Saint-Savournin

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Saint-Savournin
Le village depuis la route de La Valentine, surplombé par la Tête du Grand Puech (2 fév. 2006)"
Le village depuis la route de La Valentine, surplombé par la Tête du Grand Puech (2 fév. 2006)"
Blason de Saint-Savournin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton Roquevaire
Intercommunalité Communauté d'agglomération Pays d'Aubagne et de l'Étoile
Maire
Mandat
Rémi Marcengo
2014-2020
Code postal 13119
Code commune 13101
Démographie
Gentilé Saint-Savournicaine, Saint-Savournicain
Population
municipale
3 240 hab. (2011)
Densité 550 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 22″ N 5° 31′ 41″ E / 43.406, 5.52843° 24′ 22″ Nord 5° 31′ 41″ Est / 43.406, 5.528  
Altitude 450 m (min. : Puits Léonie  307 m) (max. : Tête du Grand Puech  778 m)
Superficie 5,89 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Saint-Savournin

Saint-Savournin est une commune française de 3 151 habitants (2009), située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se situe à l'extrémité orientale du Massif de l’Étoile entre Cadolive et Mimet. Ses habitants sont appelés les Saint-Savournicains, Saint-Savournicaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Savournin dans les Bouches-du-Rhône.
Pays autour de Saint-Savournin.

La totalité du territoire de la commune s’étend sur 589 hectares autour du massif de l'Étoile avec comme point culminant à 778 m, la Tête du Grand-Puech. Le quart de la superficie, au sud du massif, côté Marseille, est inhabité. On y trouve notamment l'aire de la Moure qui détonne par sa couleur rouge. La partie habitée est entièrement contre le flanc nord, côté montagne Sainte-Victoire
La commune s'étend sur près de 3 750 m d'est en ouest et sur 4 600 m du sud-est au nord-ouest.
Malgré sa proximité avec Marseille (quelques kilomètres à vol d'oiseau), Saint-Savournin a un climat plus rude l'hiver. Il n'est pas rare d'avoir des températures négatives. La neige n'y est pas non plus exceptionnelle.

Les communes environnantes sont :

La commune est composée des quartiers suivants :

  • Le centre village, traversé par la D7 qui relie Mimet à Cadolive.
  • Les quartiers Montières et Gros Vallat, les Rampauds, les Timots, les Castangs, la Patancline, les Plaines et l'Oraison situés le long de la D 46 qui descend sur Gréasque.
  • Les quartiers de l'Adrech et Perusson, Saint-Estève et Grand-Jardin en contrebas du village.
  • Les Maisons-Neuves à l'ouest en allant vers Cadolive.
  • Le Collet Blanc, le Laganou, la Campagne La Loube situés le long de la D 8 qui descend sur La Valentine
  • La Valentine constitue un hameau à part entière avec sa place, sa fontaine, sa chapelle, sa salle communale et son cercle des Amis réunis.

Cadolive fut d'abord un hameau de Saint-Savournin, avant de devenir une commune à part entière en 1900.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Savournin est fortement influencé par sa situation :

  • Le village est accroché sur le versant nord du massif de l'Étoile.
  • Son altitude moyenne est assez élevée (plus de 400 m).

Ainsi, Saint-Savournin se distingue des autres communes de la région par son climat plus rigoureux : les températures de l'après-midi y sont souvent inférieures de 3 à 5 °C à celles d'Aix-en-Provence ou de Marseille.

Les précipitations annuelles y sont aussi plus importantes avec une moyenne de 733 mm relevée à Peypin Auberge-Neuve, près de Cadolive sur les années 1990-2005. À comparer avec les 500 à 650 mm à Marseille ou Aix-en-Provence.

De plus, en hiver, il est courant que Saint-Savournin connaisse quelques journées enneigées. Parfois, les chutes de neiges y sont même importantes (60 cm en novembre 1999, 20 cm en février 2001 et janvier 2003, 14 cm en janvier 2006, 35 cm en janvier 2009, 15 cm en janvier 2010).

Le tableau ci-dessous indique les températures, l'ensoleillement, l'humidité relative, les précipitations et le gel pour la période 1961-1990 :

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Marignane - 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,8 5,7 8,6 12,2 15,9 18,5 18 15,4 11,6 6,8 3,4 10,2
Température moyenne (°C) 6,7 7,9 10,2 13,2 17,1 20,9 23,8 23,2 20,3 16,1 10,7 7,3 14,8
Température maximale moyenne (°C) 10,7 12,1 14,7 17,8 21,9 25,8 29 28,4 25,2 20,5 14,6 11,2 19,3
Nombre de jours avec gel 9,1 5,7 1,8 0 0 0 0 0 0 1 2,1 7,1 26,8
Ensoleillement (h) 150 155,5 215,1 244,8 292,5 326,2 366,4 327,4 254,3 204,5 155,5 143,3 2 835,5
Précipitations (mm) 47,2 54 43,7 47,9 42,3 27,8 13,7 29,3 46,7 77,6 58,4 55,8 544,4
Humidité relative (%) 75 72 67 65 64 63 59 62 69 74 75 77 69
Source : Le climat à Marignane [1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le village depuis le chemin du château (1er mars 2006)

