Drapeau de la Bretagne

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Drapeau de la Bretagne
Gwenn ha Du
Version à onze mouchetures
Version à onze mouchetures
Utilisation Drapeau civil et pavillon marchand FIAV defacto.svg
Caractéristiques
Créateur Morvan Marchal
Création 1923-1925
Proportions 2:3
Éléments Neuf bandes alternées noires et blanches avec des mouchetures d'hermines noires sur fond blanc au canton

Le drapeau de la Bretagne, appelé en breton Gwenn ha Du également orthographié Gwenn-ha-Du (littéralement « Blanc et Noir » en breton), est de facto le drapeau et le pavillon de la Bretagne. Son nom en gallo est Blanc e Neirr. Il se compose de neuf bandes horizontales noires et blanches d’égales largeurs, disposées alternativement et d’un canton supérieur (côté mât) de couleur blanche parsemé d'une multitude de mouchetures d'hermine.

Le Gwenn ha Du est le drapeau moderne de la Bretagne, cependant l'histoire vexillologique de cette région ne se limite pas à ce drapeau ; d'autres drapeaux, bannières et pavillons ont existé pour représenter les ducs, leurs flottes et armées, les ports, les régiments bretons ainsi que les villes et pays historiques bretons. Quelques-uns sont parfois encore utilisés.

Le premier Gwenn ha Du est créé entre 1923 et 1925 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton. Le nombre de mouchetures d'hermine et leur forme ne sont pas fixés, la version la plus répandue comprend onze mouchetures arrangées selon trois rangées horizontales. Le Gwenn ha Du est utilisé avant 1939 par les cercles nationalistes bretons. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est arboré à la fois par des résistants tel que le Groupe Liberté que par une partie des nationalistes collaborant avec l'occupant allemand. Après-guerre il est considéré comme un drapeau séditieux par les autorités françaises.

L'émergence du troisième Emsav dans les années 1970 entraîne la popularisation du drapeau, d'abord dans les cercles culturels bretons, puis dans l'ensemble de la société bretonne. Largement utilisé depuis, par la population comme par les administrations locales, il est aujourd’hui le principal symbole de la Bretagne.

Description[modifier | modifier le code]

Description du drapeau. Version stylisée à onze mouchetures d'hermine, pointe inférieure représentée avec cinq pointes

Le drapeau de la Bretagne, le Gwenn ha Du, se compose de neuf bandes horizontales (cinq noires et quatre blanches) d'égales largeurs, disposées alternativement. Le canton supérieur du drapeau (côté mât) de couleur blanche, est parsemé de mouchetures d'hermine noires sans nombre précis : le quartier d'hermine est dit plain.

Les proportions du Gwenn ha Du[A 1] les plus fréquemment rencontrées sont (se référer à la figure Description du drapeau) :

  • A : hauteur = 1 ;
  • B : longueur = 1,5 ;
  • C : hauteur du canton blanc = 4/9 ˜ 0,44 ;
  • D : longueur du canton blanc = 5/9 ˜ 0,66 ;
  • E : largeur de chaque bande noire ou blanche = 1/9 ˜ 0,111.

Ces proportions ainsi que la forme des mouchetures d'hermine, sont non fixées et peuvent subir des variations[A 2]. Certains fabricants étrangers utilisent des proportions proches de celui du drapeau américain (3:5)[A 2].

Les couleurs du drapeau utilisées sont[A 1] :

Blanc - Gwenn Noir - Du
RAL 9010 Pure White 9005 Jet Black
Pantone Safe Black
Code Hexa #FFFFFF #000000
RVB 255,255,255 0,0,0
CMJN 0.0.0 0.0.0.100

Versions[modifier | modifier le code]

Taille mm
1 6300 × 4200
2 3600 × 2400
3 2700 × 1800
4 1800 × 1200
5 1350 × 900
6 900 × 600
7 450 × 300
8 225 × 150
9 150 × 100

Les mouchetures sont habituellement au nombre de onze arrangées selon trois rangées horizontales contenant quatre et trois mouchetures en alternance (4, 3 et 4). Cette règle s'est systématisée à partir des années 1970[B 1] . Ainsi, on a pu trouver des Gwenn ha Du à 1, 3, 5, 8, 9 ou 12 mouchetures d'hermines. D'autres drapeaux, plus rares, en afficheraient 14 selon la séquence : 5, 4 et 5 ; ou 8, en séquence 3, 2, 3.

Variations dans les formes des mouchetures d'hermines.

Comme c'est le cas pour la bannière herminée, la forme des mouchetures d'hermine varie selon le temps, le lieu et l'artiste qui les représente, sans que cela ait aucune signification autre qu'esthétique[E 1]. Elles ont à leur tête trois mèches ou trois points[Note 3],[E 1]. Depuis le XIXe siècle, la pointe inférieure des mouchetures est habituellement représentée avec 3 pointes. Elle peut également représentée jusqu'à neuf pointes et plus rarement une seule. Cette variété de représentation s'explique parce que sur la fourrure véritable la queue d'hermine était brossée, étalant son noir de manière aléatoire sur la pelisse blanche.

Cadre légal[modifier | modifier le code]

Bien que la majorité des instances administratives bretonnes utilisent et encouragent l'usage du Gwenn ha Du, il n'existe aucun texte réglementant l'utilisation du drapeau de la Bretagne, le Gwenn ha Du n'a aucun statut « officiel » en Bretagne et en France. Les textes de loi n'interdisent pas non plus son usage explicite par les personnes morales de droit public, par ceux de droit privé et par les personnes physiques.

L'usage du Gwenn ha Du a cependant fait l'objet d'interdictions ponctuelles avant et après la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin des années 1960 puisqu'il était alors perçu comme séditieux par les autorités[A 3].

Des restrictions implicites de l'usage du Gwenn ha Du existent également : par exemple, l'application d'un autocollant représentant un symbole tel que le drapeau de la Bretagne en lieu et place du drapeau européen sur les plaques d'immatriculation françaises est interdite : « Les plaques d'immatriculation des véhicules portant le numéro définitif prévu à l'article R. 322-2 du Code de la route doivent obligatoirement comporter le symbole européen complété de la lettre « F ». »[1]

Origine et signification[modifier | modifier le code]

Étendards antérieurs[modifier | modifier le code]

Premiers drapeaux[modifier | modifier le code]

Aucune source illustrée contemporaine ne permet de connaître les éventuels emblèmes utilisés par les rois et ducs bretons antérieurement au XIe siècle. La première référence littéraire connue à un emblème vexillaire breton évoque un « vert étendard aux sept saints de Bretagne » qui aurait été arboré à la fin du haut Moyen Âge d'après une version de la chanson de Roland du XIIe siècle[A 4] : « Piniax les guie a une vert enseingne / il est escript as .VII. saints de Bretaingne[2],[3] »

Selon Divi Kervella, les souverains bretons auraient utilisé un drapeau blanc traversé d'une bande rouge, ce dessin étant une simplification du dragon rouge sur fond blanc[A 5].

Cette proposition se base sur l'étude d'une miniature du XVe siècle ainsi que celle des anciennes barres ducales de Lanmeur et d'Acigné et sur la fréquence de la combinaison du rouge et du blanc sur les blasons des juveigneurs ducaux bretons comme des descendants de leurs officiers[A 5],[4].

