Damgan

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Damgan
Église Saint-Pierre à Pénerf.
Église Saint-Pierre à Pénerf.
Blason de Damgan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Jean-Marie Labesse
2014-2020
Code postal 56750
Code commune 56052
Démographie
Gentilé Damganais, Damganaise
Population
municipale
1 629 hab. (2011)
Densité 160 hab./km2
Population
aire urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 14″ N 2° 34′ 36″ O / 47.5205555556, -2.5766666666747° 31′ 14″ Nord 2° 34′ 36″ Ouest / 47.5205555556, -2.57666666667  
Altitude 3 m (min. : 0 m) (max. : 20 m)
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Damgan

Damgan [damgɑ̃] (du breton signifiant « dune blanche ») est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes.

Après avoir été pendant longtemps un important lieu de transit de marchandises avec le port de Pénerf, la commune devient dans la première moitié du XXe siècle une station balnéaire et trouve dans l'activité touristique un nouveau souffle économique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune.
Damgan
Voir l’image vierge
Localisation de la commune.
Grande Plage de Damgan

Damgan est une presqu'île située entre celle de la presqu'île de Rhuys et l'estuaire de La Vilaine. À l'Ouest, la rivière de Pénerf marque la limite de la commune, l'océan Atlantique au Sud, la commune d'Ambon au Nord et à l'Est.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Du fait de sa proximité directe avec le littoral, on retrouve essentiellement des paysages marins :

  • plages : la commune cumule près de 8 km de plage avec notamment la grande plage de Damgan, la plage de Landrezac et la plage de Kervoyal ;
  • ria : celle de Pénerf s'étend entre les anciens marins salants d'Ambon jusqu'à la Pointe du Dibenn à Pénerf ;
  • marais : le marais de Saint-Guérin marque avec la pointe du Bil l'embouchure entre le tombolo de Pénerf et le continent ;
  • étang du Loch : étang côtier naturel entre Landrezac et Kervoyal ;
  • zones rocheuses : on retrouve de nombreuses zones rocheuses propices à la pêche à pied mais aussi de petites criques.

Depuis le littoral, on peut distinguer l'île Dumet inhabitée depuis la fin du XIXe siècle et désormais propriété du conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres qui en a fait une réserve ornithologique.

La commune de Damgan s'étendant assez peu à l'intérieur des terres, on retrouve très peu de paysages agricoles. Le remembrement a également fait disparaître bon nombre d'exploitations.

Quant à la végétation, on peut noter une importante concentration de conifères typiques des régions littorales françaises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Surzur Surzur
Ambon
Ambon Rose des vents
Le Tour-du-Parc N Ambon
O    Damgan    E
S
Océan Atlantique Océan Atlantique Océan Atlantique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville a profondément changé de morphologie à partir des années 1950 pour faire face notamment à l'arrivée massive des estivants.

En été, leur afflux transforme la ville puisque près de 80 % des habitations sont des résidences secondaires et par conséquent la population passe d'environ 1 500 habitants à près de 30 000 au plus fort de l'année. Cet afflux de nouvelles populations eut pour conséquence la transformation de la commune par la construction de lotissements et de terrains d’hôtellerie de plein air. D'un autre côté, le nombre d'exploitations agricoles diminue fortement.

Comme Penestin, sur l'autre rive de La Vilaine, cette très forte hausse de la construction de résidences secondaires est à l'origine d'un recours gagné contre le PLU (plan local d'urbanisme) de la part de l'association locale les Amis de Kervoyal.

Étymologie et toponymie[modifier | modifier le code]

  • Damgan

1) Du breton Dam signifiant dune, contracté avec le terme lagan qui signifie épave : « la dune aux épaves ». Ce nom peut être lié à la ligne de rochers à l’entrée de la rivière de Pénerf qui pouvait être meurtrière pour les bateaux non avertis, surtout associée aux vents dominants qui ramenaient les épaves sur la côte.

2) Dam nom d’origine viking et bretonne signifiant « point fort ou privilégié de la côte » en effet, sur la côte, on trouve des rochers qui protègent de l’érosion, associé à «Gan » du breton gwenn qui signifie « blanc ».

La combinaison de ces hypothèses peut conduire à « dune blanche »

  • Pénerf

1) Du breton Penn signifiant « tête, extrémité, pointe » et erf signifiant « le chêne » soit « la pointe des chênes »

2) Du breton erf signifiant « le sillon » sorte de cordon ou tombolo entre Damgan et Pénerf soit « la pointe du sillon » qui est l'hypothèse la plus vraisemblable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence d'un dolmen à Kervoyal (aujourd'hui disparu) et la découverte d'outils biface prouve que la région fut habitée de façon temporaire ou bien permanente dès la préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte d'outils à Kervoyal attestent avec certitude de la présence de l'homme dans cette région entre -900 à -600.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, le territoire est associé au moine irlandais Sauveur , le même qui fonda l'abbaye Saint-Sauveur à Redon. La tradition locale associe d'ailleurs Kervoyal à ce moine.

