Niozelles

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Niozelles
Église de Niozelles.
Église de Niozelles.
Blason de Niozelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Paul Romand
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04138
Démographie
Gentilé Niozellens
Population
municipale
260 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 13″ N 5° 50′ 18″ E / 43.9369444444, 5.8383333333343° 56′ 13″ Nord 5° 50′ 18″ Est / 43.9369444444, 5.83833333333  
Altitude Min. 354 m – Max. 603 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Niozelles est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Niozellens[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Niozelles et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Niozelles sont Pierrerue, Lurs, La Brillanne, Villeneuve, Forcalquier.

Ce village est situé à 5 km de Forcalquier, dans la vallée du Beveron.

Le village est sur un site perché, dans le parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements et quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Monts de Vaucluse

Le territoire se situe dans les Monts de Vaucluse, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • le massif des Baronnies au nord ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le plateau de Valensole à l'est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).
  • le massif du Luberon au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Niozelles n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Villeneuve[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Lauzon[5], cours d'eau de 25,2 km, sous affluent de la Durance, via l'Asse. Le Beveron[6], ruisseau de 14,9 km, rejoint le Lauzon à Niozelles.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 476 ha de bois et forêts, soit 45 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Niozelles est traversée par la départementale RD 4100 (ancienne route nationale 100).

Gares SNCF à La Brillanne-Oraison à 5 km et Manosque - Gréoux-les-Bains à 13 km, toutes les deux sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Niozelles par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[7] :

Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

80 km

(S)

118 km

(S-E)

162 km

(S-O)

218 km

(N)

355 km

(O)

521 km

(O)

538 km

(N-E)

611 km

(N)

684 km

(N-O)

743 km

(N-0)

774 km

(N)

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Niozelles est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Niozelles est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : la moitié de la commune est concernée par un aléa moyen à fort[10].

La commune de Niozelles est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[11] :

  • celui de rupture de barrage ;
  • celui de transport de matières dangereuses par canalisation. La canalisation Transéthylène qui sert à acheminer de l’éthylène vers l’usine Arkema de Saint-Auban traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[12],[13].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] ; le Dicrim existe depuis 2010[14].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, pour inondation, coulées de boue et glissement de terrain en 1994[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1030 (Nuacellas)[15]. Selon Ernest Nègre, ce nom est un composé des termes occitan Nyos (nuages), et cèlas, couvents : le « couvent des nuages »[16] ; selon le couple Fénié, c’est « le nouveau couvent » (exactement, les nouvelles cellules)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

La colline proche du lieu-dit Vieille-Église a été occupée comme oppidum[18]. Dans l’Antiquité, le territoire de Niozelles fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[19]. La voie domitienne traverse la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[20].

Quelques années avant l’An Mil, la butte sur laquelle était construite une vaste maison perchée devient une motte castrale. La butte est agrandie par l’apport de 1 600 m³ de terre, et une tour est construite ; une palissade entoure la motte (diamètre de 22 m). Les bâtiments utilitaires compris dans l’enceinte, celle-ci et la tour constituent un petit château, embryon de domaine seigneurial, qui est occupé jusqu’au début des années 1030. Le château perd ensuite sa fonction militaire pour abriter un pressoir à huile[21]. Les fouilles de la motte révèlent l’utilisation importante du bois de chêne pubescent, le plus abondant localement, dans la construction[22], ainsi que du buis et du sorbus crataegus pour des usages spécifiques (comme les chevilles réalisées en buis)[23]. L’intérêt du site réside également dans les restes alimentaires (ossements) qui renseignent sur le régime des élites de l’époque[24].

Du XIe au XIIIe siècle, l’église Sainte-Marie près du Vieux-Niozelles appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[25]. Le prieuré Saint-Marcellin relevait lui de l’abbaye Saint-Victor de Marseille[18]. La seigneurie appartient à la famille de Sabran (XIVe siècle), puis aux Bouliers (XVIe siècle), et enfin aux Glandevès (XVIIe et XVIIIe siècles)[26]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[18].

