Saint-Léger-du-Ventoux
| Saint-Léger-du-Ventoux | ||
vue sur le village de Saint Léger du Ventoux |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Arrondissement de Carpentras | |
| Canton | Canton de Malaucène | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée du Toulourenc | |
| Maire Mandat |
Éric Massot 2008-2014 |
|
| Code postal | 84390 | |
| Code commune | 84110 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Laugerois, Laugeroises | |
| Population municipale |
33 hab. (2010) | |
| Densité | 1,7 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 386 m (min. : 355 m) (max. : 1 901 m) | |
| Superficie | 19,29 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Saint-Léger-du-Ventoux est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants se nomment les Saint-Liégeois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est sur le flanc nord du Mont Ventoux et le flanc sud de la montagne de Bluye. Le mont Ventoux, plus haut sommet de Provence, est classé "Réserve de Biosphère" par l'UNESCO depuis 1994. Le village est situé sur le bas des flancs sud de la montagne de Bluye, au-dessus du Toulourenc.
Accès et transports[modifier]
La route départementale 40 traverse la commune sur un axe est-ouest en passant par le bourg.
Passage du chemin de grande randonnée 91 par le bourg.
6 kilomètres du petit village de Brantes et 11 de Mollans-sur-Ouvèze.
Relief[modifier]
Au sud de la commune, le versant nord du Mont Ventoux (jusqu'à 1909 m), au nord, la montagne de Bluye (1062 m), entre le deux, une vallée étroite où coule le Toulourenc. Le point le plus bas de la commune est à l'extrémité ouest, au niveau du Toulourenc.
On notera : combes de Rechaume, combe du Col du Comte, combe Rolland, Grand Valat du Col du Come, Rieufroid.
Sismicité[modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
Hydrographie[modifier]
Le Toulourenc traverse la commune d'est en ouest. De chaque côté, venant des pentes du Mont Ventoux et de la montagne de Bluye, plusieurs ruisseaux et torrents.
Climat[modifier]
La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].
|
|
Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 10 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 25 | 20 | 13 | 10 | 19,75 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 2 | 3 | 6 | 8 | 12 | 15 | 18 | 18 | 14 | 11 | 6 | 3 | 9,6 |
| Températures moyennes (°C) | 6 | 7,5 | 11 | 13 | 17,5 | 21 | 24 | 24 | 19,5 | 15,5 | 8,5 | 7,5 | 14,7 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 36,5 | 23,3 | 24,9 | 47,5 | 45,6 | 25,4 | 20,9 | 29,1 | 65,8 | 59,6 | 52,8 | 34,0 | 465,4 |
| Source : Données climatologiques de Mazan 2000-2007 | |||||||||||||
Végétation[modifier]
Le versant Nord (ubac) du Mont Ventoux est moins ensoleillé. Ses pentes sont abruptes, faites d'éboulis et de falaises majestueuses et sa flore y est médioeuropéenne et non plus méditerranéenne. Parmi les végétations dominantes du versant nord[3], on trouve des chênes verts jusqu'à 620 mètres d'altitude puis des noyers de 620 à 800 mètres. De la garrigue aux herbes aromatiques comme le thym et la lavande vraie entre 800 et 910 mètres d'altitude. Ensuite, des hêtres de 910 à 1 380 mètres et des pins à crochets (sous-espèce de pins de montagne) jusqu'à 1 720 mètres d'altitude. Enfin, le secteur alpin au-dessus de 1 720 mètres d'altitude[4].
Sur les pentes de la montagne de Bluye, bois de chênes et forêt de pins.
Quelques champs au cœur de la vallée.
Histoire[modifier]
Préhistoire et antiquité[modifier]
Aucune trace n'a été découverte d'occupation durant la préhistoire ou l'antiquité. Seul le Toulourenc indique qu'une antique divinité, la Toulourenco fut vénérée dans la vallée puis christianisée avec sa source qui prit le nom de Notre-Dame des Anges.
Moyen Âge[modifier]
Cité en 1254 : « De Sancto Laugerio », puis en 1363 « Sant Leydier ». Ce fief dépendant du marquisat de Provence fit partie du Comtat Venaissin dès 1274. Il fut en possession d'Agoult des Baux, sénéchal de Beaucaire et de Carcassonne pour les Valois. Par héritage, il revint à Alix des Baux, comtesse d'Avellino, qui le possédait en 1403[5].
