Saint-Léger-du-Ventoux

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Saint-Léger-du-Ventoux
vue sur le village de Saint Léger du Ventoux
vue sur le village de Saint Léger du Ventoux
Blason de Saint-Léger-du-Ventoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement de Carpentras
Canton Canton de Malaucène
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Toulourenc
Maire
Mandat
Éric Massot
2008-2014
Code postal 84390
Code commune 84110
Démographie
Gentilé Laugerois, Laugeroises
Population
municipale
36 hab. (2011)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 47″ N 5° 16′ 34″ E / 44.2130555556, 5.27611111111 ()44° 12′ 47″ Nord 5° 16′ 34″ Est / 44.2130555556, 5.27611111111 ()  
Altitude 386 m (min. : 355 m) (max. : 1 901 m)
Superficie 19,29 km2
Localisation

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Saint-Léger-du-Ventoux

Saint-Léger-du-Ventoux est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants se nomment les Saint-Liégeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le flanc nord du Mont Ventoux et le flanc sud de la montagne de Bluye. Le mont Ventoux, plus haut sommet de Provence, est classé "Réserve de Biosphère" par l'UNESCO depuis 1994. Le village est situé sur le bas des flancs sud de la montagne de Bluye, au-dessus du Toulourenc.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

L'arrivée par l'est sur le village par la RD40

La route départementale 40 traverse la commune sur un axe est-ouest en passant par le bourg.

Passage du chemin de grande randonnée 91 par le bourg.

6 kilomètres du petit village de Brantes et 11 de Mollans-sur-Ouvèze.

Relief[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune, le versant nord du Mont Ventoux (jusqu'à 1 909 m), au nord, la montagne de Bluye (1 062 m), entre le deux, une vallée étroite où coule le Toulourenc. Le point le plus bas de la commune est à l'extrémité ouest, au niveau du Toulourenc.

On notera : combes de Rechaume, combe du Col du Comte, combe Rolland, Grand Valat du Col du Come, Rieufroid.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Toulourenc à Sait-Léger-du-Ventoux

Le Toulourenc traverse la commune d'est en ouest. De chaque côté, venant des pentes du Mont Ventoux et de la montagne de Bluye, plusieurs ruisseaux et torrents.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques de Mazan 2000-2007

Végétation[modifier | modifier le code]

Le versant Nord (ubac) du Mont Ventoux est moins ensoleillé. Ses pentes sont abruptes, faites d'éboulis et de falaises majestueuses et sa flore y est médioeuropéenne et non plus méditerranéenne. Parmi les végétations dominantes du versant nord[3], on trouve des chênes verts jusqu'à 620 mètres d'altitude puis des noyers de 620 à 800 mètres. De la garrigue aux herbes aromatiques comme le thym et la lavande vraie entre 800 et 910 mètres d'altitude. Ensuite, des hêtres de 910 à 1 380 mètres et des pins à crochets (sous-espèce de pins de montagne) jusqu'à 1 720 mètres d'altitude. Enfin, le secteur alpin au-dessus de 1 720 mètres d'altitude[4].

Sur les pentes de la montagne de Bluye, bois de chênes et forêt de pins.

Quelques champs au cœur de la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Aucune trace n'a été découverte d'occupation durant la préhistoire ou l'antiquité. Seul le Toulourenc indique qu'une antique divinité, la Toulourenco fut vénérée dans la vallée puis christianisée avec sa source qui prit le nom de Notre-Dame des Anges.

Article détaillé : Toulourenc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cité en 1254 : « De Sancto Laugerio », puis en 1363 « Sant Leydier ». Ce fief dépendant du marquisat de Provence fit partie du Comtat Venaissin dès 1274. Il fut en possession d'Agoult des Baux, sénéchal de Beaucaire et de Carcassonne pour les Valois. Par héritage, il revint à Alix des Baux, comtesse d'Avellino, qui le possédait en 1403[5].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Cette seigneurie passa de la maison des Baux à celle des Vincens de Causans[5], puis des Tonduti-Saint-Léger (branche de la famille niçoise) du XVIe à la Révolution. C'est de cette dernière branche qu'est issu Pierre-François Tonduti, astronome et jurisconsulte[6].