À cette époque, Damgan fait partie intégrante de la paroisse d'Ambon. Le territoire est mentionnée pour la première fois à travers Pénerf dans un acte du XIIIe siècle sous le règne de Jean Ier Le Roux.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Du XVe au XVIIIe siècle, le port de Pénerf devient un port important en Bretagne. Le XVIe siècle est d'ailleurs l’âge d’or pour Pénerf qui est alors le quatrième port breton.

Ses bateaux vont de Bordeaux à Rouen, de Cadix en Norvège. Entre 1554 et 1557, Pénerf est le port breton dont les vaisseaux sont les plus nombreux à fréquenter Nantes (Skol Vreiz, 1986). Des navires viennent des pays nordiques (sel utilisé pour la conservation des aliments, notamment le poisson). Les marins de la rivière de Pénerf étaient spécialisés dans le commerce et on y retrouvait peu de pêcheurs sinon des pêcheurs de morue à Terre-Neuve au XVIIe siècle. Le maître de barque et deux ou trois mariniers partent avec du sel ou des céréales et reviennent avec du vin, des ardoises, des pierres de taille de Loire ou du fer d’Espagne.

L’augmentation du tonnage des bateaux rend impossible l’entrée dans la rivière de Pénerf : l’activité du port se réduit aux échanges de proximité. Le XVIIIe siècle fut celui des salines, même si elles étaient déjà présentes auparavant : les plus anciens documents citent Brouël. Au XVIIIe et au début du XIXe siècle : le sel est un élément majeur du trafic portuaire de Pénerf, transport par cabotage vers la Vilaine (Redon) et la Loire (Nantes).

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on compte des salines dans les marais salants de la rivière de Pénerf. Aujourd'hui disparues, on peut encore distinguer les reliefs des différents bassins.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De nombreux changements interviennent au cours du XIXe siècle. Damgan se détache de la tutelle d'Ambon : paroisse à part entière en 1820 puis acquiert le statut de commune en 1824. La géologie particulière de la rivière (ou ria) de Pénerf permet l'implantation d'un premier parc ostréicole en 1858. La même année est inaugurée la 1re école de la commune puisque les élèves se rendaient auparavant à Ambon.

L’industrie du sel, particulièrement florissante au XVIIIe siècle, déclina au cours du XIXe siècle. L’abolition de la taxe sur le sel en 1848 et l’autorisation d’importer marquent leur déclin pour disparaître vers 1922 à Damgan et 1930 à Ambon. Sur la rivière de Pénerf, le nombre d’œillets était d’environ 2 780 dont 480 à Damgan avec 121 paludiers dont 10 à Damgan..Seuls quelques marais salants en Billiers étaient encore en exploitation durant la seconde guerre mondiale.

Cabine de bains à Damgan

Le XIXe siècle est cependant marqué par un long déclin de l'activité portuaire à Pénerf puisque le transport par chemin de fer se révélait plus économique que le cabotage. L'activité salicole qui disparaît également peu à peu termine d'éteindre l'activité du port.

Les premiers baigneurs sont signalés en 1860 et les premières cabines apparaissent en 1877. Ces touristes, rares avant la seconde guerre mondiale, entreprennent la construction de villas (Kerhabert, villa Sainte-Anne, Kerfleuret, etc.) et des hôtels sont construits pour accueillir cette clientèle venue pour les bains. Les touristes arrivent en nombre dans la seconde moitié du XXe siècle permettant ainsi à la commune reprendre un nouvel essor économique avec son développement en tant que station balnéaire.

Aujourd'hui encore, son économie est essentiellement tournée vers le secteur touristique.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Damgan (Morbihan).svg

Les armoiries de Damgan se blasonnent ainsi :

D’azur à une ancre de sable, une tour d’argent ouverte, maçonnée et ajourée de sable brochante. Conc. M. Santag.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mai 2014 Alain Daniel UMP  
mai 2014 en cours Jean-Marie Labesse   maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 629 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 424 1 456 1 399 1 398 1 500 1 534 1 568 1 571 1 500
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 481 1 470 1 325 1 303 1 323 1 229 1 368 1 122 973
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
909 901 926 930 839 816 814 874 905
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
1 032 1 327 1 443 1 456 1 625 1 629 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La langue en usage était le breton jusqu'au début du XXe siècle. Pierre Le Roux effectue en 1912 une enquête linguistique dans la commune afin de dresser un atlas linguistique de la Basse-Bretagne. Il constate que seules les personnes de plus de 50 ans savent le breton.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Marché traditionnel (tous les samedis matin, plus le mardi matin durant la saison estivale)
  • Fête de la Mer à Pénerf (tous les ans en août)
  • Triathlon de Damgan (tous les ans en septembre)

