Valence (Espagne)

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Valence
-València (ca)
- Valencia (es)
Blason de Valence
Héraldique
Drapeau de Valence
Drapeau
Image illustrative de l'article Valence (Espagne)
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Communauté valencienne Communauté valencienne
Province Province de Valence Province de Valence
Comarque Comarque de Valence
District judic. Valence (Municipio)
Budget 713 473 522 94 €[1] (2007)
Maire
Mandat
Rita Barberá Nolla (PP)
2011-2015
Code postal 46000 à 46026
Distance de Madrid 352 km
Démographie
Gentilé -valencià/ana, valentí/ina (ca)
- valenciano/a (es)
- valencien/ne (fr)
Population 797 028 hab. (2012)
Densité 5 904 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 28′ 13″ N 0° 22′ 36″ O / 39.470239, -0.37680539° 28′ 13″ Nord 0° 22′ 36″ Ouest / 39.470239, -0.376805  
Altitude 15 m
Superficie 13 500 ha = 135 km2
Rivière(s) le Turia
Bordée par la Mer Méditerranée
Divers
Site(s) touristique(s) Patrimoine classé par l’Unesco : Lonja de la seda (1996)
Saint patron Saint Vincent et Virgen de los Desamparados
Localisation

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Liens
Site web Office Tourisme Valence (fr)(es)

Valence (València en catalan, Valencia en valencien) est une ville d'Espagne, située à l'est du pays sur la côte méditerranéenne. Fondée en 138 av. J.-C. par le consul romain Decimus Junius Brutus Callaicus sous le nom de Valentia Edetanorum, Valence devient, au Moyen Âge, la capitale du royaume de Valence.

Troisième ville d'Espagne en termes de population avec 797 028 habitants en 2012, Valence est aujourd'hui la capitale de la Communauté valencienne et d'une de ses trois provinces, la province de Valence. La métropole de Valence comporte 1 875 691 habitants.Dotée d'un patrimoine architectural remarquable, la ville est notamment connue pour sa Cité des arts et des sciences, à l'architecture futuriste. Le port de Valence est le premier port de marchandises en Espagne et le premier port à conteneurs de la Méditerranée (4,3 millions EVP échangés en 2011).

La ville était traversée par le fleuve Túria, qui a été détourné dans les années 1960 suite à la Grande inondation de Valence de 1957. Son ancien lit est aujourd'hui reconverti en espaces verts.

Valence est également renommée pour ses fallas (falles en valencien), qui ont lieu du 12 au 19 mars.

Valence est à l'origine de diverses spécialités gastronomiques, dont la plus connue est la paella.

En 2009, le Tribunal des Eaux de Valence a été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat à Valence

La ville se caractérise par un climat méditerranéen semi-aride. Les étés sont chauds et les hivers très modérés. Pendant les mois hivernaux, la température ne descend habituellement pas au-dessous de 10 °C (il n’est pas rare que la température atteigne 20 °C pendant les jours d’hiver). Les précipitations sont rares en été, comme dans toute la Méditerranée, et un peu plus abondantes en automne ainsi qu’à la fin de l'hiver et au début du printemps. La moyenne annuelle est de 17,8 °C, comme on peut le voir sur le graphique. Le minimum étant une moyenne de 11,5 °C en janvier, et le maximum 25,7 °C en août. Le 27 août 2010, il a été relevé une température record de 43 °C[2].

Le taux d'humidité moyen est de 85 % le matin et de 55 % le soir. L'ensoleillement atteint 2 660 heures par an[3].

Relevé météorologique
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 7,9 9 10,8 14,1 17,9 20,8 21,4 18,6 14,5 10,4 8,1 13,4
Température moyenne (°C) 11,5 12,6 13,9 15,5 18,4 22,1 24,9 25,5 23,1 19,1 14,9 12,4 17,8
Température maximale moyenne (°C) 16,1 17,2 18,7 20,2 22,8 26,2 29,1 29,6 27,6 23,6 19,5 16,8 22,3
Ensoleillement (h) 169 169 212 229 256 271 314 285 237 201 167 150 2 660
Précipitations (mm) 36 32 35 37 34 23 9 19 51 74 51 52 454
Nombre de jours avec précipitations 4 3 4 5 5 3 1 2 4 5 4 5 44
Humidité relative (%) 63 61 61 60 65 65 66 68 67 66 65 65 65
Nombre de jours d'orage 0 0 1 1 2 2 2 3 3 2 1 0 18
Nombre de jours avec brouillard 1 2 1 1 1 1 0 1 1 0 1 1 11
Source : Agencia Estatal de Meteorología