Lors du dénombrement de 1471, le village est abandonné[26].

Le fief appartint successivement aux familles de Sabran, d'Agoult (XVe siècle), de Bouliers (fin XVeXVI et ee siècles), de Joye (XVe siècle), de Matheaud de Joye (XVIe siècle), de Castellane (XVIe siècle/XVIIe siècle) et de Glandevès (XVIIe siècle/XVIIIe siècle)[27].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[28]. Les tours du château sont détruites à cette époque[29].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 7 habitants de Niozelles sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[30].

Comme de nombreuses communes du département, Niozelles se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[31]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[32]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[33].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à . Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné au marché de Forcalquier et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[35]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Paul Romand a été réélu conseiller municipal avec le septième total de 137 voix, soit 85,63 % des suffrages exprimés. La participation a été de 80,40 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[36].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

mairie de Niozelles
Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[37] Paul Romand DVG [38],[39]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Niozelles est une des dix communes du canton de Forcalquier, qui totalise 12 746 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Niozelles fait partie du canton de Forcalquier depuis 1793[40]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[41].

Environnement[modifier | modifier le code]

Déchèterie la plus proche à Pierrerue à 2 3 km.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Niozelles en 2009[42]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,00 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,00 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,00 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 21,00 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[43]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Niozelles comptait 260 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Niozelles). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
inhabité 203 226 252 242 285 334 356 403 368
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
379 381 406 396 354 354 316 320 300 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
296 266 254 201 208 202 190 155 158 138
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 - - -
125 106 111 170 199 233 260 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[26], EHESS[40], Insee à partir de 1968[44],[45],[46])


L’histoire démographique ancienne de Niozelles est marquée par la grande saignée des XIVe et XVe siècles qui détruit la communauté. S’ensuivit une lente croissance allant de la fin du XVe siècle aux années 1830. La population de Niozelles marque ensuite une période d’« étale » où la population reste assez stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1841 à 1872. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de diminution assez rapide : en 1921, Niozelles a perdu 50 % de sa population, par rapport au maximum démographique du XIXe siècle (406 habitants en 1861), après à peine un demi-siècle de baisse[47]. Celle-ci continue jusqu’aux années 1970, le mouvement s’inversant ensuite. Aujourd’hui, la population de Niozelles est repassée au-dessus des 50 % de son niveau de 1861.

Histogramme de l'évolution démographique

Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village de Niozelles a une superficie de 1 047 ha et une population de 239 habitants, ce qui la classe[48] :

Zone de comparaison Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 25 094e 18 927e 24 743e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 701e 801e 539e
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg Alpes-de-Haute-Provence 101e 181e 45e
Arrondissement de Forcalquier 47e 74e 30e
Canton de Forcalquier 10e 8e 8e

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école maternelle, mais pas d'une école primaire publique[49],[50]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[51]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[52], soit le lycée polyvalent Les Iscles[53], soit le lycée Félix-Esclangon[54].

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Saint-Michel

La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[55]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[56].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 108 personnes, dont 10 chômeurs[57] (17 fin 2011[58]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (78 %)[59] et travaillent majoritairement hors de la commune (71 %)[59].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 519 €, ce qui plaçait Niozelles au 14 835e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[60].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les champs de fleurs forment de grandes bandes de couleurs vives.
Champs de fleurs à Niozelles.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait cinq établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et neuf emplois salariés[61].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de six en 2010[62]. Il avait chuté de 18 en 1988[63] à quatre en 2000[62]. Actuellement, ces exploitants sont spécialisés dans les grandes cultures (trois d’entre eux), un autre pratiquant l’horticulture[62]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait chuté, de 364 à 238 ha (la surface moyenne des exploitations doublant dans le même temps)[63]. La SAU a cru de nouveau lors de la dernière décennie, à 311 ha, mais sans revenir à celui de 1988[62].

Les agriculteurs de la commune de Niozelles ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (dont le banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (dont petit épeautre, miel de Provence et agneau de Sisteron)[64].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[65]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[64].

