Saint-Mitre-les-Remparts
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| Saint-Mitre-les-Remparts | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Bouches-du-Rhône |
| Arrondissement | Istres |
| Canton | Istres-Sud |
| Code commune | 13098 |
| Code postal | 13920 |
| Maire Mandat en cours |
Christian Beuillard 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Martigues (CAPM) |
| Démographie | |
| Population | 5 367 hab. (2007) |
| Densité | 255 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 141 m |
| Superficie | 21,02 km2 |
Saint-Mitre-les-Remparts (en occitan provençal: Sant Mitre lei Barri selon la norme classique ou Sant Mitre li Barri selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Mitréens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
[modifier] Climat
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | 11,0 | 12,4 | 15,2 | 17,4 | 21,8 | 26,0 | 29,6 | 29,3 | 25,2 | 20,0 | 14,4 | 11,8 | 19,5 |
| Températures moyennes (°C) | 6,8 | 7,9 | 10,3 | 12,6 | 16,7 | 20,6 | 23,9 | 23,7 | 20,1 | 15,5 | 10,3 | 7,8 | 14,7 |
| Températures minimales (°C) | 2,6 | 3,4 | 5,3 | 7,7 | 11,6 | 15,2 | 18,1 | 18,1 | 14,9 | 11,0 | 6,2 | 3,8 | 9,9 |
| Précipitations (hauteur en mm) | 62 | 48 | 47 | 56 | 40 | 37 | 15 | 31 | 64 | 99 | 54 | 56 | 606,2 |
| Source: Météo France / Station de Istres[1] | |||||||||||||
[modifier] Histoire
La fondation de Saint Mitre ou du moins celle du Castrum Sancti Mitrii (château fort de Saint Mitre) remonte à l’époque où la ville voisine d’Ugium (aujourd’hui Saint-Blaise) fut saccagée par les troupes sarrazines, sans doute vers le IXe siècle. C’était alors sans doute une simple tour en bois : il n’en subsiste aucun vestige. Il faut attendre le XIIe siècle pour que soit mentionné le Castrum de Saint Mitre et le XIIIe siècle pour que soit construit un château plus solide en pierres, qui est alors la propriété de l’archevêque d’Arles. Vers 1395, la région est pillée par des brigands menés par le seigneur des Baux, Raymond de Turenne. Le bourg de Castelveyre, construit sur les ruines d’Ugium, est détruit : les habitants se réfugient au château de Saint Mitre. La place forte se développe alors, l’archevêque autorise la population à agrandir le château et à étendre les fortifications. Au château du XIIIe siècle sont ajoutés de nouveaux remparts de 12m de haut et 1,5m d’épaisseur, construits en 1407. Malgré les modifications subies au fil des ans, ils existent encore dans leur quasi totalité aujourd’hui, seuls vestiges de ce XVe siècle. Les richesses de la ville provenaient de la culture du blé, de la vigne et principalement de l’olivier et de la commercialisation de l’huile d’olive, le sel et le vermillon (ou kermès) assurant la prospérité des familles saint mitrenques. Cette prospérité culmina au XVIIe siècle comme l’attestent les détails architecturaux qui subsistent sur les maisons à l’intérieur des remparts. Le bourg éclate et, bien que l’on conserve les fortifications, on assiste à l’apparition de nouveaux quartiers qui constitueront les faubourgs. Cette évolution extra muros sera due à la prospérité du village ainsi qu’à l’augmentation de sa population (1080 personnes en 1621, 1325 en 1787). Mais le XVIIIe siècle annonça le début de la phase de déclin de Saint Mitre : destruction par le gel de la quasi totalité des oliviers pendant le terrible hiver de 1709 et épidémies de peste (1620, 1720). Le XIXe siècle voit le déclin économique du village. La population quitte peu à peu Saint Mitre et rejoint les villes voisines soumises à l’essor lié au début de l’industrialisation. Les habitants ne sont plus que 630 dans les années 1950. Il faudra attendre les années 1960-70 pour assister au redéploiement du village favorisé par les implantations industrielles de Fos-sur-Mer et le développement de la pétrochimie. Un nouvel essor pour Saint Mitre qui voit, depuis 1965, sa population s’accroître régulièrement et harmonieusement pour atteindre 5 467 habitants en 2008.
[modifier] Faits historiques
Saint Mitre les Remparts en occitan provençal : Sant Mitre lei Barri.Les habitants sont les saint mitréens et saint mitréennes ou dit saint mitrenques. Mitre est un saint catholique, né à Thessalonique, en Grèce, en 433. Il est mort à Aix-en-Provence en 466 où il était vigneron après avoir été martyrisé. La légende raconte qu’il eut la tête coupée et que «ce martyr n’eut pas sitôt la tête coupée qu’il se leva, prenant sa tête entre ses mains, et marcha vers l’église cathédrale» où il y déposa sa tête sur le marche-pied du maître autel. Saint-Mitre est honoré le 13 novembre. En Provence, plusieurs communes sont placées sous son patronage. Il nous rappelle qu’il y a quelques siècles cet homme jouissait d’une grande popularité dans le milieu viticole et que se mettre sous sa protection ne pouvait qu’assurer l’intervention rapide de la grâce divine.
[modifier] Héraldique
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur, à une crosse d'or en pal, accostée de deux fleurs de lis, du même. |
[modifier] Politique et administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1989 | En cours | Christian Beuillard | DVD puis UMP | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
En mai 2010, la commune accueille le 108e congrès de la Fédération photographique de France.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Charles Rostaing (1904-1999), linguiste français, Capoulié du Félibrige de 1956 à 1962, décédé à Saint-Mitre-les-Remparts où il avait séjourné pendant une grande partie de sa vie et où il s’était installé après avoir pris sa retraite en 1974.
- Louis Brauquier né à Marseille le 14 août 1900, décédé dans la même ville le 7 septembre 1976 est un écrivain et un poète français. Sa poésie est tournée tout entière vers le monde maritime. Il passa une partie de son enfance à Saint Mitre les Remparts et y revient prendre sa retraite.
[modifier] Économie
[modifier] Lieux et monuments du patrimoine
- étang de Magrignane, asséché.
- étang du Pourra en partie
- étang de Citis
- étang de Lavalduc, en partie. Classé à l'Inventaire du Patrimoine Naturel de Provence-Alpes Côte d'Azur, (ZNIEFF)et en Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux.
- Oppidum de Saint-Blaise. Le site fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1943[4].
- L'église paroissiale Saint-Blaise fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1992[5].
- La chapelle Saint-Blaise fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 novembre 1939[6].
- L'ancienne maison des Consuls (1654) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 mai 1993[7].
[modifier] Notes et références
- http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
- http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=33741
- http://www.insee.fr
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00081436 » sur www.culture.gouv.fr.
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00081520 » sur www.culture.gouv.fr.
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00081434 » sur www.culture.gouv.fr.
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00125714 » sur www.culture.gouv.fr.