Reillanne

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Reillanne
La colline et le village de Reillanne.
La colline et le village de Reillanne.
Blason de Reillanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Provence
Maire
Mandat
Alain Calvet
2009-2014
Code postal 04110
Code commune 04160
Démographie
Population
municipale
1 521 hab. (2010)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ Nord 5° 40′ Est / 43.88, 5.66 / 43.88; 5.6643° 53′ N 5° 40′ E / 43.88, 5.66 / 43.88; 5.66  
Altitude Min. 387 m – Max. 805 m
Superficie 38,55 km2
Localisation

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Reillanne est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Reillannais[1].

Sommaire

Géographie[modifier]

Clocher Saint-Denis de Reillanne.

Les communes limitrophes de Reillanne sont Aubenas-les-Alpes, Saint-Michel-l'Observatoire, Villemus, Montjustin, Céreste, Sainte-Croix-à-Lauze et Vachères.

Relief[modifier]

Géologie[modifier]

Hydrologie[modifier]

Reillanne est traversée par plusieurs cours d'eau, dont le plus important est le Largue[2] qui longe la commune par l'est. Dans le village, le ruisseau du Tréchiou serpente à l'ouest de la colline de Saint-Denis avant de descendre vers la plaine et de se jeter dans l'Encrême. Plusieurs retenues d'eau artificielles existent à proximité de l'Encrême[3], dans le quartier de la Garde de Dieu.

Environnement[modifier]

La commune compte 1 964 ha de bois et forêts[1].

Climat[modifier]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Les stations météos proches de Reillanne sont situées à Céreste (station manuelle), Manosque, et à l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[4].

Transports[modifier]

Le territoire de la commune est traversée d'est en ouest par la route nationale 100 ; deux routes départementales relient le village à la nationale, la RD 14 et la RD 214.

Risques naturels et technologiques[modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Reillanne est également exposée à trois autres risques naturels[6] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : environ la moitié du territoire de la commune est concerné par un aléa moyen à fort[7].

La commune de Reillanne est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[8]. La départementale RD 4100 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[9].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[8] et le Dicrim n’existe pas non plus[10].

La commune a été l’objet de trois arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2011, pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse en 1997[6]. Le dernier tremblement de terre fortement ressenti à Reillanne est celui du 23 février 1887, avec une intensité macro-sismique de VII sur l’échelle MSK (niveau correspondant à des dommages causés aux immeubles)[11]. L’épicentre était situé à Bussana Vecchia, en Italie[12].

Urbanisme[modifier]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Reillanne et les communes voisines Cliquez pour la légende

Occupation des sols[modifier]

La répartition des sols de la commune est la suivante[13] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 4,33 % 168,58
Zones agricoles 33,74 % 1 312,78
Zones naturelles 61,96 % 2 410,78
Total 100 % 3 891

Logement[modifier]

Reillanne comptait 1 014 logements en 2007 (contre 870 en 1999). Les constructions neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 13,9 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 10,4 % en France. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1970 qui s'explique par l'exode rural.

Les résidences principales représentent 663 logements soit 65,4 % du parc, réparties à 87,8 % en maisons individuelles (91,3 % en 1999) et à 10,5 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). 65,7 % des habitations principales comportent 4 pièces et plus[14]. Les propriétaires de leurs logements constituent 71,7 % des habitants contre 25,3 % qui ne sont que locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine).

Toponymie[modifier]

La commune se nomme Ralhana en provençal et vivaro-alpin de norme classique et Reihano en provençal de norme mistralienne. Le linguiste Charles Rostaing relève 26 formes pour le nom de Reillanne[15], la plus ancienne, Reglana, remontant à 909. On trouve des formes similaires, comme Reilana (XIe siècle), Rillana (1125), Reillana (1274) ou encore Reilhane (1401).

