Cairanne

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Cairanne
Vue du vieux village
Vue du vieux village
Blason de Cairanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Vaison-la-Romaine
Intercommunalité Communauté de communes Pays Vaison Ventoux
Maire
Mandat
Roger Rossin
2014-2020
Code postal 84290
Code commune 84028
Démographie
Gentilé Cairannais, Cairannaises
Population
municipale
1 014 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 02″ N 4° 56′ 03″ E / 44.2338888889, 4.93416666667 ()44° 14′ 02″ Nord 4° 56′ 03″ Est / 44.2338888889, 4.93416666667 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 339 m
Superficie 22,51 km2
Localisation

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Cairanne est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cairanne est l'une des 18 communes à avoir le droit d'accoler son nom à l'AOC Côtes du Rhône Villages. La commune s'étend entre le talweg de l'Eygues, rivière torrentueuse et ses dépôts alluvionnaires. Son terroir s'abaisse graduellement de la colline de Ventabren[1].

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Les routes départementales 51, 69, 93 et 157 passent toutes sur la commune et rejoignent la route départementale 8 qui traverse le bourg.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7.

Relief[modifier | modifier le code]

Le vieux village est perché au sommet du piton rocheux d'une colline dominant les terrasses de l'Aigues. Le point culminant de cette commune, baptisée le Belvédère des côtes-du-rhône, est situé à 320 mètres d'altitude[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière torrentueuse de l'Aygues sépare la commune de sa voisine Sainte-Cécile-les-Vignes.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble
  • La saisonnalité des pluies est très marquée
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.

Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[4].

Relevé météorologique de Cairanne
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 23 23 19,5 15,5 9 6,5 14,3
Température moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,5
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
1985
−14,5
1956
−9,7
2005
−2,9
1970
1,3
1979
5,7
1984
9
1953
8,3
1974
3,1
1974
−1,1
1973
−5,4
1952
−14,4
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
20,3
2002
23
1960
27,2
1990
30,7
2005
34,5
2001
38,1
2003
40,7
1983
42,6
2003
35,1
1966
29,6
1985
24,6
1970
20,2
1983
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 42,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,8 52,8 34 460,6
Source : Données climatologiques de Vaison-la-Romaine 2000-2007
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10
6
36,5
 
 
 
12
7,5
23,3
 
 
 
16
11
24,9
 
 
 
18
13
42,7
 
 
 
23
17,5
45,6
 
 
 
27
21
25,4
 
 
 
30
23
20,9
 
 
 
30
23
29,1
 
 
 
25
19,5
65,8
 
 
 
20
15,5
59,8
 
 
 
13
9
52,8
 
 
 
10
6,5
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et -12,8 °C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.

Le mistral

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[5]. Le tableau suivant indique les différentes vitesse du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et à sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[6].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Dec.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au quartier des Échaffins, un ossuaire néolithique a livré un important mobilier funéraire (vases, poteries, pointes de flèche, etc.)[7].

Des fouilles au quartier Saint-Martin, au lieu-dit des Plantades, ont mis au jour les futs et les bases de colonnes d'un temple, ainsi que des débris d'amphores, du numéraire, des ustensiles domestiques et une statuette de bronze de Jupiter Dispater provenant d'une villa gallo-romaine[7]. Un monument élevé à son fils Infantus par Cassius Severianus, intendant de la Narbonnaise pour l'empereur Probus, est la preuve de son passage ou de sa résidence en ce lieu. En 280, l’empereur Probus avait annulé le décret de Domitien sur les vignes, mettant fin à la pénurie créée par l’édit de Dèce, trente ans plus tôt. Le gouverneur de la Narbonnaise Cassius Severianus ordonna de replanter massivement le vignoble en Narbonnaise et en Aquitaine[8].

Une tradition veut que le site de Cairanne, sur un oppidum, ait été celui de la mythique Aeria de Strabon. La présence de cette cité est revendiquée par 120 autres communes de la Drôme et de Vaucluse[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une autre légende tenace fait de Cairanne le siège d'une Commanderie du Temple. Cette supercherie a été dénoncée par Robert Bailly qui a découvert que les archives municipales ont été falsifiées et truquées par des ajouts récents ayant trait à cet Ordre afin d'asseoir cette croyance[7].