Histoire[modifier | modifier le code]

La période romaine et le royaume wisigoth (Ier siècle av. J.-C.VIe siècle)[modifier | modifier le code]

Fondation de la ville

La ville est fondée en 138 av. J-C sous le nom de Valentia Edetanorum par la république romaine, dont le consul à l'époque est Decimus Junius Brutus. En 75 av. J-C la ville est détruite pendant la guerre qui oppose Pompée à Sertorius. Au milieu du Ier siècle de notre ère, Valence connaît une croissance urbaine importante grâce à l'immigration de nouveaux citoyens. Cette expansion se traduit par la construction de grands bâtiments publics notamment le forum, les arènes et, plus tard, le port fluvial situé près des actuelles Torres dels Serrans.

Ce n'est qu'au IVe siècle que la première communauté chrétienne apparaît dans la ville, à laquelle appartenait saint Vincent martyrisé en 304. L'Église participe à la transformation de la ville après la chute de l'empire romain, en convertissant les temples romains en lieux de culte catholique. C'est à cette même époque que les premières vagues de peuples germaniques arrivent.

En 625 la ville est pratiquement abandonnée, les documents sur cette période de l'histoire de la ville sont très rares.

L’époque musulmane, Al-Andalus et Balansiya (VIIIe ‑ XIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Organisation urbaine, politique et sociale de la ville

En 711, la ville est prise par les musulmans. Abd al-Allah, le fils d'Abd al-Rahman Ier, premier émir de Cordoue), s'installe à Balansiya (nom de la ville en arabe) et exerce son autorité sur la région de Valence. Les musulmans importent leur langue, leur religion et leurs coutumes mais la coexistence avec les habitants d'origine hispanique se fait de manière pacifique. L'assimilation de la population indigène à la religion musulmane et à la culture arabe a été très rapide puisqu'on estime que dès la fin du Xe siècle, les chrétiens et juifs ne représentaient plus que de 10 % de la population. Pendant la période musulmane, les villes ont été des foyers actifs d’une arabisation linguistique qui s’est imposée aussi dans les campagnes.

Au sein de la taïfa des Amirides (descendants de Almanzor), Valence est une ville au rayonnement important. Les canaux d'irrigation sont creusés, les cultures s'intensifient tout comme les activités commerciales avec l'Espagne chrétienne.

Entre 1087 et 1089, Valence est gouvernée par le roi al-Qadir, elle doit subir les attaques de Al-Mundir et du comte de Barcelone Raimond-Bérenger II.

En octobre 1092, une poignée d'éclaireurs almoravides arrive aux murs de Valence. Ibn Djehaf, membre de haute lignée yéménite, porté par la foule partisane, prend le pouvoir de la ville après avoir fait assassiner al-Qadir. Rodrigue (le Cid), qui séjournait alors à Saragosse, assiège Valence et reprend la ville en juillet 1093. Homme politique habile ou guerrier invétéré, Rodrigue ne semble pas avoir aspiré à y exercer directement le pouvoir.

Il laisse ainsi à Ibn Djehaf le soin de gouverner la ville encore insoumise la veille, et s'installe au château de Cebolla (Puig). Cependant, l'arrivée d'une armée almoravide envoyée par l'émir Yussuf Ibn-Tashfin amène les Valenciens à secouer à nouveau le joug. Les Almoravides à court de vivres s'étant retirés sans coup férir, Rodrigue assiège à nouveau la ville. Après avoir vainement attendu l'arrivée de renforts, Valence, décimée par la faim, capitule le 15 juin 1094.

Les conditions de l’occupation sont d'abord clémentes. La propriété des biens et la liberté du culte sont respectées et les armées chrétiennes restent en dehors de l'enceinte fortifiée. L'impôt est habilement limité comme le faisaient, au fur et à mesure de leur progrès, les Almoravides à la dîme coranique. Rodrigue s'installe dans le faubourg de l'Alcudia.

Le castillan renforce néanmoins considérablement sa présence et se proclame en outre juge suprême des Valenciens. Les choses s'aggravent à la suite d'une nouvelle offensive almoravide en octobre 1094. L'ennemi vaincu, les Chrétiens durcissent le régime d'occupation à proportion du péril.

Ibn Djehaf, traduit en justice pour l'assassinat d'al-Qadir, est brûlé vif. Les musulmans, à l'exception de quelques notables, sont contraints de s'installer dans les faubourgs tandis que les chrétiens s'abritent derrière les murs. Rodrigue prend cette fois en main le gouvernement de la ville.

Rodrigue s'allie avec Pierre Ier d'Aragon et Raimond-Bérenger III de Barcelone avec pour objectif de freiner la constante progression almoravide. En 1096, la grande mosquée est transformée en église. Puis, en 1097, Jérôme de Périgord, « acclamé et élu par le chapitre, consacré par la main du romain pontife », est nommé évêque de la ville. Rodrigue continue de consolider son pouvoir sur le Levant, notamment avec la prise de Murviedro (Sagonte), en 1098.

Le Cid meurt à Valence le 10 juillet 1099. Chimène réussit à défendre la ville avec l'aide de son gendre Raimond-Bérenger III comte de Barcelone, jusqu'en 1101 où le roi Alphonse VI de Castille ordonne l'évacuation de la ville.

Dès 1102, la famille du Cid et ses compagnons abandonnent la ville aux Almoravides. Valence ne sera reprise définitivement aux musulmans qu'en 1238, par Jacques Ier d'Aragon.

Dans la première moitié du XIIIe siècle, le royaume de Valence est confronté à une crise sans précédent qui se transforme en révolte contre le souverain almohade local — du nom de la dynastie qui régnait alors en Andalousie —, Abû Zayd Ibn Abî `Abd Allâh Muhammad. Cette révolte ne se calme que lorsque Abû Jamîl Zayyân Ibn Mudâfi` prend les rênes du pouvoir et que le souverain déchu quitte Valence, mettant ainsi un terme à la présence almohade en Andalousie orientale.

Mais en quittant Valence en 1230, Abû Zayd se rend auprès du roi Jacques Ier d'Aragon et lui prête serment d’allégeance, signant avec lui un traité aux termes duquel il lui abandonnerait une partie des terres et des châteaux qu’il récupérerait si celui-ci le soutenait. Puis Abû Zayd apostasie l’islam et se convertit au christianisme. Il s’assimila à ses nouveaux protecteurs et les aida activement dans leurs guerres contre les musulmans.

Le Royaume de Valence au sein de la Couronne d'Aragon (XIIIe ‑ XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

La Reconquista, l'établissement de sa juridiction et la pensée humaniste[modifier | modifier le code]

En 1238, Jacques Ier d'Aragon reprend la ville. Il instaure une juridiction pour le royaume nouvellement créé, els Furs qui, quelques années plus tard, allait s'étendre à tout le Royaume de Valence. On répartit les terres, comme en témoigne le manuscrit rédigé en catalan, le Llibre del Repartiment. La ville est rattachée à l'Aragon par traité de Cazola de 1179.

En 1348 la peste noire atteint Valence et décime sa population. Une révolte des habitants éclate contre les excès du roi et la guerre de l'Union. En 1363 et 1364, la ville est attaquée par les troupes castillanes qui sont repoussées. En remerciement, le roi Pierre IV d'Aragon concède à la ville le titre de "dos veces leal" (deux fois loyale). Le blason de la ville en témoigne encore aujourd'hui sous la forme de deux "L" entrelacés.

En 1391 les chrétiens obligent les juifs à se convertir au christianisme sous peine de mort. En 1456 les musulmans de la ville subiront le même sort. Suite à la mort de Martin Ier d'Aragon, le compromí de Casp instaure une nouvelle famille à la cour, la Maison de Trastamare par la Couronne d'Aragon.

La Renaissance valencienne[modifier | modifier le code]

Le XVe siècle est celui de l'expansion et de la croissance de la culture valencienne, il est connu comme le siècle d'or valencien. Depuis le 18 mars 1437, le Saint Calice est conservé dans la cathédrale de Valence. La ville devient la plus peuplée de la couronne d'Aragon, en passant de 40 000 habitants en 1418 à 75 000 en 1483.

