Peyruis

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Peyruis

Village de Peyruis
Village de Peyruis

Peyruis#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Peyruis
Code Insee abr. 04149
Code postal 04310
Maire
Mandat en cours
Louis Costa
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Durance
Démographie
Population 2 438 hab. (2006)
Densité 105 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 01′ 48″ Nord
         5° 56′ 28″ Est
/ 44.03, 5.94111111111
Altitudes mini. 381 m m — maxi. 740 m m
Superficie 23,23 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Peyruis (Peiruís en provençal de norme classique et Peirui de norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Peyruisiens.

Sommaire

[modifier] Géographie

Peyruis est situé sur la rive droite de la Durance. Une digue de 3 km le protège des crues de la rivière.

On trouve quelques sources salées intermittentes sur la commune

Hameaux : Piousin, Gaud

[modifier] Économie

Établissement de fabrique de confitures bio.

[modifier] Histoire

Le territoire de Peyruis était occupé par le peuple gaulois des Cavares.

Vers 500, saint Donnat se retire à proximité (lieu-dit combe de saint Donnat).

Au XIIe siècle, les deux églises d’Augès appartenaient à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[1].

Le village, propriété du comte de Provence, puis donné en 1319 à Pierre de Vie[2]. Le premier passage de Bohémiens est signalé le 2 octobre 1419[3]. Honorat de Peyruis, seigneur du lieu depuis 1456, en est dépossédé en 1481, au profit de Palamède de Forbin, premier gouverneur de la Provence rattachée à la France. Sa famille lui succède jusqu'en 1647[4] :

  • Antoine de Forbin (1492-1505)
  • Antoine d'Adalsa (1505-1519)
  • Gaspar de Forbin (1519-1537)
  • Pierre de Glandèves (1537-1538)
  • Gaspar de Glandèves (1538-1597)
  • Antoine Albéras (1597-1598)
  • François de Foresta (1598-1619)
  • Marguerite de Foresta (1619-1624)
  • Renée de Forbin (1624-1637)
  • Marc Antoine de Vento, son époux (1637-1642)
  • Nicolas de Vento (1642-1647).

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5]. Le château, symbole de la féodalité, est démoli[6]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[7].

[modifier] Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1068 (Petroxium), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Jules Reymond, son nom viendrait de Petronius ruit, consul romain tombé dans une embuscade. L'origine du village remonterait au IIe ou au IIIe siècle[8] ;
  • selon Ernest Nègre son nom fait allusion fait référence au territoire pierreux (latin petra + ucium)[9],[10].

[modifier] Héraldique

Blasonnement :
d’azur à trois étoiles d’or, au chef d’argent chargé de lettres P, P et P, de sable.[11]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1830 1838 Pierre François Ricard[12]
1843 1848 Pierre François Ricard[13]
1er septembre 1848 Pierre François Ricard[14]
1881 Bouissière
1881 Rabanin
1885 Bérenguier
Chabrier
1896 Daumas
Pélissier
Louis Jourdan PC
mars 2001 mars 2008 Francis Galizi UMP
mars 2008 Louis Costa[15] SE

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[16])
1846 1861 1881 1911 1936 1947 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
877 811 720 715 606 797 1348 1610 1627 1699 2036 2217 2438[17]
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • Châteaux des hameaux de Piousin et de Gaud (en ruines tous les deux)
  • Vestiges du quartier juif

Le donjon de l’ancien château fort, transformé en pigeonnier, et une tour en ruines dominent le village. Construit au XIIe siècle, il est reconstruit en partie au XVIe siècle, avant d’être détruit à la Révolution française[18].

De l’ancienne enceinte du village (peut-être simplement constituée des murs des maisons aveugles à l’extérieur), il subsiste une porte voûtée passant sous un logement, datant peut-être du XIIe siècle[19].

Dans le village, rue du Grand-Cabaret, se trouve une maison qui a conservé ses croisées et ses fenêtres à meneaux, datant du XVe siècle[20]. Toute proche, une autre maison de la fin du XVIIe siècle a des fenêtres sous arcs en plein cintre[21]. Sur la place, se trouve une fontaine ornée d’un coquetier avec œuf dur[22].

L’église paroissiale Saint-Roch connaît une première construction au XIe siècle, dont ne subsiste que son bas-côté nord[23]. Elle est reconstruite dans la première moitié du XIIe siècle : la nef, longue de trois travées. Le bas-côté sud est voûté d’arêtes[24]. La voûte du chœur gothique est à quatre pans, avec cinq nervures, et date des environs de 1500[25]. Toute l’église est peinte : faux appareil sur les murs, divers motifs végétaux et géométriques sur les colonnes et les arches[26]. Ses vitraux sont peut-être les seuls véritablement anciens du département (avec un doute de Raymond Collier) : le vitrail de l’œil-de-bœuf de la façade occidentale (saint Roch) et l’Agnus Dei du bas-côté nord dateraient du XVIe ou du XVIIe siècle[27]. Les vitraux du chœur, l’Immaculée conception, à nouveau saint Roch et saint Nicolas, sont du XIXe siècle[28].

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Francis Galizi, ancien maire, député
  • Christian Chavrier, homme politique français. Ancienne maison familiale rue Juiverie. Familles Chavrier et Orosmane.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

  • Christian Maurel, « André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851 », p 34-81 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000

[modifier] Notes

  1. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 224
  2. Jules Reymond, op. cit., p 27
  3. Jules Reymond, op. cit., p 29
  4. Jules Reymond, op. cit., p 30
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 244
  7. Alphand, p 333
  8. Jules Reymond, Histoire de Peyruis, édité par l'association Vivre à Peyruis, p 21
  9. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 5347, p 326
  11. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  12. Christian Maurel, André Ailhaud, p 46-47
  13. Christian Maurel, André Ailhaud, p 46-47
  14. Christian Maurel, André Ailhaud, p 46-47
  15. Site de la préfecture des AHP
  16. Peyruis sur le site de l'Insee
  17. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  18. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 250
  19. Raymond Collier, op. cit., p 306
  20. Raymond Collier, op. cit., p 358
  21. Raymond Collier, op. cit., p 368
  22. Raymond Collier, op. cit., p 428
  23. Raymond Collier, op. cit., p 56
  24. Raymond Collier, op. cit., p 91
  25. Raymond Collier, op. cit., p 157 et 174
  26. Raymond Collier, op. cit., p 488
  27. Raymond Collier, op. cit., p 527
  28. Raymond Collier, op. cit., p 528
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