Pierrevert
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| Pierrevert | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Arrondissement | Forcalquier |
| Canton | Manosque-Sud-Ouest |
| Code Insee abr. | 04152 |
| Code postal | 04860 |
| Maire Mandat en cours |
Sylviane Chaumont-Gorius 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Sud 04 |
| Démographie | |
| Population | 3 540 hab. (2006) |
| Densité | 127 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 308 m m — maxi. 618 m m |
| Superficie | 27,9 km² |
Pierrevert (Peiravèrd en provençal selon la norme classique et Pèiroverd selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Pierreverdants.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Le territoire de la commune était occupé dans l’Antiquité : des vestiges gallo-romains ont été retrouvés[1].
À l'origine, un castrum avait probablement été édifié sur le rocher[réf. nécessaire]. Celui-ci s’était alors développé relativement loin de la voie romaine rejoignant la Domitienne vers Reillanne. La première agglomération se regroupait alors autour d’un premier château dans le quartier actuel de la Bourgade. En 1168, on dénombrait deux châteaux. Le village s'était alors déplacé vers le plus important des châteaux pour s'assurer de sa protection. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré (actuel quartier Saint-Michel), l’église paroissiale Saint-Pierre, et les deux églises rurales Saint-Jean et Sainte-Marguerite (elle conserve cette dernière jusqu’au XVe siècle) ; elle percevait les revenus de toutes ces églises[2].
Le village était partagé en six arrière-fiefs : Beauchamp, Bouc, Carbonelle, Châteauneuf, Sainte-Marguerite et Valgast. En 1390, Pierrevert fut considérablement détruit lors du passage de Raymond de Turenne, malgré la résistance et le combat de Gaudissart. Le plus imposant des châteaux est détruit en 1792 pendant la Révolution.
Le village de Pierrevert fut tout d'abord une possession de Saint-Victor de Marseille (comme en témoigne le cartulaire). Puis, la seigneurie de Pierrevert, appartenant ensuite aux comtes de Forcalquier, fut donnée successivement aux familles des Mévouillon, Villemus, Allamanon, Anduze-la Voulte (XIVe), Lévis de Ventadour (XIVe au XVIIe siècle), Oraison, Conte et de Bernier.
Saint Patrice à qui on attribuait le fait que la population n’avait pas souffert de la peste de 1631, est le patron du village et une chapelle rurale lui est dédiée au quartier du même nom. Elle a été récemment restaurée comme la chapelle de Sainte-Marguerite.
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[3].
[modifier] Toponymie
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1113 (Petra viridi), signifie pierre verte ; le nom actuel est donc une francisation de l’occitan pèira + viridi, pour pierre verte[4].
[modifier] Économie
La commune de Pierrevert produisait surtout des céréales, des olives et des amandes. Mais sa réputation lui venait essentiellement de la qualité de ses fruits, cerises, en particulier, qui ont valu à ses habitants le surnom de "manjo-grafien" (mangeurs de cerises).
Depuis 1925, Pierrevert possède une coopérative vinicole[5], aujourd’hui dernière rescapée dans le département. La viticulture s’est développée dans les années 1930 et les efforts des viticulteurs ont abouti au classement en Vin délimité de qualité supérieure (VDQS), en 1959 puis au classement en AOC, en 1998 avec le label "Coteaux de Pierrevert". Outre la structure coopérative, il existe sur le territoire de la commune deux domaines privés importants.
Des mines de lignite se trouvaient sur la commune[1].
[modifier] Géographie
Située en Provence, Pierrevert est au carrefour des départements du Var, du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence. Pierrevert se situe à 5 km à l'ouest de Manosque, à 5km de Sainte-Tulle, à 8 km de Corbières et à 11 km de La Bastide-des-Jourdans.
La ville se trouve dans le parc naturel régional du Luberon et est traversée par le sentier de grande randonnée GR4.
[modifier] Communes voisines[6]
[modifier] Administration
| Liste des maires de 1790 à 1944 | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Liste des maires depuis la Libération | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1945 | 1983 | André Turcan | ||
| 1983 | 2001 | Gilbert Cordier | ||
| mars 2001 | mars 2008 | Jean Aymard | DVD | |
| mars 2008 | Sylviane Chaumont-Gorius[7] | DVG | Conseillère générale | |
[modifier] Jumelage
[modifier] Démographie
Au milieu du XIXe siècle, la population de Pierrevert a culminé à 871 habitants pour tomber à 342 en 1940. L’augmentation sur les 40 dernières années a été très importante puisque le recensement de 2000 a donné un chiffre de 3 480 habitants. L’accroissement s’est produit après l’implantation du Centre d’études nucléaires de Cadarache et le développement induit du secteur tertiaire à Manosque, ville à laquelle Pierrevert est très étroitement liée.