L'échiqueté de Dreux[modifier | modifier le code]

Pierre de Dreux, cadet de sa famille, se vit attribuer une brisure fréquente chez les princes voués à la cléricature : un franc-quartier d'hermine[5]. Ce prince fut imposé en 1212 par le roi de France Philippe Auguste comme époux à la duchesse Alix. Celle-ci ne disposant pas d'armoiries, Pierre Mauclerc usa de ses propres armes comme baillistre de Bretagne et ses successeurs firent de même.

Pendant un siècle (de 1213 à 1316), les écus et les bannières des princes bretons portent l'échiqueté de Dreux d'or et d'azur au franc-quartier d'hermine. Il est figuré avec ou sans bordure rouge, selon les représentations. Le duc de Bretagne étant aussi comte de Richmond, du moins quand le roi d'Angleterre lui reconnaissait la jouissance de cet Honneur de Richmond (« fief de Richemont »), les armoiries de ce comté furent identiques à celles du duché.

La bannière d'hermine[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la province de Bretagne en 1532[VH 1] (version moderne)

En 1316, quatre ans après son avènement, Jean III abandonna l'échiqueté de Dreux, pour le semé de mouchetures d'hermine, dit en héraldique française « d'hermine plain ». Elle sera utilisée jusqu'au XVIe siècle. Les raisons de cette modification tardive (les changements d'armoiries étaient rares au XIVe siècle chez les grands princes) et remarquable ont été analysées par Michel Pastoureau[5](cf. Armoiries de la Bretagne)

Contrairement à l'héraldique, en vexillologie l'hermine désigne la moucheture elle-même et non la fourrure mouchetée de noir. Dans l'imaginaire actuel, la moucheture maintenant appelée « hermine » symbolise l'animal, alors qu'en héraldique elle représente simplement la queue noire de l'animal attachée par couture ou agrafe à la pelisse blanche. L'évolution de sens est liée au dessin qui présente une ressemblance morphologique avec l'animal entier.

Le drapeau d'hermine est encore utilisé par plusieurs bagadoù et quelques mairies bretonnes. Il est aussi arboré à l'occasion de manifestations et fêtes historiques, de fêtes religieuses, sur des bateaux de plaisance et flotte devant plusieurs châteaux et églises de Bretagne et d'ailleurs (Chartres, Amboise…). Cette représentation avec des mouchetures d'hermine de nombre et de forme variables est reprise dans les armes de plusieurs villes. Actuellement, les escadrons de la gendarmerie française en Bretagne portent un écusson d'hermine plain comme signe distinctif, presque semblable à l'écu ducal. En Limousin, la gendarmerie porte l'écusson des Penthièvre, cadets de Bretagne héritiers du Limousin : « d'hermine à la bordure de gueules » (avec un encadrement rouge). C'est également l'hermine plain qui représente la Bretagne sur le drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon. En septembre 2010, la Monnaie de Paris a émis des pièces de 10 euros dédiées aux régions de métropole et d'outre-mer: celle illustrant la région Bretagne faisait flotter comme drapeau une bannière d'hermine [ABP 1] .

Le Kroaz Du (Croix noire)[modifier | modifier le code]

Flamme bretonne du XVe siècle selon une miniature du XVIe siècle (Combat des Trente)

Certains auteurs récents attribuent son origine à la troisième croisade (1188)[B 1]. Une conférence à Gisors entre le pape Clément III, le roi de France Philippe Auguste, le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt ainsi que le comte de Flandre Philippe d'Alsace, aurait décidé d'attribuer une croix par nationalité afin de distinguer les nations. Les Bretons auraient pris la croix noire, peut-être entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle, peut-être en 1236-1237 quand Pierre Mauclerc fut pressenti par le pape Grégoire IX comme chef de la future croisade[B 1]. Cependant, d'autres auteurs démentent cette théorie et affirment que les croisés bretons portaient la croix rouge sur fond blanc, comme tous les autres croisés. Ils placent l'adoption de la croix noire pendant la guerre de Cent Ans[A 6].

Le drapeau à croix noire, appelé Kroaz du en breton, n'est en effet attesté qu'à partir du XVe siècle dans la documentation écrite comme dans l'iconographie. Il apparaît sur une enluminure d'un manuscrit du XVe Compillations de Cronicques et Ystores des Bretons illustrant le combat des Trente en 1351[6]. La croix noire était cousue sur les vêtements des soldats bretons pour les distinguer au combat aux XVe et XVIe siècles [réf. nécessaire]de leurs ennemis à croix blanche (les Français) ou rouge (les Anglais). Le duc Jean IV, en exil chez son beau-père le roi Édouard III d'Angleterre, aurait transposé en Bretagne la pratique anglaise de l'usage à la guerre de la croix rouge, choisissant pour se distinguer l'association des couleurs de son écu d'hermine, le blanc et le noir. Ses successeurs Montfort l'utilisèrent également sur leurs étendards.

Le pavillon à croix noire herminée[modifier | modifier le code]
Pavillon à croix noire de la flotte bretonne du XVIe au XVIIIe siècle

Si les portes Mordelaises de Rennes portent encore dans la première moitié du XVe siècle les deux emblèmes accolés sur leur pierre pré-éminencière, l'iconographie des XVe et XVIe siècles montre assez tôt la fusion des deux emblèmes bretons: la bannière d'hermine, marque féodale commandant l'ost, et l'étendard à croix noire à destination des troupes appointées. On voit alors un drapeau blanc à une croix noire cantonnée de mouchetures d'hermines en nombre indéfini devenir la marque de la flotte et des troupes ducales. Ce pavillon fut bientôt adopté par les grands ports bretons (Brest, Guérande, Nantes, Saint-Malo), tel quel ou avec quelques variantes particulières.

Ils restèrent en usage du XVIe siècle au moins jusqu'au XVIIIe siècle à une modification près : L'insertion d'une croix blanche française à l'intérieur — ou par-dessus — la croix noire bretonne.

Cordelière de la marine bretonne du début du XVIe siècle

Du XVIe au XVIIIe siècle, l'amirauté de Bretagne conserve le pavillon de la flotte bretonne, une croix noire avec quatre puis un seul quartier d'hermine ; les bâtiments bretons arboraient également des flammes de guerre hachurées verticalement de blanc et de noir[B 1]. Ce pavillon est aussi celui de la ville ducale de Guérande et de ses navires rouliers.

Autres étendards[modifier | modifier le code]

Guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]
Flamme de la garde ducale bretonne après Jean IV

Lors de la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), les deux prétendants utilisent des flammes différentes, reprenant les couleurs aujourd'hui utilisées par le drapeau breton. Il s'agit pour le cas de Jean de Montfort de flammes noires et pour celui de Charles de Blois et Jeanne de Penthièvre de flammes blanches. C'est à partir de cette période que le blanc et le noir commencent à être utilisés par les Bretons et leurs souverains. Le Gwenn ha Du s'inspire de cette tradition.

Régiment de Bretagne[modifier | modifier le code]
Drapeau d'ordonnance

Le régiment de Bretagne (ancien régiment de Castelnau (1644) puis régiment de Hocquincourt (1651) ) et les régiments provinciaux attachés (Nantes, Vannes et Rennes) marchent de 1721 à 1791 sous un drapeau colonel carré blanc portant un cartouche baroque à l'écu ovale d'hermine, couronné, supporté par deux rameaux croisés et surmonté d'une banderole à la devise du régiment « Potius mori quam vinci » (1740-1757) et « Potius mori quam foedari » (1757-1791).