Le village fut un fief des comtes de Toulouse qui, au cours du XIIe siècle, l'attribuèrent en coseigneurie aux Fouras, Mormoiron, Mondragon et Mornas[7]. Ce fut Raymond de Mornas qui le premier, en 1177, céda ses parts à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[9].

Au cours du siècle suivant, Raymond Gaufridi de Castellane reçut en dot une partie de Cairanne lors de son mariage avec Randonne de Mondragon. En cette même année 1283, les deux époux cédèrent leurs droits, au cours du mois de septembre, au Grand Prieur de Saint-Gilles. Celui-ci se déplaça personnellement en octobre de cette année pour venir en prendre possession en faisant « hisser l'oriflamme de l'Ordre en signe de haute seigneurie »[9].

Les Hospitaliers durent rétrocéder Cairanne au pape Jean XXII en 1320[10]. La Révérende Chambre Apostolique - le ministère des finances pontificales - en devint Dame Foncière[9] et le souverain pontife se réserva la dîme annuelle qui s'élevait à douze tonneaux de vin du cru[8].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion n'épargnèrent point le village. En 1563, il est attaqué et pris par les religionnaires venus de Sainte-Cécile proche. Il reste quelques mois sous leur coupe puisque la même année Fabrice Serbelloni l'investit avec ses troupes pontificales. Il est à nouveau repris par l'armée de Lesdiguières en 1588[10].

En 1593, Antoine de Simiane acheta la seigneurie avec tous ses droits de paréage. Deux ans plus tard, une transaction eut lieu entre lui et la Révérende Chambre. Celle-ci recevait ses directes sur Valréas et lui cédait en contrepartie ses droits sur Cairanne[9].

Puis en 1623, Antoine et son fils Louis de Simiane vendirent leur fief de Cairanne à Paul de Cambis[9].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1765, le village se voit doter d'un Hôpital à la suite d'un don fait par le sieur Besson, prêtre[10].

En 1766, une délibération du Conseil de Ville ordonna que désormais : « Les aubergistes et cabaretiers ne pourront vendre aux particuliers que du vin du lieu et en bouteilles cachetées. Les messieurs de la police sont chargés de mettre le sceau aux dites bouteilles et les vendeurs devront justifier l'origine de leur vin »[8].

Le 23 février 1773, Marie Joosèphe Sophie De Cambis apporta Cairanne en dot à Jean-Jacques Vidaud de La Tour. Les exigences féodales du nouveau seigneur lui furent fatales lors de la Révolution et il fut condamné à mort par la Commission populaire d'Orange le 25 juin 1794 (7 messidor An II)[9].

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune est surtout renommée par la qualité des fruits de ses vergers et « ses lièvres sont fort estimés »[10]. Mais ses vins sont déjà estimés, en effet vers 1850, il y eut une forte demande de vin blanc. Celui-ci était consommé « bourru » sur les places de Saint-Étienne et Lyon où il était acheminé par chemin de fer[8]. Ce fut au cours de ce siècle que le village médiéval fut, peu à peu, délaissé et que l'habitat descendit au pied de la colline[2].

Les vignerons de la commune obtinrent la dénomination côtes-du-rhône cairanne en 1953, puis leur vin fut classé en AOC côtes-du-rhône villages cairanne en 1967.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est Castri Cairane, attestée en 1123. Elle dérive ensuite en Cairania (1150) puis Cayranna (1317)[7]. Ces toponymes suggèrent le nom d'un homme gaulois, Carius, auquel a été ajouté le suffixe -ana[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au château masuré de deux tours d'or, ouvert et ajouré du champ, maçonné de sable, accompagné en chef d'une étoile et en pointe d'une clef posée en fasce, le panneton en bas, le tout aussi d'or[12]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 2001 Gérard Pierrefeu    
2001 2014 Vincent Seve DVD  
2014 en cours Roger Rossin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux, qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cairanne en 2009[13]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,65 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 7,96 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 37,98 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 17,84 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Cairanne sont appelés les Cairannais et Cairannaises.