Trois interprétations du nom ont cours[16] :

  • le nom Reillanne viendrait du provençal reiho (« soc de charrue », un objet agraire que l'on trouve aujourd'hui dans les armes de Reillanne.) Il s'agit d'une étymologie populaire, liée à la proximité entre les noms Reillanne et reiho ;
  • Frédéric Mistral, le félibre provençal, et l'historien André Bouyala d'Arnaud, trouvent dans le mot « Reillanne » une évocation de la voie Aurélienne. Charles Rostaing s'oppose à cette interprétation ;
  • selon les toponymistes Skok et Groehler[17], Reillanne doit son nom à la gens Regilius, une famille (ou peut-être un clan, une tribu) propriétaire du terroir de Reillanne au Haut Moyen Âge. Le toponymiste Lorgnon envisage davantage Regulius que Regilius[18], le couple Fénié retient l’explication par le nom romain mais ne tranche pas entre les deux gentilices proposés[19].

Histoire[modifier]

Préhistoire[modifier]

Dans les années 1950, de nombreuses empreintes fossiles sont identifiées au quartier des Pas d'Ânes. Considérées par la tradition comme appartenant à des ânes, elles se révèlent être celles d'anchitherium[20], un genre d'équidé vivant il y a approximativement 20 MA[21].

Les plus anciennes traces humaines datent du néolithique : la grotte de Saint-Mitre est fréquentée et a livré plusieurs tombes[22].

Antiquité[modifier]

Dans l’Antiquité, le territoire de Reillanne fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[23].

À l'époque romaine, le village d’Alaunia occupait la plaine[24].

Reillanne bénéficie des privilèges de municipe et pouvait à ce titre s'auto-administrer[réf. nécessaire].

Moyen Âge et période moderne[modifier]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[25].

Reillanne apparaît dans les chartes en 909 sous le nom de Reglana, quand il est fait mention de la villa Pineta (actuel château Pinet) et de l’église Saint-Suffrein (sancti Sisfredi)[24]. Elle appartenait à l’abbaye de Montmajour, qui en percevait les revenus, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait[24].

La bourgade a une certaine importance au Moyen Âge. La légende affirme que les Templiers ont construit un monastère, cependant aucun document ne vient corroborer cette affirmation. Ce monastère est en fait franciscain. La paroisse relevait elle du prieuré de Carluc, et donc indirectement de l’abbaye de Montmajour. Les revenus de cette église allait donc à cet ordre, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait, comme pour Saint-Suffrein[24]. Le prieuré Saint-Mitre relevait lui de l’abbaye Saint-Victor de Marseille ; à partir de 1237, les franciscains installent dans ce prieuré un hospice pour les pèlerins allant à Rome[24]. Enfin, au XIVe siècle, les observantins créent un couvent à Reillane[24].

À la fin du XIIe siècle, les Hospitaliers de Saint-Jean ont sous leur garde l’église Saint-Égide (appartenant auparavant au chapitre d’Aix), placée sur l’ancienne via domitia, et un hospice destiné aux voyageurs[24].

Dès le XIIIe siècle, la ville bénéficie d’un consulat[26]. La communauté relève de la viguerie de Forcalquier[24]. Reillanne est le siège d’une vicomté créée en 1346 et dont Foulque d'Agoult fut le premier titulaire[26]. La famille de Pierrevert fut signalée à Reillanne depuis la fin du XIIIe siècle ; mais elle ne semblait pas avoir de résidence fixe à Reillanne[27]. En 1304, Raymond de Pierrevert — qui était déjà coseigneur de Châteauneuf-lès-Mane (en 1303[28]) — était coseigneur de Reillanne. En 1346, la famille de Pierrevert n'était plus coseigneur de Reillanne[29]. Avant 1320, Engles de Reillanne (?-1340) était coseigneur de Reillanne[30]. Un de ses fils, Bertrand, noble, fut coseigneur de Reillanne. En 1349, Boniface de Reillanne, aîné et jeune, furent coseigneur de Reillanne[31].

Avant 1334, Guillaume de Villemus possédait des droits seigneuriaux qu'il céda à Bertrand de Vandroma et à Bertrand Grassi. Sparron de Petraviridi fut aussi l'un des coseigneurs de Reillanne[32][réf. incomplète]. En 1390, Paul Triboleti, juge des secondes appellations de Marseille (1381) était propriétaire de la bastide De Apulia, à Reillanne[33].