Sport[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Salle multisports du Loch
  • Cours de tennis du Loch
  • Terrain de basket
  • Skate park
  • Écoles de voile

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

  • GR 349 Rhuys-Vilaine (296km) : ce sentier traverse la Presqu'île de Rhuys et passe par le littoral damganais. Depuis la commune du Tour-du-Parc, il est possible de prendre un passeur à la cale de Pencadennic et rejoindre directement le port de Pénerf. À noter que ce GR permet de compléter le tour de Bretagne à pied.
  • PR Circuit du littoral (21 km) : ce sentier longe l'ensemble de la côte damganaise depuis le port de Pénerf jusqu’à la pointe de Kervoyal. Puis il continue à l'intérieur des terres, longe une petite partie de la rivière de Pénerf et s'achève au niveau du marais de Saint-Guérin.
  • VTT Circuit de 22km : ce sentier part du bourg de Damgan pour se diriger ensuite dans l'intérieur des terres et la commune d'Ambon.
  • Circuit vélo (10km environ) : ce sentier longe le littoral et emprunte une partie du PR.

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme n'est pas la seule activité de la commune, puisqu'il existe une importante activité ostréicole dans la rivière de Pénerf. L'huître locale est appelée La Pénerfine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine matériel[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Située sur la presqu'île de Pénerf, c'est la seule tour à feu conservée sur le littoral atlantique. La tour fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 octobre 1997[3].

  • Moulin de Kervoyal

Moulin à vent édifié en 1705 sur l'emplacement d'un autre plus ancien. Il fut déclaré bien national durant la Révolution française puis racheté quelques années après. Le chef chouan Georges Cadoudal s’y serait réfugié en 1795. Exploité durant de nombreuses décennies puis laissé à l'abandon, il fut rehaussée au début du XXe siècle puis restauré au début les années 90 par l'association locale les Amis de Kervoyal.

  • Maisons du XVIIe siècle

On retrouve quelques chaumières bretonnes notamment à Kervoyal.

Villa Sainte-Anne
  • Villas du XIXe - XXe siècle

Villa Ker-Fleuret : située à Kervoyal, elle est bâtie en 1896 par Lucien Mérignac, un célèbre escrimeur d'où le nom de Fleuret. L'écrivain français Hervé Bazin y séjourna pendant quelque temps.

Villa Sainte-Anne : située à Damgan, c'est un villa au style classique des villas de front de mer avec un parvis surélevé. Elle appartenait autrefois aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de Redon qui y accueillait des orphelines.

Villa Toul-Menez : située à Kervoyal, Guillaume Apollinaire a séjourné dans cette villa pendant l'été 1918.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle

Située à Damgan, c'est un édifice de style néo-roman bâti par la ville en 1843 sur l'emplacement de l'ancienne chapelle dont l'état était jugé alarmant. Des travaux importants sont effectués en 1954 afin de consolider certaines parties de l'édifice qui menaçaient de s'effondrer.

  • L'église Saint-Pierre

Située à Pénerf, sa construction remonte au XVIIe siècle et remplace probablement une construction plus ancienne. Le lieu étant déjà habité depuis longtemps et formait une entité propre, Pénerf a obtenu le statut de paroisse en 1843 dans Damgan. Elle est agrandie par l’adjonction d’une chapelle dédiée à la Vierge et clocher remanié. Les ailes nord et sud sont ajoutées en 1853 et 1848 puis l'église est restaurée au XIXe siècle.

  • La chapelle Notre-Dame

Située à Kervoyal, une première chapelle privée fut construite en 1924 mais fut détruite pendant la seconde guerre mondiale en 1942. Une nouvelle chapelle fut bâtie sur un nouveau site entre 1950 et 1956.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

  • Canon du XVIIIe siècle

Il provient du vaisseau Le Juste coulé durant la bataille des Cardinaux en 1759 et dont on retrouve dans la région (La Roche-Bernard, Arzal, Le Croisic...) beaucoup de canons issus de bateaux coulés durant cette bataille. Lorsque Le Juste coula, 130 membres d'équipages furent sauvés par un capitaine originaire de Pénerf. En 1992, la Marine Indret offre ce canon à la municipalité en souvenir de cet épisode.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BRIARD, Jacques—COLOMBEL, M. -- GIOT, Pierre-Roland, Damgan préhistorique, Annales de Bretagne, no 79, 1, 1972, p. 7–19
  • CARLIER Jacques, Le Grand Livre de Kervoyal - un siècle d'histoire de 1870 à 1970 environ, octobre 2012
  • DAMGAN ET SON HISTOIRE, Évolution de Damgan, de la commune rurale à la station balnéaire de 1950 à 1980, juin 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]