Le drapeau d'ordonnance était différent : une croix blanche semée de queues d'hermines, et la devise du régiment étant réparties sur chacun des bras de la croix (1740-1791). La croix cantonne le drapeau en 4 quartiers aurore (1 et 4) et noirs (2 et 3).

Avant le Gwenn ha Du[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et XXe siècles, différentes versions du drapeau d'hermine sont employées avant d'être progressivement remplacées par le Gwenn ha Du. Au cours des années 1920, de nombreuses propositions sont effectuées afin de doter la Bretagne d'un nouveau drapeau. La plupart se basant sur des éléments de la culture bretonne ou celte (comme le dragon rouge brittonique, la croix noire, la bannière de Saint-Yves ou encore le Triskèle.) Cependant, aucune d'entre-elles n'arrivera à s'imposer.

Gwenn ha Du[modifier | modifier le code]

Signification[modifier | modifier le code]

Les mouchetures d'hermine représentent collectivement la Bretagne, qu'il s'agisse de la province historique, ancien duché indépendant, ou bien de la région administrative. Les neuf bandes représentent les neuf provinces historiques. Les cinq bandes noires représentent les cinq provinces de la Haute-Bretagne et les quatre bandes blanches représentent les quatre provinces de la Basse-Bretagne. On ne peut pas attribuer individuellement une bande particulière à une province.

Prémices d'un drapeau régional[modifier | modifier le code]

Porteur de la Kevrenn Alre lors du Festival interceltique de Lorient en 2009. L'avers est un Gwenn ha Du à 14 mouchetures (5-4-5). Le revers représente le drapeau du Bagad, le Gwenn ha Du est divisé par une diagonale qui forme un triangle inférieur rouge où figure une chouette

Avant que le Gwenn ha Du ne s'impose comme l'« emblème moderne de la Bretagne », le drapeau d'hermine, symbole du duché de Bretagne, en tenait lieu. Dès le XIXe siècle, le besoin d'identification se faisant sentir dans le mouvement breton, les drapeaux d'hermine, en différentes versions, ont resurgis lors de nombreuses manifestations culturelles et religieuses (chrétiennes et druidiques).

Juste avant la Grande guerre, on redécouvre le drapeau herminé à croix noire qu'utilise la Fédération régionaliste de Bretagne, mais il reste cantonné à des mouvements catholiques, notamment le mouvement scout Bleimor.

Au début du XXe siècle, certains nationalistes désirent un nouveau drapeau pour représenter la Bretagne[B 1],[7] car ils reprochent plusieurs choses au drapeau d'hermine plain. Le drapeau est perçu plus comme une bannière héraldique moyenâgeuse et féodale qu'un symbole moderne d'un peuple développant une conscience nationale[E 2]. De plus, ils lui reprochent (à tort) d'être la bannière de Pierre Mauclerc, considéré comme un mauvais souverain de Bretagne. On lui reproche également de pouvoir être confondu avec un drapeau royaliste légitimiste par confusion du semé de mouchetures d'hermine avec le semé de fleurs de lys des rois de France[A 7],[7],[E 3]. Enfin, de pouvoir être confondu de loin avec le drapeau blanc de la reddition : en effet sur les drapeaux de l'époque, peints ou cousus à la main, les hermines étaient beaucoup plus espacées qu'aujourd'hui sur le champ blanc du drapeau[A 7],[E 3].

D'après Jakez Gaucher et Philippe Rault, Morvan Marchal, partisan de la gauche laïque anticléricale et franc-maçon[8], était opposé à titre personnel au Kroaz Du symbole fortement teinté de christianisme. Aucun écrit ne vient étayer cette affirmation, d'autant que le Kroaz Du, tel qu'on peut le voir aujourd'hui, n'est guère utilisé au moment de la création du Gwenn ha Du.

La paternité du drapeau[modifier | modifier le code]

Morvan Marchal avant 1939

Le premier Gwenn ha Du est dessiné entre 1923-1925 par Morvan Marchal aidé par René Ryckwaert. Morvan Marchal est un architecte, artiste, poète et illustrateur, appartenant au mouvement artistique Seiz Breur ; il est aussi rédacteur de Breiz Atao, organe d’information du Groupe Régionaliste Breton. À l'origine, il s’agit de donner un emblème au mouvement Unvaniez yaouankiz Vreiz (Union de la jeunesse de Bretagne). Une souscription est lancée, relayée par Breiz Atao qui s'affirme alors comme la « revue mensuelle du nationalisme breton et du fédéralisme international »[9].

En 1937, il en décrit la signification générale :

Version de 1923-1925, avec mouchetures coupées sur les bords.

« J'ai donc pensé et continue à croire, qu'en conservant au maximum les hermines primitives, l'on pouvait composer un drapeau breton d'esprit moderne. En voici la signification :

Ce drapeau, qui, je le répète, n'a jamais voulu être un drapeau politique, mais un emblème moderne de la Bretagne, me paraît constituer une synthèse, parfaitement acceptable de la tradition du drapeau d'hermines pleines (sic), et d'une figuration de la diversité bretonne[10],[B 1]. »

Les neuf provinces historiques sont appelées pays et correspondent à peu près aux limites des évêchés de Bretagne ; schématiquement, la Cornouaille, le Léon, le Trégor et le Vannetais à l'ouest (dans ce qui est appelé communément la « Basse-Bretagne ») et les pays nantais, rennais, de Saint-Brieuc (Penthièvre), de Saint-Malo et de Dol à l'est (« Haute-Bretagne »).

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

L’hermine en canton et les bandes de couleurs[modifier | modifier le code]

L’hermine rappelle les armoiries que les ducs de Bretagne utilisaient depuis le XIIIe siècle[VH 1]. Marchal le garde simplement en canton. Bien qu'il n'ait rien dit à ce sujet, on peut remarquer que le cantonnement de l'hermine rend l'organisation de son Gwenn ha Du proche de celle de la bannière de Mauclerc qui représente un quartier d'hermine dans l'angle supérieur, sur un champ rayé ou à damier.

Les couleurs des bandes du drapeau recouvrent celles du Kroaz du et des anciennes bannières ducales noires et blanches[VH 1] utilisées pendant et après la guerre de Succession de Bretagne.

Les drapeaux contemporains à Morvan Marchal[modifier | modifier le code]
Drapeau des États-Unis à 48 étoiles, de 1912 à 1959.

Le Gwenn ha Du fait partie d’une famille de drapeaux jugés modernes, celle du drapeau des États-Unis[11],[VH 1], dont la première version fut adoptée le 14 juin 1777 à Philadelphie dans une résolution du Second Congrès continental, repris par le pavillon maritime de la Grèce[B 1] adopté pour la première fois au cours de l'Assemblée nationale d'Épidaure, fixé par décret en mars 1822, et utilisé lors de la 1re et 2e République hellénique[Note 4](ces deux pays représentent des idéaux de la démocratie dans les années 1920) ou le drapeau du Libéria, adopté par la Constitution de la République de 1847 : de larges bandes horizontales traversantes de couleur alternée, et un canton dans l'angle supérieur gauche.

