La Brillanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Brillanne
Le village.
Le village.
Blason de La Brillanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Peyruis
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Jean-Charles Borghini
2014-2020
Code postal 04700
Code commune 04034
Démographie
Gentilé Brillannais
Population
municipale
986 hab. (2011)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 39″ N 5° 53′ 30″ E / 43.9275, 5.8916666666743° 55′ 39″ Nord 5° 53′ 30″ Est / 43.9275, 5.89166666667  
Altitude Min. 332 m – Max. 520 m
Superficie 7,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
La Brillanne

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
La Brillanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Brillanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Brillanne
Liens
Site web Site officiel

La Brillanne (La Brihano en provençal selon la norme mistralienne et La Brilhana selon la norme classique) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune de La Brillanne est située en Haute-Provence, ou Provence intérieure, région plutôt enclavée et isolée. Mais elle est traversée par la vallée de la Durance, qui est une voie de pénétration naturelle dans le massif alpin. Ces deux facteurs ont joué un rôle important dans l'histoire. La Durance est elle-même est une voie de communication, empruntée par les radeliers jusqu'au début du XXe siècle. Les Gaulois, puis les Romains, modèlent le paysage avec l'agriculture méditerranéenne (l'olivier est cultivé) ; la voie domitienne passe à proximité et permet la pénétration du mode de vie romain. Au début du XIXe siècle, les routes RN 100 et RN 96 se croisent sur la commune, qui accueille également une gare sur la ligne remontant vers Grenoble. Ces voies de communication rapides ont permis une libération rapide en 1944, dans la semaine qui a suivi le débarquement de Provence. La Durance permet également la production d'énergie hydroélectrique. Aujourd'hui, c'est l'autoroute A51 qui dessert la commune. Finalement, cette commune agricole, de faible étendue, a vu sa population croître grâce à ces infrastructures. Cette situation apporte aussi ses dangers : les transports de marchandises dangereuses sont fréquents, et la commune est menacée par l'onde de submersion qui serait provoquée par une rupture du barrage de Serre-Ponçon.

Le nom de ses habitants est Brillannais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 349 m d’altitude[2], dans la vallée de la Durance, face à Oraison. Le Lauzon traverse la commune et reçoit les eaux du Beveron avant de se jeter dans la Durance[3].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
La Brillanne et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de La Brillanne sont Lurs, Niozelles, Oraison, Villeneuve.

Le canal d’irrigation de La Brillanne a été creusé au XVIIIe siècle. Le pont sur la Durance (vers Oraison) a remplacé le bac au XIXe siècle.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de La Brillane est arrosée par la Durance[4]. Une station de surveillance de son cours est implantée à La Brillanne[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Escalier privé à La Brillanne.

Transports[modifier | modifier le code]

La Brillanne est située au carrefour de l’ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne et de l’ancienne RN 100 (actuelle RD 4100), qui relie Avignon à Barcelonnette.

La Brillanne est desservi par l’échangeur autoroutier de La Brillanne no 19, située sur l'autoroute A51, qui permet une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

La commune est également desservie par la RD 4b, ancienne route nationale 207a qui ne fait que traverser la Durance et arriver à Oraison.

Lignes de bus[modifier | modifier le code]

La Brillanne est desservie par quatre lignes express régionales LER Provence-Alpes-Côte d'Azur (bus)[6] qui sont les suivantes :

Le village est aussi desservi par une ligne départementale[11], la ligne Oraison ↔ La Brillanne ↔ VilleneuveVolxManosque.

Transports scolaires[modifier | modifier le code]

Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège Itard d'Oraison et les 3 collèges de Manosque mais aussi les trois lycées de Manosque, le lycée Félix-Esclangon, le lycée des Iscles et le lycée des Métiers-Louis-Martin-Bret. Ces lignes sont financées par le conseil général des Alpes-de-Haute-Provence et de la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est celle de La Brillanne-Oraison et desservie par les TER de la ligne de Lyon à Marseille (via Grenoble)

La gare TGV la plus proche de La Brillanne est celle d'Aix-en-Provence TGV.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Peyruis auquel appartient La Brillanne est en zone 2 (risque moyen) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[12], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[13]. La commune de La Brillanne est également exposée à trois autres risques naturels[13] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Durance),
  • mouvement de terrain.

