaux protégés par de frêles palissades de bois. Ils chassent le cerf et le sanglier, cultivent la fève, le pois-chiche et des céréales, et élèvent de maigres troupeaux de moutons et de porcs souvent décimés par les loups. Pillards et barbares infestent le pays, et les hameaux ne résistent pas aux charges des guerriers sarrasins ou lombards, ni des troupes franques de Charles Martel, de passage en 737 pour remettre de l'ordre en Provence.

Après le règne de Charlemagne, les Boucains entreprennent de construire une place forte autour de l'éperon rocheux. Les maisons se terrent ensuite derrière ce rocher protecteur, et quand les envahisseurs reviennent piller les greniers, les Boucains, prévenus par les guetteurs, se feront guerriers pour défendre leurs biens.

À la fin du Xe siècle, Bouc-Bel-Air s'appelle Bucco et est un des nombreux domaines des comtes de Provence. La communauté compte une centaine d'âmes : leur nombre augmente rapidement au XIe siècle. On défriche les forêts, on assèche les marécages. De riches domaines agricoles s'installent dans les vallées de Siège et de Sousquières, quelques maisonnées voient le jour aux quartiers de la Croix d'Or et du Pin. La fortification du rocher de Bouc se transforme peu à peu en un fier château féodal défendu par une garnison des comtes de Provence : on l'appelle alors Castrum Bucco.

C'est également à cette époque qu’est construite l'église paroissiale Saint-André par les moines du prieuré de Sousquières. Au fil des ans elle est largement transformée mais le porche, lui, n'a jamais changé. Il faut attendre 1763 pour voir le premier curé permanent de la paroisse.

Puis ce furent les guerres d'héritage entre les seigneurs de Provence. En l'an 1113, Peyre et Raymon de Bouc choisirent de soutenir le comte Raimond Bérenger. Cette fidélité aux comtes de Provence ne se démentira jamais ; en 1205 la garnison de Bouc repoussera les troupes de Raimond des Baux qui les assiégeaient.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, qui fait la conquête de Bouc-Bel-Air à l’été 1383. Lorsque Louis Ier meurt et que sa veuve, Marie de Blois, arrive en Provence pour défendre les droits de son fils Louis II, elle réclame que le sénéchal lui cède la ville, ce qu’il refuse par instruction du roi de France[1].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1589 eut lieu la plus sanglante bataille dans l'histoire de Bouc. C'est l'époque des guerres de religion, et la garnison de Bouc est restée fidèle au futur roi Henri IV alors que Marseille et Aix lui sont opposés. Le baron Hubert de Garde de Vins assiège Castrum Bucco depuis la veille, mais les maigres troupes d'Autric des Mées refusent de se rendre. Le baron lance, ce matin du 4 septembre, un ultime assaut, mais la garnison de Bouc le repousse encore. Les troupes manœuvrent en repli, quand un coup d'arquebuse tiré de nulle part tue Autric des Mées. Les troupes se rendent alors à Hubert de Vins qui leur promet la vie sauve. Toutefois, ils seront quand même pendus, et le corps d'Autric des Mées subira le même sort.

Fief érigé en marquisat pour les Seguiran en 1690, et leurs héritiers la famille Albertas. La localité prend même le nom d'Albertas au XVIIIe siècle. Le plus célèbre d'entre eux est Jean-Baptiste d'Albertas, marquis de Bouc. C'est à lui que l'on doit les jardins splendides qui portent son nom : bassins, fontaines, statues, jets d'eau, grottes de verdures constituent l'écrin dans lequel le seigneur rêve de son château. La construction ne vit jamais le jour : le marquis d'Albertas est mortellement poignardé le 14 juillet 1790 à Gémenos, lors d'un repas qu'il offrait aux volontaires de la Garde Nationale.

L'histoire la plus romantique trouvée dans les livres de Bouc se déroule à cette époque. Elle commence dans un bourg aux toits d'ardoise, planté dans une vallée des Alpes, en 1749, un couple sort de l'hostellerie. Lui est un aventurier vénitien coureur de jupons qui écrit plus tard ses Mémoires, il s'appelle Giovanni Giacomo Casanova di Seingalt. Elle, se fait appeler Henriette Anne d'Arc, elle a 27 ans et voyage sous un faux nom pour échapper à un mariage auquel sa noble famille provençale la destine. Leur idylle ne dure que quelques mois, jusqu'à ce jour de février 1750 où Henriette part de Genève en laissant un mot d'adieu à Casanova. La jeune femme rentre bientôt chez elle, en Provence. Elle s'appelle en réalité Marie Anne d'Albertas, parente de Jean-Baptiste d'Albertas. Deux ans après sa fugue, elle épouse François Bougerel de Fontienne.