Les armoiries de Rennes et de la famille irlandaise Marshall[modifier | modifier le code]
Blason de la ville de Rennes.

Morvan Marchal reprend l’hermine et les bandes alternées blanches et noires du blason de la ville de Rennes[VH 1]. De même, sans que l'on ait pu établir un lien formel entre le drapeau créé par Morvan Marchal et les armoiries de la famille irlandaise des Marshall[Note 5], le Gwenn ha Du rappelle la disposition et la couleur des armoiries de cette famille[VH 2],[VH 1].

Critiques[modifier | modifier le code]

Illustration du Gwenn ha Du tiré de l'article de Léon Le Berre publié dans l'édition du 10 octobre 1937 de l'Ouest-Éclair[12]. Le drapeau a deux rangées de mouchetures.

En 1937-1938, le Gwenn ha Du donne lieu à une querelle par journaux interposés. Les tenants du drapeau d'hermine dit « traditionnel » défendent leur drapeau face aux tenants du Gwenn ha Du, drapeau dit « moderne ». Les « modernistes » utilisent surtout le Gwenn ha Du, alors que les pèlerins des pardons et autres fêtes religieuses utilisent le drapeau d'hermine.

À l'époque il est critiqué sur les points suivants[B 1] : il transpose en drapeau les armes de la ville de Rennes, au détriment de celles de la Bretagne; c'est une création de Rennais et non de Bretons de Basse-Bretagne; c'est un drapeau inventé récemment qui éradique la séculaire bannière d'hermine; c'est un plagiat du drapeau américain; enfin, il est employé par les communistes de l'Association des Bretons Émancipés. Cette position est résumée par Léon Le Berre[B 1],[12]

« (Un) drapeau inventé de toutes pièces, presque au lendemain de la guerre, par un groupe rennais (...) Le lecteur conclura, avec nous, qu'aucune raison sérieuse ne milite pour un changement dont les auteurs ne sont, du reste, nullement qualifiés pour le réaliser (...) Suivons le conseil de notre confrère « La Bretagne à Paris », en nous tenant au traditionnel drapeau d'hermines. Qu'on place, au milieu du champ, pour éviter la prétendue confusion avec la fleur de lys, « l'hermine passante et cravatée » dont les fanons du collier portent la devise « À ma vie » (...) »

— Léon Le Berre, Le drapeau breton, il n'y en a qu'un !, Ouest-Éclair, 1937

Selon Olier Mordrel : « Ce drapeau, né de la plume de Morvan Marchal, premier directeur de Breiz Atao, a été présenté par un tour de passe-passe, à un public ignorant tout de la Bretagne, comme le drapeau breton traditionnel »[13].

Avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), en raison de sa connotation séparatiste, ce drapeau a fait ponctuellement l'objet d'interdictions par arrêté lors de manifestations ou de visites gouvernementales[A 8].

« Afin d'éviter de fournir à ce dernier des arguments, il conviendra de rappeler aux organisations du Gorsedd du Faouet que le drapeau à bandes horizontales alternées, blanches et noires, portant dans l'angle supérieur, près de la hampe, des hermines noires sur fond blanc, a été à différentes reprises considéré comme emblème séditieux et interdit dans la rue »

— Quimper, le 19 mars 1931 - Le Commissaire Spécial à Monsieur le Préfet du Finistère - Cabinet[A 3]

Au début du XXIe siècle, l'usage du Gwenn ha Du fait toujours l'objet de critiques de la part de certaines personnalités publiques telles que Françoise Morvan[14] ou Pierrik Le Guennec[Note 6],[15]. Ces critiques portent essentiellement sur les circonstances et origines de la création du Gwenn ha Du par Marchal ainsi que par son utilisation avant et pendant la Seconde Guerre mondiale par certains mouvements nationalistes et autonomistes proches du régime de Vichy et du Troisième Reich.

Histoire[modifier | modifier le code]

Années 1920-1930[modifier | modifier le code]

Entête du Breizh Atao daté du 12 février 1933. Le Gwenn ha Du (à droite) est associé au Hévoud (au milieu)

La première apparition du drapeau date de l’exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925. Marcel Cachin, directeur du journal L'Humanité et l'un des fondateurs de l'Association des Bretons émancipés, organisation proche du PCF, ainsi qu'Eugène Reigner adoptent ce drapeau la même année comme emblème des cercles celtiques. Le Parti autonomiste breton (PAB) l'adopte à son tour comme « drapeau national breton » lors de son congrès constitutif de Rosporden le 11 septembre 1927. Le succès du Gwenn ha Du est certain, il est rapidement adopté par le mouvement catholique Bleun-Brug ainsi que par les laïcs d'Ar Falz[A 9].

Lors de l'exposition universelle de 1937 à Paris consacrée aux « arts et techniques dans la vie moderne », une version dessinée par Charles Couësnon fut arborée sur le pavillon de la Bretagne située dans centre régional sur les berges de la Seine[VH 1].

Manifestation du Parti National Breton à Saint-Aubin-du-Cormier

Le Parti national breton l'arbore également, par exemple dans le nouvel en-tête de « La vie du parti », dans Breiz Atao, dès le 29 janvier 1933[16] (il est alors associé au Hévoud, un symbole traditionnel celtique et breton présent sur des décorations préceltiques et en architecture religieuse[17], confondu avec la croix gammée du parti nazi allemand[17],[Note 7]). On le voit par exemple dans Breiz Atao no 221, en Une, le 14 avril 1935, pour illustrer la manifestation du Parti National Breton à Saint-Aubin-du-Cormier.

À cette même époque le Gwenn ha Du est également utilisé par le Gorsedd de Bretagne, société néo-druidique fondée en 1899. On peut le retrouver par exemple lors du Gorsedd digor, tenu le 30 juillet 1939 à Vannes à l'occasion du « Festival interceltique » présidé par le préfet du Morbihan et en la présence de Mgr Hippolyte Tréhiou, évêque de Vannes ; de Maurice Marchais, maire de Vannes ; et d'Alphonse Rio, sénateur du Morbihan[18].

À la fin des années 1930, une organisation armée secrète bretonne est créée par Célestin Lainé et Guillaume Berthou sous le nom de Gwenn ha Du.

Années 1940-1950[modifier | modifier le code]

Groupe Liberté de Saint-Nazaire arborant le Gwenn ha Du[ABP 2]

Le Gwenn ha Du est interdit à maintes reprises avant la Seconde Guerre mondiale[A 8]. Il est considéré par les autorités comme un emblème séditieux. Le Gwenn ha Du, emblème du Parti national breton sous l'Occupation, reste arboré par des résistants qui ont rejeté le PNB[OF 1]. Même si son utilisation est mentionnée durant la période de la Libération, son utilisation semble rare à la sortie de la guerre [A 10].

Années 1960-1990[modifier | modifier le code]

Au cours des décennies 1950 et 1960, il est de nouveau utilisé par les mouvements culturels bretons. Il devient même populaire au sein de classes sociales qui n'ont jamais utilisé le drapeau herminé. On le voit dans les défilés, les grèves ouvrières, les manifestations d'étudiants. Le 27 mai 1965, l'équipe de football de Rennes l'emporte sur Sedan lors d'un match comptant pour la coupe de France, et c'est un déferlement de Gwenn ha Du[A 10]. Le Gwenn ha Du devient alors aux yeux des Bretons le drapeau de leur terre.