La commune de La Brillanne est également exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

Un plan de surfaces submersibles (en cas de crue de la Durance) est établi depuis 1961[14] et le Dicrim n’existe pas[18].

Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux du 26 décembre 1979, avec une intensité macro-sismique de IV sur l’échelle MSK et Volx pour épicentre, et celui du 8 février 1974, avec une intensité de III et Thorame pour épicentre[19]. En 2001, un wagon stationnant dans la gare de La Brillanne laisse fuir du trichlorométhane[20]. En 2002, un accident de la circulation implique un camion-citerne sur l’autoroute, et 9 000 litres d’acide chlorhydrique sont dispersés dans la nature[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIIe siècle (Lebrinnana[21],[22]), en 1126 selon les auteurs cités après, qui donnent la forme Lebrinnana. Ce nom de lieu dériverait d’un nom de personne romain, Leporius selon Charles Rostaing, Leporinus selon Ernest Nègre. L’ajout du suffixe -ana (signifiant villa de) aurait donné ensuite Lebrinnana, puis par attraction du terme occitan brilhar, Lebrilhana et enfin la mécoupure détachant le faux article du nom[23],[24],[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 382 personnes, dont 54 chômeurs[25] (75 fin 2011[26]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (à 84 %)[27] et travaillent majoritairement hors de la commune (à 79 %)[27]. Si le secteur primaire conserve une certaine importance, avec 14 % des établissements en 2010[28], les services et l’administration concentrent à la fois la majorité des établissements et des emplois[28].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Un horticulteur à La Brillanne.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 14 établissements actifs au sens de l’Insee et 10 emplois salariés[28].

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en légère baisse dans les années 2000, passant de douze à neuf, des grandes cultures pour quatre exploitations. À contre-courant du mouvement général, trois polyculteurs se sont installés en 2000, alors qu’aucune exploitation ne pratiquait plus la polyculture au début de la décennie[29]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé, de 268 ha à 184 ha, alors que le nombre d’exploitations perdait près de la moitié de son effectif, passant de 22 à 12[30]. De 2000 à 2010, la SAU s’est maintenue, augmentant même légèrement à 190 ha[29].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant soumise à des contraintes aiguës. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de La Brillanne occupait plus de 10 hectares au début du XIXe siècle, et compte actuellement plusieurs milliers de pieds exploités[31].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 22 établissements, employant 55 salariés[28].

Une centrale hydroélectrique, utilisant les eaux de la Durance, est implantée sur la commune depuis 1953. Elle succède à une plus ancienne datant de 1906[32].

Les principales entreprises sont CMR, spécialisé dans le traitement des déchets industriels banals (DIB), emploie 15 salariés[33], et l’Imprimerie de Haute-Provence, qui en fait travailler 11[34]. Perlamande emploie 35 salariés dans la transformation de fruits secs[35],[36].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 50 établissements (avec 107 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 14 établissements du secteur administratif (salariant 41 personnes)[28].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[37], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[38]. La Brillanne compte très peu de structures d’hébergement, essentiellement quelques meublés[39]. Le parc des résidences secondaires est très faible et n’apporte pas un complément significatif[40] avec seulement 14 logements[41],[42].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de La Brillanne fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[43]. De la période de présence romaine datent quelques vestiges, dont une villa découverte par prospection aérienne en 1982[44].

De cette époque, subsiste un élément important pour la communauté : la limite nord, avec sa voisine Lurs, reste fixée sur le sommet de la colline du Pied d'Aulun, repère visuel dans le paysage, et qui abrita un culte gaulois. La persistance d'une telle borne territoriale semble un processus courant[45].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[46].

Aux XIe et XIIe siècles, l’église paroissiale Sainte-Agathe et ses revenus relevaient de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[47]. Cette église revient au milieu du XIIe siècle aux évêques de Sisteron. Pierre de Sabran, évêque, l'échange avec un lot de possessions avec l'abbaye de Montmajour, qui lui restitue quelques églises de son évêché[48]. La Brillanne dépendait des évêques de Sisteron au Moyen Âge, le fief s’est morcelé entre plusieurs petits seigneurs par la suite[21].

