Maarten de Vos

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Maarten de Vos

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Marten de Vos dans la
Vie des peintres flamands de Jean-Baptiste Descamps.

Naissance 1532
Anvers
Décès
Anvers
Nationalité Pays-Bas espagnols
Activités Peintre
Les Noces de Canaa, cathédrale d'Anvers, 1595.
Naissance de Jésus, 1577, Cathédrale d'Anvers.

Maarten de Vos, Martin de Vos ou encore Marten de Vos né en 1532 à Anvers, où il meurt le 4 décembre 1603, est un peintre flamand de sujets religieux, allégoriques, historiques et de portraits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Comme Frans Floris, il s’est rendu en Italie et a adopté le style maniériste populaire à l'époque. De Vos a également été fortement influencé par les couleurs de la peinture vénitienne. Il pourrait avoir travaillé dans l'atelier du Tintoret[1]. À la suite des destructions iconoclastes en 1566, il fut l’un des artistes largement responsables de la redécoration des églises d’Anvers avec de nouveaux retables. Beaucoup d’entre eux, comme saint Luc peignant la Vierge (1602), peint pour la guilde de Saint-Luc dans la Schilderkamer (chambre de peintre) d’Anvers ou les Noces de Cana (1597), peint pour la guilde des cavistes, ont été commandées par de grandes institutions anversoises[2]. Son neveu Willem de Vos était également peintre.

Il est également le fondateur de la société des romanistes, qui réunissait des artistes, amateurs et humanistes qui avaient visité Rome et apprécié sa culture humaniste.

On attribue à De Vos une peinture ovale du XVIe siècle de l’archange Saint-Raphaël et du jeune Tobias à la cathédrale Métropolitaine de Mexico.

L’œuvre peint[modifier | modifier le code]

On lui doit des peintures historiques dans le style maniériste, notamment un Saint Paul piqué par une vipère sur l'île de Malte (1568) qui se trouve au musée du Louvre à Paris.

Corpus[modifier | modifier le code]

Ses œuvres figurent dans de nombreux musées comme le musée des beaux-Arts de Bilbao (Enlèvement d'Europe), le Musée des beaux-arts et d'archéologie de Châlons-en-Champagne (Minerve désarmée par Vénus), de Séville (Jugement dernier), de Detroit[3], le musée de Grenoble (Le Christ devant Pilate) et le Rijksmuseum d'Amsterdam. L'Institut Courtauld, de Londres et le musée de San Francisco[4] possèdent de lui une série de dessins.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • Saint Paul à Éphèse (1568), huile sur bois, 125 × 198 cm, Musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles
  • Suite d'Eliézer et Rébecca, (1562-1563), huit panneaux destinés à l'église saint-Patrice de Rouen,
    • Eliézer et Rébecca à la fontaine, huile sur bois, 96,8 × 199,5 cm, Rouen, Musée des beaux-arts de Rouen.
    • Laban va chercher Eliézer à la fontaine, Rouen, Musée des Beaux-Arts de Rouen.
    • Laban présente Eliézer à son père, huile sur bois, 114 × 192,5 cm, Rouen, Musée des Beaux-Arts de Rouen.
    • Eliézer demande Rébecca en mariage pour Isaac, Rouen, Musée des Beaux-Arts de Rouen.
    • Rébecca consent à suivre l'envoyé d'Abraham, huile sur bois, 110 × 175 cm, Rouen, Musée des Beaux-Arts de Rouen.
    • Les adieux de Rébecca à sa famille, Rouen, Musée des Beaux-Arts de Rouen.
    • L'Offrande des bijoux à Rébecca, œuvre perdue
    • Mariage de Rébecca et d'Isaac, œuvre perdue
  • Noces de Cana, (1597), huile sur panneau, 268 × 235 cm, Cathédrale Notre-Dame d'Anvers.
  • Le Denier de César (1601), Musée royal des beaux-arts, à Anvers.
  • Saint Luc peignant la Vierge, (v. 1602), huile sur panneau, retable, 270 × 217 cm (panneau central), 253 × 101 cm (volets lateraux), œuvre achevée par Otto van Veen et Ambrosius Francken, au Musée royal des beaux-arts, à Anvers.
  • La Visitation, église de Barfleur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Viktor A Dirksen, Die Gemälde des Martin de Vos, farchim, 1914.
  • Suzanne Sulzberger, "À propos de deux peintures de Martin De Vos", in Rev. B.A.H.A., 6, 1936, pp. 121-136.
  • A. Doutremont, « Martin De Vos et l'entrée triomphale de l'Archiduc Ernest d'Autriche à Anvers en 1549 », Bulletin de l'Institut historique belge de Rome, 18, 1937, p. 125-198.
  • (de) Adelheid Reinsch, Die Zeichnungen des Marten de Vos, diss. Rübingen, 1967.
  • (de) Armin Zweite, Marten de Vos als Maler, Berlin, Mann, 1980, 397 p. (ISBN 978-3-78611-186-3).
  • (nl) Juliaan H A de Ridder, « De vierschaar van de Brabantse Munt te Antwerpen. Een gerechtigheidstafereel door Maarten de Vos », Bulletin des musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1984, p. 219-252.
  • (nl) J.W. Zondervan, « Het Panhuys-paneel van het Mauritshuis. Beeld van een snel vervlogen droom », Jb. Centraal Bureau voor Genealogie 36 (1982), 1988, p. 74-116.
  • (de) Von Bruegel bis Rubens. Das goldene Jahrhundert der flämischen Malerei, catalogue d'exposition, Wallraf-Richartz Museum, Cologne, Locher, 1992, p. 269-270.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kristin Lohse Belkin, Rubens, Londres, Phaidon, 1998, (ISBN 978-0-71483-412-2), p. 22-24
  2. Christiaan Schuckman, « Vos, Marten [Maarten; Maerten] de, the elder », Grove Art Online, Oxford University Press, [consulté le 17 mai 2007].
  3. The Detroit Institute of Arts
  4. ImageBase

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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