Monterblanc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monterblanc
Le giratoire d'Ytrac dans le bourg
Le giratoire d'Ytrac dans le bourg
Blason de Monterblanc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Elven
Intercommunalité Communauté d'Agglomération du Pays de Vannes
Maire
Mandat
Gérard Guilleron
2014-2020
Code postal 56250
Code commune 56137
Démographie
Gentilé Monterblancais, Monterblancaise
Population
municipale
3 139 hab. (2011)
Densité 124 hab./km2
Population
aire urbaine
126 266 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 36″ N 2° 40′ 49″ O / 47.7433333333, -2.6802777777847° 44′ 36″ Nord 2° 40′ 49″ Ouest / 47.7433333333, -2.68027777778  
Altitude 89 m (min. : 46 m) (max. : 151 m)
Superficie 25,41 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Monterblanc
Liens
Site web Le site de la commune

Monterblanc [mɔ̃tɛʁblɑ̃] (Sterwenn en breton) est une commune française, située dans le canton d'Elven, le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Monterblanc est située à une dizaine de kilomètres au nord de Vannes, sur le flanc sud des landes de Lanvaux. D'une superficie de 25 km2, la commune s'étire sur 7 km du nord au sud, sur sa plus grande longueur, et de 5,5 km d'est en ouest, sur sa plus grande largeur.

La commune est bordée au nord par l'Arz, un affluent de l'Oust et est traversée par quelques ruisseaux : ceux du Faouëdic, de Luhan, de Rudevent et de Condat.

À noter la présence sur le territoire de la commune, en totalité, de l'aérodrome de Vannes-Meucon et, partiellement, du Camp de Meucon, une base militaire.

Ses habitants sont les Monterblancais et Monterblancaises.

La commune est jumelée avec celle d'Ytrac (Cantal).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monterblanc vient, semble-t-il du breton «  Ster Huen  » (moustier blanc ou monastère blanc). Le nom de Monterblanc vient de «  monastère blanc  », sans doute parce que desservie par des moines habillés de blanc, par opposition aux moines vêtus de bure. Les moines dépendaient certainement du monastère de Redon, comme semble le suggérer le Cartulaire de Redon. Monterblanc est une ancienne trève de la paroisse de Plaudren et dépendait de la seigneurie de l'Argoët. Monterblanc est érigé en paroisse en 1802 et reçoit son premier vicaire en 1821. En 1801, Monterblanc est rattaché au canton d'Elven.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Monterblanc porte:

  • Taillé, de sinople semé de mouchetures d’hermine de sable, et de gueules à une clef de sable versée posée en barre accompagnée en pointe d’une double arche en ogive du même ; une traverse d’argent brochante sur la partition.
    * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (hermine de sable sur sinople, cle et arches de sable sur gueules).
  • Devise « Sterhuen ».

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre (XVIIIe siècle). Restaurée en 1834 et en 1990. Les orgues datent de 1853, reconstitués à l'identique en 1993.
  • La chapelle Notre-Dame ou chapelle de Mangolérian (1460), édifiée par les seigneurs de Rieux. Elle est encore surnommée du « Bon Secours » ou de « Mille Secours ». Elle est restaurée en 1887 et 2007-2008. Le clocher date de 1565. Le retable date de 1720. L'appellation Mangolérian vient de «  Mangoer-Aurélian  » (mur d'Aurélien) et semble indiquer que les Romains y ont séjourné et ont bâti un fort entouré de murs de défense dont il ne reste que quelques ruines.
  • Le calvaire de la chapelle Notre-Dame (XVIIe siècle) transféré du Mangoro en 1981.
  • La fontaine de la chapelle Notre-Dame (XVIIe siècle).
  • La fontaine Saint-Pierre (XVIIe siècle).
  • Le vieux château ou Coh Castel (XXe siècle). L'édifice appartient à la famille Fraval de Coatparquet. Il s'agit d'un manoir édifié à l'emplacement d'un ancien château.
  • Les moulins à eau du Procureur, de Largouet, et le moulin-à-vent de Monterblanc.

Anciennes maisons nobles[modifier | modifier le code]

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Monterblanc. Monterblanc dépendait autrefois de Plaudren.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Boursicot    
mars 2008 mars 2014 Joseph Cloarec    
mars 2014 en cours Gérard Guilleron    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
831 944 894 921 911 928 913 966 976
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 981 1 021 960 961 983 985 1 029 1 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 026 1 018 1 035 974 1 531 972 1 045 1 327 1 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
896 1 126 1 386 1 794 2 006 1 951 2 390 2 542 3 077
2011 - - - - - - - -
3 139 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

'Chapelle de Mangolérian'

Façade de la chapelle de Mangolérian

Chapelle inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 10 janvier 2001

La chapelle de Mangolérian a depuis longtemps suscité beaucoup d'attention et a fait l'objet dans le passé de plusieurs recherches ponctuelles. En novembre 2002, dans la perspective de travaux de restauration, une étude historique et patrimoniale a été commandée à Claudie Herbaut et Gérard Danet, historiens du patrimoine ; elle constitue l'essentiel de cette présentation consacrée à l'architecture.

Au sud-ouest de la commune de Monterblanc, le hameau de Mangolérian bénéficie d'une situation exceptionnelle. À quelque 123 mètres d'altitude, le site remarquable domine le paysage et offre un magnifique point de vue sur le golfe du Morbihan.

L'occupation ancienne des lieux est révélée par la présence d'un camp fortifié, à quelques centaines de mètres au sud de la chapelle, dénommé le camp de César. Les vestiges gallo-romains découverts à plusieurs reprises et notamment lors des sondages archéologiques entrepris en 2003 au pignon ouest de l'édifice confirment une occupation romaine.

Le toponyme de Mangolérian (Mangoer ou Macoer Aurelian c'est-à-dire Muraille d'Aurélien) semble également faire référence à l'empereur romain Aurélien.

Selon la tradition, les vestiges d'un édifice plus ancien auraient servi à l'édification de la chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Secours ou de Mille Secours. La construction actuelle date de la seconde moitié du XVe siècle.

À l'intérieur, les inscriptions portées sur les corniches nord et sud nous livrent les dates précises de construction, et en particulier la pose de la charpente en 1463-1464.

L'épigraphe nous révèle également le prix des grains en 1463. Ces derniers éléments sont à rapprocher de l'importante activité de foire rattachée au site. En effet, on en comptait jusqu'à six par an et ce type de manifestation a perduré à Mangolérian jusque 1914 environ.

Informations recuillies sur le site des « amis de la Chapelle de Mangolérian [1] »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • LECORNEC, Joël, Le souterrain de l'âge du Fer de Guernehue en Monterblanc, Annales de Bretagne, no 73, 1, 1966, p. 50–53.
  • LECORNEC, Joël, Les souterrains de l'âge du Fer de Kerbelaine et Kerdaneguy en Monterblanc, Annales de Bretagne, no 76, 1, 1969, p. 109–118.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :