Sannes

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Sannes
Chapelle de Sannes
Chapelle de Sannes
Blason de Sannes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Monique Barnouin
2014-2020
Code postal 84240
Code commune 84121
Démographie
Gentilé Sannois, Sannoises
Population
municipale
177 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 29″ N 5° 29′ 27″ E / 43.7580555556, 5.4908333333343° 45′ 29″ Nord 5° 29′ 27″ Est / 43.7580555556, 5.49083333333  
Altitude Min. 273 m – Max. 360 m
Superficie 4,6 km2
Localisation

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Liens
Site web sannes.fr

Sannes est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants de Sannes sont les Sannois et les Sannoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur de la Provence, dans le Luberon, Sannes est située en pays d'Aigues, sous le sommet de Mourre Nègre, à 7 km de La Tour d'Aigues, 5 5 km de Cucuron, 9 km de Pertuis, 30 km d'Aix-en-Provence et 55 km de Marseille. Le hameau de Roque-Colombe, sur les hauteurs au nord, est l'aire urbaine la plus importante de la commune. La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cucuron Cabrières-d'Aigues La Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque Rose des vents
Lourmarin N La Motte-d'Aigues, Grambois
O    Sannes    E
S
Ansouis Pertuis La Tour d'Aigues

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif du Luberon compose l'autre partie de la commune. Cette chaîne a commencé à se former au crétacé inférieur, c'est-à-dire entre -135 et -95 millions d'années pour finir de se plisser à partir de -15 millions d'années d'abord dans un axe Nord-Sud, puis de N.NE-S.SO. entre -7et -3 millions d'années. Ces compressions successives ont trouvé leurs termes au pliocène[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située en bordure de l'Èze, et une partie de l'étang de la Bonde est sur son territoire.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Sannes n'ayant pas de station météo, la plus proche est située à Pertuis[3].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le village de Sannes est traversé par la D27 reliant Grambois à Cucuron. Le village est situé à environ 35 min d'Aix-en-Provence.

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Sannes par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[5] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

52 km

(S)

131 km

(S-O)

143 km

(S-E)

229 km

(N)

326 km

(O)

499 km

(O)

565 km

(N-E)

618 km

(N)

673 km

(N-O)

736 km

(N-0)

787 km

(N)

Relief[modifier | modifier le code]

La commune, sur les contreforts sud du massif du Luberon, à une altitude moyenne entre 300 et 310 mètres. Le point le plus bas est situé au sud de la commune, à proximité du château, et le point le plus haut sur une colline au nord.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Aucun transport urbain et interurbain ne dessert Sannes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[6] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 1,84 % 4,81
Zones agricoles 87,31 % 402,75
Zones naturelles 11,61 % 53,54
Total 100 % 461,27

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Sannes comptait 79 logements en 2007.

Les résidences principales représentent 62 logements soit 78,9 % du parc[7]. Les propriétaires de leurs logements constituent 59,4 % des habitants (57,4 % en France métropolitaine).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village résulte de la corruption d'Acianus, comme en témoigne la mention in castro Acianae de 1045, formé du nom gallo-romain Acius et du suffixe d'appartenance -anus. En provençal, sa graphie est Sano ou Sana. De 1793 à 1801 le nom officiel fut Saunes avant de prendre, en 1801, l’appellation définitive de Sannes[8] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Monnayage romain de l'époque classique : un sesterce de Trajan, 105 ap.J.-C.

Près de la ferme des Clots, la mise au jour d’une nécropole gallo-romaine, avec vingt-quatre urnes funéraires et de nombreuses fosses d’incinération comportant du mobilier, les vestiges de murs en petit appareil, les monceaux de tuiles romaines et un nombre important de restes d’amphores, a permis de supposer que l’on se trouvait en présence d’un petit vicus[9].

La découverte de monnaies datant de Domitien, Nerva et Trajan situe son existence entre le Ier et le IIe siècle. La toponymie nous donne même le nom de son fondateur : Acius. Ce vicus était christianisé dès le IVe ou Ve siècle, puisque le musée d’Apt a dans ses collections un superbe sarcophage de cette période représentant le Christ levant sa croix entre deux apôtres[10]. Il était primitivement entreposé à l’intérieur de la chapelle Saint-Pierre, située en bordure d’une ancienne voie romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, la chapelle Saint-Pierre, sise in castro Acianæ fut donnée, en 1045, à l’abbaye Saint-Victor de Marseille par Pons Arbald et Farald Varacon avec Saint-Michel d’Aciane, prieuré aujourd’hui disparu[11].

Le fief de Sannes relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Sannes, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[12].

Au cours du Moyen Âge le nom du village évolua en Sannia (1155) puis en Assana (1274). Dépendant de la viguerie d’Apt, il fut l’un des fiefs des Sabran. Les vaudois furent présents dans la commune, comme dans tout le Luberon.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVe siècle, cette famille, en gêne pécuniaire, rattacha le village à Ansouis, au grand dam des habitants qui portèrent l’affaire devant le Parlement de Grenoble. Les magistrats prirent leur temps pour proclamer, en 1468, le bon droit des Sabran.

