Le Puy-Sainte-Réparade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Puy-Sainte-Réparade
Le site de la Quille
Le site de la Quille
Blason de Le Puy-Sainte-Réparade
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Peyrolles-en-Provence
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Jean-David Ciot (PS)
2014-2020
Code postal 13610
Code commune 13080
Démographie
Gentilé Puechens
Population
municipale
5 338 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 51″ N 5° 26′ 17″ E / 43.6641666667, 5.4380555555643° 39′ 51″ Nord 5° 26′ 17″ Est / 43.6641666667, 5.43805555556  
Altitude 196 m (min. : 164 m) (max. : 492 m)
Superficie 46,29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Le Puy-Sainte-Réparade

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Le Puy-Sainte-Réparade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Puy-Sainte-Réparade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Puy-Sainte-Réparade

Le Puy-Sainte-Réparade est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Puechens ; le latin podium a abouti à puy en français et à puech en provençal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Puy-Sainte-Réparade, entourée par les communes de Saint-Estève-Janson, Meyrargues et Pertuis, s’étend sur 46,3 km2. La commune est située à 6 km au sud-ouest de Pertuis[1]. Située à 199 mètres d’altitude, la commune du Puy est traversée par plusieurs cours d’eau notamment la Durance, la rivière l’Éze et le ruisseau de Concerande.

Le Puy-Sainte-Reparade fait partie du val de Durance, un espace géographique regroupant plusieurs dizaines de communes et près de 50 000 habitants. Le val de Durance est un espace charnière entre la Métropole Aix-Marseille et l’espace rural du Luberon (le parc naturel régional du Luberon se situant environ à 5 km de la commune).

Le tissu économique des environs du Puy-Sainte-Réparade est marqué par la prédominance d’une activité agricole[2]. Cependant, la décision de la communauté internationale d’installer le programme ITER sur le territoire de la Durance, représente une opportunité exceptionnelle de développement économique pour le territoire[3],[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France[5] / Station de Salon de Provence

Toponymie[modifier | modifier le code]

Micro-toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit Féline fait référence à un atelier de potier, figulina en latin[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1297[7]. Il fusionne avec celui de Pertuis au XVe siècle[8].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, qui fait la conquête du Puy-Sainte-Réparade à l’été 1383. Lorsque Louis Ier meurt et que sa veuve, Marie de Blois, arrive en Provence pour défendre les droits de son fils Louis II, elle réclame que le sénéchal lui cède la ville, ce qu’il refuse par instruction du roi de France[9].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 11 juin 1909, un tremblement de terre fortement ressenti dans la région, détruisit plus de vingt maisons sur la commune, et causa la mort de deux personnes, sur les quarante-six victimes recensées, toutes villes confondues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Puy-Sainte-Réparade

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un pal d'azur, coupé de sinople, à un cheval gai, d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 juin 2000 Louis Philibert PS sénateur
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Bertrand UMP  
mars 2008 en cours Jean-David Ciot PS Député depuis 2012

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises au Puy-Sainte-Réparade en 2009[10]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,64 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,09 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,81 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 19,00 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[11]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Commune jumelée avec Zellik-Asse en Belgique.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 338 1 552 1 277 1 642 1 418 1 388 1 410 1 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 633 1 538 1 484 1 420 1 291 1 248 1 250 1 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 322 1 335 1 379 1 179 1 181 1 195 1 091 1 190 1 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 641 2 569 2 859 3 079 4 414 4 812 5 112 5 338 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Au Puy-Sainte-Réparade nombreuses sont les associations sportives, avec notamment le Basket Olympique Puechen (BOP) ou encore la JSP Football Club.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche descriptive du Puy Sainte Réparade sur http://www.annuaire-mairie.fr
  2. Etude démographie et économique du Val de Durance | PDF
  3. http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/le-dire-de-l-etat-sur-le-val-de-a639.html Résumé du "Dire de l'État" sur l'implantation du projet ITER]
  4. "Dire de l'Etat" sur l'impact du projet ITER sur le Val de Durance | Document PDF
  5. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13103001
  6. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 53
  7. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  8. Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
  9. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  10. « Impots locaux au Puy-Sainte-Réparade », taxes.com
  11. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Château de Fonscolombe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Domaine d'Arnajon », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]