Entrechaux
| Entrechaux | ||
Place à Entrechaux |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Arrondissement de Carpentras | |
| Canton | Canton de Malaucène | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays Vaison Ventoux | |
| Maire Mandat |
Xavier Bernard 2008-2014 |
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| Code postal | 84340 | |
| Code commune | 84044 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Entrechalais, Entrechalaises | |
| Population municipale |
1 071 hab. (2010) | |
| Densité | 72 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 284 m (min. : 210 m) (max. : 463 m) | |
| Superficie | 14,91 km2 | |
| Localisation | ||
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Entrechaux est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Accès et transports [modifier]
Les routes départementales 13, 54 et 205 passent par le bourg.
6,5 kilomètres de Vaison-la-Romaine et 7 de Malaucène.
Relief [modifier]
Le territoire de la commune est parsemé de nombreuses collines. La partie la plus haute (le collet blanc, 463 mètres d'altitude pour un sommet à 470) se situe à l'est-sud-est du bourg et la partie la plus basse (210 mètres) au nord-ouest et en bordure de la commune, au niveau de l'Ouvèze.
Le bourg s'est développé sur et autour d'une colline qui culmine à 334 mètres d'altitude.
Sismicité [modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
Hydrographie [modifier]
Plusieurs ruisseaux (ruisseau de Raille, le Groseau, etc.) alimentent l'Ouvèze lors de son passage sur la commune, tout comme le Toulourenc en bordure nord-est[2].
Climat [modifier]
La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[3].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2 | 3 | 6 | 8 | 12 | 15 | 18 | 18 | 14 | 11 | 6 | 3 | 9,6 |
| Température moyenne (°C) | 6 | 7,5 | 11 | 13 | 17,5 | 21 | 24 | 24 | 19,5 | 15,5 | 8,5 | 7,5 | 14,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 25 | 20 | 13 | 10 | 19,75 |
| Précipitations (mm) | 36,5 | 23,3 | 24,9 | 47,5 | 45,6 | 25,4 | 20,9 | 29,1 | 65,8 | 59,6 | 52,8 | 34 | 465,4 |
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Le village est un des verrous de la vallée du Toulourenc dont les gorges truffées d'abris sous roche furent occupées pendant toute la préhistoire. Les fouilles ont permis de mettre au jour une important industrie lithique composée de silex taillés, de pointes de flèche, de maillets calcaire pour l'extraction du silex, etc. La grotte de la Masco (la Sorcière) a été un lieu important d'habitat depuis le moustérien (-80 000 ans) jusqu'au néolithique (- 5 000 ans)[5].
Antiquité [modifier]
Au cours du IIIe siècle avant notre ère, les habitants de l'oppidum d'Entrechaux ont pu voir passer Hannibal et ses troupes se dirigeant vers les cols des Alpes. Une grotte du Toulourenc ornée d'une gravure d'éléphant pourrait en être l'indicateur[5].
Le site d'Entrechaux appartenait à la confédération des Voconces, une des tribus gauloises qui eut le plus de contact avec le colonisateur romain. On retrouve des traces importantes de construction sur la commune. Elles vont des assises antiques du pont roman de Saint-Michel qui enjambe l'Ouvèze, aux thermes du quartier du Jonchier. La chapelle placée sous l'invocation de Notre-Dame de Nazareth possède une pierre, en réemploi, portant une inscription à la gloire de Quintius Pompée, préfet des Voconces et flamine du divin Jules, ainsi qu'un bas-relief du berger Attis, aimé de Cybèle, la mère de Jupiter[5].
Moyen Age [modifier]
La chapelle Notre-Dame de Nazareth, datée du XIIe siècle, est l'une des plus décorées de haute Provence tant intérieurement qu'extérieurement. Elle possède un véritable bestiaire avec monstre crachant des flammes, tête de bovidé, cavalier sur son cheval, etc. S'y ajoute une kyrielle de motifs sylvetres : rosace, palmette, feuille d'acanthe, pomme de pin, etc. En façade, le tympan est orné d'un motif rayonnant qui pourrait être un cadran solaire[5].
Entrechaux fut une pomme de discorde entre la maison de Toulouse et les évêques de Vaison. Les comtes de Provence et les prélats vaisonnais se reprochant mutuellement d'être des usurpateurs. L'empereur Frédéric II, en 1244, jugea politique de donner raison à Raymond de Toulouse, contre le pape qui soutenait son évêque. Il fallut que le Comtat Venaissin fut dévolu à la papauté, en 1274, pour que le calme revienne[6].