La construction de grands palais et d'églises comme les Tours de Serrans ou le Micalet (clocher de la cathédrale de Valence). On érige la Bourse de la Soie Llotja de la Seda i dels Mercaders (1482), qui devient un des marchés les plus importants de Méditerranée où se retrouvent des marchands de toute l'Europe, spécialisés dans le commerce de la soie.

C'est à Valence qu'est imprimé Obres o trobes en lahors de la Verge Maria, en catalan, le premier livre imprimé d'Espagne. L'introduction de l'imprimerie valencienne engendre une multiplication des œuvres écrites. Des auteurs tels que Joanot Martorell, Ausiàs March, Joan Roís de Corella ou Isabel de Villena deviennent célèbres. Valence devient également un centre artistique renommé. En peinture et en sculpture on peut citer des artistes comme Joan de Joanes, Damian Forment, Lluís Dalmau ou Gronçal Peris. En 1502, Université de Valence est créée sous le nom de Estudi General.

Philippe V

Perte des privilèges et croissance au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Guerre de Succession d'Espagne (XVIIIe siècle), la ville rejoint le camp de l'archiduc Charles d'Autriche, résistant jusqu'à la déroute de la bataille d'Almansa, le 25 avril 1707, abandonnant l'armée anglaise réfugiée dans Valence à son sort. En représailles, les Bourbons mettent le royaume à sac et lui retirent ses privilèges.

La révolution industrielle (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Blason du canton de Valence, 1873

En 1850, l'installation du réseau d'eau potable est achevée, et en 1858 les architectes Sebastián Monleón, Antonio Sancho et Timoteo Calvo donnent naissance au Projet général d'agrandissement de la ville de Valence, qui prévoyait la destruction des murailles pour permettre l'expansion de la ville. Une seconde version est proposée en 1868. Aucun ne sera retenu mais ils serviront de base pour les travaux réalisés par la suite. Au XIXe siècle, la population de Valence double.

Suite à la Révolution cantonale de 1873, est créé le Cantón Federal de Valencia proclamé le 19 juillet et dissous le 7 août.

Puis, en 1882, un nouveau projet d'agrandissement est proposé par les architectes José Calvo Tomás, Luis Ferreres Soler et Joaquín María Arnau Miramón. Approuvé en 1887, il prévoyait notamment de tracer les deux grandes artères qui entourent la ville encore aujourd'hui.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La population triple, passant de 213 550 en 1900 à 739 014 en 2000. La ville devient une cité cosmopolite et le centre d'une aire métropolitaine de plus 1,5 million de personnes, troisième aire démographique, industrielle et économique d'Espagne.

Plaça de l'Ajuntament.

En 1900, est créée la Banque de Valence (Banco de Valencia) et, en 1907, Francisco Mora Berenguer dessine le projet d'agrandissement de Valence jusqu'au périmètre des Caminos de Tránsitos (chemins de transit). On trace l'axe qui sera celui du Paseo de Valencia (promenade maritime) jusqu'à la mer. Ce plan sera approuvé en 1912.

Le marché central et le marché de Colom sont construits, et en 1921, les travaux de l'actuelle gare de chemin de fer València-Nord s'achèvent.

L'Estació del Nord (La gare du Nord)

En 1936, pendant la guerre civile, Valence devient la capitale de l'Espagne républicaine, jusqu'en 1939.

En 1957, la rivière Túria traversant le pays valencien sort de son lit : c'est la Gran riada de Valncia, qui motive des travaux d'aménagement majeurs dans les années ultérieures ; l'espace résultant redevient disponible pour l'urbanisation.

Le palais des arts.

Dans les années 1980 la construction du métro de Valence est achevée. Le réseau compte aujourd'hui quatre lignes et continue à s'étendre. En mai 2004, le Valence CF remporte la coupe de l'UEFA aux dépens de l'Olympique de Marseille. En juin 2007, Valence accueille la 32e Coupe de l'America puis la 33e Coupe de l'America en février 2010. En août 2008, le circuit urbain de Valence figure pour la première fois au calendrier du Championnat du monde de Formule 1 en accueillant le Grand Prix d'Europe. De même, en 2009 et 2010 et jusqu'en 2014, Valence est le théâtre du Grand Prix d'Europe de Formule 1.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

À ses débuts, la ville de Valence sert de centre de ravitaillement et de commerce au sein de l'empire romain. Puis, avec l'arrivée de la culture islamique, de nombreuses infrastructures sont construites pour lutter contre l'aridité et permettre l'irrigation des champs entourant la ville. La région de Valence se transforme alors en un centre agricole de premier plan.