Parmi les labels couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[34].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait quatre établissements, n’employant aucun salarié[61].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 23 établissements (avec 14 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant cinq personnes[61].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[66], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande[67]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Réception officielle : les personnages sont en tenues d'été claires. La ministre est face au maire en jean et à la préfète en uniforme brodé d'or.
Visite officielle de Sylvia Pinel, ministre du Tourisme, au Bistrot de Pays, en 2013.

Les résidences secondaires apportent un petit complément à la capacité d’accueil[74] : au nombre de 64, elles représentent 37 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 36 possèdent plus d’un logement[69],[75].

Le Café de Niozelles, qui porte le label Bistrot de pays[76], adhère a une charte qui a pour but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[77]. Le 12 juillet 2013, lors du vingtième anniversaire de l’association Bistrot de pays, il a accueilli le Sylvia Pinel, ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, accompagnée d’élus de la région : le sénateur Claude Domeizel, le député Christophe Castaner et le vice-président de la région Jean-Yves Roux[78],[79].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église du village

Le château, au milieu du village, est une résidence seigneuriale massive, de plan rectangulaire. Une des deux tours d’angle de la façade a disparu. Les ouvertures sont toutes cintrées. La clef de voûte du portail, qui donne sur la cour en arrière du château, porte la date de 1768, ce qui correspond au style du château[80].

Il subsiste, à proximité de la Vieille Église (ferme), la base d’une tour du XIIIe siècle, sur un éperon rocheux. Il est possible que le vieux Niozelles se soit construit contre la tour[81].

L’église paroissiale, placée sous l’invocation de l’Invention de saint Étienne martyr et le patronage de saint Alban et saint Candide, est datée de 1681 pour la nef à deux travées voûtées d’arêtes et la façade. Le chœur et le bas-côté droit, voûtés sous croisées d’ogives, remontent à un état antérieur, probablement au XVIe siècle[82]. Le clocher est logé dans une tour construite contre le chœur[83].

  • église Saint-Alban
  • moulin,
  • château des XVIe et XVIIIe siècles
  • le donjon du XIIIe siècle à la Vieille-Église (site de l'ancien village, en ruines)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaspard de Glandevès-Niozelles, né à Marseille en 1624 et mort à Niozelles en 1714. Ce chef du parti populaire lors de la Fronde marseillaise était un des membres de la maison de Glandevès[84]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Niozelles.svg

Blasonnement :
de sable au nom de NIOZELLES, écrit en caractères d’argent, et posé en fasce[85]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnel Giacomoni, Histoire et généalogie de la maison de Glandevès

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Forcalquier », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
  2. « Habitants de Niozelles », sur habitants.fr.
  3. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  4. « Station météo la plus proche : Villeneuve », MSN Météo
  5. Fiche du Lauzon sur le site du SANDRE
  6. Fiche du Béveron sur le site du SANDRE
  7. (fr) « Distance entre Niozelles et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 6 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  14. Document, base Dicrim, consultée le 6 août 2011
  15. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne) § 27283, p 1509
  17. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 59
  18. a, b et c Daniel Thiery, « Niozelles », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 6 août 2012
  19. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  20. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  21. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 33.
  22. Aline Durand, « Les bois de construction employés à Niozelles (Xe-XIe siècles) », Provence historique, tome 49, no 195-196, 1999, p. 235-236.
  23. Aline Durand, op. cit., p. 237.
  24. Daniel Mouton, « Genèse des premières fortifications provençales », Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée, consulté le 11 novembre 2013.
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  26. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 187.
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  39. Paul Romand est l’un des 500 élus qui ont parrainé Philippe Poutou (NPA) à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
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  76. La charte Bistrot de Pays
  77. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine
  78. La ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel en visite à Niozelles
  79. Tourisme : la ministre Sylvia Pinel : "tout faire pour promouvoir nos territoires gorgés de talents"
  80. Raymond Collier, op. cit., p 268
  81. Raymond Collier, op. cit., p 312
  82. Raymond Collier, op. cit., p 173-174
  83. Raymond Collier, op. cit., p 222
  84. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 144
  85. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994