Geoffroi Ier de Bretagne

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Geoffroi Ier de Bretagne
Titre
Duc de Bretagne
9921008
Prédécesseur Conan Ier
Successeur Alain III
Comte de Rennes
9921008
Prédécesseur Conan Ier
Successeur Alain III
Biographie
Titre complet Duc de Bretagne
Dynastie Maison de Rennes
Date de décès 1008
Père Conan Ier
Conjoint Havoise de Normandie
Enfant(s) Alain III
Eudon
Adèle
Héritier Alain III Red crown.png
Duc de Bretagne

Geoffroi Ier dit Bérenger [note 1]. (décédé en 1008), fils de Conan Ier, comte de Rennes et duc de Bretagne, et d'Ermengarde, fille de Geoffroy Ier d’Anjou, fut comte de Rennes et duc de Bretagne de 992 à 1008.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la mort de son père Conan Ier en 992, Geoffroi Ier est l'héritier du duché de Bretagne c'est-à-dire du comté de Rennes du Vannetais et d'une grande partie de la Domnomée bretonne. Il reste un personnage mal connu et il est le seul duc dont on ne possède aucun acte[1].

Après avoir vaincu en 994 le jeune comte Judicaël de Nantes, il oblige ce dernier à venir lui rendre hommage vers 1000. Pour assurer son pouvoir sur le Nantais, après les morts simultanées en 1004 de l’évêque Hervé à Blois et du comte Judicaël, Geoffroi fait élire un chevalier rennais comme nouvel évêque de Nantes : Gauthier II (1004-1041) [2].

Face à la menace que représente le comté d'Anjou Geoffroi ne bénéficie plus de l'appui du nouveau comte de Blois Eudes II dont les centres d'intérêts se sont déplacés vers l'est. Afin de s'assurer de bonnes relations avec le puissant Richard II de Normandie il demande et obtient pour femme Havoise ou Hadvise la sœur du duc « très belle de corps et très recommandable par l'honnêteté de sa conduite ». Plus tard afin de renforcer leur alliance, Richard II lui fait demander comme épouse sa sœur, Judith de Bretagne[3]. Comme son père avant lui Geoffroi est un bienfaiteur de l'abbaye du Mont-Saint-Michel à laquelle il manifeste sa « liberalitas » en accordant aux moines Saint-Méloir-des-Ondes et Saint-Benoît-des-Ondes[4].

Geoffroi était un homme très pieux. Voulant restaurer les monastères il demande à Gauzlin de Fleury abbé de Saint-Benoît-sur-Loire et futur archevêque de Bourges de lui envoyer un religieux apte à accomplir cette tache. L'abbé confie la mission à un moine breton nommé Félix qui arrive en Bretagne en 1008. Lorsque le duc veut entreprendre un pèlerinage à Rome et éventuellement au Saint-Sépulcre. Il recommande alors Félix à son épouse et à ses deux fils.

Sur le chemin de l'Italie Geoffroi Ier passe par Paris où il rend l'hommage à Robert le Pieux[5]. et où il confie à la nouvelle abbaye Saint-Magloire [note 2] la mission de relever le monastère celtique de Léhon sur la Rance[6].

Geoffroi Ier meurt le en revenant de son pèlerinage sur le tombeau des apôtres [note 3]. La mort du duc Geoffroi et les révoltes qui lui font suite sont évoquées dans le poème Ar Falc'hon (i.e le faucon) repris dans le Barzaz Breizh [7] . Comme son père Geoffroi est inhumé dans la chapelle Saint-Martin de l'abbaye du Mont-Saint-Michel[4].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Geoffroi Ier épouse vers 996 Havoise de Normandie[8], fille de Richard Ier de Normandie. De cette union naquit :

  1. Adèle (née vers 996/1008 décédée en 1067), première abbesse de Saint-Georges de Rennes en 1032.
  2. Alain III duc de Bretagne à la mort de son père en 1008.
  3. Eudon (né vers 1005), comte de Penthièvre et régent de Bretagne au nom de son neveu mineur Conan II

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le surnom de Bérenger qui lui est parfois donné semble lié à une mauvaise interprétation du Chronicon Briocense par René Merlet qui y lisait à tort Gaufridus Berengarii au lieu de Gaufridus filius Berengarii
  2. fondée à l'époque des invasions vikings et qui devait son nom aux reliques de saint Magloire qui y avaient été transférées
  3. Selon Histo.S Florentii Saumur, « l’épervier (ou le faucon) du duc aurait tué la poule d’une femme et cette dernière en grande colère jeta une pierre à la tête du duc qui eut le temps de faire son testament puis mourut sur le coup. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chédeville et Tonnerre 1987, p. 35.
  2. Chédeville et Tonnerre 1987, p. 36-37.
  3. Guillaume de Jumièges Histoire des Normands Sources de l'Histoire de France Paleo, chapitre V p. 134-135 & chapitre XIII p. 147-148
  4. a et b Quaghebeur et Merdrignac 2008, p. 182.
  5. Paul Jeulin « L'hommage de la Bretagne en droit et dans les faits ». Dans: Annales de Bretagne. Tome 41, numéro 3-4, 1934. p. 411
  6. Chédeville et Tonnerre 1987, p. 225.
  7. Librairie académique Perrin Paris 1963/1975 réédition de l'édition de 1867 p. 130-134
  8. Quaghebeur et Merdrignac 2008, p. 147.

Bibliographie[modifier | modifier le code]