Lors des événements de mai 68, un drapeau breton est installé sur la Sorbonne à Paris[D 1]. En 1972, les ouvriers d'une usine de Saint-Brieuc, Le Joint Français, en font l'un des symboles de leur lutte revendicative[D 2],[19]. La plupart des Gwenn ha Du étant surmonté d'un rectangle rouge, symbolisant l'extrême gauche[D 2]. Cette même année, le 3 octobre 1972, lors d'une manifestation à Paris, un manifestant l'accroche sur la flèche de la cathédrale Notre-Dame[20]. Lors de ses séjours dans l'espace, le spationaute français Jean-Loup Chrétien l'emporte avec lui[VH 3],[Note 8].

Depuis 2000[modifier | modifier le code]

Gwenn ha Du flottant

Aujourd'hui, la connotation politique du Gwenn ha Du est devenue accessoire : il représente la Bretagne et non plus un parti politique précis. Le drapeau flotte sur la plupart des mairies et sur de très nombreux bâtiments publics, symbole d'unité (c'est le même drapeau que l'on trouve dans toute la Bretagne) et de diversité (par le rappel des anciens découpages territoriaux). Il est de toutes les fêtes bretonnes ; dans les défilés, la tradition veut que le porte-drapeau le tienne à bout de bras ; il est couramment affiché dans les salles où se tiennent des festoù-noz.

Il est mis en avant au cours de divers événements médiatiques : le chanteur américain Ben Harper s'en couvre lors de sa prestation au Festival des Vieilles Charrues en 2005 ; en novembre 2006, sur les images retransmises en France du départ du marathon de New York, on a pu le voir porté par un coureur ; à Pékin, en 2008, la championne olympique Laëtitia Le Corguillé l'affiche avec sa médaille, alors que les autorités chinoises ont interdit l'usage de tout drapeau hors ceux des nations inscrites.

Flottille de Gwenn ha Du lors des 30 ans de Diwan en 2008 à Carhaix

Au moment de son arrivée à la tête du Conseil général de la Loire-Atlantique en 2004, Patrick Mareschal partisan de la réunification, fait mettre devant le bâtiment un Gwenn ha Du pour marquer l'appartenance du département à la Bretagne[21].

En 2008, un groupe de jeunes Bretons originaires de Saint-Malo lance sur le réseau social Facebook l'idée de référencer les photos du Gwenn ha Du et autres drapeaux bretons prises dans le monde entier. Ce qui donna naissance à l'association Breizh Flag Trip Tour [OF 2],[22].

Lors de la finale de la Coupe de France 2009, opposant Rennes et Guingamp, le Conseil régional de Bretagne a distribué gratuitement 20 000 Gwenn ha Du sur les sièges de supporters. Fait unique pour ce type d’événement : on ne vit aucun drapeau français, mais des milliers de drapeaux bretons agités par le public. La même opération fut reconduite lors de la finale de la Coupe de France 2014 opposant les mêmes équipes[T 1]

En octobre 2009, la confiscation par les services de sécurité du Stade du Roudourou de Guingamp de plusieurs Gwenn ha Du lors d'un match officiel de l'équipe de France de football contre les Îles Féroé, provoque l'émoi d'une partie de la classe politique bretonne[T 2].

Durant les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres, le drapeau breton a été l'objet d'une certaine 'agitation', étant interdit comme tout drapeau hormis ceux des nations officiellement participantes[OF 3]. Malgré l'interdiction qui le touche, on le retrouve dans les tribunes de nombreuses épreuves[T 3].

Le 10 août 2012, un Gwenn ha Du commandité par l'association « La Nuit des étoiles » de 300 m2 (13,5 m x 22,5 m pour 50 kg) flotte pour la première fois à Tréflez[T 4]. Un second drapeau (non flottant) de 25 m de largeur sur 40 de longueur, couvrant ainsi 1 000 m2, fut confectionné par un groupe de supporters du FC Lorient, les Merlus Ultras, pour le derby contre le Stade rennais le 16 septembre 2007 lors de la huitième journée du championnat de France de football 2007-2008[23].

Le 5 octobre 2013, le conseil culturel de Bretagne émet de vœu que soit apposé le Gwenn ha Du sur la façade des écoles et des établissements bretons d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat à côté du drapeau tricolore et du drapeau européen[24]

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Gwenn ha Du flottant au milieu des drapeaux de l'Acadie lors de la fête acadienne 2009 à Caraquet.

Lors d'un sondage réalisé en janvier 2014 sur le « Baromètre de l'identité culturelle de la Bretagne »[Note 9] par TMO Régions pour le compte de Bretagne Culture Diversité / Sevenadurioù[25], une association de la promotion et la diffusion de la culture bretonne et de sa diversité dans les cinq départements de la Bretagne historique, deux questions portaient sur le Gwenn ha Du.

Sur le ressenti à la vue des drapeaux breton et français, aux questions suivantes ; Quel sentiment éprouvez-vous lorsque vous voyez flotter le drapeau breton, en particulier hors de Bretagne ou à la télévision ? Quel sentiment éprouvez-vous lorsque vous voyez flotter le drapeau français, en particulier hors de France ou à la télévision ? ; 10,5 % des personnes interrogées sont très émus par le drapeau breton (8 % pour le drapeau français), 51% sont assez émus (48% pour le français), 35 % n'éprouvent aucun sentiment particulier (42,5 % pour le français), 2 % sont un peu agacés par le drapeau breton (0,5 % pour le français), et 0 % sont très agacés (idem pour le français), 0,5 % ne connaissent pas le drapeau breton (0 % pour le français), et 1 % ne savent pas (idem pour le français)[26].

Les personnes interrogées sont donc plus émues lors qu'elles voient le Gwenn ha Du flotter (61.5 %) que lorsqu'il s'agit du drapeau français (56 %)[26].

Concernant la connaissance de la culture bretonne, il apparaît que 51 % des personnes interrogées connaissent la signification de Gwenn ha Du en français[26].

Protocole[modifier | modifier le code]

Porteur lors du Festival Interceltique de Lorient en 2005

Le Gwenn ha Du n'ayant aucun statut officiel, aucun protocole ne régit son utilisation. Cependant, dans leur ouvrage, Divi Kervella et Mikael Bodlore-Penlaez ont édicté un certain nombre de règles « inspirées de celles communément admises au niveau international (...) et adaptées aux traditions bretonnes[A 11] ».

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

Le Gwenn ha Du a la préséance sur tous les drapeaux des villes, des pays étrangers, des provinces et pays historiques, des organisations et personnes morales[A 12]. On retrouvera par exemple dans l'ordre le Gwenn ha Du avant celui du Vannetais, du Pays Pourlet et de la ville de Guémené-sur-Scorff. Lorsque plusieurs drapeaux du même rang sont présents, on privilégie l'ordre alphabétique breton[A 12]. Les drapeaux de même rang ont droit aux mêmes marques d'honneur. Ils doivent être de dimensions identiques et être hissés à la même hauteur[A 12]. Enfin, les drapeaux actuels ont toujours primauté sur les drapeaux historiques même si ceux-ci sont hissés dans un lieu historique [A 12].