Appartenant d'abord aux seigneurs de Volx, le château de La Brillanne passe en 1126 aux mains des comtes de Provence[49] qui en gardent constamment le contrôle par la suite. En 1144, l'ensemble de la famille des comtes de Forcalquier, sur le conseil d'un local, donne La Brillanne aux Templiers[50]. Cette donation est confirmée entre 1152 et 1157, assortie de l'accord des comtes de Forcalquier pour que les Templiers puissent l'échanger. Aussitôt l’évêque de Sisteron Pierre de Sabran échange son domaine d’Aulun contre le château de La Brillanne[51]. Le chapitre de Forcalquier s'oppose à cet échange. Et en 1174, une fois adulte, le comte Guillaume IV de Forcalquier, qui avait moins de cinq ans au moment de la confirmation de donation, rétablit le don du château aux Templiers[52],[53].

Au même moment, les Templiers accroissent leur contrôle sur La Brillanne, faisant l'acquisition de l'église paroissiale Sainte-Agathe auprès de l'abbaye de Montmajour[48]. Ce contrôle reste toutefois limité : outre la collation de la cure qui reste soumise à l'approbation des évêques de Sisteron, le château leur est retiré par Guillaume IV de Forcalquier dès 1203, qui le donne à Raymond d'Agout avec le château de Volx[54]. De plus, leurs possessions en terres et maisons dans le terroir de La Brillanne étaient extrêmement limitées, les évêques de Sisteron étant bien mieux dotés[55].

En 1220, le château de La Brillanne change encore de mains. Lorsque le comté de Forcalquier perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté est donnée à Guillaume de Sabran[56], avec le château de La Brillanne et le péage fructueux placé sur la route reliant les Alpes à la Basse-Provence et empruntant la vallée de la Durance. Pour récupérer une partie de ce trafic, Raimond Bérenger oblige les marchands à passer par Montfuron, Forcalquier et Lurs[54].

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1270[57]. Il faisait partie des plus fréquentés[58]. Autre ressource économique liée à la Durance, un péage était établi en travers de la rivière et taxait les radeliers qui la descendaient[59].

La communauté relevait de la viguerie de Sisteron[52].

Temps modernes (1483-1789)[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une statue de Poilu peinte monte la garde sur un socle carré. Monument pavoisé pour le 11 novembre
Monument aux morts de La Brillanne.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 17 habitants de La Brillanne sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[60].

Comme de nombreuses communes du département, La Brillanne se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[61]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[62], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent La Brillanne[63]. Et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de la commune sont régulièrement scolarisées.

Plusieurs chantiers modernisent La Brillanne au cours des XIXe siècleet :

  • construction de la voie ferrée et de la gare à la fin des années 1860 (inauguration en 1872) par la société PLM ;
  • construction du pont sur la Durance dans les années 1880 (inauguration en 1888)[64] ;
  • construction de la centrale hydroélectrique (inauguration en 1908) avec son canal de dérivation par la compagnie Énergie électrique du littoral méditerranéen[65],[66] ;
  • construction d’un barrage de retenue sur la Durance et doublement du canal de dérivation pour alimenter les usines électriques de La Brillanne-Villeneuve et du Largue dans les années 1930[67][travail inédit ?] ;
  • reconstruction de la centrale électrique en 1953.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août pour préparer le débarquement de Provence en menant des actions sur les arrières allemands, et notamment contre les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance, de Manosque à Veynes[68]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[69], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[70]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont La Brillanne[71].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à La Brillanne. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[72].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Brillanne

Blasonnement :
« Coupé : au premier d'or à la bande de sinople, au second de sinople au cheval d'or. »[73]

Plaque de rue à La Brillanne.jpg

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Façade rose à un étage et trois fenêtres, escalier montant la porte centrale. En bas à gauche, à côté de l’escalier, ouverture en arche dans un étage en-dessous.
Façade de la mairie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Brillanne fait partie :

Municipalité[modifier | modifier le code]

[Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014 ,[74]. |Parti= |Qualité=
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1896 Louis Cléopâtre[74]    
1896 1904 Bienvenu Basset[74]    
1904 1919 Louis Etienne[74]    
1919 1929 Abel Comte[74]    
1929 1935 Léon Fourment[74]    
1935 1945 Fernand Aymard[74]    
1945 1953 Gustave Niel[74]    
1953 1959 André Segond[74]    
1959 1965 Maxime Granier[74]    
1965 1971 Louis Palayer[74]    
1971 1977 Jean Clappier[74]    
1977 1987 Maurice Émile Marie[74]    
1987 2001 Ernest Borghini    
2001 mars 2008 André Piche[75] DVG[76]  
mars 2008 mars 2014 Martine Carbonnel[77] PS[78]  
2014 en cours
(au 17 avril 2014)
Jean-Charles Borghini[79]    
Les données manquantes sont à compléter.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire et maternelle. Le collège de secteur se situe à Oraison : Collège Itard. La grande majotité des élèves poursuivent ensuite à Manosque : Lycée Félix Esclangon, Lycée des Iscles et Lycée des métiers Louis Martin Bret[80].