Ils s’en débarrassent en 1603 en vendant leur seigneurie aux Tisany de Thibaud. Le vieux Castellas (XIe siècle) étant en ruines, les nouveaux seigneurs firent bâtir en 1661, le château neuf qui a conservé ses très beaux plafonds à la française.

Dès le début du XVIIIe siècle, Sannes passe par mariage à la Famille de Saqui de Sannes de Collobrières. En 1740, ceux-ci accordèrent certaines libertés aux villageois et le droit de garder leurs archives. La Révolution permit à Sannes de retrouver son indépendance et un statut communal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Sannes (84)

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[13]). Lors du scrutin de 2008 la maire sortante Monique Barnouin a obtenu le onzième total de la liste unique[14].

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Monique Barnouin    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

Sannes est la plus petite (en surface et population) des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance no 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse).. Sannes fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Cucuron de 1793 à 1801[8].

Sannes fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d' affaires de Sécurité sociale d’Avignon[15].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de communes, fait partie du Syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[16]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[17].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sannes en 2009[18]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,09 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 7,40 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 18,19 % 0,25 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[19]).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sannes fait partie de la Communauté de communes Luberon-Durance.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

En 2011, la commune comptait 177 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
96 102 133 142 149 157 150 166 161
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
180 166 168 150 139 124 128 125 106
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
107 115 101 92 100 101 111 113 104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
93 80 124 101 131 167 165 162 173
2011 - - - - - - - -
177 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village de Sannes a une superficie de 35,7 km² et une population de 164 habitants, ce qui la classe[21]:

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 28 839e 32 067e 18 769e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte-d'Azur 761e 936e 466e
Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse 138e 145e 107e
Arrondissement d'Apt 50e 54e 35e
Canton de Pertuis 14e 14e 10e

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plus d'écoles à Sannes, les élèves vont à l'école maternelle puis à l'école primaire et le Collège Albert Camus à La Tour d'Aigues[22],[23], puis le lycée Val de Durance[24] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[25] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[26] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

La commune permet la pratique de la randonnée.

La directe proximité de l'étang de la Bonde (en bordure de commune au sud), la pratique de la baignade, ainsi que la pêche et la planche à voile sont possibles. Le plan d'eau de la Bonde est ainsi ouvert à la baignade toute l'année et est surveillé à partir du 1er juillet jusqu'au 31 août sur la plage principale côté ouest (commune voisine) de l'étang face au camping. L'entrée du parking de cette plage est payant durant la période estivale mais on peut se garer librement vers la digue sud sur le parking du restaurant du lac. Quatre courts de tennis sont à disposition toute l'année.

Santé[modifier | modifier le code]

Pertuis, la ville du secteur, possède des services ambulanciers, hospitaliers, etc.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique. Sannes est l'une des 21 communes de la doyenné de Pertuis[27].

Services publics[modifier | modifier le code]

Sannes dépend des Services Publics de Pertuis.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 926 € , seul 39 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 19 863 € représentant un impôt moyen de 1 769 €[7].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 108 personnes (119 en 1999), parmi lesquelles on comptait 75,5 % d'actifs dont 70,9 % ayant un emploi et 4,5 % de chômeurs (contre 5,9 % en 1999)[28].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, un tourisme historique et culturel qui s'appuie sur le riche patrimoine des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, un tourisme récréatif qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, un tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[29].

De nombreux gites ou chambres d'hôtes sont présents dans la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sannes est une très petite commune dont le territoire est agricole à 87 %.

Dégustation à Sannes du vin de pays d'Aigues

Vignes

La commune produit des vins ayant quatre appellations reconnues par INAO[30], un AOC les Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément avoir le label Indication géographique protégée (IGP) Vin de pays d'Aigues[31].qui peuvent être blanc[32], rosé[33], rouge[34].Les viticulteurs produisent aussi un autre label IGP les Vins de Pays de Vaucluse[35] qui peuvent être blanc[36], rosé[37], rouge[38]. Mais également un autre label IGP Vin de pays de Méditerranée qui peut être blanc[39], rosé[40], rouge[41]

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[42]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentent au sein de l'oliveraie[42],[43].

Dans la commune de Sannes quelques oliveraies répondent à ses critères.

Cerises

À Sannes sont cultivées des cerises ayant l'Indication géographique protégée: cerises du Ventoux à savoir que la cerise des coteaux du Ventoux se caractérise par sa production dans la zone des coteaux du Ventoux, par sa cueillette à maturité optimale et par son calibre moyen minimum garanti à 24 mm[44].

Agneau de Sisteron

Les agneaux élevés pendant 60 jours minimum avec la mère en bergerie, et ayant un âge compris entre 70 et 150 jours, et pesant de 13 à 19 kg peuvent prétendre à l'IGP label rouge Agneau de Sisteron[45].