Leur histoire aurait pu s'arrêter à Genève mais Casanova garda toujours dans son cœur le souvenir de celle qu'il ne connaissait que sous un nom d'emprunt. En 1763, il tente de la retrouver en pays d'Aix. En mai 1763, il fait route vers Aix en empruntant la voie qui deviendra la RN8, quand une roue de son carrosse se brise, non loin du hameau de la Croix d'Or, près de l'auberge du Loup Rampant. Un valet court jusqu'à la demeure des d'Albertas quérir l'aide des domestiques. Le seigneur invite Casanova à attendre chez lui le temps de la réparation. Il revoit alors celle qu'il cherche, mais ne la reconnaît pas : elle avait vieilli bien sûr, et surtout elle se présente à lui le visage couvert d'une voilette. Elle ne se découvre pas, à l'époque de cette seconde rencontre elle est mariée et mère de trois enfants. Et Casanova quitta Bouc-Bel-Air sans imaginer qu'il venait de voir l'une des rares femmes de sa vie de Don Juan, peut-être la seule, dont il ait été réellement amoureux.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française se déroule sans violence à Bouc-Bel-Air. En 1790, on saisit les biens de l'église Saint-André ainsi que les domaines de Siège et le Prieuré de Sousquières qui appartenaient à l'abbaye Saint-Victor. L'église devient brièvement Temple de la Raison, et le jardin du presbytère abrite le cimetière du village. Dans l'ensemble, les Boucains sont favorables aux idées révolutionnaires ; seuls le Temple de la Raison et la constitution d'un clergé civil n'étaient pas à leur goût. Ils sont nombreux à sortir, la nuit, écouter les prêtres réfractaires.

Au printemps 1790, la bataille semble inévitable dans la plaine du Pin. Le régiment de Vexin, révolutionnaire, est opposé à l'autre régiment du Royal Marine, resté fidèle au roi. Mais un homme court vers eux : il s'appelle Jean Espariat, il est maire d'Aix-en-Provence, et tente de ramener les esprits à la raison pour éviter la lutte fratricide. Il crie longtemps, et personne ne réagit, puis d'un coup, il hurle Puisque mes paroles sont impuissantes, je veux mourir avec vous !. Il déchire sa chemise à jabot, et s'égosille Faites feu maintenant !. Finalement, la bataille n'a pas lieu.

À Bouc, le comité de surveillance est institué en 1793, et siège dans le local contre l'église où Marie-France a longtemps vendu son poisson. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Outre ses fonctions de surveillance, il s’attache particulièrement à assurer la subsistance de ses concitoyens, et notamment l’approvisionnement en grains[2].

Le seul affrontement oppose les révolutionnaires aux partisans du roi en l'an VI de la République (1797).

À la Révolution, Bouc change de nom. En 1767, Bouc était devenu Albertas par ordonnance de Louis XIV. Après la Révolution, il reprend son nom original et s'appellera Bouc-Albertas. Enfin, en 1907, on ajoutera Bel-Air au nom de Bouc pour éviter les confusions avec Port-de-Bouc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bouc-Bel-Air

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'azur à un cerf rampant d'or » [3]

Il s'agit des armes des marquis d'Albertas, empruntées aux Seguiran de qui ils tiennent également les terres[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Bouc-Bel-Air :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1870 août 1884 Alphonse Pautrier ... ...
août 1884 mai 1888 Jules Roussin ... ...
mai 1888 mai 1900 Paul Heirieis ... ...
mai 1900 décembre 1919 Léonor Burle ... ...
décembre 1919 mai 1935 Jules Grill ... ...
mai 1935 septembre 1944 Heloïs Olivier ... ...
décembre 1944 septembre 1945 Maximin Camandone ... ...
septembre 1945 octobre 1947 Pierre Marroc ... ...
octobre 1947 mars 1967 Maurice Guis ... ...
avril 1967 mars 1971 Jean Bergeon ... ...
mars 1971 octobre 1975 Élie Nal PS ...
décembre 1975 septembre 1989 Antonin Gabelier PS ...
septembre 1989 juillet 2002 Richard Mallié UMP Chirurgien-dentiste
juillet 2002 mars 2014 Jean-Claude Perrin UMP ...
mars 2014 en cours Richard Mallié UMP Chirurgien-dentiste