Manipulation du drapeau[modifier | modifier le code]

Il y a un certain nombre de règles traditionnelles de respect qui devraient être observées lors de la manipulation du drapeau. Lorsqu’il est en extérieur, le drapeau doit toujours être hissé au lever du soleil et abaissé au coucher afin d'augmenter son espérance de vie[A 13]. En cas de mauvais temps, il est recommandé de le remplacer par un drapeau plus petit qui offre moins de résistance au vent[A 13]. Le drapeau peut aussi être hissé la nuit sur les bâtiments publics en certaines circonstances[A 13].

Disposition[modifier | modifier le code]

Gwenn ha Du en position verticale

Le Gwenn ha Du doit toujours être mis tête en haut. Bien qu'autrefois il s'agissait d'un signe de détresse, le fait de le tenir à l'envers est aujourd'hui un signe d'irrespect[A 11].

Selon le nombre de drapeaux[modifier | modifier le code]

En présence de deux drapeaux hissés sur des hampes croisées, le drapeau qui se trouve à la place d'honneur est situé à droite (à gauche de l'observateur)[A 11]. L'autre drapeau est à gauche (à droite de l'observateur). Lorsque trois drapeaux sont présents, la place d'honneur est au centre[A 11].

En présence de plus de trois drapeaux, ils sont disposés en file indienne sur des mâts distincts et d'égale hauteur[A 11]. La place d'honneur est au bout de la file, à la gauche de l'observateur, puis les autres drapeaux se présentant suivant l'ordre de préséance[A 11]. Si les mâts sont disposés de telle façon que celui du centre est plus haut, le drapeau d'honneur y sera hissé[A 11]. Il en va de même sur une façade, sur un toit, etc.

Selon le lieu[modifier | modifier le code]

Lorsque le drapeau est en intérieur lors de meetings ou de quelconques rassemblements, il doit toujours être à droite (à la gauche de l’observateur) en position d’autorité[A 14]. Ainsi lorsque le drapeau est placé à côté de l’orateur, il doit être à sa droite[A 14]. Si le drapeau est placé n’importe où ailleurs dans la salle, il doit être à droite de l’assistance[A 14]. En position verticale ou horizontale, le canton d'hermines est toujours à la gauche de l'observateur[A 14]. Le drapeau est le plus souvent attaché à une hampe posée sur un piédestal, à une hauteur suffisante pour l'empêcher de toucher le sol[A 14].

Lorsque le drapeau est au-dessus d'une rue, il doit être suspendu au centre[A 14]. Le côté que l'on fixe à la drisse se trouve en haut, le canton d'honneur orienté vers le nord dans les rues allant de l'est à l'ouest, et vers l'est dans les rues allant du nord au sud[A 14]. Au-dessus d'un trottoir, le canton d'honneur doit être orienté vers la rue[A 14].

Sur les fuselages, c'est le revers qui doit apparaître sur côté tribord, et l'avers sur le côté bâbord, comme si c'était l'arrête de la dérive qui faisait office de hampe[A 15]. Sur les habits : si le drapeau est cousu sur les manches, c'est le revers qui doit apparaître sur la manche droite, et l'avers sur la manche gauche (comme si c'était l'avant du corps qui faisait office de hampe)[A 15]. Enfin, sur les véhicules, le drapeau doit être placé à droite du véhicule<[A 15].

Défilés[modifier | modifier le code]

Selon la coutume bretonne, le Gwenn ha Du est porté à bout de bras flottant au-dessus de la tête du porteur[A 12],[E 4]. Un triskell peut être fixé au sommet de la hampe qui supporte le Gwenn ha Du[E 4].

Le drapeau, porté avec d’autres drapeaux lors de défilés, doit être à droite dans le sens de la marche ou seul au milieu de la première rangée, les autres drapeaux se placent à la gauche du Gwenn ha Du en suivant l'ordre de préséance[A 12].

Usages officiels[modifier | modifier le code]

Entités administratives[modifier | modifier le code]

Façade du Conseil Général de la Loire-Atlantique. Le Gwenn ha Du est hissé à côté du drapeau tricolore

La région Bretagne utilise le Gwenn ha Du à côté d'un drapeau chargé de son logo, dont la nouvelle version réalisée en 2005 comporte une moucheture d'hermine. Le Gwenn ha Du flotte sur la plupart des mairies bretonnes et sur de très nombreux bâtiments publics et administratifs de la région Bretagne et du département de la Loire-Atlantique. Concernant ce dernier département, son conseil général l'utilise depuis une décision de son président Patrick Mareschal de 2004, et confirmée par son successeur Philippe Grosvalet en 2011[T 5].

Système d'Immatriculation des Véhicules[modifier | modifier le code]

Identifiant territorial du Morbihan (56)

Dans le cadre du changement de système d'immatriculation, qui prévoit un espace pour l'apposition d'une référence locale, la Région Bretagne a choisi d'y faire figurer le Gwenn ha Du[ABP 3]. Suivant la nouvelle réglementation, l'automobiliste peut faire figurer le numéro du département de son choix et le logo de la région correspondante, même s'il n'y réside pas : « Ainsi, un Breton vivant à Paris pourra disposer d'une plaque « bretonne »[OF 4]. Toutefois, la mesure de la Région Bretagne ne concerne pas la Loire-Atlantique, le logo devant figurer avec le numéro de ce département étant officiellement le blason de la région Pays de la Loire[ABP 3]. Une opération lancée par le Collectif Plaques bretonnes 44, réunissant des associations favorables à la réunification entend proposer aux habitants de la Loire-Atlantique des solutions alternatives leur permettant de placer le Gwenn ha Du et le 44 en même temps.

Le choix du Gwenn ha Du comme marque distinctive régionale, voté à l'unanimité le 13 octobre 2006 par le conseil régional de Bretagne[27], a été confirmé dans un communiqué par la préfecture de Bretagne[OF 5], après la parution de l'arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d'immatriculation des véhicules dans le Journal officiel du 11 février 2009[1], qui précise l'identifiant territorial adopté pour chaque région en annexe[28].

Usage militaire[modifier | modifier le code]

Le Gwenn ha Du utilisé comme pavillon de beaupré.

Il n'est pas rare que la marine nationale française arbore le Gwenn ha Du sur ses navires ayant un lien avec la Bretagne. Il en a par exemple été ainsi lors d'un exercice en mer en 2009, où la frégate Primauguet nommée d'après Hervé de Portzmoguer, un des plus célèbres officiers de marine breton, arborait un Gwenn ha Du à sa mâture[29]. De même, les navettes reliant l'arsenal de Brest à l'Île Longue utilisent le drapeau breton comme pavillon de beaupré.

Philatélie et numismatique[modifier | modifier le code]

Durant les années 1990, la poste française a utilisé, dans son bureau d'Erquy (Côtes-d'Armor), une oblitération dite « flamme illustrée permanente » qui portait le dessin d'un grand Gwenn ha Du flottant au-dessus de la ville d'Erquy[30].

En mai 2008, la poste de l'île de Man émet un bloc de huit timbres-poste représentant chacun le drapeau d'un des huit pays celtiques, dont le Gwenn ha Du avec le slogan « Hep brezhoneg Breizh ebet » (Sans langue bretonne, pas de Bretagne)[ABP 4].

