Le Perthus

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Le Perthus
Vue du Perthus
Vue du Perthus
Blason de Le Perthus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Céret
Intercommunalité Communauté de communes du Vallespir
Maire
Mandat
Albert Chiscano
2014-2020
Code postal 66480
Code commune 66137
Démographie
Gentilé Perthusiens, Perthusiennes
Population
municipale
578 hab. (2011)
Densité 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 27′ 54″ N 2° 51′ 48″ E / 42.465, 2.8633333333342° 27′ 54″ Nord 2° 51′ 48″ Est / 42.465, 2.86333333333  
Altitude Min. 196 m – Max. 647 m
Superficie 4,27 km2
Localisation

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Le Perthus
Ruines du prieuré de Panissars et fort de Bellegarde
Borne pyramidale frontalière n° 576

Le Perthus est une commune française du département des Pyrénées-Orientales et de la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Perthusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Col du Perthus et Col de Panissars.

Le village chef-lieu est à cheval sur la frontière entre la France et l'Espagne. Le ravin de la Comtesse et la route nationale 9 le divisent en deux parties : le nord et l'ouest du village sont la commune et le village français du Perthus. L’est et le sud forment la localité d’Els Límits, dépendant de la commune de La Jonquera, province de Gérone. La partie française de l’agglomération est plus peuplée que la partie espagnole. L'avenue de France fait office de frontière séparant les deux pays.

Le village est construit dans le col de même nom. Bien que le village soit situé au sud du col, il est partagé entre l'Espagne et la France afin que cette dernière garde la souveraineté sur le fort de Bellegarde qui contrôlait le passage entre les deux pays. Voir les articles col du Perthus et Col de Panissars.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Perthus[1],[2]
Les Cluses
Maureillas-las-Illas du Perthus[1],[2] L'Albère
La Jonquera
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom sont Pertusium en 1306 et Lo Pertus en 1343. Le sens du nom se trouve dans le latin pertusum : percement ou percée[4].

En catalan, le nom du village s’écrit El Pertús[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité est à l'origine composée de cabanons pour douaniers.

La commune est fondée une première fois le 1er février 1837 comme agrégation des communes des Cluses et de l'Albère sous le nom de Perthus. Devant le refus de ces deux communes d'être intégrées, ces deux communes redeviennent indépendantes dès le 29 novembre 1837. Le 29 avril 1851, un morceau de territoire est amputé à la commune des Cluses, ainsi qu'à la commune de L'Albère, afin de former, définitivement cette fois, la nouvelle commune du Perthus[6],[7] .

Le Perthus est le théâtre d'un exode massif de réfugiés en 1939 lors de la guerre civile en Espagne.

Depuis les années 1950, c'est un des points de passages importants entre la France et l'Espagne mais aussi un immense centre commercial, analogue à celui situé à La Jonquera, au sud de la frontière.

Le 22 juillet 2012, un important incendie se déclare sur le territoire de la commune, sur les versants sud et est de la colline du fort de Bellegarde, bloquant momentanément l'accès entre la France et l'Espagne[8].

Le 1er janvier 2014, la commune intègre la Communauté de communes du Vallespir[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1971 Joseph Casademon    
1971 1984 Jean-Louis Nibet    
1984 1989 Albert Sève    
1989 1995 Augustin Verdaguer    
1995 2008 Michèle Vert-Nibet    
2008 2014 Claude Picas    
2014 en cours Albert Chiscano[11]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424
16 f 16 f 14 f 8 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 578 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
846 846 638 829 703 625 556 617 607
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
562 592 553 548 412 448 469 500 589
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
635 841 862 699 644 634 620 578 574
2009 2011 - - - - - - -
590 578 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Note : Avant 1851, les habitants sont recensés avec L'Albère ou Les Cluses.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La partie française de la commune possède une école bilingue (français-catalan) ouverte aux enfants des deux communautés, ce qui constitue une expérience pilote en matière d'éducation. Cette école se trouve en bordure de la rue du Petit Pont ou carrer del Còrrec de les Comtesses qui sépare les deux pays.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 23 au 25 août[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 605 €[15].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Durant la haute saison, on estime le nombre moyen de visiteurs quotidiens dans la rue commerciale à environ 70 000. Le Perthus est donc un site original où le calme du village contraste avec l'excitation de l'avenue commerçante.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur le plan touristique, Le Perthus recèle des atouts certains grâce à son positionnement mais aussi à deux sites historiques importants : le fort de Bellegarde et l'espace archéologique de Panissars abritant le trophée de Pompée lors de son retour d'Espagne. Des bornes matérialisent la frontière franco-espagnole dans le village dont la plus visible dans l'avenue principale (avenue de France - avinguda de Catalunya) porte le numéro 576. Une autre borne pyramidale, en béton, sépare les deux pays, en amont de la rue du Petit Pont et portant le numéro 577.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Perthus (Pyrénées-Orientales).svg

Blasonnement :

D'or aux quatre pals de gueules chaussé de sinople, sur le tout, brochant en abyme, parti au premier d'azur à trois fleurs de lys d'or, au deuxième de gueules aux chaînes d'or posées en orle, croix et sautoir, chargées au cœur d'une émeraude au naturel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. « Plan séisme »
  4. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  6. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. « Le Perthus »
  8. Nouvel incendie dans les Pyrénées, Le Figaro, 22 juillet 2012.
  9. Martial Mehr, L'Indépendant, Le Perthus, Les Cluses et L'Albère rejoignent l'intercommunalité, 6 janvier 2014
  10. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  11. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  15. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).