Comté de Forcalquier

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Le Comté de Forcalquier est un ancien fief féodal situé au nord et à l'ouest de la Durance.

Création du comté de Forcalquier[modifier | modifier le code]

Le comté de Forcalquier en 1125.
Le comté de Provence dans le Saint-Empire romain germanique en 1180.
Le marquisat de Provence en 1184.

Le comté de Forcalquier (Fourcauquié en provençal, graphie mistralienne) est issu du comté de Provence, dont les règles de succession prévoyaient l'indivision. Toutefois, à la fin du XIe siècle, la maison de Provence disparaît. Restent deux comtesses veuves, Adélaïde de Provence, qui devient ensuite Adélaïde de Forcalquier, et Gerberge de Provence. Le partage conclu entre ces deux branches eut lieu à une date inconnue, entre 1090 et 1105[1]. Une autre transaction a lieu entre les maisons de Toulouse et de Barcelone le 16 septembre 1125 : les Barcelone renoncent à la rive droite du Rhône et à la rive droite de la Durance[2]. Le règlement entre les Toulouse et les Avignon-Forcalquier n'eut probablement lieu qu'entre 1168 et 1177 (selon Manteyer) ou en 1095 (selon Tournadre)[1].

Finalement, la lignée d'Adélaïde gardait les trois huitièmes du comté, la lignée de Gerberge et sa fille Douce (réunie à celle des comtes de Barcelone) obtint trois huitièmes, et deux huitièmes pour la maison de Toulouse[1].

L'accord entre Raymond de Toulouse et Guillaume II de Forcalquier fixait ainsi les limites du comté de Forcalquier : de la Durance après Cavaillon, la limite passait à l'ouest d'Apt, à l'est de Carpentras et Vaison. Dans ce secteur, Sault était sur la frontière, qui passait ensuite par le col de Cabre et Pont-Haut, près de La Mure. Die était dans le marquisat de Provence (aux Toulouse), l'abbaye de Sénanque, Sisteron, les comtés de Gap et d'Embrun dans le comté de Forcalquier. La Durance était la frontière à l'est et au sud, sauf sur l'Ubaye : toute la vallée de Barcelonnette relevait de Forcalquier. Le Briançonnais relevait des comtes d'Albon[3].

Indépendance au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le comté de Forcalquier englobait donc les régions de Forcalquier, Sisteron, Gap et Embrun. En 1125, le partage entre comté de Provence au sud et marquisat de Provence au nord-ouest permit au comte de Forcalquier Guillaume Ier de se dire indépendant. En 1193, Guillaume II de Forcalquier laissa le comté à sa petite-fille Garsende de Sabran et à son mari le comte Alphonse II de Provence, se réservant seulement l'usufruit, sauf les villages de Cucuron, Ansouis et La Motte qu'il donna au fils que son gendre, Rainier Ier de Sabran avait eu d'un premier mariage. Puis, il reprit le Gapençais et l'Embrunnais pour les donner à son autre petite fille Béatrix de Sabran, ce qui entraina une guerre entre les Forcalquier et les Aragon. À la mort de Guillaume II, en 1209, le comte de Provence occupa Sisteron mais ne réussit pas à prendre, par siège, Forcalquier. Le comté de Forcalquier fut partagé entre le comté de Provence (sud du comté) et le Dauphiné (Gapençais et Embrunnais).

Fin de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Guerre des Sabran[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 476.
  2. Varano, op. cit., p. 477.
  3. Varano, op. cit., p. 479.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]