Renaissance [modifier]
Le 26 mai 1563, les Huguenots s'emparèrent du village à la suite de la trahison de Claude de Guiramand qui en était le fils du seigneur Jules Courtet, op. cit., p. 157. Alors que Dupuy Montbrun, capitaine protestant venu des Baronnies, occupait le village, le stipendié fut occis d'un coup de hallebarde, le 25 suivant, quand il voulut pénétrer dans l'église[7].
L'histoire se répéta, le 18 février 1577, lorsque Bernard de Lagnes, un soldat de fortune, réussit à pénétrer dans le château pour ouvrir les portes aux religionnaires[8].
Période moderne [modifier]
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Pendant la période de la Terreur, le curé du village, qui affichait ouvertement des idées contre-révolutionnaires, fut arrêté et mené à Orange pour y être guillotiné en juin 1794[7].
Au cours du XIXe siècle, le terroir de la commune était réputé pour ses truffes. Une activité industrielle s'était développée avec la présence de moulins à farine et de papeteries[9].
Période contemporaine [modifier]
Maurice Gély, en 1964, fut le premier vigneron des Côtes du Ventoux à ouvrir une cave indépendante pour vendre son vin en bouteilles. Son fils Christian, marcha sur ses traces, puisqu'en 1984 il fit installer le premier dans sa cave le contrôle des températures pour s'assurer d'une meilleure vinification[10].
Entrechaux, village vigneron, dont le vignoble est producteur de Ventoux (AOC), organise chaque année une fête des vendanges au mois de septembre[5].
Toponymie [modifier]
La forme la plus ancienne est Antricalz, attestée en 1141. Elle dérive ensuite en Intercallis : 1281 à 1348, Entrechals : 1378, Entre-chaux : 1464, Entrechaus : 1566 et Entrechaux : 1744. Ces toponymes suggèrent une double origine, du latin inter et du pré-latin calmis qui désignent un lieu entre deux hauteurs[11].
Héraldique [modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : De gueules aux trois têtes de lion d'or, au chef d'argent chargé de trois roses de gueules.[12] |
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux, qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).
Fiscalité [modifier]
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 6,40 % | 0,00 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 13,10 % | 0,00 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 30,60 % | 0,00 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 00,00 % | 17,37 % | 13,00 % | 3,84 % |
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 071 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Agriculture [modifier]
Le vignoble produit de vins classés en Ventoux (AOC). Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange.
Tourisme [modifier]
Situé à proximité de la route touristique de la vallée du Toulourenc, du mont Ventoux et de Vaison-la-romaine, le tourisme est présent sur le secteur.
Équipements ou services [modifier]
La petite ville la plus proche est Vaison-la-Romaine.
Éducation [modifier]
La commune dispose d'une école primaire publique[16], ensuite les élèves sont affectés au Collège Joseph d'Arbaud à Vaison la Romaine[17], puis vers le Lycée Lucie Aubrac à Bollène.
Sports [modifier]
Il existe un club de moto. Il est possible de pratiquer la pèche au niveau de l'Ouvèze, voir la baignade. Enfin, il existe plusieurs possibilités de balades.
Santé [modifier]
Pas d'aménagement particulier de santé sur la commune, mais pharmacies, centre hospitalier, centre médico-social et divers médecins sur la commune de Vaison-la-Romaine.
Vie locale [modifier]
Culte [modifier]
Catholique : église
Écologie et recyclage [modifier]
La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux.
Lieux et monuments [modifier]
- Restes du château, au sommet du bourg.
- Chapelle Notre-Dame-de-Nazareth, à l'est du bourg.
- Chapelle Saint-Laurent à l'ouest du bourg.
- Chapelle Saint-André à l'est du bourg.
- Église
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Christian Gély, qui fut le troisième président du syndicat des vignerons des Côtes du Ventoux[10].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- Jules Courtet, op. cit., p. 157.
- La climatologie du Vaucluse
- Données climatologiques de Mazan 2000-2007
- Jean-Pierre Saltarelli op. cit., p. 149.
- Robert Bailly, op. cit., p. 173.
- Robert Bailly, op. cit., p. 174.
- Jules Courtet, op. cit., p. 158.
- Jules Courtet, op. cit., p. 159.
- Jean-Pierre Saltarelli op. cit., p. 151.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1777.
- Armorial des communes du Vaucluse
- Impots locaux à Entrechaux, taxes.com
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Enseignement publique primaire en Vaucluse
- Carte scolaire du Vaucluse
Bibliographie [modifier]
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986, 1986 (ISBN 2903044279)
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997, 1997 (ISBN 284406051X)
- Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000, 2000 (ISBN 2879230411)