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Démographie[modifier | modifier le code]

Fontaine de 1894.

En 2011, la commune comptait 986 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2019, 2014, etc. pour La Brillanne). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
13 feux 430 223 215 257 218 252 288 281 264
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
245 265 271 261 385 300 285 436 341 390
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
410 960 457 381 402 640 425 443 452 550
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 - -
421 591 573 649 765 823 919 986 - -
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[21], EHESS jusqu'en 1962[81], base Insee à partir de 1968[82],[83],[84],[85])


La commune de La Brillanne n'a pas connu la saignée démographique due à l'exode rural commune à la plupart des communes du département. Elle a connu au contraire une croissance irrégulière, marquée par différents chantiers qui forment autant de pics, suivis de creux. Ces creux s'établissent cependant à un niveau supérieur à celui précédant le chantier :

  • pic de 1872, dû au chantier de construction de la ligne de Marseille à Lyon via Grenoble ;
  • pic de 1886, dû au chantier de construction du pont suspendu sur la Durance[64] ;
  • pic de 1906, dû à la construction de la centrale électrique[65] et du canal de dérivation qui amène une population de 515 ouvriers[66] ;
  • nouveau pic en 1936 pour le chantier de construction d’un barrage sur la Durance[67][travail inédit ?] ;
  • enfin, hausse dans les années 1950 et 1960 liée à l'aménagement hydroélectrique Durance-Verdon.
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur la place des Aires, la grande bâtisse, dotée d’une grande salle voûtée, a pu servir de relais de poste[86].

Pont de pierre, large de 50 cm, à parapets, en partie effondré.
Pont muletier dit pont du Pâtre, sur le Lauzon.
Oratoire.

Plusieurs ponts présentent des particularités :

  • le pont suspendu sur la Durance : il fait 285 m de long sur 6 de large ; on y accède par deux chaussées en remblai de 250 m. Plusieurs tentatives d’adjudication ont échoué avant que sa construction puisse commencer. Ses fondations sont établies à 10 m de profondeur sur un banc de poudingue. Lors de la construction, deux équipes de 11 heures travaillaient en alternance. Les conditions difficiles du chantier provoquèrent une grève. L’inauguration eut lieu le 29 avril 1888, et donna lieu à une fête de quatre jours, pendant laquelle le prix du quatrain est décerné à Frédéric Mistral). Il a été élargi dans les années 1990 par une dalle de béton en encorbellement symétrique. Il est actuellement emprunté par la RD 4[64] ;
  • le pont triple sur le Lauzon, dit pont du Pâtre, sur l’itinéraire ancien de la RN 96[87]. Ce pont muletier tombe en ruines ;
  • le pont du Lauzon emprunté par la RN 100[87] ;

Le château fort est en ruines.

Clocher de l’église Sainte-Agathe.

L'église Sainte-Agathe, est construite au XVIIe siècle, avec trois travées dotées d’arcs de décharge. La première travée, plus récente, plus étroite et sans arc de décharge, date du XIXe siècle. Les fonts baptismaux sont placés dans une chapelle particulière. Le portail d’accès est sur la façade nord[88]. La cloche date de 1613[89] ; le tableau de la Vierge date du XVIIIe siècle : c’est une huile sur bois, classée au titre objet[90].