Une foire se tenait à Reillanne, de la fin du Moyen Âge jusqu’à la Révolution, bénéficiant de la situation de la ville à la jonction de deux itinéraires allant de la vallée de la Durance à celle du Coulon et Avignon, par Apt[34],[35]. Le couvent des observantins est vendu en 1766[24].

Révolution française[modifier]

La Révolution est accueillie avec joie à Reillanne. Quelques excès contre le clergé surviennent toutefois de la part des Jacobins, même s'ils sont limités car les Girondins, qui réprouvent ces excès, sont majoritaires dans le village[36]. Durant cette période, Reillanne compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[37]. Lors de la déchristianisation de l'an II, les autorités reillannaises envoient aux administrateurs du district de Forcalquier de nombreux ustensiles prélevés dans l'église de Reillanne. Pourtant, le peuple reste attaché à la foi catholique. Les actes paroissiaux ne diminuent pas, ou peu, entre 1790-1792 et 1793[38].

Le vaste château, dont l’enceinte extérieure comptait 18 tours, est entièrement détruit à la suite de la Révolution[39].

Époque contemporaine[modifier]

Monument aux morts

La commune du Bourget est rattachée à Reillanne en 1846[40].

En 1865, des moniales s’installent dans l’ancien couvent des observantins, qu’elles abandonnent dans les années 1930[24].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, un centre d’internement du service social des étrangers est implanté à Reillanne : des familles espagnoles y sont emprisonnées. Puis elles sont rejointes par des familles juives, l’UGIF intervenant alors au camp[41],[42]. Le 12 mai 1944, une rafle menée par la police allemande conduit à l'arrestation de 56 juifs[43] dans un centre d'hébergement de Reillanne installé dans l'ancien couvent Notre-Dame des Prés. Ceux-ci sont ensuite envoyés par train à Auschwitz, Mauthausen ou Dachau[44]. Le camp ne ferme qu’à la Libération[42].

Le couvent Notre-Dame-des-Prés est transformé en colonie de vacances en 1963[24].

La chartreuse Notre-Dame est créée en 1978[24].

Politique et administration[modifier]

Tendances politiques et résultats[modifier]

Mairie de Reillanne.

Liste des maires[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1874 1880 Vicomte de Salve[45]    
         
mars 1977 novembre 1996 Georges Alliaud[46],[47] PCF Instituteur, conseiller général du canton de Reillanne (1992-1996)
décembre 1996 janvier 2009[48] Raymond Bressand PCF[49],[50] Conseiller général du canton de Reillanne (1997-2011)
mars 2009 en cours Alain Calvet DVD/UMP[51]  

Intercommunalité[modifier]

Reillane est une des huit communes composant la Communauté de communes de Haute-Provence

Fiscalité[modifier]

L'imposition des ménages et des entreprises à Reillanne en 2009[52]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,90 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,74 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 82,69 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 17,48 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[53]).

Jumelage[modifier]

Localisation des villes jumelées avec Reillanne.
Localisation de la ville
Reillanne

Roccasparvera est une commune de 733 habitants de la province de Coni (Piémont). Le jumelage est signé à Reillanne le 13 octobre 1996 entre Gian Piero Robbione, maire de Roccasparvera, et Georges Alliaud, maire de Reillanne et conseiller régional des Alpes-de-Haute-Provence[55]. Ce jumelage s'explique du fait que, du XIVe au XVIIe siècles, la famille Bolleris, châtelain de Roccasparvera, règne alors aussi sur le vicomté de Reillanne (qui englobe également d'autres communes actuelles, comme Mane, Saint-Étienne-les-Orgues et Saint-Michel-l'Observatoire)[56].

Population et société[modifier]

Démographie[modifier]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
316 feux 91 feux 1 217 1 239 1 175 1 470 1 292 1 421 1 270 1 379
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 390 1 451 1 514 1 480 1 435 1 516 1 505 1 356 1 360 1 311
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 328 1 306 1 217 1 081 987 939 880 808 750 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
622 602 665 892 1 197 1 322 1 476 1 521 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[26], EHESS[40], Insee à partir de 1968[57],[58],[59].