Miel

Les apiculteurs produisant du miel ayant les caractéristiques suivantes : miel monofloral ou polyfloral, y compris miel de miellat, issu de la flore spontanée de Provence ou d'une culture spécifique à la Provence, à l'exception des cultures de colza, de tournesol ou de luzerne ainsi que toute autre culture non spécifique avec des pollens spécifiques à la Provence, spectre pollinique des miels devant, dans tous les cas, présenter une spécificité provençale peuvent prétendre à l'appellation IGP Miel de Provence[46].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Château de Sannes, au sud de la commune, est un simple pavillon érigé au début du XVIIe siècle par Jean de Thibaud de Tisati. Son fils Melchior en fit une gentilhommière en l'agrandissant d'un porche à travèe Toscane. En 1661 une petite chapelle poussa à l'angle nord-est. En 1679 ce fut une terrasse et quant au début du XVIIIe siècle la fille de Melchior épousa Antoine de Saqui, le domaine fut orné du monogramme des deux familles : SS pour Saqui-Sannes. Vers 1760 une extension à l'ouest permit de rejoindre la chapelle. À la révolution, Sannes fut pillé[47]. Le château fut racheté en 1970 par la famille Faucher-Poilpot.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Une chapelle de Sannes

La commune ne possède pas d'église paroissiale, mais plusieurs chapelles :

  • Chapelle Saint-Pierre-des-vignes d'origine romane, remaniée aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècles, isolée au nord, perchée sur un mamelon le long de la route Sannes-Cucuron. Cette chapelle est citée en 1045 en même temps que la première mention du village. Elle se compose d'une nef et d'un transept de dimensions sensiblement égales et d'une abside en cul-de-four (vestige de la construction romane), clocher-arcade, joli oculus ; sarcophage paléo-chrétien trouvé à proximité (déposé au musée d'Apt). On remarque peints sur les murs du chœur deux étranges personnages : à droite, un pêcheur en jeans : Saint-Pierre avec une clé a son cou et un panier en osier garni de poissons à Bouillabaisse et à gauche, une ravissante fille aux longs cheveux blonds flottant dans le vent, c'est la vierge.
  • Chapelle du château de Sannes, XVIIe siècle siècle, avec petit clocheton.
  • Chapelle privée du XIIe siècle siècle.
  • Bel oratoire Sainte-Anne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules, au chevron d'argent accompagné en chef de deux iris d'eau d'or, et en pointe d'une ancre de vaisseau à quatre branches, du même[48]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon,‎ 1876
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy,‎ 1986
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Pays d'Aigues, Édisud,‎ 2008, 285 p. (ISSN 978-2-7449-0764-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997, p. 9.
  3. « Sation météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  4. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  5. (fr) « Distance entre Sannes et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  6. (fr) « Pertuis », Parc du Luberon
  7. a et b (fr) « Recensement 2007 à Sannes », INSEE
  8. a, b et c (fr) « Fiche de Sannes », Cassini
  9. Cf. Gallia, 1953, fasc. 1.
  10. André Dumoulin, Recherches archéologiques dans la région d'Apt, Gallia, 1958, fasc. 1.
  11. Cf. Michel Fixot, Deux mottes en milieu provençal au XIe siècle, Congrès national des sociétés savantes, Lille, 1976.
  12. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  13. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  14. « Résultats élections municipales 2008 à Sannes », sur linternaute.com
  15. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  16. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  17. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  18. « Impots locaux à Sannes », taxes.com
  19. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  21. « Sannes », Annuaire des Mairies
  22. Carte scolaire du Vaucluse
  23. « Site du collège Albert Camus », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  24. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  25. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  26. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  27. « Doyenné de Pertuis », Diocèse d'Avignon
  28. « Résultats du recensement de la population - 2007 », sur site de l'INSEE
  29. Voir Massif du Luberon
  30. « Produits Pertuisiens reconnus AOC, IGP », INAO
  31. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  32. « Fiche de l'Aigues blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  33. « Fiche de l'Aigues rosé », INAO,‎ 1er août 2009
  34. « Fiche de l'Aigues blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  35. « Vignerons de Pertuis produisant du VdP de Vaucluse », Syndicat des Vins de Pays de Vaucluse
  36. « Fiche de l'IGP Vaucluse blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  37. « Fiche de l'IGP Vaucluse rosé », INAO,‎ 1er août 2009
  38. « Fiche de l'IGP Vaucluse rouge », INAO,‎ 1er août 2009
  39. « Fiche de l'IGP Méditerranée blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  40. « Fiche de l'IGP Méditerranée rosé », INAO,‎ 1er août 2009
  41. « Fiche de l'IGP Méditerranée rouge », INAO,‎ 1er août 2009
  42. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC
  43. Les variétés d'olives
  44. « demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée concernant de la cerise des coteaux du Ventoux », Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi,‎ 16 juillet 2003
  45. « Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron », INAO,‎ 20 février 2007
  46. « Fiche de l'IGP Miel de Provence », INAO,‎ 23 novembre 2005
  47. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit. p 190.
  48. Armorial des communes du Vaucluse. Ces armes ont replacée celles qui se lisaient : De gueules, au chevron d'argent accompagné d'une ancre de vaisseau à quatre branches, du même