Le barrage de La Brillanne, qui sert de prise d’eau pour le canal d’irrigation dit canal de La Brillanne, est en pierre de taille et béton. Le seuil a cédé en juin 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roger Brunet, « Canton de Peyruis », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013.
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p., (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. IGN, Carte topographique de La Brillanne sur Géoportail. Consulté le 12 décembre 2008..
  4. Fiche de la Durance sur le site du SANDRE
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 28
  6. Info LER PACA
  7. Horaires et tarifs LER Ligne 22
  8. Horaires et tarifs LER Ligne 28
  9. Horaires et tarifs LER Ligne 29
  10. Horaires et tarifs LER Ligne 38
  11. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Manosque
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  13. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 4 juillet 2012.
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  15. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 74.
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  17. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  18. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 4 juillet 2011.
  19. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à La Brillanne », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 4 juillet 2012.
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  21. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 166.
  22. a et b Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 51.
  23. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 403.
  24. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne) § 9949, p. 609.
  25. Insee, Dossier local - Commune : La Brillanne (04034), p. 5.
  26. Insee, Dossier local, p. 8.
  27. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  28. a, b, c, d et e Insee, Dossier local, p. 16.
  29. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  30. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  31. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, no 109, 2007, p. 58.
  32. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, collection « Rivières et vallées de France », (ISBN 2-7089-9503-0), p. 152.
  33. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, C.M.R - Chaillan, consultée le 20 septembre 2012.
  34. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Imprimerie de Haute-Provence, consultée le 20 septembre 2012.
  35. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Perlamande Sofalip, consultée le 3 février 2014.
  36. « À la pointe des entreprises », Conseil général Alpes-de-Haute-Provence, no 120, janvier 2014, p. 8.
  37. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  38. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  39. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  40. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  41. Insee, Dossier local, p. 17.
  42. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  43. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe siècle au VIIe siècle », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  44. Marc Gauthier, « Provence-Alpes-Côte d’Azur », Gallia, Tome 43, no 2, 1985. p. 533.
  45. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 151.
  46. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  47. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe siècle au XIIIe siècle siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p., (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 216.
  48. a et b Varano, op. cit., p. 714.
  49. Varano, op. cit., p. 711.
  50. Varano, op. cit., p. 459.
  51. Varano, op. cit., p. 712-713.
  52. a et b Daniel Thiery, « La Brillanne », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 13 décembre 2010, mis à jour le 19 décembre 2010, consulté le 4 juillet 2012.
  53. Varano, op. cit., p. 713.
  54. a et b Varano, op. cit., p. 715.
  55. Varano, op. cit., p. 717.
  56. Varano, op. cit., p. 486.
  57. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, (ISBN 2-906162-71-X), p. 55.
  58. Guy Barruol, « La Durance dans l’Antiquité et au Moyen Âge », in La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, p. 48.
  59. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  60. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  61. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  62. Labadie, op. cit., p. 16.
  63. Labadie, op. cit., p. 18.
  64. a, b et c Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 86-87.
  65. a et b Christiane Spill, « L'équipement hydro-électrique de la Provence », Méditerranée, Troisième série, Tome 39, no 2-3,-1980. L'eau en Provence-Alpes-Côte d'Azur. p. 86.
  66. a et b « A propos du dernier recensement », Annales des Basses-Alpes-Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, volume 13, no 104-111, p. 32.
  67. a et b Concession à la société ÉÉLM, 1936, publiée sur le site de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.
  68. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 250.
  69. Henri Julien, op. cit., p. 80.
  70. Henri Julien, op. cit., p. 81.
  71. Henri Julien, op. cit., p. 251.
  72. Réparaz, op. cit., p. 56 et 59.
  73. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  74. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m D’après la plaque commémorative posée au-dessus de la fontaine en face de la mairie.
  75. André Piche est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Daniel Gluckstein à l’élection présidentielle de 2002, Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  76. Annuaire des mairies des Alpes-de-Haute-Provence
  77. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013.
  78. Site de la Fédération du PS 04
  79. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « De La Bréole à Corbières (liste 2) », Les communes du département, consultée le 17 avril 2014.
  80. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  81. EHESS, notice communale de La Brillanne sur la base de données Cassini, consultée le 24 juillet 2009.
  82. « Résultats du recensement de la population - La Brillanne », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  83. « Recensement de la population au 1er janvier 2004 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  84. « Recensement de la population au 1er janvier 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  85. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  86. Raymond Collier, op. cit., p. 424.
  87. a et b Cité dans Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier, 2006.
  88. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 217.
  89. Raymond Collier, op. cit., p. 529.
  90. Arrêté du 5 octobre 1989, « tableau, cadre : Vierge », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 28 octobre 2008.