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 518 | 1028 | 1772 | 2560 | 2914 | 3280 | 3540[10] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Personnalités liées à la commune
La commune de Pierrevert a vu naître des personnages célèbres :
- Louis Nicolas Balthasar de Bernier qui fit une carrière militaire brillante (1726-1792) ;
- Antoine Melchior Balthasar de Bernier, mort au commandement de la Bellone lors d’un combat naval aux côtés de son oncle, le bailli de Suffren ;
- Eugène Étienne Charbonnier, évêque de Cochinchine orientale ;
- André Turcan, maire de la commune de 1945 à 1983, qui fut le plus jeune maire de France lors de sa première élection ;
- Étienne Gaudemard, curé de la paroisse de 1839 à 1885, est l’oncle d’Élémir Bourges, un des créateurs de l’Académie Goncourt qui effectua de nombreux séjours à Pierrevert ;
- le philosophe Gaston Berger repose au cimetière de la commune.
[modifier] Héraldique
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Blasonnement : |
[modifier] Lieux et monuments
Pierrevert conserve la porte Saint-Joseph (1701) (inscrite à l’inventaire supplémentaires des monuments historiques[11]) sur les quatre d'origine de son rempart, avec quelques éléments de la courtine[12]. Les deux châteaux ont été rasés, un lors des guerres de religion, l'autre à la Révolution. Les restes du château Sainte-Marguerite ou château des Tributiis consistent en quelques fenêtres Renaissance intégrées dans la ferme actuelle, côté cour[13],[14]. Ces fenêtres sont en gypserie et datent du milieu du XVIe siècle[15]. Le décor intérieur est inscrit comme monument historique[16]. L'église certainement élevée sur l'emplacement d'un "oppidum" gallo-romain est restaurée.[réf. nécessaire]
La chapelle Sainte-Marguerite est située près de la route qui relie Pierrevert à La Bastide-des-Jourdans dans les vignes et au bord d'un bois, au droit de la cave de Régusse, a été restaurée en 1934.
Par ailleurs, au cœur du village, se trouve l’église Saint-Pierre. Les bases des murs datent du Moyen Âge (XIIIe siècle), le bas-côté nord étant encore plus ancien[17]. Le reste de l’église (XVIIe siècle). Son clocher domine le village et sa porte est datée du XVIIIe siècle. Le portail XVIe vient d’une église démolie (à l’emplacement de l’actuel oratoire Saint-Jean-Baptiste[18]) ; il est inscrit comme monument historique[19]. L’église a des parties de différentes époques, avant 1722, pour la nef de la Vierge, agrandi deux fois par la suite, en 1722 et 1822.
Allant vers Sainte-Tulle, un peu à l'ouest, se trouve la chapelle Saint-Patrice datée du XIVe siècle[1]. Elle est située au cœur de la campagne et fait l'objet d'un pèlerinage annuel.
L'oratoire Saint-Jean-Baptiste est situé à l'extrémité ouest de la colline du village. Autrefois, il y avait là une église dont le porche aurait été réutilisé pour l'entrée de l'église Saint-Patrice. L'oratoire est composé d'un socle de pierre imposant surmonté d'une croix en fer.
L'oratoire Saint-Joseph, en bordure du carrefour Saint-Joseph, à l'intersection de la route d'Apt, de la route de La Bastide-des-Jourdans et de la route de Pierrevert, a été érigé pour célébrer le jubilé de 1852. On l'a ensuite regravé pour le jubilé de 1865. La statue de saint Joseph paraît être en fait un santon, habillé de tissu, et à la face burinée et très sculptée.
Les autres chapelles rurales sont à l’état de ruines. Ainsi, Notre-Dame des Dones (qui datait du IXe siècle) ou Saint-Véran ont totalement disparu, comme la chapelle de Saint-Michel ou Notre-Dame des Aires, sur la route de Sainte-Tulle.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles de Wikipédia
- Anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Communes des Alpes-de-Haute-Provence
- AOC Coteaux de Pierrevert
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- ↑ a b c (fr) Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
- ↑ Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 224-225
- ↑ Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales, § 21975, p 1178
- ↑ notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- ↑ IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
- ↑ Site de la préfecture des AHP
- ↑ Annuaire des communes jumelées [[1]]
- ↑ Pierrevert sur le site de l'Insee
- ↑ INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
- ↑ Arrêté du 27 octobre 1937, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- ↑ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 307
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 254
- ↑ Hélène Vésian, Châteaux et bastides en Haute-Provence aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Aubanel (Avignon), 1991. 166 p., ISBN 978-2-7006-0145-9, p 25-26
- ↑ Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 94
- ↑ Arrêté du 20 septembre 2005, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 142-143
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 174
- ↑ Arrêté du 27 octobre 1937, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008