En 2011, la commune comptait 1 014 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 718 839 894 850 933 923 955 983
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 030 1 120 1 165 1 074 1 007 946 861 809 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
815 815 779 695 698 756 771 782 814
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
889 871 809 840 863 850 847 871 983
2011 - - - - - - - -
1 014 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les vignerons de la commune ont obtenu la dénomination Côtes-du-Rhône Cairanne en 1953, puis ce terroir fut classé en AOC "Côtes-du-Rhône Villages Cairanne" en 1967. Aujourd'hui le vignoble s'étend sur 760 hectares et produit 24 540 hectolitres par an. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange. Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin.

Vignoble de Cairanne

Tourisme[modifier | modifier le code]

Gamme AOC Cairanne
Haies de cyprès protégeant le vignoble de Cairanne contre le mistral

L'œnotourisme recouvre de nombreuses activités de découverte : dégustation des vins, visite de caves, rencontre avec les propriétaires, découverte des métiers et techniques de la vigne, connaissance des cépages, des terroirs, des appellations, de la gastronomie locale. À cet aspect festif s'ajoutent les activités sportives et de loisirs : promenades et randonnées dans les vignobles.

Pour les touristes, une charte de qualité des caveaux de dégustation a été mise en place dans la vallée du Rhône pour l'ensemble des vignobles par Inter Rhône[16]. Elle propose trois catégories différentes d'accueil en fonction des prestations offertes par les caves[17].

La première - dite accueil de qualité - définit les conditions de cet accueil. Un panneau à l'entrée doit signaler que celui-ci est adhérent à la charte. Ce qui exige que locaux et ensemble du matériel utilisé sont d'une propreté irréprochable (sols, table de dégustation, crachoirs, verres)[16].

Dégustation dans un caveau de Cairanne

La seconde - dite accueil de service - précise que le caveau est ouvert cinq jours sur sept toute l'année et six jours sur sept de juin à septembre. Il dispose d'un site internet et fournit à sa clientèle des informations sur la gastronomie et les produits agroalimentaires locaux, les lieux touristiques et les autres caveaux adhérant à la charte. Des plus les fiches techniques sur les vins proposés sont disponibles en anglais[18].

La troisième - dite accueil d'excellence - propose d'autres services dont la mise en relation avec d'autres caveaux, la réservation de restaurants ou d'hébergements. Il dispose d'un site Internet en version anglaise et le personnel d'accueil parle au moins l'anglais[19].

Caveau du Belvédère

Dans le village, le Caveau du Belvédère a été le premier caveau créé dans les Côtes du Rhône en 1959, il regroupe actuellement vingt vignerons et commercialise une soixantaine de vins différents.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs artisans ainsi que la Société générale des eaux de source, filiale du Groupe Castel, qui a réalisé des forages en nappe profonde pour exploiter l'eau qui en jaillit sous le nom de Sainte-Cécile et la commercialise sous la marque Cristaline. Depuis 2008, le groupe Alma, qui exploite ce site, a été cédé, au groupe Roxane, dirigé par Pierre Papillaud, et à Otsuka, groupe pharmaceutique japonais[20].

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[21]; l'école Yann Arthus-Bertrand[22], ensuite les élèves sont affectés au collège Victor Schoelcher à Sainte-Cécile-les-Vignes[23], puis vers le lycée Jean-Henri Fabre à Carpentras.

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs associations à but sportif (gymnastique, 2 clubs de football...)[24].

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune un médecin, un kinésithérapeute et deux infirmières[25].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Gille avec sa tenue molletonnée, ceinturée de grelots, son bonnet blanc, ses sabots et son panier d'oranges

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique célébré en été en l'église paroissiale Saint-André dont la construction date de 1857 sur l'emplacement d'une église plus petite au vieux village. En Hiver les célébrations se déroulent en la Chapelle Notre-Dame de la Vigne du Rosaire, construction moderne dans le bas du village, dont les travaux commencés en 1961 furent achevés en 1968[9]. Son chevet est occupé par un immense vitrail moderne dû au talent de l'abbé Roy[26]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux.

Il existe une déchèterie à l'entrée de Vaison-la-Romaine et une décharge à gravats à Villedieu[27].