Enseignement[modifier]

La commune est dotée d'une crèche et d’une école primaire[60]. Les élèves vont ensuite au collège Henri Laugier à Forcalquier puis au lycée Félix Esclangon[61] ou au Lycée polyvalent Les Iscles[62] tous les deux situés à Manosque.

Sports[modifier]

La commune propose différentes activités sportives[63] comme le football avec le Football Club reillannais[64], l'équitation au club de Céline Beauvois[65], le tennis de table, le tennis avec le Tennis Club Reillannais[66], le stretching avec l' Elastic Girls ou le ski avec le Ski club de Reillanne[67].

Santé[modifier]

Culte[modifier]

La paroisse est rattachée à un secteur pastoral de 14 paroisses, le secteur pastoral du Largue. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[68].

Services publics[modifier]

Plusieurs services publics ont une présence permanante, comme La Poste et la DDE. La mairie organise également un service d'aide à domicile[69].

La CPAM, par contre, n'assure qu'une présence partielle d'une demi journée par mois, en mairie.

Économie[modifier]

Aperçu général[modifier]

En 2009, la population active dépassait les 600 personnes, avec un taux de chômage dépassant les 14 %. Le nombre d’emplois sur la commune n’était que de 260 (soit un taux de concentration d'emploi de 48 %)[70], environ 350 personnes soit 65 % des actifs ayant un emploi vont travailler hors de la commune[71]. L’emploi salarié domine de peu, avec 60 % des emplois de la commune[70].

Agriculture[modifier]

Le secteur agricole comptait trente-trois exploitations en 2010[72], soit un fort recul depuis 2000 (perte de huit exploitations) et 1988 (perte de vingt-deux exploitations)[73]. L’essentiel des exploitations se consacrent aux grandes cultures (22, soit deux sur trois) ; on recense également cinq élevages ovins et quatre exploitations pratiquant la polyculture[72]. La surface agricole utilisée est elle aussi en fort recul, de 35 % à 1 307 ha entre 2000 et 2010, seules les grandes cultures augmentant les superficies cultivées[72]. La SAU de 2010 est inférieure à son niveau de 1988 (1170 ha)[74].

Deux productions de la commune sont labellisées : Vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence[75] et huile d'olive de Provence AOC[76]. Cependant, la vigne, qui occupait au XIXe siècle plusieurs dizaines d’hectares produisant un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, n’est actuellement exploitée que sur quelques hectares[77]. L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes[78].

Un silo à grains est construit en 1966 au lieu-dit « Les Granons », sur la route nationale 100 (Apt-Forcalquier) et de la D907 (Reillanne-Manosque). Les travaux sont réalisés par la Coopérative départementale des Silos de Manosque. Le silo permet de recueillir le blé récolté sur place, alors qu'il devait être entreposé à Manosque avant cette date[79].

2 entreprises de travaux forestiers sont également présentes sur la commune, ainsi que 3 éleveurs (ovins, bovins, faisans-perdreaux). On compte aussi un apiculteur.[réf. nécessaire]

Artisanat et industrie[modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 46 établissements, employant 53 salariés[80].

La commune compte une douzaine d'artisans, essentiellement dans la poterie et le cuir. La filière bois trouve un débouché par la présence d'un fabricant de meubles et d'un tapissier d'ameublement[81].

Activités de service[modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 98 établissements (avec 29 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 17 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 35 personnes[80].

Un marché se tient à Reillanne le jeudi et le dimanche matin. Le marché du dimanche est le plus grand des deux.

Quelques commerces de proximité sont présents : 2 boucheries, boulangerie, épicerie, librairie[82].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importante moyenne pour la commune[83], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[84]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[90] : au nombre de 242, elles représentent 23 % des logements[74],[91].

Lieux et monuments[modifier]

Porte Saint-Pierre, XIIe siècle.

Au sommet du site du village perché, se trouve une table d'orientation de Saint-Denis ; de là, une vue panoramique s'étend sur la vallée de l'Encrème, le Luberon et le vieux village de Reillanne au sud, les Alpes à l'est, et la montagne de Lure au nord.