Utilisation détournée du drapeau[modifier | modifier le code]

Communication d'entreprise[modifier | modifier le code]

Les boutiques d'articles de tourisme déclinent volontiers le Gwenn ha Du sous forme d'autocollants, de cartes postales ou de logo associés aux articles typiquement « bretons ». De nombreuses entreprises proposent des produits où figure le Gwenn ha Du ou des variantes. Cela est souvent le cas pour les vêtements, certains accessoires et les produits gastronomiques. De nombreux commerces, boutiques et restaurants portent également le nom Gwenn ha Du.

À la fin des années 2000, certaines banques françaises ont commencé à mettre à disposition de leurs adhérents des cartes bancaires personnalisées où apparaît le drapeau breton[T 6]. L'usage du Gwenn ha Du par les entreprises constitue une des pierres angulaires du programme d'image de marque de la Bretagne.

Domaine de la culture[modifier | modifier le code]

Drapeau pan-celtique composé des drapeaux des 6 nations celtiques et de celui de la Galice

Créé à l'origine en 1998 par des bretons pour le Féile Pan Cheilteach (cy) (Festival Pan-celtique qui à lieu depuis 1971 à Killarney en Irlande), le drapeau pan-celtique est formé des drapeaux des 6 nations celtiques reconnues par la Ligue celtique, le Congrès celtique et les autres organisations panceltiques (Écosse, Irlande, Île de Man, Pays de Galles, Cornouailles et Bretagne) disposées autour d'un cercle comportant un Triskel[C 1],[Note 10].

Drapeau du collectif Ai'ta

Le Gwenn ha Du est fréquemment déployé dans le cadre de manifestations sportives et culturelles, notamment lors des festoù-noz, des festivals musicaux ainsi que lors d'événements où participe des clubs et sportifs bretons.

Des variantes du Gwenn ha Du sont utilisés par des collectifs et associations tels que Ai'ta, collectif pour la défense du breton[A 16], une partie de la communauté LGBT breton[A 16], le syndicat étudiant Raga Breizh[C 2],[A 16], l'association bretonne du Pays de Fougères[A 17] et l'association des brasseurs bretons[A 16].

Des associations et clubs bretons usent également du nom Gwenn ha Du dans leur raison sociale[Note 11].

Domaine du sport[modifier | modifier le code]

Le Melen ha Gwer

Dans le domaine sportif, le Gwenn ha Du est notamment utilisé dans le football où il existe de nombreux détournements ou variantes du drapeau breton. Ainsi le premier maillot de l'équipe de Bretagne de Football, porté lors de son premier match international contre le Cameroun, s'inspire directement du Gwenn ha Du : rayé verticalement de blanc et de noir[E 5].

Des versions colorées du drapeau existent pour représenter des groupes de supporters ; les couleurs des clubs remplaçant les couleurs originales du drapeau :

Logo du VOC

Certains clubs bretons font référence au Gwenn ha Du dans leur logo, blason, drapeau officiel ou comme motif pour leurs maillots :

  • les couleurs du Vannes OC étant le blanc et le noir, le drapeau utilisé à partir de la finale de la coupe de la Ligue 2009, ainsi que le logotype officiel (2010) du club s'inspirent grandement du Gwenn ha Du ;
  • un Gwenn ha Du flottant apparait sur le logotype officiel (2010) du FC Lorient ;
  • le Stade rennais FC utilise en 2010-2011 un maillot blanc et noir, dont le motif reprend celui du Gwenn ha Du à onze hermines[32].

En basket-ball, le club de l'Étendard de Brest utilise également le drapeau breton attaché à un ballon.

En cyclisme, le maillot des champions de Bretagne s'inspire directement du maillot des champions américains, le noir et blanc remplacent le rouge et le bleu, et la contre-hermine remplace les étoiles[E 5].Le maillot est également floqué d'un Gwenn ha Du flottant[33].

Domaine de la politique[modifier | modifier le code]

Bien que la connotation politique du Gwenn ha Du soit devenue accessoire, son utilisation reste répandue parmi mouvements de protestations (exemple du Mouvement des Bonnets rouges en 2013-2014), les partis et mouvements politiques bretons. Le Gwenn ha Du est largement utilisé lors des manifestations syndicales et sociales, il a gardé un aspect revendicatif.

Quelques partis et mouvements utilisent ou ont utilisé leurs propres variantes du Gwenn ha Du :


Domaine militaire[modifier | modifier le code]

Gwenn ha Du peint sur la queue d'un Super-Frelon de la flottille 32F

L'utilisation du Gwenn ha Du par les composantes de l'armée française ou bien des soldats de celles-ci est un moyen de rendre hommage à ses origines bretonnes. C'est ainsi que des Gwenn ha Du ont pu être observés sur des aéronefs d'unités de la marine française comme sur un hélicoptère Super-Frelon de la flottille 32F de la Base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic ou un Dassault Rafale de la flottille 12F de la Base d'aéronautique navale de Landivisiau[T 7] toutes deux situées en Bretagne.

Lors de la seconde Guerre d'Afghanistan et de l'intervention militaire de 2013 au Mali, certains soldats du 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes, du 2e régiment d'infanterie de marine du Mans et du 11e régiment d'artillerie de marine de Saint-Aubin-du-Cormier ont agrémenté leur uniforme d'un badge d'épaule représentant le Gwenn ha Du assorti de la mention « Breizh special forces »[OF 6],[OF 7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Philippe Rault, Les Drapeaux bretons de 1188 à nos jours.
  • (en) Philippe Rault, « New Flags for an Ancient Country : Bannieloù nevez evit ur vro gozh », dans The 19th International Congress of Vexillology, York,‎ juin 2001, 20 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. Rault 2001, p. 124
  2. Rault 2001, p. 118-119
  3. a, b et c Rault 2001, p. 121
  1. a et b Kervella 2009, p. 109
  2. Kervella 2009, p. 78
  3. a et b Kervella 2009, p. 79
  4. a et b Kervella 2009, p. 84
  5. a et b Kervella 2009, p. 137
  • Tudi Kernalegenn, Drapeaux rouges et Gwenn-ha-Du : L’extrême-gauche et la Bretagne dans les années soixante-dix, Éditions Apogée,‎ 2005, 224 p. (ISBN 2-84398-190-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. Kernalegenn 2005, p. 43
  2. a et b Kernalegenn 2005, p. 56

Webographie[modifier | modifier le code]