Tout comme Tolède, Valence devient une des villes frontalières les plus importantes, avec l'augmentation du commerce entre les deux cultures régnant sur la péninsule ibérique. Des institutions commerciales sont spécialement créées, et la ville bat sa propre monnaie.

L'activité économique de Valence est aujourd'hui encore très empreinte du passé de la ville. Elle s'articule ainsi autour de deux axes principaux, à savoir le commerce et l'agriculture. Mais Valence est également devenue une ville touristique. Comme toutes les grandes villes, Valence se distingue également dans des domaines tels que l'artisanat, l'industrie et le textile.

Actuellement, Valence est le troisième centre économique du pays. Son dynamisme est tel qu'aujourd'hui Valence est la seule ville espagnole à avoir la capacité de rompre la bipolarité entre Madrid et Barcelone. Sa puissante industrie, le commerce et le tourisme sont les piliers de l'économie de cette métropole.[réf. nécessaire][non neutre]

Valence est connue également pour ses importantes foires internationales, comme la Foire du Meuble ou celle de l'Automobile, situées dans le plus grand hall d'exposition d'Espagne, la Feria Valencia.

De plus, sa projection internationale, ses infrastructures et sa position géographique au centre de l'arc méditerranéen font de Valence une ville idéale pour l'investissement et la création d'entreprises, comme le montre[non neutre] l'annuaire économique européen European Cities Monitor.

En 2004, le taux de chômage de la zone urbaine élargie de Valence était de 7,5 %, ce qui en fait une des grandes villes espagnoles où le taux de chômage est le plus bas après Saragosse.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Horta de Valence, quartier de La Carrasca.

Les mesures correspondent à la période 1971-2000. Ces valeurs ont été récoltées à l'observatoire de la ville de Valence, situé dans la ville même. La région de Valence, un paysage qui commence par les bleus de la mer pour arriver à un arrière-pays méconnu où foisonnent sur les collines, les amandiers et les cerisiers en fleurs, les caroubiers, les oliviers et une grande variété de buissons et d'espèces appartenant à la flore méditerranéenne. Les citronniers, les palmiers, les jardins potagers et les champs de coton montrent la richesse de ces terres du sud. Toutes ces terres cultivées, parfois aménagées en terrasses, sont le domaine de la céréaliculture et de l’arboriculture. Très tôt, l’homme a mis en place dans l’Horta de Valence un système d’irrigation très sophistiqué capable de récupérer les eaux de ruissellement ainsi que celles des nappes phréatiques pour alimenter des zones irriguées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Valence (1900-2005)

La ville actuelle, dont la population est de 798 033 habitants (2011), est le centre de l'Horta de Valence (Huerta en castillan), agglomération qui regroupe 1 774 201 habitants (2011). Elle est la troisième ville d'Espagne après Madrid et Barcelone.

Selon Eurostat, la Zone urbaine élargie de Valence compte 1 564 145 habitants (2004).

Évolution démographique
1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970
215 687 233 018 247 281 315 816 454 654 503 886 501 777 648 003


Évolution démographique
1981 1991 1996 2001 2002 2003 2004 2005 2011
744 748 738 441 746 683 752 909 764 010 785 732 790 754 797 291 798 033


Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires, depuis les premières élections démocratiques.

Législature Nom du Maire Parti politique
1979 Ferran Martínez Castellano PSPV
1979-1983 Ricard Pérez Casado PSPV
1983-1987 Ricard Pérez Casado PSPV
1987-1989 Ricard Pérez Casado PSPV
1989-1991 Clementina Ródenas PSPV
1991-1995 Rita Barberá PPCV
1995-1999 Rita Barberá PPCV
1999-2003 Rita Barberá PPCV
2003-2007 Rita Barberá PPCV
2007-2011 Rita Barberá PPCV
2011-2015 Rita Barberá PPCV

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

Noms indiqués en valencien :