Fête des Vins[modifier | modifier le code]

Depuis 1974, le syndicat des vignerons de Cairanne organise une fête des vins, le troisième dimanche de juillet. Cette fête est animée par des fanfares (halte devant chaque stand vigneron) un défilé historique, des danses provençales et comtadines. Le grand moment reste l'arrivée des Gilles de Flobecq, ville jumelle, arborant leur bonnet blanc orné de plumes d'autruche, scandant en sabots et aux grelots le rythme de leur défilé et jetant dans la foule des oranges issues de leurs paniers.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fontaine des Mourgues (escargots) près d'un ancien monastère[10].
  • Donjon des Hospitaliers, faussement appelé des Templiers. Il est daté du XIe siècle[9], servit de mairie et il est toujours sommé de son campenile municipal. Il abrite actuellement un Musée du Vin. C'est le monument le plus ancien du village. Véritable retranchement, sa porte d'accès située en hauteur n'était accessible que par une échelle. Une tradition veut que cette tour ait été trois fois plus élevée qu'actuellement[2].
  • Chapelle Notre-Dame des Excès. Elle fut église paroissiale[2]. Édifiée en 1631 contre les remparts, restaurée en 1979, elle est entourée de vignes[26].
  • Chapelle Saint-Roch. Elle devint, au cours du XVIIIe siècle, église paroissiale du village[2]. Sa construction, faite elle aussi contre le rempart date de 1726[26].
  • Chapelle Saint-Geniest, au cimetière, cet édifice roman (XIe siècle), entra dans la manse du chapitre canonial de la basilique Saint-Pierre d'Avignon, au cours du XVIIe siècle[26].
  • Remparts. Les premières fortifications datent de 1123. Puis les remparts furent remaniés à différentes époques[9]. Ils sont encore intacts par tronçons. Deux tours circulaires les épaulent toujours et de leur sommet on jouit d'une vue splendide sur le vignoble[2]. Leurs deux portes (porte Saint-Roch et porte Notre-Dame) sont toujours intactes[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le toponymiste Charles Rostaing, Ventabren trouve ses racines dans un nom pré-celtique VIN-T, signifiant hauteur et que l'on retrouve dans Ventoux, et un suffixe celte BREN désignant une colline par terrasses et coteaux jusqu'à la plaine caillouteuse du Plan-de-Dieu.
  2. a, b, c, d, e et f Patrick Saletta, op. cit., p. 206.
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. La climatologie du Vaucluse.
  5. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  6. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  7. a, b, c, d, e et f Robert Bailly, op. cit., p. 121.
  8. a, b, c et d Gérard Pierrefeu et Pierre Le Roy de Boiseaumarié, op. cit., p. 17
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Robert Bailly, op. cit., p. 122.
  10. a, b, c, d et e Jules Courtet, op. cit., p. 113.
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1724.
  12. Armorial des communes de Vaucluse
  13. « Impots locaux à Cairanne », taxes.com
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. a et b Les exigences de la charte de qualité d'Inter Rhône
  17. Charte de qualité des caveaux de dégustation de la vallée du Rhône
  18. Les exigences de la charte de qualité d'Inter Rhône : Accueil de service
  19. Les exigences de la charte de qualité d'Inter Rhône : Accueil d'excellence
  20. Cristaline : Pierre Papillaud à la barre sur le site du journal Ouest-France, publié le 5 juin 2008 et consulté le 9 juillet 2010
  21. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  22. Yann Arthus-Bertrand donne son nom à une école, article de laprovence.com
  23. Carte scolaire du Vaucluse
  24. Les associations sur le site de la mairie
  25. infos pratiques sur le site de la mairie
  26. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 123.
  27. infos-pratiques sur le site de la mairie de Séguret, aussi membre de la communauté de communes Pays Vaison Ventoux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Pierrefeu et Pierre Le Roy de Boiseaumarié, Circuit touristique Côtes-du-Rhône, Drôme-Vaucluse. Vin, tourisme, soleil, Éd. Havas, Avignon, 1956.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 978-2-903044-27-5)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 978-2-84406-051-8)
  • Patrick Saletta (sous la direcction de), Haute Provence et Vaucluse - Les Carnets du Patrimoine, Paris, Les Guides Masson, Paris, 2000,‎ 2000 (ISBN 978-2-7072-0408-0)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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