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 761 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 506 1 413 1 268 1 344 1 407 1 327 1 320 1 299 1 321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 321 1 275 1 168 1 159 1 062 938 933 908 895
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
798 825 813 794 743 842 867 1 159 1 606
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 158 3 210 4 533 8 714 11 512 12 297 13 711 13 761 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve à Bouc-Bel-Air quatre groupes scolaires composés d'écoles maternelles et élémentaires :

  • l'école de la Bergerie, maternelle et élémentaire, aux alentours de la Mounine, au nord de la commune ;
  • l'école des Pins, maternelle et élémentaire, à proximité des Terres Blanches, près du centre-ville ;
  • l'école de la Salle, maternelle et élémentaire, située près du centre commercial de la Salle ;
  • l'école des Chabauds, maternelle et élémentaire, située au sud, près de la zone industrielle.

Le centre de loisirs sans hébergement est situé à la Gratianne.

On y trouve aussi un collège (le collège Georges-Brassens) qui accueille environ 650 élèves.

Les deux lycées les plus proches sont le lycée Marie-Madeleine-Fourcade de Gardanne et le lycée international Georges-Duby situé à Luynes.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Course de Côte Régionale de Bouc[modifier | modifier le code]

Chaque année, le lundi de Pâques, se déroule la Course de côte régionale, organisée par l'ASA d'Aix-en-Provence. Le départ se situe sur la D 59, appelée aussi « Route sous le Crêt » ou « Chemin de la Baume du Loup », et l'arrivée se trouve à proximité du centre-ville où se situent les parcs concurrents. D'une longueur de 800 mètres, ce qui en fait l'une des plus courtes de la région, et d'une pente moyenne de 9 %, le record de la montée est détenu par Jean-Claude Morel sur Reynard 90D en 34 secondes et 79 centièmes[7].

La mairie de Bouc-Bel-Air participe activement à ce grand événement. D'ailleurs, pour compenser la pollution engendrée par le sport automobile, la mairie et l'ASA d'Aix-en-Provence plantent chaque année de jeunes arbres.

Bouc-Bel-Air accueillait également les vérifications et le départ officiel du rallye Mistral, autre épreuve organisée par l'ASA d'Aix-en-Provence, sur le site du complexe Guy-Drut, chaque avant-dernier samedi de novembre entre 1994 et 2010. Depuis, le départ officiel est donné à Rognes.

Mission Impossible et le Grand Défi[modifier | modifier le code]

Mission Impossible est une grande journée sportive destinée aux jeunes. Sous la forme d'un immense jeu de piste, ils participent, par équipes de cinq, à des épreuves sportives ou intellectuelles telles que le mur d'escalade, la tyrolienne... Mission Impossible a lieu au complexe sportif Guy-Drut.

Le Grand Défi se déroule sur le même principe mais est proposé aux adultes, avec des jeux beaucoup plus éprouvants et notamment la grande épreuve de la vachette. Les épreuves ont lieu au centre-ville et à l'ancien stade du Moussou.

Les Boucles Bel Air[modifier | modifier le code]

Les Boucles Bel Air sont une course à pied dans les collines de Bouc-Bel-Air. En 2012 étaient proposés quatre circuits :

  • une boucle de 1 km destinée aux jeunes jusqu'à 14 ans,
  • une boucle de 2 km destinée aux jeunes jusqu'à 14 ans,
  • une boucle de 5 km destinée aux adultes,
  • une boucle de 12 km destinée aux adultes.

La Bike Bel Air[modifier | modifier le code]

La bike Bel Air est une randonnée à VTT organisée par le Bike Bel Air Club. En 2012 étaient proposés :

  • deux circuits Randuro pour les cyclistes expérimentés et avec des protections,
  • quatre spéciales de descente,
  • deux circuits sur route de 60 et 90 km,
  • quatre parcours de VTT de 18 km et 300 m de dénivelé, 28 km et 600 m de dénivelé, 38 km et 900 m de dénivelé et 48 km et 1 150 m de dénivelé.