Quartiers de la Ville par Districts
Ciutat Vella La Seu - La Xerea - El Carme - El Pilar - El Mercat - Sant Francesc
L'Eixample Russafa - El Pla del Remei - Gran Via -
Levante Estadi Ciutat de Valncia (stade du Levante UD)
Extramurs El Botànic - La Roqueta - La Petxina - Arrancapins
Campanar Campanar - Les Tendetes - El Calvari - Sant Pau
La Saïdia Marxalenes - Morvedre - Trinitat - Tormos - Sant Antoni
El Pla del Real Exposició - Mestalla - Jaume Roig - Ciudat Universitària -
L'Olivereta Nou Moles - Soternes - Tres Forques - La Fontsanta - La Llum
Patraix Patraix - Sant Isidre - Vara De Quart - Safranar - Favara -
Jesús La Raiosa - L'Hort De Senabre - La Creu Coberta - Sant Marcel·lí - Camí Reial
Quatre Carreres Montolivet - En Corts - Malilla - Fonteta de Sant Lluís - Na Rovella - La Punta - Ciutat de les Arts i les Ciències
Poblats Maritims El Grau - El Cabanyal - El Canyamelar - La Malva-rosa - Beteró - Natzaret
Camins Al Grau Aiora - Albors - La Creu del Grau - Camí Fondo - Penya-roja
Algirós L'Illa perduda - Ciutat Jardí - L'Amistat - La Vega Baixa - La Carrasca
Benimaclet Benimaclet - Camí De Vera
Rascanya Orriols - Torrefiel - Sant Llorenç
Benicalap Benicalap - Ciutat Fallera
Districts de la Ville
Pobles del Nord Benifaraig - Poble Nou - Carpesa - Cases de Barcèna - Mauella - Massarojos - Borbotó
Pobles de l'Oest Benimàmet - Beniferri
Pobles del Sud El Forn d'Alcedo - El Castellar-L'Oliveral - Pinedo - El Saler - El Palmar - El Perellonet - La Torre - Faitanar

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Valence comporte des espaces naturels comme le Parc naturel de la Albufera et la Devesa del Saler (pâturage des salines), ainsi que de nombreux parcs, parmi lesquels le Jardin botanique (qui a plus de 200 ans d'ancienneté), les Jardins de Vivers (qu'incluent les Jardins de Montroy), les Jardín de Monforte (es)ou les Jardins del Túria, ancien lit du fleuve Túria, qui fut dévié du centre-ville dans les années 1960 après la dernière crue de 1957, et dans lequel on trouve aujourd'hui de nombreuses infrastructures, comme la Cité des arts et des sciences réalisée par Santiago Calatrava (Ciutat de les Arts i les Ciències en valencien), l'IVAM (Institut de Valence d'art moderne), des installations sportives ou zones de jeux comme le parc Gulliver.

La Cité des arts et des sciences s'articule autour de six constructions, dont un jardin ombragé (l'Umbracle) et l'Oceanographic, le plus grand aquarium d'Europe.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Valence.

Un aéroport international est situé à environ 8 km à l'ouest de Valence, sur les territoires des municipalités de Manises et Quart de Poblet. En 2013, il a enregistré le passage de 4 599 990 passagers, ce qui en fait le 10e aéroport espagnol.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Métro[modifier | modifier le code]

Article détaillé : métro de Valence.

Le réseau ferroviaire urbain de Valence comprend actuellement trois lignes de métro et deux de tramway, mais il est prévu de l'étendre à quatre lignes. Le réseau relie la capitale à la région métropolitaine de Valence. Les lignes sont les suivantes :

Vélos en libre-service[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Valenbisi.

Depuis 2010, Valence est doté d'un système de vélos en libre-service. Mise en place par la municipalité, le service Valenbisi propose environ 2 750 vélos répartis sur 275 stations. Valenbisi est une déclinaison du système Cyclocity du groupe JCDecaux, qui en assure la gestion.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

  • Transports régionaux :

RENFE service de Valence, Valence Rodalia également connu en valencien, est formé de six lignes, 252 km de voies et 66 stations. Quatre de ces lignes ont leur origine à Valence-Gare du Nord et deux ont leur chef par intérim depuis le 5 avril 2008, au nouveau terminus de Valence-San Isidro, qui remplace l'ancienne station de Vara de Quart. Les deux sont des stations terminales.