Quelques traces d'habitations néolithiques ont été trouvées autour du castellas. Saint-Savournin renferme aussi quelques vestiges gallo-romains :

  • des tombeaux ont été mis au jour près du Collet-Blanc.
  • le reste d'un cimetière romain a été retrouvé au-dessus du cimetière actuel.
  • un monument funéraire datant du Ier siècle av. J.-C. a été trouvé près de l'actuelle poste.
  • enfin, une voie romaine allait d'Auriol à Gardanne en passant par Saint-Savournin.

Au Moyen Âge, Saint-Savournin est un petit village qui vit essentiellement de l'agriculture (élevage de chèvres et moutons, culture de l'olivier, etc.).

Les écrits de l'époque en disent long sur la vie ecclésiastique et seigneuriale :

  • en 1010, l'abbaye de Saint-Victor érige l'église de Saint-Savournin en prieuré.
  • en 1040, l’archevêque d'Arles cède ses terres de Saint-Savournin à l'abbaye.
  • au XIIe siècle, les seigneurs d'Auriol y possèdent quelques terres.
  • en 1553, le sénéchal de Marseille, Balthazar de Catin-Vassal, achète les droits des seigneurs d'Auriol.
  • en 1657, le domaine est vendu au seigneur de Cabriès.
  • en 1720, le village est touché par la grande peste, contrairement aux villages voisins. La peste décimait surtout les grandes villes ; elle tua notamment un habitant sur deux à Marseille.
  • en 1755, la seigneurie passe au seigneur de Fuveau qui, par le biais de plusieurs ventes, se retrouve en possession de la famille de Villiers. Celle-ci vendra d'ailleurs des terrains à Marseille sur lesquels seront construits le cours Devilliers et la rue Saint-Savournin.
  • entre 1803 et 1830, la comtesse Jacops d'Aigremont, issue d'une famille originaire d'Anvers et de Lille, remembre ces propriétés.
  • En 1993, le marquis et le comte d'Aigremont habitent toujours sur la commune. Ils possèdent également un domaine sur la commune d'Allauch, sur lequel fut construit le château de Montespin en 1715 et dont les ruines furent détruites en 1977.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries du village sont composées d'un arbre de sinople accosté de deux « S » de sable, l'arbre signifiant que la commune est très boisée.

Armes de Saint-Savournin

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or, à un arbre de sinople, accosté de deux lettres S et S de sable.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Poste, place de la Servy (1er mars 2006)

L'origine de Saint-Savournin provient du nom de la première église dont on trouve trace dans les anciens écrits à l'occasion de sa donation par l'abbaye de Saint-Victor en 1010. L'église s'appelait alors Sanctus Saturninus et a probablement été bâtie sur les ruines d'un temple consacré à Saturne.

Au XVIe siècle, Saint-Saturnin devint Saint-Savournin suite à l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 qui prescrivait la rédaction en français de tous les actes officiels.

Les habitants de Saint-Savournin s'appellent les Saint-Savournicains, ceux de La Valentine, les Valentinains.

Voici l'origine des noms de quelques quartiers, qui viennent pour la plupart de la langue d'Oc :

  • l'Adrech : l'Adroit
  • Castellas : château ruiné
  • Laganou : petit ruisseau
  • Aire de la Moure : vient de Maure (peuple sarrasin). Ils ont vraisemblablement séjourné sur la commune entre le VIIIe et le Xe siècle
  • Ortolan , lieu-dit entre Le Collet Blanc et Cadolive, signifie : le jardiner en langue d'Oc
  • Puech : colline

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des Maires avant 1945 :

- OLLIVE François : de 1792 à 1795 - LONG François : de 1795 à 1798 - SAMAT André : de 1798 à 1825 - SAMAT Louis : de 1825 à 1826 - OLLIVE Jean-François : de 1826 à 1829 - DELEUIL Etienne : de 1829 à 1830 - MICHEL Jean-Joseph : de 1830 à 1831 - DELEUIL Étienne : de 1831 à 1835 - OLLIVE Joseph : de 1835 à 1839 - CONSTANT Jean André : de 1839 à 1842 - MICHEL François : de 1842 à 1848 - MICHEL Jean-Joseph : de 1848 à 1854 - COULOMB Jean Martin : de 1854 à 1870 - LANGELLIER Charles : de 1870 à 1871 - SALLERIN Joseph : de 1871 à 1872 - JACQUET Étienne Pascal : de 1872 à 1874 - AMALBERT Antoine Benjamin : de 1874 à 1876 - LANGELLIER Charles : de 1876 à 1878 - LEGIER Alexandre : de 1878 à 1884 - LANGELLIER Charles : de 1884 à 1888 - SALLERIN Jean-François : de 1888 à 1891 - JACQUET Lazare : de 1891 à 1893 - LIAUTAUD Baptistin : de 1893 à 1900 - AMI Auguste : de 1900 à 1902 - SAMAT André : de 1902 à 1907 - LAUGIER Antoine : de 1907 à 1912 - VELIN Ange : de 1912 à 1913 - HENRY Louis : de 1913 à 1919 - MARIAUD Jules : de 1919 à 1920 - MEGIS Abel : de 1920 à 1932 - AMI Emile : de 1932 à 1945 ...