Architecture militaire[modifier]

Reillanne est dominée encore par une des tours de l'ancien château (sur laquelle on a élevé en 1889 un clocher). De l’enceinte médiévale, il subsiste deux portes : la porte Saint-Pierre, inscrite[92] (XIIIe siècle), où le passage de la herse est encore visible, et la porte des Forges (XIIe siècle)[93]. Au Bourget, une tour de 8 m de diamètre est encore visible[94].

Architecture civile[modifier]

Le château de Valligrane, construit entre 1650 et 1680, dans un petit parc[95].

Une maison date de 1523[96]. Dans la maison Charpin, une fresque classée[97] à peine visible, avec une inscription en gothique, daterait de 1500[98]. La Garde de Dieu, actuellement transformée en ferme, est un ancien relais de poste[99]. La fontaine monumentale de la place principale est élevée entre 1874 et 1880.

Le moulin Delestic ou moulin Agnelier, construit en 1859, a fermé ses portes en 1955. Toute la machinerie est encore présente, y compris une ancienne machinerie de bois. L’ensemble est inscrit comme monument historique[100].

Art religieux[modifier]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption.

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption, également placée sous le vocable de saint Pierre, est construite entre 1100 et 1150, puis reconstruite après 1558. La nef, longue de trois travées, et voûtée d’ogives, date de la reconstruction. Assez exceptionnellement pour le département, elle est flanquée de deux bas-côtés, construits au XVIIe siècle. La travée de chœur est voûtée en berceau, et occupe toute la largeur du bâtiment (roman). Le chevet, intermédiaire entre le roman et le gothique (au XVIe siècle), est surmonté d’une voûte en cul-de-four divisée en six branches rayonnantes ; il possède une abside et une absidiole au sud, celle du nord a été détruite[101]. Son portail occidental est surmonté d’un fronton arrondi, orné de feuillages, et encadré de pot-à-feux, qui est le seul élément Renaissance de l’église[102]. Les vitraux du chœur datent du début du XXe siècle[103].

Son presbytère, construit à la fin du XVIIe siècle, possède trois cheminées dont le manteau est orné de gypseries[104]. Sa façade est ornée d’un cartouche, qui indique qu’il servit de maison commune[105]. Il abrite plusieurs tableaux de thèmes religieux, inscrits au titre objet.

Notre-Dame-des-Prés en 1912
Saint-Denis des Pénitents Blancs vu de la rue Saint-Joesoh

L’ancienne église romane que N-D de l’Assomption remplaçait celle de Saint-Pierre, et ne conserve plus que son clocher-mur[106].

La chapelle Saint-Roch, installée dans l’ancienne synagogue, possède un escalier orné de tableaux de gypserie : une Vierge à l’Enfant et un Bon-Pasteur, attribuée au XVIIe siècle[107].

La chapelle Saint-Denis des Pénitents Blancs est reconstruite en 1858 pour remercier la Vierge, que les Pénitents Blancs avaient implorée d'apporter la pluie. Elle possède une nef de trois travées, deux voûtées d’arêtes et la troisième, la travée centrale, placée sous coupole. Son clocher est roman[108]. Elle conserve un devant d’autel du XIIe siècle sculpté en bas-relief, avec saint Jacques et saint Martin encadrant la main bénissante de Dieu[109], classé monument historique au titre objet[110]. La chapelle Notre-Dame-des-Prés, qui desservait un monastère, date en partie (chevet) du XVe siècle[111].

  • Musée ethnologique,

Culture[modifier]

En plus d'une librairie, place de la Libération, les habitants de Reillanne disposent de plusieurs lieux de cultures : une bibliothèque, un atelier de cirque et une école de musique. Une association itinairante de cinéma, La Strada, proposent également la projection régulière de films.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Héraldique[modifier]

Blason de Reillanne

Blasonnement :
D'azur à un soc de charrue d'argent posé en pal et accosté en chef de deux fleurs de lis du même[114].

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Reillanne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. SANDRE, « Fiche rivière le largue (X15-0400) »
  3. SANDRE, « Fiche cours d'eau L'Encrême (X3420520) »
  4. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 11 août 2012
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  8. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  10. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 11 août 2012
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  113. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées liberation.
  114. Banque du Blason.

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