Les quatre lignes qui convergent de la gare du Nord au sud, et de Valence avant de quitter les lignes de C-5 et C-6 à l'est tandis que le C-1 et C-2 continuent vers le sud pour atteindre Silla Station, où elles se séparent, et de suivent chacune un itinéraire différent. Les lignes C-3 et C-4 mènent maintenant directement à l'ouest à partir de son terminal provisoire. Les lignes de C-5 et C-6 sont séparés par station Sagunt, et s'y arrêtent toutes les deux, mais ne font pas les mêmes arrêts ensuite.

Ce réseau utilise les méthodes suivantes ADIF Réseau :

  • Tarragone Valencie : couloir méditerranéen entre Valence-Nord et de Castellóde la Plana, à double voie électrifiée de base de banlieue.
  • La Encina Valencia Line-méditerranéen corridor entre Moixent València-Nord, un chemin entre les clôtures et les Xàtiva (utiliser l'ancien tracé et l'option à double voie) et à double voie électrifiée le reste de la section au sein du noyau.

ligne de président-Gandia, électrifiée à double voie électrifiée à voie unique jusqu'à Cullera et Gandia. Direction générale de Gandía-Grao de voie unique électrifiée.

  • València-Zaragoza de Valence-Nord et Caudiel, voie double électrifiée à Sagunto et non électrifiées à voie unique dans le reste de la section qui traverse les stations de base.
  • Madrid-Cuenca-Valence-Valence entre Sant Isidre et Utiel, non électrifiées à voie unique.

Direction générale de Xirivella-L'Alter (ancienne ligne de Ribarroja Turia Valencia-Liria), non électrifiées à voie unique.

  • Gare : Estació del Nord

L'entrée principale de la gare est située 24 rue Xàtiva mais il existe un autre accès à l'angle de la rue Math Bailen Marzal. L'ensemble des pistes et la construction est flanqué dans les rues d'Alicante et de la danse à l'est et l'ouest et au nord Xàtiva. Au sud dirige le faisceau de lignes de chemin de fer commune partent du terminal station.

Monuments[modifier | modifier le code]

À Valence, les fresques du XVIIe siècle de l'église de Sant Joan del Mercat couvrent près de 1 200 m2 et sont dans un piteux état. Les peintures ont été abimées par un incendie lors de la guerre d'Espagne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le pavillon de la coupe de l'America Veles e Vents et le circuit automobile

Clubs de football :

Club de Basket Ball :

Club de Handball:

En juin 2007, Valence a accueilli la 32e Coupe de l'America et la 33e en février 2010, sur l'initiative du defender suisse Alinghi.

Depuis août 2008, le circuit urbain de Valence figure au calendrier du Championnat du monde de Formule 1 en accueillant le grand prix d'Europe.

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

De nombreuses fêtes existent dans la ville de Valence, certaines connues dans le monde entier, d'autres moins connues, y compris par les résidents de la ville, ce qui ne veut pas dire qu'elles soient moins importantes. Les voici dans l'ordre chronologique de leur célébration.

Tarasque de la procession de Fête-Dieu

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie valencienne s'inscrit dans ce qu'il est convenu de désigner sous le nom de régime méditerranéen. La proximité de l'Albufera, territoire abritant une importante activité de riziculture, explique la prépondérance des préparations culinaires à base de riz dans cette gastronomie : la paella en est l'exemple le plus connu mais la région privilégie également le riz pour des plats tels que l’arroz al horno (riz au four), l’arroz a banda (riz préparé avec un bouillon à base de poisson), l’arroz caldoso (riz servi dans son jus de cuisson) ou l’arroz negro (riz noir préparé avec de l'encre de seiche… D'autres spécialités gastronomiques telles l’orxata de xufa (horchata de chufa en castillan) et la fideuà ont gagné une reconnaissance au-delà des frontières espagnoles. L’aigua de València est un cocktail à base de cava, jus d'orange, vodka et gin.

Villes jumelles[modifier | modifier le code]

La première ville à s'être jumelée avec Valence fut Bologne en octobre 1978. Deux mois après, en décembre 1978 ce fut au tour de la ville allemande de Mayence de se jumeler.

Puis vinrent les villes de Valencia au Venezuela en mars 1982, d'Odessa en mai de la même année et de Menton dans les Alpes-Maritimes. D'autre part, l'accord avec la ville mexicaine de Veracruz date de septembre 1984. Enfin, le jumelage avec la ville californienne de Sacramento date de juin 1989.

Villes Jumelles
 

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Valence (Espagne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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