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Bouc Bel Air dispose de trois principaux endroits où faire du sport :

  • Le complexe sportif Guy-Drut, au sud de la ville, qui comprend un gymnase, une salle polyvalente (sports de ballon et de raquette), une piscine semi-olympique, une cafétéria, un terrain de football avec ses propres vestiaires, et un skate-park. On y accède aussi aux installations du collège : terrains de handball et de basket, piste d'athlétisme de 200 m en béton et terrain de football stabilisé ;
  • Le complexe sportif des Terres Blanches, au centre de la ville, qui dispose d'un dojo, d'une salle de musculation et d'une salle polyvalente ;
  • Les courts de tennis du Tennis Club Bouc-Bel-Air, au quartier la Salle.

Les clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Les clubs
Nom Activité Championnats séniors Remarques
Bike Bel Air Club VTT, vélo de route
BBAVB Volley ball Pré-Nat Complexe Guy-Drut
Tennis Club Bouc-Bel-Air Tennis Courts au quartier La Salle
Nautil Club Boucain Natation Complexe Guy-Drut
BHB Handball Nationale 2 Complexe Guy-Drut
JCBBA Judo Terres Blanches
CCS Arts martiaux, danse, gymnastique, tir à l'arc Terres Blanches
USSB Basketball Excellence régionale Terres Blanches
Boucain Badminton Club Badminton Terres Blanches
ASBBA Football PHB Stade de Montaury, près du complexe Guy-Drut

Cultes et Religions[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnes célèbres ont résidé à Bouc-Bel-Air[8] :

  • Joseph Autran possédait l'actuel château de la Malle, grand lieu de passage avec auberge, écuries, et même un petit théâtre.
  • Alexandre Dumas vécut au château de la Malle quelque temps.
  • Franz Liszt vécut également au château de la Malle quelque temps.
  • André Roussin a habité depuis sa naissance La Babiole, grande bastide du XVIIe siècle, construisant des cabanes en bois. Il s'en est inspiré pour sa célèbre pièce La petite hutte. La bastide à l'état de ruine, laissée à l'abandon et au pillage, fut restaurée en 1997 par Philippe Penciolelli, à qui l'on doit également le château de Montferrat (38). Un parc à l'anglaise fut aussi aménagé.
  • Adolphe Thiers est né à Bouc-Bel-Air, à la campagne Amic qui existe toujours au lieu-dit Plan-Marseillais. Il y a appris à lire et à écrire avec l'abbé Melchior, mais il préférait chasser les crapauds au bord du Grand Vallat.
  • Louis Chedid a longtemps habité Bouc-Bel-Air.
  • Nina Simone possédait une villa dans la commune. C'est notamment là qu'elle fut arrêtée après avoir légèrement blessé un garçon de 15 ans d'un coup de pistolet à grenaille, le 25 juillet 1995.
  • Jackson Richardson
  • Virginie Dedieu a longtemps habité Bouc-Bel-Air et s'est entraîné au Nautil Club Boucain.
  • Christophe Maé possédait une maison dans le vieux village, derrière l'église.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Plateau de Mangegarri, situé dans la partie haute de la commune, abrite sur une surface d'environ 30 hectares les bassins de rétention des boues rouges issues du traitement de la bauxite par l'usine de Gardanne pour la production d'alumine.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-l'Espérance, Bouc-Bel-Air
  • Les Jardins d'Albertas. Construits par le marquis Jean-Baptiste d'Albertas, qui rêvait d'y voir son château, les Jardins sont splendides : bassins, jets d'eau, grotte de verdure... Ils sont le théâtre chaque année d'un certain nombre de manifestations, comme le Bal de Promo du lycée Duby de Luynes, des concerts de musique classique, ou encore les Journées des Plantes qui réunissent pendant trois jours commerçants et amateurs du monde végétal.
  • L'église Saint-André fut construite au XIe siècle, et largement transformée depuis. Seul le porche reste de la construction originale,  Inscrit MH (1930)[9].
Son orgue est réputé et de nombreux concerts sont donnés.
  • Le château Castrum de Bucco. Au départ simple palissade de bois, le château a évolué pour devenir un vrai château féodal. Aujourd'hui, il accueille fréquemment des expositions.
  • La chapelle Bonne-Mère ou Notre-Dame-de-l'Espérance. Située sur un point de vue, à l'ouest du vieux village, au cœur de la forêt, la chapelle est encore un lieu de petit pèlerinage. Juste à côté se trouve le moulin à vent qui jadis servait à toute la ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  2. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  3. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris,‎ 1866 (lire en ligne)
  4. Armorial des communes de Provence, op.cit.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Classement général 2010 (temps invaincu depuis)
  8. Bouc-Bel-Air, Sabine Nourrit et Jean-Louis Piétri, éd. Autres Temps
  9. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture

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