  1. « L'hermine (bretonne) contre la croix gammée », sur maville.com,‎ 23 novembre 2007 (consulté le 3 novembre 2012)
  2. « Avec le Breizh Flag Trip Tour, les Bretons sont partout », sur Ouest-France,‎ 7 mai 2012 (consulté le 16 septembre 2012)
  3. Pierre Wadoux, « JO 2012. Le drapeau breton interdit ! », sur Ouest-France,‎ 30 juillet 2012 (consulté le 26 août 2012)
  4. Michel Urvoy, « Ce que sera votre plaque d'immatriculation », sur Ouest-France,‎ 5 juin 2008 (consulté le 3 novembre 2012)
  5. « La Bretagne sur les plaques : c’est le Gwen ha du », sur Ouest-France,‎ 14 février 2009 (consulté le 3 novembre 2012)
  6. Jean-Laurent Bras, « Les Bretons sur tous les ... fronts », La Bretagne, parlons-en !, sur Ouest-France,‎ 8 juin 2011 (consulté le 3 novembre 2012)
  7. Philippe Chapleau, « De la Kapisa à l'adrar des Ifoghas, le « Breizh Special Forces » toujours en première ligne », sur Lignes de défense,‎ 28 mars 2013 (consulté le 2 avril 2013)
  1. « Coupe de France. 20.000 gwenn-ha-du pour la finale ! », sur Le Télégramme,‎ 25 avril 2014 (consulté le 4 mai 2014)
  2. « Communiqué de l'UDB : Le « Gwenn ha Du » interdit de stade », sur Site des Jeunes de l'UDB,‎ 12 octobre 2009 (consulté le 16 septembre 2012)
  3. David Cormier, « JO 2012 : interdit, le drapeau breton s'invite parfois quand même », sur Le Télégramme,‎ 30 juillet 2012 (consulté le 26 août 2012)
  4. « Record. Le plus grand Gwenn ha Du du monde dévoilé ce soir », sur Le Télégramme,‎ 10 août 2012 (consulté le 26 août 2012)
  5. Simon Janvier, « Loire-Atlantique. Le gwenn ha du continuera de flotter devant l'hôtel du département », sur Le Télégramme,‎ 31 mars 2011 (consulté le 23 mai 2014)
  6. « Société Générale : Une carte bancaire à l'effigie de la Bretagne », Le Télégramme,‎ 12 juin 2009
  7. « BAN. La belle fête des 10 ans du Rafale », sur Le Télégramme,‎ 13 juillet 2012 (consulté le 13 septembre 2012)
  1. Ronan Le Flécher, « Une pièce argent massif de 10 euros au visage de la Bretagne tronquée », sur Agence Bretagne Presse,‎ 2010 (consulté le 23 septembre 2012)
  2. Hubert Chémereau, « Yann Joncour, résistance anti-nazie et conscience bretonne », sur Agence Bretagne Presse,‎ 1er mars 2013 (consulté le 4 mai 2014)
  3. a et b Mikael Bodlore-Penlaez, « C'est confirmé, la plaque bretonne présentée par le ministère de l'Intérieur sera bien celle avec le Gwenn ha Du », sur Agence Bretagne Presse,‎ 5 juin 2008 (consulté le 4 mai 2014)
  4. « Celtic nations celebrated in Manx stamp issue », sur Agence Bretagne Presse,‎ 24 avril 2008 (consulté le 10 mai 2014)
  1. a, b, c, d, e, f et g « Le Gwenn ha du, Drapeau moderne de la Bretagne », sur Bannieloù Breizh (consulté le 21 septembre 2012)
  2. (en) « Marshall (Cork) coat of arms / Marshall (Cork) family crest », sur Coats of Arms from Ireland and around the World by Eddie Geoghegan (consulté le 21 septembre 2012)
  3. (en) « Brittany (Traditional province, France) », sur FOTW, « Flags of the World » Web Site,‎ 18 janvier 2002 (consulté le 10 mai 2014)
  4. a et b Drapeaux bretons : La Bretagne par ses drapeaux, « Organisations », sur Kevarzhe Vannielouriezh Vreizh / Société Bretonne de Vexillologie consulté le=13 septembre 2012,‎ 21 décembre 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Version originale - Premier drapeau dessiné entre 1923 et 1925.
  2. Version à 9 hermines arrangées selon deux rangées horizontales utilisée dans les années 1930.
  3. Points de couture par lesquels on fixait les queues d'hermine à la fourrure.
  4. Le drapeau actuel de la Grèce fut adopté en 1978 et est similaire au pavillon maritime adopté en 1822.
  5. Famille installée en Grande-Bretagne après la conquête normande. La plus ancienne mention du nom est Maledoni Marescal en 1136, des norrois poétique mar « cheval » & skálkr « espiègle », saxon skalk « domestique ».
  6. Membre de la Fédération Nationale de la Libre Pensée.
  7. Le Hevoud, symbole des partis autonomistes bretons, est associé à la croix gammée entre 1939 et 1945 mais abandonné par le Parti national breton en 1938 à la faveur du Triskell.
  8. Un deuxième drapeau breton, celui de Saint-Malo fut déployé dans l'espace par Jean-Pierre Haigneré lors d'un séjour dans la station spatiale Mir en 1993.
  9. Sondage réalisé sur un panel de 1003 personnes de 18 ans et plus, vivant en Bretagne historique, interrogées par téléphone entre les 9 et 17 décembre 2013
  10. D'autres versions du drapeau pan-celtique intégrent les drapeaux des Asturies et/ou de la Galice, régions d'Espagne possédant des éléments de tradition, de langage, de légendes celtes mais non reconnues.
  11. On peut citer par exemple le Cercle celtique Gwen Ha Du de Landrévarzec ou le club de cyclisme « Gwenn ha Du Pluned » de Pluzunet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d'immatriculation des véhicules
  2. André Oheix, « Le culte des Sept Saints de Bretagne au Moyen Âge (notes et documents) », dans Bulletin de la Société d'Émulation des Côtes-du-Nord, t. XLIX,‎ 1911, p. 12
  3. André Moisan, « La Bretagne, les Bretons et l’épopée française », dans Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, t. LXIX,‎ 1992
  4. Divi Kervella, « Kannadig Bannieloù Breizh », Bulletin de l'Association vexillologique et héraldique de Bretagne, no 8,‎ décembre 2008, p. 8-12
  5. a et b Michel Pastoureau, « L'hermine : de l'héraldique ducale à la symbolique de l'État », dans Jean Kerherve et Tanguy Daniel, 1491, la Bretagne terre d'Europe : colloque international, Brest, 2-4 octobre 1991, Brest, Centre de recherche bretonne et celtique,‎ 1992, 516 p.
  6. Collectif, La Bretagne au temps des ducs : exposition Abbaye de Daoulas, 15 juin 1991-6 octobre 1991, Musée Dobrée, Nantes, 9 novembre 1991-9 février 1992, Centre Culturel, Abbaye De Daoulas, 192 p.
  7. a et b Jakez Gaucher, « Morvan Marchal, 1900-1963, créateur du Gwenn ha Du », Dalc'homp Soñj, no 17,‎ 1986, p. 22
  8. Chaslin François et Le Couedic Daniel Blottière-Derrien Sylvie, Modernité et régionalisme Bretagne. 1918-1945, Pierre Mardaga,‎ 1986, p. 195, « Proudhonien et franc-maçon, sa réflexion le conduisait au fédéralisme ».
  9. Kristian Hamon, Les Nationalistes bretons sous l'Occupation, Fouesnant, Yoran embanner,‎ 2005 (ISBN 2-914855-19-2), p. 19-20.
  10. Octave-Louis Aubert, « Pour le drapeau ! », Bretagne, no 152,‎ octobre 1937, p. 292
  11. Pascal Ory, L’histoire culturelle face à l’image : le drapeau, un enjeu oublié ?, Diffusion des savoirs ENS Paris [audio] en histoire
  12. a et b Léon Le Berre, « Le drapeau breton, il n'y en a qu'un ! », Ouest-Éclair, sur Gallica,‎ 10 octobre 1937 (consulté le 20 septembre 2012), p. 4
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