Renaissance[modifier]
Cette seigneurie passa de la maison des Baux à celle des Vincens de Causans[5], puis des Tonduti-Saint-Léger (branche de la famille niçoise) du XVIe à la Révolution. C'est de cette dernière branche qu'est issu Pierre-François Tonduti, astronome et jurisconsulte[6].
En 1550, un acte cite le village de « Sanctus Logerius[5] ».
Période moderne[modifier]
La commune est dénommée Saint-Léger-d'Orange, nom qu'elle va conserver jusqu'à la Révolution.
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Période contemporaine[modifier]
Le 18 juillet 1953, le village prend le nom de Saint-Léger-du-Ventoux[5].
Légende[modifier]
L'existence de nombreuses grottes a donné lieu à une légende affirmant que dans l'une d'entre elles se trouverait une vache d'or. Cette tradition est à rapprocher de celle de Malaucène, commune voisine où une grotte sert de refuge à la chèvre d'or[6].
Toponymie[modifier]
Le nom de cette commune est à lier à Leudgari, Léger, évêque d'Autun et maire du palais au VIIIe siècle[7].
Héraldique[modifier]
|
Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent à la bande d'azur chargée de trois molettes d'or, au chef de gueules chargé d'une clef aussi d'or et d'une clef du champ passées en sautoir[8]. |
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux, qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 33 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
Peu d'activité économique sur cette commune de seulement une trentaine d'habitants.
Industrie[modifier]
L'existence de mines de fer est attestée sur la commune comme en font preuves les scories amoncelées en divers points[6].
Agriculture[modifier]
Au XVIIe siècle, la commune était renommée pour ses fromages. L'évêque Joseph Marie de Suarès de Vaison, en fit l'éloge en ces termes : « Caseus hunc vucum commendat, sed mage claret sancti, quo gaudet nomine, Leudegarii[6] ». De nos jours prime l'exploitation forestière et agricole dont la production de lavande avec une distillerie d'essence de lavande. On pratique l'apiculture et, de par les essences végétales (chênes verts et blancs) présente sur la commune, la trufficulture.
Tourisme[modifier]
Route touristique pour le Mont Ventoux et passage des GR4 et GR5.
Vie locale[modifier]
L'on ne trouve ni commerces, ni services publics.
La communauté de communes de la Vallée du Toulourenc se charge de la collecte et du traitement des déchets des ménages et déchets assimilés.
Santé[modifier]
Pas de pharmacie ni d'équipement particulier de santé.
Sports[modifier]
Pas d'équipement collectif particulier hormis les chemins de randonnées et les aménagements divers aux abords du Toulourenc.
Sports pratiquées : Chasse, pêche, randonnées pédestres.
Culte[modifier]
C'est un village de tradition catholique qui dépend du diocèse d'Avignon
Lieux et monuments[modifier]
- Église paroissiale Saint-Léger, ancien prieuré.
- Chapelle Saint-Basile (XVIIIe siècle), sur le Toulourenc, à l'emplacement d'une ancienne nécropole.
- Vieux pont en pierre
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Agoult des Baux, sénéchal de Beaucaire et de Carcassonne pour les Valois.
- Alix des Baux, comtesse d'Avellino
- Pierre-François Tonduti, astronome et jurisconsulte du XVIIe siècle.
Anecdotes[modifier]
En 1999, avec 24 habitants seulement, Saint-Léger-du-Ventoux était la commune la moins peuplée de Vaucluse.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- La climatologie du Vaucluse.
- Jacques Galas, Les pays du Ventoux, page 32
- La réserve de biosphère du mont Ventoux
- Robert Bailly, op. cit., p. 363.
- Jules Courtet, op. cit., p. 287.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1912.
- Armorial des communes du Vaucluse
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Bibliographie[modifier]
: source utilisée pour la rédaction de cet article
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)
- Jacques Galas (et photographies de Alain Christof), Les pays du Ventoux, Edisud, 1996 (ISBN 2857448589)

