Saint-Roch

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Saint-Roch
Image illustrative de l'article Saint-Roch
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Château-Renault
Intercommunalité C.C. de Gâtine et Choisilles
Maire
Mandat
Alain Anceau
2014-2020
Code postal 37390
Code commune 37237
Démographie
Gentilé Rochiens
Population
municipale
1 226 hab. (2012)
Densité 258 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 46″ N 0° 34′ 48″ E / 47.4461111111, 0.5847° 26′ 46″ Nord 0° 34′ 48″ Est / 47.4461111111, 0.58  
Altitude Min. 78 m – Max. 113 m
Superficie 4,75 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Roch est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont appelés les Rochiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Roch se trouve au nord du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Saint-Roch se situe à 9,6 km au nord-ouest de Tours[2], préfecture du département d'Indre-et-Loire et à 11,6 km au sud de Neuillé-Pont-Pierre[3], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée.

Saint-Roch fait partie de l'aire urbaine de Tourset est limitrophe de plusieurs communes :

Communes limitrophes de Saint-Roch
Pernay Semblançay Charentilly
Luynes (Indre-et-Loire) Saint-Roch
Luynes (Indre-et-Loire) Fondettes La Membrolle-sur-Choisille

Le territoire de la commune s'étire du nord vers le sud en une bande assez étroite, aux contours irréguliers, de part et d'autre de la D36.

La superficie du territoire Saint-Roch est de 480 hectares (au 1er janvier 2014), bien inférieure à la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine qui s'établit à 1 510,2 hectares[4],[5]. La commune dispose de la seconde plus faible superficie du département.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Saint-Roch soumet la commune à un climat tempéré océanique dit dégradé[6] ; la côte rochelaise est à 200 km à vol d'oiseau de Saint-Roch. Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Ci-dessous les données météorologiques pour la station de Tours, située à 10 km au sud-sud-ouest de Saint-Roch.

Relevés à Tours-Saint-Symphorien pour la période 1981 - 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,9 3,9 5,6 9,2 12,1 14 13,8 11,1 8,6 4,6 2,5 7,5
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,5 12,3 15,2 19,1 22,8 25,5 25,5 21,8 16,8 10,9 7,5 16,1
Ensoleillement (h) 69,2 92 142,1 180,4 202,5 228,2 249,1 239 186 123,3 79,5 57,1 1 848
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : MétéoCentre : Tours[7]

Autour de ces valeurs moyennes, on observe parfois des écarts importants, constituant encore en 2012 des records inégalés ; ainsi, le 10 août 2003, à l'occasion de l'épisode de canicule européenne, la température maximale observée a été de 39,8 °C ; la température la plus basse jamais enregistrée à Tours est de −18,5 °C le 29 décembre 1964 ; une pluviométrie annuelle record de 958 mm a été enregistrée en 1999[7].

La comparaison des moyennes trentenaires à la station de Tours[7](données ci-dessous) semble mettre en évidence une certaine élévation du niveau des températures (minimales, moyennes et maximales) sur les trois périodes de référence ; les paramètres d'ensoleillement et de précipitations n'évoluent pas de manière lisible[Note 1].

Évolution des moyennes trentenaires à la station de Tours (37).
1961-1990 1971-2000 1981-2010
température minimale moyenne (en°C) 6,9 7,1 7,5
température moyenne (en°C) 11,2 11,4 11,8
température maximale moyenne (en°C) 15,4 15,7 16,1
ensoleillement (en h) 1 815,6 1 799,0 1 848 0
précipitations (en mm) 678,9 704,0 695,9

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

À 27 minutes de trajet routier depuis Saint-Roch[8], l'aéroport de Tours Val de Loire (code AITA : TUF • code OACI : LFOT) propose en 2014 des dessertes régulières à destination d'Ajaccio, Figari, Marseille, Dublin, Londres-Stansted, Marrakech et Porto ; d'autres dessertes, saisonnières ou occasionnelles, sont assurées[9].

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Roch se trouve sur la D36 à égale distance (10 km entre Tours et Château-la-Vallière ; cette route, qui dessert le centre-bourg, traverse du nord au sud le territoire communal et sert sur le premier tiers de son tronçon, jusqu'au pont sur la Petite-Choisille, de limite entre avec la commune de Fondettes.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La commune est, en 2014, desservie par la ligne R du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil général d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Château-la-Vallière à Tours, propose trois à quatre dessertes quotidiennes aux arrêts de bus situés sur la commune[10]. La commune de Saint-Roch est la dernière commune de la ligne avant l'entrée dans le réseau Fil bleu, les transports en commun de l'agglomération de Tours et fait office de seul point de passage commun entre les différents départs et terminus de la ligne R, ce qui en fait un lieu de changement de bus pour de nombreux usagers.

Histoire[11][modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Roch est sans doute très ancien bien qu'on en retrouve des traces écrites que depuis le XIIe siècle. Le lieudit le château (clos romain) était sans doute un oppidum (fortification) gauloise remontant donc bien avant cette époque.

La voie romaine, ou chemin de César, allait de Rennes à Poitiers en empruntant une partie du territoire communal : cette route était un axe majeur de communication jusqu'à récemment. Aujourd'hui, certains tronçons de cette route sont recouverts par la RD 36 mais d'autres sont encore visibles.

Vers le Xe siècle, une chapelle Saint-Rémi (saint protecteur des invasions) fut érigée. En 1106 Philippe, abbé de Saint-Julien, donne aux moines ordre de fructifier les terres autour du village. Ici, le seigneur c’est l’Église. La région était marécageuse, les nombreux étangs permettaient l’élevage de poissons, mais l’air était malsain ce qui provoqua de nombreuses épidémies au XVIe siècle et au XVIIe siècle.

