Saint-Mitre-les-Remparts

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Saint-Mitre-les-Remparts
L’Oppidum de Saint-Blaise.
L’Oppidum de Saint-Blaise.
Blason de Saint-Mitre-les-Remparts
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Istres
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Martigues (CAPM)
Maire
Mandat
Béatrice Aliphat (SE)
2014-2020
Code postal 13920
Code commune 13098
Démographie
Population
municipale
5 573 hab. (2011)
Densité 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 21″ N 5° 00′ 54″ E / 43.4558, 5.015 ()43° 27′ 21″ Nord 5° 00′ 54″ Est / 43.4558, 5.015 ()  
Altitude 85 m (min. : -10 m) (max. : 141 m)
Superficie 21,02 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Saint-Mitre-les-Remparts est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Mitréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source : Météo France / Station d'Istres[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est nommée en occitan provençal: Sant Mitre dei Barris selon la norme classique ou Sant Mitre di Barri selon la norme mistralienne.

Mitre est un saint catholique, né à Thessalonique, en Grèce, en 433. Il est mort à Aix-en-Provence en 466 où il était vigneron après avoir été martyrisé. La légende raconte qu’il eut la tête coupée et que «ce martyr n’eut pas sitôt la tête coupée qu’il se leva, prenant sa tête entre ses mains, et marcha vers l’église cathédrale» où il déposa sa tête sur le marchepied du maître autel. Saint Mitre est honoré le 13 novembre. En Provence, plusieurs communes sont placées sous son patronage. Il nous rappelle qu’il y a quelques siècles cet homme jouissait d’une grande popularité dans le milieu viticole et que se mettre sous sa protection ne pouvait qu’assurer l’intervention rapide de la grâce divine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de Saint-Mitre ou du moins celle du Castrum Sancti Mitrii (château fort de Saint-Mitre) remonte à l’époque où la ville voisine d’Ugium (aujourd’hui Saint-Blaise) fut saccagée par les troupes sarrazines, sans doute vers le IXe siècle. C’était alors sans doute une simple tour en bois : il n’en subsiste aucun vestige. Il faut attendre le XIIe siècle pour que soit mentionné le Castrum de Saint-Mitre et le XIIIe siècle pour que soit construit un château plus solide en pierres, qui est alors la propriété de l’archevêque d’Arles.
Vers 1395, la région est pillée par des brigands menés par le seigneur des Baux, Raymond de Turenne. Le bourg de Castelveyre, construit sur les ruines d’Ugium, est détruit : les habitants se réfugient au château de Saint-Mitre. La place forte se développe alors, l’archevêque autorise la population à agrandir le château et à étendre les fortifications. Au château du XIIIe siècle sont ajoutés de nouveaux remparts de 12m de haut et 1,5m d’épaisseur, construits en 1407. Malgré les modifications subies au fil des ans, ils existent encore dans leur quasi-totalité aujourd’hui, seuls vestiges de ce XVe siècle.

Les richesses de la ville provenaient de la culture du blé, de la vigne et principalement de l’olivier et de la commercialisation de l’huile d’olive, le sel et le vermillon (ou kermès) assurant la prospérité des familles saint mitrenques. Cette prospérité culmina au XVIIe siècle comme l’attestent les détails architecturaux qui subsistent sur les maisons à l’intérieur des remparts. Le bourg éclate et, bien que l’on conserve les fortifications, on assiste à l’apparition de nouveaux quartiers qui constitueront les faubourgs. Cette évolution extra muros sera due à la prospérité du village ainsi qu’à l’augmentation de sa population (1080 personnes en 1621, 1325 en 1787). Mais le XVIIIe siècle annonça le début de la phase de déclin de Saint-Mitre : destruction par le gel de la quasi-totalité des oliviers pendant le terrible hiver de 1709 et épidémies de peste (1620, 1720).
Le XIXe siècle voit le déclin économique du village. La population quitte peu à peu Saint-Mitre et rejoint les villes voisines soumises à l’essor lié au début de l’industrialisation. Les habitants ne sont plus que 630 dans les années 1950. Il faudra attendre les années 1960-70 pour assister au redéploiement du village favorisé par les implantations industrielles de Fos-sur-Mer et le développement de la pétrochimie. Un nouvel essor pour Saint-Mitre qui voit, depuis 1965, sa population s’accroître régulièrement et harmonieusement pour atteindre 5 467 habitants en 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Mitre-les-Remparts

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une crosse d'or en pal, accostée de deux fleurs de lis, du même.
Les premières armoiries connues de Saint-Mitre-les-Remparts remontent seulement au XVIe siècle. Elles furent enregistrées au Parlement d’Aix pour la somme de 20 livres en 1551. En termes d’héraldique, l’écu se lit “d’azur, à une crosse d’or en pal, accostée de deux fleurs de lis, du même”. C'est-à-dire que le fond du blason est bleu ciel, au centre se trouve une crosse d’archevêque couleur or, de chaque côté deux fleurs de lis or. La signification des armoiries est liée à l’histoire même du village. Les couleurs bleu et or sont les couleurs de la ville d’Arles car Saint-Mitre-les-Remparts fut longtemps compris dans l’aire d’influence de cette ville. La crosse est celle de l’Archevêque d’Arles, un des premiers seigneurs de notre ville. Les deux fleurs de lis représentent les armes du Roi René d’Anjou auquel l’Archevêque d’Arles avait cédé ses droits sur ce territoire en 1457.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 avril 2012 Christian Beuillard DVD puis UMP  
avril 2012 en cours Béatrice Aliphat SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
988 883 922 1 101 1 145 1 206 1 224 1 051 1 089
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 044 1 112 1 055 984 940 898 712 514 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
499 435 457 412 423 405 430 405 667
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 029 1 411 3 327 4 297 5 139 5 458 5 362 5 372 5 573
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En mai 2010, la commune accueille le 108e congrès de la Fédération photographique de France.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède deux groupes scolaires. La plupart des collégiens vont au collège Alphonse-Daudet à Istres. Pour le lycée, les plus proches sont à Istres ou Miramas. Pour l'enseignement supérieur, les facultés les plus proches sont celles d'Aix-Marseille Université.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Rostaing (1904-1999), linguiste français, écrivain, spécialiste de l'œuvre de Frédéric Mistral, Capoulié du Félibrige de 1956 à 1962, grand-père du biographe Alain Wodrascka, décédé à Saint-Mitre-les-Remparts où il avait séjourné pendant une grande partie de sa vie et où il s’était installé après avoir pris sa retraite en 1974. C'est grâce à lui que l'expression « Les Remparts » a été rattachée au nom de la commune de Saint-Mitre.
  • Louis Brauquier, né à Marseille le 14 août 1900 et décédé dans la même ville le 7 septembre 1976, est un écrivain et poète français. Sa poésie est tournée tout entière vers le monde maritime. Il passa une partie de son enfance à Saint-Mitre-les-Remparts et y revint prendre sa retraite.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]