Fuveau

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Fuveau
Fuveau et la montagne Sainte-Victoire à l'horizon.
Fuveau et la montagne Sainte-Victoire à l'horizon.
Blason de Fuveau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Hélène Lhen
2013-2014
Code postal 13710
Code commune 13040
Démographie
Gentilé Fuvelain(e)s
Population
municipale
9 350 hab. (2011)
Densité 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 10″ N 5° 33′ 43″ E / 43.4527777778, 5.56194444444 ()43° 27′ 10″ Nord 5° 33′ 43″ Est / 43.4527777778, 5.56194444444 ()  
Altitude 220 m (min. : 179 m) (max. : 381 m)
Superficie 30,02 km2
Localisation

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Fuveau (Fuvèu en occitan provençal) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Fuvelains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fuveau est situé dans le Sud-Est de la France, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle se situe entre Aix-en-Provence et Marseille avec en toile de fond la montagne Sainte-Victoire.

Communes limitrophes de Fuveau
Meyreuil Châteauneuf-le-Rouge Rousset
Gardanne Fuveau Peynier
Mimet Gréasque Belcodène

Le village est situé sur un coteau adossé au massif de l'Étoile. Quelques ruisseaux le traversent, dont le Grand Vallat, pour rejoindre l'Arc qui borde la commune au nord.

L'autoroute A52 empiète largement sur le territoire communal, mais n'offre aucun accès direct. L'axe principal de circulation est l'ancienne nationale 96 renumérotée RD 96.

Fuveau compte deux hameaux excentrés sur son territoire, la Barque au nord et Brogilum au sud.

La Barque[modifier | modifier le code]

Le chemin le plus rapide pour aller de Fuveau à Aix était autrefois la voie fluviale. On empruntait une barque qui flottait sur la rivière de l'Arc. Ce hameau a aujourd'hui une population conséquente de 1 000 habitants[1]. Ce toponyme a donné son nom à la barrière de péage de l'autoroute A8 qui connaît des engorgements lors des migrations estivales.

Brogilum[modifier | modifier le code]

Le hameau de Brogilum n'a de latin que son nom. Il fut créé en 1962 pour accueillir des familles harkis[2]. Il compte aujourd'hui 230 habitants[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fuveau tire ses origines de l'époque romaine, même si peu de traces demeurent. En 1080, son nom est pour la première fois cité dans une charte.

Hugues Roche, fils de feu Jean Roche, juge de Forcalquier (1362-63), fut coseigneur de Fuveau. Il prêta hommage le 28 juillet 1362[4].

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, la communauté de Fuveau adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix[5].

Fief très morcelé ; parmi les coseigneurs, les familles de Vitalis et de Duranti. Le marquisat de Château-l'Arc fut érigé en 1687 en faveur des Boutassy[6].

Hormis la culture du sol, le village a puisé ses ressources dans l'industrie minière et l'extraction du charbon qui s'est développée dans la deuxième partie du XIXe siècle[7].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Fuveau
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1941 août 1944 Félix Barthélémy   Destitué à la Libération
août 1944 décembre 1970 Alexandre Philip    
mars 1971 mars 1977 Max Guiguet    
mars 1977 1991 René Dutour    
1991 mars 2001 Jean-Pierre Andrieux PS  
mars 2001 décembre 2013 Jean Bonfillon (1946-2013) DVD Vice-président de la CA du pays d'Aix
décembre 2013 en cours Hélène Lhen    
Les données manquantes sont à compléter.

Jean Bonfillon est réélu à la mairie de Fuveau le avec 70,13 % des voix[8]. Suite au décès de Jean Bonfillon le , Hélène Lhen est élue maire le 10 suivant[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 350 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 187 1 528 1 271 1 499 2 004 2 014 2 100 2 450 2 718
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 706 2 883 2 856 2 754 3 069 2 684 2 593 2 482 2 190
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 184 2 357 2 300 2 065 2 197 2 272 2 072 2 139 2 448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 528 3 028 3 348 4 029 6 410 7 507 8 558 8 653 9 247
2011 - - - - - - - -
9 350 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Saint-Michel.
Blason Blasonnement :
D'azur à la boucle de ceinture accostée de deux palmes adossées, surmontée de l'inscription FU et soutenue de l'inscription VEAU, les deux inscriptions en lettres capitales, le tout d'or.
Commentaires : La boucle de ceinture tiendrait son origine du consul romain Caius Sextius Calvinus qui, conquérant la région en 124 av. J.-C. dans la bataille contre l'oppidum d'Entremont, aurait jeté sa ceinture sur le sol après la bataille. Les palmes sont celles du blason des Vitalis, co-seigneurs de la communauté à l'époque où le blason a été imposé par l'édit royal de novembre 1696[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Michel
 Inscrit MH (1982)
Stèle de l'aviateur canadien David Arthur Cary

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Site de la mairie de Fuveau. Pour voir des photographies de la Barque, voir ce site.
  2. Dans les bois de Fuveau, l'amertume et la résignation des harkis "oubliés".
  3. Source : Site de la mairie de Fuveau.
  4. AD du 13, série B554, parch.
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  6. Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, Principauté d'Orange, Comté de Nice, et Principauté de Monaco, par E. Baratier, G. Duby, E. Hildesheimer (Atlas Belfram, Paris, Armand Colin, 1969).
  7. Fuveau, site de l'office de Tourisme d'Aix-en-Provence.
  8. « Municipales : Bonfillon réélu au 1er tour », La Provence, 29 mars 2009.
  9. http://www.mairiedefuveau.fr/index.php/compte-rendu-du-conseil-municipal/doc_download/576-16-decembre-2013
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Les armoiries de Fuveau
  13. « Notice no PA00081278 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]