Conchyliculture

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La conchyliculture (/kɔ̃.ki.li.kyl.tyʁ/) est l'élevage des mollusques conchifères (c'est-à-dire les coquillages en général).

Les types les plus courants de conchyliculture sont :

Historique[modifier | modifier le code]

Les coquillages sont mangés depuis toujours. Les Grecs se servaient des coquilles d'huîtres pour voter et les Romains appréciaient les huîtres[1]. Les coquillages cueillis étaient issus des gisements naturels. Les premiers parcs à huîtres sont construits au XIXe siècle.

Les productions nationales[modifier | modifier le code]

Brésil[modifier | modifier le code]

La région sud est la région la plus développée pour la production d'huîtres et de moules, et notamment l'État de Santa Catarina avec 9 801 tonnes de moules et 2 512 tonnes d'huîtres. En seconde position pour les moules, l'État d'Espírito Santo (400 tonnes) et celui du Paraná pour les huîtres (126 tonnes).

Capacité :

  • ostréicole : 2 682 tonnes[2]
  • mytilicole : 10 380 tonnes[2]

France[modifier | modifier le code]

La France est le premier ou second pays conchylicole en Europe. Pour exercer sur le domaine public, il faut obtenir une concession auprès des autorités. En 2007, il existe 52 600[3] concessions sur le domaine public maritime qui occupent une superficie de 1 700 km2 soit 18 100 hectares et 1 700 km de lignes de bouchots. D'autre part 2 400 hectares sont utilisés sur domaine privé[3]. Plus de 21 500[3] personnes dont 7 000 à temps plein travaillent sur les exploitations conchylicoles. Les principales régions productrices[3] sont le Poitou-Charentes (44 % des ventes à la consommation d'huîtres et 13 % de celles de moules) et la Bretagne (21 % d'huîtres et 35 % de moules).

La France exporte plus d'huîtres qu'elle n'en importe. En revanche, les importations de moules dépassent très largement les exportations.

Canada[modifier | modifier le code]

La conchyliculture est une activité relativement récente au Canada, plus ancienne sur la côte ouest.

Elle produit surtout des moules et des huîtres, et aussi des myes (palourdes) et des pétoncles[4].

Sur la côte pacifique, en Colombie-Britannique, la palourde (Venerupis ou Ruditapes philipinarum), l'huître pacifique, les moules et la coquille Saint-Jacques japonaise (Patinopecten yessoensis) forment les bases de la conchyliculture[5].

Sur la côte atlantique, on trouve des moules, des huîtres de Virgine (Crassostrea virginica), des pétoncles (Placopecten magellanicus). La province où la conchyliculture est la plus développée est l'Île-du-Prince-Édouard[6].

L'écologie des zones conchylicoles[modifier | modifier le code]

Les eaux côtières abritent souvent naturellement des palourdes, des moules, des pétoncles et des huîtres propres à la consommation humaine. La pêche de ces mollusques sauvages ou ceux de culture peut être pourtant interdite à l'intérieur de vastes secteurs de la côte pour causes d'une contamination par les eaux usées ou des concentrations nocives d'algues toxiques, de toxines et d'agents pathogènes, d'origine naturelle ou humaine.

Les coquillages et leurs habitats sont d'excellents indicateurs de l'état de santé bactériologique de l'environnement marin. Les coliformes fécaux indiquent par exemple la présence dans l'eau de matières fécales et d'organismes qui peuvent être pathogènes. La sévérité des normes se justifie car, étant donné que les mollusques bivalves se nourrissent par filtration, ils concentrent dans leur chair des bactéries, des virus et des toxines qui peuvent être mortelles pour l'homme.

Réglementation[modifier | modifier le code]

L'organisation interprofessionnelle des pêches maritimes et des élevages marins et de la conchyliculture : Elle est en France, depuis 1991 cadrée par la loi [7] comme toutes les activités qui ont lieu dans le domaine public maritime, notamment pour éviter ou résoudre les conflits d'usage et les éventuels problèmes sanitaires ou de sécurité maritime.

La « commission des cultures marines » : elle a été instaurée en 1983 [8] ; Sous la présidence du Préfet, elle fixe le régime de l'autorisation des exploitations de cultures marines, avec l'avis de divers représentants de services de l’État et d'institutions compétentes dans le domaine maritime (Ifremer) et de collectivités (régions, départements) et des représentants légaux des professionnels (concchyliculteurs). Elle produit ou valide des « Schémas de structure » et donne aussi des avis sur le balisage des concessions.
Un arrêté [9] porte sur l'étendue des circonscriptions des commissions des cultures marines, les modes de désignation des professionnels et les conditions de fonctionnement de ces commissions. Les concessions concernent l'élevage, mais aussi le captage-élevage, sur des filières sub-surface, composées d'aussières comportant chacune au plus 99 descentes (mesurant jusqu'à 4 mètres chacune), généralement espacées de 1 mètre

Les « concessions » : Chaque concession peut comprendre plusieurs filières d'une centaine de mètres. Le préfet fixe une densité maximale d'exploitation pour les concessions, les quelles sont situées dans des « lotissements »[10].
Ce sont l'état ou la section régionale de la conchyliculture qui proposent la création de nouveaux lotissement, avec une expérimentation préalable si la zone était vierge d'installation conchylicole.

Les organismes de contrôle Ifremer joue un rôle essentiel dans la surveillance des maladies affectant les élevages (surveillance zoosanitaire REPAMO ainsi que dans la surveillance de la qualité des eaux d'élevage (surveillance sanitaire des réseaux de l'Environnement).

Cette surveillance permet de prévenir l'extension des maladies ou la dégradation du milieu d'élevage. Un réseau de suivi des tendances géographiques et chronologiques de la survie, de la croissance et de la qualité des huîtres creuses accompagne cette surveillance (REMORA).

Mais pour aller au-delà de cette prévention et trouver des solutions aux perturbations des élevages ou valoriser les produits d'aquaculture, Ifremer a engagé différents programmes de recherche auxquels sont associés des partenaires scientifiques et professionnels.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.pays-royannais-patrimoine.com/themes/paysages/sous-la-lumiere-des-phares-nouvelles-escales-en-pays-royannais/mornac-sur-seudre/l-huitre-dans-l-antiquite Musée du patrimoine du pays royannais
  2. a et b http://www.ubifrance.fr/secteur/fiche.asp?secteur=52&cleautonomy=2282423 La pêche, l'aquaculture et la conchyliculture au Brésil
  3. a, b, c et d Ministère de la Pêche
  4. http://www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/shellfish-mollusques-fra.htm Page de Pêches et Océans Canada sur l'aquaculture marine
  5. Atlas d'aquaculture du Canada
  6. http://www.aquaculturepei.com/ Site de l'Association professionnelle à l'Île-du-Prince-Édouard
  7. Loi no 49-411 du 2 mai 1991
  8. Article 3 du décret de 22 mars 1983 modifié
  9. Arrêté ministériel du 26 octobre 1983 modifié
  10. La notion de lotissement est dans ce contexte définie par l'art 4 du décret no 83-228 du 22 mars 1983, modifié et par l'article 10 de l'arrêté du 19 oct 1983 modifié

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]