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 mai 1945 21 mars 1965 Edouard Etienne PCF  
21 mars 1965 13 mars 1983 Claude Damiani SE Directeur de l'école publique. Chevalier des Palmes académiques
13 mars 1983 18 juin 1995 Marie-Ange Luciani PCF Résistant
18 juin 1995 4 avril 2014 André Lenel PCF Employé puis retraité Sécurité sociale,

Maire honoraire

4 avril 2014 en cours Rémy Marcengo Divers Droite Retraité de la Sécurité Sociale Minière

André LENEL n'a pas souhaité se représenter à l'occasion des élections municipales de mars 2014, après 27 ans de dévouement public au service des habitants du village.( dont 19 ans en tant que Maire ) Dès lors, il est , à titre honorifique, Maire Honoraire de Saint-Savournin. ( Il faut avoir été élu pendant au moins 18 ans en tant que Maire ).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
369 429 513 612 735 759 797 813 904
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 006 1 111 1 266 1 392 1 553 1 775 1 753 1 931 1 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
987 997 984 1 092 1 211 1 225 1 110 1 168 1 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 184 1 120 1 140 1 589 2 093 2 556 2 975 3 095 3 240
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au XIXe siècle, l’immigration italienne favorise l'accroissement de la population en particulier à La Valentine, suite à l'activité industrielle autour des mines. La plupart des italiens sont originaires du village de Moiola, situé dans la vallée Stura, dans le Piémont. Un pacte d’amitié a été signé entre les deux villages le 29 avril 1979.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les mines[modifier | modifier le code]

Le puits Germain (début XXe siècle).
Au loin le village, à droite, le quartier les Maisons Neuves.

Saint-Savournin est une des nombreuses communes qui compose le bassin houiller de Provence dont Gardanne est peut-être la plus emblématique, avec la fermeture du dernier puits de mine en février 2003. Ce bassin s'étend de l'étang de Berre à l'ouest jusqu'à la vallée de l'Arc vers Trets à l'est, en passant par les chaînes de l'Estaque, de l'Étoile et de l'Huveaune au sud.

Dès le XVIe siècle, on trouve des carrières de charbon à Saint-Savournin. À la fin du XVIIe siècle, le lignite est mieux exploité et sert entre autres pour les cimenteries et autres fabriques de tuileries, savonneries ou raffineries. On l'utilise aussi pour le chauffage des fours à chaux, notamment sur la zone de La Valdonne, en contrebas de la Valentine, sur la route de La Bouilladisse. Vers 1790, on compte près de trois cents ouvriers travaillant dans les mines de Saint-Savournin.

Les principaux puits sont creusés entre le XIXe et le XXe siècle :

  • Le puits Dubreuil en 1820 (profondeur de 70 mètres).
  • Le puits Saint-Pierre en 1842 (56 mètres).
  • Le puits Castellane en 1844 (150 mètres).
  • Le puits Léonie en 1866 (203 mètres).
  • Le puits Saint-Joseph en 1866 (193 mètres).
  • Le puits Notre-Dame-du-Château en 1871 (250 mètres).
  • Le puits Armand en 1891 et ferme définitivement en 1954.
  • Le puis Germain est inauguré en 1927 (600 mètres) et fermé en 1961.

Au XVIIIe siècle, le charbon était acheminé à Marseille à dos de mulets. Deux itinéraires furent utilisés, par le sentier du Terme (l'actuelle route d'Allauch après Cadolive) ou plus long mais plus sûr, par l'ancien chemin d'Aix-en-Provence qui atteignait Aubagne en passant par la vallée de l'Huveaune. En 1863, une ligne de chemin de fer est construite entre Aubagne et la Barque (commune actuelle de Fuveau) pour desservir les mines. En 1868, une voie est ouverte entre Aubagne et Valdonne, où une gare y est construite en 1870. Ce train transportera aussi des voyageurs jusqu’en 1939 et sera définitivement supprimé en 1960.
À Saint-Savournin, un traînage mécanique amenait le charbon au lieu-dit Chante Coucou, au-dessous de La Valentine jusqu’aux installations de criblage implantées à 200 mètres de la gare Cadolive/Saint-Savournin.

