Gignac-la-Nerthe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gignac.
Gignac-la-Nerthe
Gignac-la-Nerthe, vue de la colline de Saint-Michel
Gignac-la-Nerthe, vue de la colline de Saint-Michel
Blason de Gignac-la-Nerthe
Blason
Gignac-la-Nerthe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Châteauneuf-Côte-Bleue
Intercommunalité Marseille Provence Métropole
Maire
Mandat
Christian Amiraty
2014-2020
Code postal 13180
Code commune 13043
Démographie
Gentilé Gignacais
Population
municipale
9 055 hab. (2011)
Densité 1 048 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 39″ N 5° 14′ 12″ E / 43.3941666667, 5.23666666667 ()43° 23′ 39″ Nord 5° 14′ 12″ Est / 43.3941666667, 5.23666666667 ()  
Altitude Min. 11 m – Max. 128 m
Superficie 8,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Gignac-la-Nerthe

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Gignac-la-Nerthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gignac-la-Nerthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gignac-la-Nerthe
Liens
Site web gignaclanerthe.fr

Gignac-la-Nerthe (en provençal Ginhac-de-la-Nerta selon la graphie classique, Gignac-de-la-Nerto selon la graphie mistralienne) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à environ 10 kilomètres de Marseille. Elle fait partie de l'unité urbaine de Marseille Aix-en-Provence.

Commune principalement résidentielle, Gignac-la-Nerthe comptait 9 055 habitants au dernier recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord de la chaîne de la Nerthe et au sud de l'étang de Berre, à 12 km de L'Estaque (Marseille), 18 km de Martigues et 30 km d'Aix-en-Provence.

La superficie de la commune est de 864 hectares ; son altitude varie entre 11 et 128 mètres[1]. Son territoire comprend deux noyaux villageois : Gignac même, à l'est, et Laure, à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gignac-la-Nerthe
Marignane Saint-Victoret
Châteauneuf-les-Martigues Gignac-la-Nerthe Les Pennes-Mirabeau
Ensuès-La Redonne Le Rove

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

Transports[modifier | modifier le code]

Gignac-la-Nerthe est située le long de l'autoroute A55 qui relie Marseille à Martigues.

La ville est desservie par le réseau des Bus de l'Étang et le réseau départemental Cartreize. La gare la plus proche est celle de Pas-des-Lanciers, située à 5 km sur la commune de Marignane et desservie par la ligne Paris-Lyon-Marseille.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle commune accueille une villa romaine[3], la Poussaraque, avec huilerie, stockages, différentes constructions, bains privés, four, une activité artisanale métallurgique avec forge et un four à chaux. L'établissement a existé de l'extrême fin du Ier siècle av. J.-C., jusqu'au VIe siècle.

Au XIIIe siècle, les Templiers construisent Saint-Michel de Gignac. Gignac, Le Rove et Ensuès forment alors une même communauté[3].

Ce n'est qu'après le Moyen Âge que le village actuel se développe dans la plaine grâce à l'agriculture (blés, oliviers, amandiers, vignes et élevage). L'église est construite en 1780. À l'époque Gignac fait partie de la seigneurie de Marignane[3].

La commune est créée à la Révolution, elle inclut alors également Le Rove, qui s'en détache en 1835. Le XIXe siècle voit l'arrivée du chemin de fer puis, de 1910 à 1926 est creusé le tunnel du Rove sous la commune, travaux qui amènent des familles italiennes et espagnoles à s'installer dans le village[3].

Mais ce n'est qu'à partir des années 1960 (arrivée des rapatriés d'Algérie) et surtout 1980 que l'urbanisation se développe : d'environ 4 000 habitants, la population passe à près de 10 000 aujourd'hui.

Entre temps, en 1919, la commune change son nom de Gignac en Gignac-la-Nerthe, du nom de la chaîne de la Nerthe qui borde la commune au sud.

En 2000, Gignac-la-Nerthe adhère à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gignac-la-Nerhe fait partie de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône dont le député est Vincent Burroni (PS) et du canton de Châteauneuf-Côte-Bleue dont la conseillère générale est Maria Raynaud (PS).

Le conseil municipal est composé de 29 membres. Le maire est depuis 2008 le socialiste Christian Amiraty, réélu en 2014 en alliance avec le PCF[4].

Maires successifs de Gignac-la-Nerthe
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995 Albert Cerboni PCF  
juin 1995 mars 2008 Claude Frigant UMP  
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Christian Amiraty PS Vice-président de la communauté urbaine de Marseille (2008-2014)

Comme de nombreuses communes des Bouches-du-Rhône, le vote à Gignac-la-Nerthe favorise la gauche au niveau local et la droite pour les élections nationales, avec un très fort vote Front national.

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour avec 34 % des voix. Au second tour, la commune a été remportée par Nicolas Sarkozy avec 59 %[5]. Pour les élections législatives de la même année, le candidat PS a recueilli 37 %, contre 33 % à l'Union pour un mouvement populaire et 30 % au Front national.

Pour les élections régionales de 2010, Gignac-la-Nerthe a été remportée par la liste de gauche à 47 %, et par le candidat socialiste aux élections cantonales de 2011 avec 51 %, avec à chaque fois un score élevé pour le Front national (31 % et 49 % respectivement)[6],[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 055 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
553 578 1 037 1 378 1 509 706 731 810 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
909 956 908 928 887 863 915 940 938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
946 991 987 1 314 1 270 1 240 1 364 1 527 1 687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 963 2 666 3 568 4 361 8 772 9 189 9 140 9 310 9 127
2011 - - - - - - - -
9 055 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 613, alors qu'il était de 3 170 en 1999[I 1]. Parmi ces logements, 95,2 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 4,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 16,4 % des appartements[I 2]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,7 %, en légère baisse par rapport à 1999 (73,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 5,5 %[I 3].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 35 136 €, ce qui plaçait Gignac-la-Nerthe au 7 621e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[10].

En 2009, 45,4 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 359 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,9 % d'actifs dont 63,0 % ayant un emploi et 7,8 % de chômeurs[I 5].

On comptait 1 946 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 597 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 032, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 48,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'à peine un emploi pour deux habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Gignac-la-Nerthe comptait 723 établissements : 34 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 64 dans l'industrie, 131 dans la construction, 401 dans le commerce-transports-services divers et 93 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 106 entreprises ont été créées à Gignac-la-Nerthe[I 8], dont 67 par des autoentrepreneurs[I 9].

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[11] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[12]. Par ailleurs, elle compte 22 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[13], tous situés dans l'église.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gignac-la-Nerthe

D'or, à un olivier au naturel, accosté de deux lettres G et G de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. a, b, c et d Histoire de Gignac-la-Nerthe, Michel Méténier, ville de Gignac-la-Nerthe, consulté le 18 mars 2013.
  4. « Christian Amiraty a été élu maire pour la deuxième fois », sur LaProvence.com (consulté le 10 avril 2014)
  5. Résultats de l'élection présidentielle 2012, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  6. Résultats des élections régionales 2010, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  7. Résultats des élections cantonales 2011, ministère de l'Intérieur, consulté du 26 novembre 2013.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  11. « Liste des monuments historiques de la commune de Gignac-la-Nerthe », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Liste des lieux et monuments de la commune de Gignac-la-Nerthe à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des objets historiques de la commune de Gignac-la-Nerthe », base Palissy, ministère français de la Culture.