En 1550, un acte cite le village de « Sanctus Logerius[5] ».

Période moderne[modifier | modifier le code]

La commune est dénommée Saint-Léger-d'Orange, nom qu'elle va conserver jusqu'à la Révolution.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , le village prend le nom de Saint-Léger-du-Ventoux[5].

Légende[modifier | modifier le code]

L'existence de nombreuses grottes a donné lieu à une légende affirmant que dans l'une d'entre elles se trouverait une vache d'or. Cette tradition est à rapprocher de celle de Malaucène, commune voisine où une grotte sert de refuge à la chèvre d'or[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette commune est à lier à Leudgari, Léger, évêque d'Autun et maire du palais au VIIIe siècle[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Saint-Léger-du-Ventoux

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à la bande d'azur chargée de trois molettes d'or, au chef de gueules chargé d'une clef aussi d'or et d'une clef du champ passées en sautoir[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint Léger du Ventoux
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gabiel Bertet    
mars 2008 en cours Éric Massot    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux, qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 36 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 163 195 175 169 202 207 195 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
196 182 180 175 146 145 129 122 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
106 99 86 83 69 70 63 59 42
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
36 30 28 33 31 24 30 31 36
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Peu d'activité économique sur cette commune de seulement une trentaine d'habitants.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'existence de mines de fer est attestée sur la commune comme en font preuves les scories amoncelées en divers points[6].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la commune était renommée pour ses fromages. L'évêque Joseph Marie de Suarès de Vaison, en fit l'éloge en ces termes : « Caseus hunc vucum commendat, sed mage claret sancti, quo gaudet nomine, Leudegarii[6] ». De nos jours prime l'exploitation forestière et agricole dont la production de lavande avec une distillerie d'essence de lavande. On pratique l'apiculture et, de par les essences végétales (chênes verts et blancs) présente sur la commune, la trufficulture.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Route touristique pour le Mont Ventoux et passage des GR4 et GR5.

Vie locale[modifier | modifier le code]

L'on ne trouve ni commerces, ni services publics.

La communauté de communes de la Vallée du Toulourenc se charge de la collecte et du traitement des déchets des ménages et déchets assimilés.

Santé[modifier | modifier le code]

Pas de pharmacie ni d'équipement particulier de santé.

Sports[modifier | modifier le code]

Pas d'équipement collectif particulier hormis les chemins de randonnées et les aménagements divers aux abords du Toulourenc.

Sports pratiquées : Chasse, pêche, randonnées pédestres.

Cultes[modifier | modifier le code]

C'est un village de tradition catholique qui dépend du diocèse d'Avignon

Écologie[modifier | modifier le code]

La commune est incluse dans la zone de protection Natura 2000 « l'Ouvèze et le Toulourenc », sous l'égide du Ministère de l'écologie, de la DREAL Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et de MNHN (Service du Patrimoine Naturel)[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

église paroissiale de Saint-Léger-du-Ventoux
  • Église paroissiale Saint-Léger, ancien prieuré.
  • Chapelle Saint-Basile (XVIIIe siècle), sur le Toulourenc, à l'emplacement d'une ancienne nécropole.
  • Vieux pont en pierre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En 1999, avec 24 habitants seulement, Saint-Léger-du-Ventoux était la commune la moins peuplée de Vaucluse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. « La climatologie du Vaucluse. »
  3. Jacques Galas, Les pays du Ventoux, page 32
  4. La réserve de biosphère du mont Ventoux
  5. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 363.
  6. a, b, c et d Jules Courtet, op. cit., p. 287.
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1912.
  8. Armorial des communes du Vaucluse
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. Responsabble Natura 2000

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)
  • Jacques Galas (et photographies de Alain Christof), Les pays du Ventoux, Edisud,‎ 1996 (ISBN 2857448589) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]