Quatre églises pour Saint-Savournin…[modifier | modifier le code]

L'église actuelle (1er mars 2006)
  • Une première église fut construite entre 768 et 923, probablement sur les ruines d'un temple consacré à Saturne sur la place occupée actuellement par la Poste.
  • Une deuxième église fut construite sur l'emplacement de la première en 1683 (rattachée d'abord au prieuré de Fuveau). Elle fut démolie en 1865.
  • Une troisième église fut construite 200 mètres plus loin entre 1851 et 1853 par l’archevêque de Marseille Saint Eugène de Mazenod sur la place de l’hôtel de ville actuel. En 1851, une chapelle de secours fut bâtie à Cadolive, érigée en prieuré dès 1854 (bien avant que Cadolive ne devienne une commune en 1900). En 1873, on orna l'église de superbes peintures rappelant le martyr de saint Saturnin. En 1932, on rajouta à la seule cloche baptisée Félicité deux autres cloches,la Philomène Noémie et la Louise Noémie.
  • À partir de 1937-38, les travaux du puits Germain ont provoqué de nombreux ébranlements dans tout le village et notamment dans les environs de l'église. En octobre 1942, un violent orage inonde le pays et fragilise encore l'édifice qui glisse et s'enfonce. Les pluies qui suivront aggraveront la situation et en 1946, l'église est partagée en deux : le haut resta accroché au rocher, le bas glissant peu à peu. Après quelques travaux d'infortune, le conseil municipal se résout à démolir l'église en 1960. Une quatrième église fut alors bâtie en 1961 sur le terrain de la salle paroissiale (place de la Servy), de style plus contemporain, faisant table rase des églises précédentes.

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Les ruines du Castellas au-dessus du village (8 avril 2006).
Montagne Sainte-Victoire, 26 juin 2013.

Les ruines du Castellas sont les restes d'un château construit entre 1045 et 1138 sur les hauteurs du village, contre le flanc du massif de l'Étoile.

Il aurait été détruit du temps de La Ligue entre 1576 et 1593. Sur cette esplanade, on jouit d'une vue magnifique sur le village.

Un calvaire a été dressé à proximité en 1912. La croix est bien visible depuis le village. La légende dit qu'il existerait même un souterrain qui mènerait jusqu'à Aix-en-Provence...

Il existe peu d'information sur l'existence d'un deuxième château, probablement construit après la destruction du Castellas, au début du XVIIe siècle.

Le troisième château date du XVIIe siècle et comprenait quatre tours englobant une cour intérieure. Il était situé à l'entrée ouest du village, en contrebas de l'actuel rond-point à l'olivier, sur la route du château.

Balades[modifier | modifier le code]

Les ruines du Castellas, la Tête du Grand Puech et l’Ortolan (1 h 15 de marche)
  • Se garer vers les maisons neuves (en haut du Collet Blanc).
  • Longer la route en direction du village. À l'embranchement de la route de l'Ortolan, prendre le chemin qui s'enfonce dans la forêt et qui suit le calvaire : de nombreuses croix en pierre agrémentent la montée. On arrive assez rapidement (20 minutes) aux ruines et à la grande Croix.
  • Deux propositions s'offrent au promeneur: un chemin redescend sur Saint-Savournin village (15 minutes) et un autre monte derrière les ruines. En suivant ce dernier, il est possible d'atteindre le sommet du flanc (compter 30 minutes) : on jouit alors d'une belle vue sur Marseille (on peut même apercevoir la Bonne Mère). Sur le chemin qui longe la crête du massif, continuer vers l'est en direction de Cadolive.
  • Après avoir traversé la Tête du Grand Puech, redescendre entre Saint-Savournin et Cadolive, sur le sentier qui rejoint la route de l'Ortollan.
Balade panoramique entre Saint-Savournin et le col Saint-Anne (Mimet) (3 h 30 de marche environ)
  • Laisser une voiture à Mimet et une à Saint-Savournin.
  • Monter aux ruines du Castellas (voir balade précédente). En haut du massif, continuer à l'ouest en direction de Mimet sur le sentier qui suit la crête. Il rejoint la vigie de Mimet, jusqu'au col Saint-Anne.
  • Tout au long de la balade, le promeneur trouvera un panorama à 360 °C, de la montagne Sainte-Victoire au nord, à Marseille et l'Archipel du Frioul au sud, en passant par le massif de la Sainte-Baume à l'est et l'étang de Berre à l'ouest.

Galerie de Photos[modifier | modifier le code]

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Sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Monographie de Saint-Savournin par Yves Besson (1995), disponible à la bibliothèque de Saint-Savournin.

Cet article a été rédigé avec l'aide des informations contenues dans ce livre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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