Saint Rémi n’était plus indispensable (plus d’invasions). Il fut donc « troqué » avec saint Roch qui protège contre les maladies.

À l'époque de la Révolution, entre 1794 et 1795, Saint-Roch fut appelé « La Montagne » mais retrouva son ancien nom très rapidement.

Depuis les années 1970, la population du village a décuplé.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Roch (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Saint-Roch se blasonnent ainsi :
De gueules à la cotice en barre cousue d'azur chargée de cinq fleurs de lys d'or, accompagnée en chef de saint Roch contourné d'argent, mouvant de la cotice, vêtu en pèlerin, le visage de sable dissimulé sous un capuchon et tenant sous son bras droit un pain rond d'or, et en pointe d'un chien assis d'argent ; le tout enfermé dans une bordure cousue aussi d'azur combinée avec la cotice et chargée, en pointe, de la base d'un tronc de chêne arraché, en chef et aux flancs, de trois branches de chêne feuillées de deux pièces et englantées d'une posées en croix et, aux angles, de quatre branches feuillées de trois pièces et englantées de deux posées en sautoir, le tout d'or mouvant du trait de la bordure.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1908 mai 1953 J. Lemaitre Sans Etiquette Constructeur du château du Tremblay
mars 1970 mars 1995 James Persyn Sans Etiquette  
mars 1995 mars 2001 Christian Fournier Sans Etiquette Ébéniste
mars 2001 mars 2008 Christian Fournier Sans Etiquette Ébéniste
mars 2008 mars 2014 Alain Anceau DVD  
mars 2014 mars 2020 Alain Anceau DVD Président de la communauté de communes de Gâtine et Choisilles

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
219 219 197 232 239 252 233 242 240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
235 253 247 233 237 258 248 265 252
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
232 234 226 179 180 163 168 212 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
240 223 257 535 853 871 1 168 1 248 1 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2007, il y avait 411 maisons, 395 ont été le foyer familial primaire, 10 ont été des résidences secondaires et 6 étaient au chômage. Et 9 ont été de 402 logements étaient des appartements. Sur les 395 logements primaire, 341 étaient occupés par leurs propriétaires, 48 ont été loués et occupés par des locataires et 5 ont été cédées à titre gratuit, un avait un appareil photo, 9 avaient deux, 32 ont eu trois, 104 et 248 dans quatre avaient cinq ou plus. 350 maisons avaient capbaix une place de stationnement. En 1995, il y avait une voiture privée et il y avait deux 290 ou plus[14].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2009, à Saint-Roch il y avait 424 unités fiscales qui constituaient 1266,5 personnes, la recette fiscale annuelle moyenne par personne était de € 21.046[15].

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Sur les 47 établissements qui existaient en 2007, un était une entreprise alimentaire, 7 d'entreprises de fabrication d'autres produits industriels, 13 entreprises de construction, 12 sociétés de négoce et de réparation automobile, une société de l'auberge et un restaurant, une société de l'information et de communication, deux sociétés immobilières, 7 sociétés de services, une entité de l'administration publique et deux entreprises classées comme à « autres activités de services[16] ».

Sur les 18 établissements de services existants en 2009, 3 sont de l'équipement de réparation d'automobiles et agricoles, 1 palette, 2 peintres, 1 plâtrier, 1 menuiserie, 1 plomberie , 5 électriciens et 1 restaurant[17].

Le seul établissement commercial qui existait en 2009 était une boulangerie[18].

En 2000, à Saint-Roch, il y avait quatre fermes.

Il y a également une école primaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le chêne de la liberté (1790) désormais sculpté par Jean Vindras et Fodé Bayo.
  • Monument aux morts (1914-1918/1939-1945).
  • Cœur de l’église (XIe siècle).
  • Sculptures de Michel Audiard représentants un orchestre d’animaux.
  • Borne milliaire de l'époque romaine retrouvé sur la voie romaine.
  • Le Château du Tremblay, propriété privée et ses dépendances (1840) avec des bases du XXe siècle.
  • Voie romaine allant du sud de l'Espagne au nord de la Gaule (tronçon de Poitiers au Mans).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistiques des données présentées. Elles n'ont qu'une valeur indicative.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source: Entre Nous (Journal communal de Saint-Roch)
  2. « Orthodromie entre "Saint-Roch" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 3 janvier 2015).
  3. « Orthodromie entre "Saint-Roch" et "Neuillé-Pont-Pierre" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 3 janvier 2015).
  4. Code officiel géographique - présentation [lire en ligne].
  5. Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013 [lire en ligne].
  6. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 22 novembre 2014).
  7. a, b et c « Records météorologiques pour Tours entre 1956 et 2012. », sur le site de Météo Centre (consulté le 22 novembre 2014).
  8. « Calcul d'itinéraire Saint-Roch / Aéroport de Tours Saint-Symphorien », sur le site viamichelin.fr (consulté le 3 janvier 2015).
  9. « Carte des destinations », sur le site de l'aéroport de Tours Val-de-Loire (consulté le 3 janvier 2015).
  10. Fiche horaire de la ligne R - Château la Vallière - Tours à partir du 2 septembre 2014, [lire en ligne].
  11. Source: Entre Nous (Journal communal de Saint-Roch)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  14. Logement, 1968-2007
  15. Revenus fiscaux des ménages en 2008
  16. Créations et stock d'établissements par commune en 2009
  17. Nombre d'équipements des services aux particuliers
  18. Nombre d'équipements et de services dans le domaine du commerce en 2009
  19. « La Nouvelle République - Orchestre Animal de Pascal Nègre », sur lanouvellerepublique.fr,‎ (consulté le 3 janvier 2015)