Concarneau

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Concarneau
Vue aérienne de la ville close de Concarneau.
Vue aérienne de la ville close de Concarneau.
Blason de Concarneau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Concarneau (Chef-lieu)
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
André Fidelin
2014-2020
Code postal 29900
Code commune 29039
Démographie
Gentilé Concarnois, Concarnoise
Population
municipale
18 826 hab. (2011)
Densité 458 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 34″ N 3° 55′ 04″ O / 47.876111, -3.917778 ()47° 52′ 34″ Nord 3° 55′ 04″ Ouest / 47.876111, -3.917778 ()  
Altitude 6 m (min. : 0 m) (max. : 106 m)
Superficie 41,08 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Concarneau [kɔ̃kaʁno] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Troisième commune du Finistère par sa population, chef-lieu d'un canton et d'une communauté d'agglomération, Concarneau, qui inclut les anciennes communes de Beuzec-Conq et Lanriec, est une ville située sur la côte cornouaillaise dans la Baie de La Forêt.

La ville s'est constituée au Moyen Âge à partir de la ville close située dans l'estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals.

Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd'hui une destination touristique bretonne de premier plan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Concarneau depuis le Cabellou.

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Concarneau dans le Finistère.

La commune de Concarneau est située au sud du département du Finistère à l'ouest de la région Bretagne. Elle est la troisième commune du département par sa population et la principale de l'aire urbaine de Concarneau qui regroupe deux communes et 27 031 habitants en 2007[1]. Son unité urbaine regroupe les communes de Concarneau et Trégunc[2]. Concarneau est située à 19 km de Quimper, 44 km de Lorient, 71 km de Brest, 169 km de Rennes et 475 km de Paris[3].

Communes limitrophes de Concarneau
La Forêt-Fouesnant Saint-Yvi Rosporden
Baie de la Forêt
Fouesnant
Concarneau Melgven
Baie de la Forêt Baie de la Forêt Trégunc

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune, littorale et légèrement vallonnée, a des altitudes basses allant de 0 mètre (côte) à 106 mètres (au nord). La partie nord est la plus élevée, la partie sud-ouest la plus basse. Le littoral est très découpé, avec du nord au sud l'anse de Saint-Laurent (en limite), les plages de sable blanc, de Cornouaille, des Dames, la presqu'île de la ville close, l'anse de Kersaux, la pointe du Cabellou[4]. Concarneau est située sur le littoral de la Baie de La Forêt.

Géologie du Massif Armoricain ; Concarneau est au sud des failles, au sud-ouest.

La commune se situe à quelques kilomètres au sud des grandes failles du Massif armoricain allant de Quimper à Nantes. Le socle est composé de granite, une roche intrusive hercynienne (400 à 245 millions d'années) au sud, mais également de nappes du Paléozoïque inférieur (570 à 400 millions d'années) au nord. Au centre et à l'ouest se trouvent des roches sédimentaires, de l'Ordovicien (environ 460 millions d'années) et du Silurien (environ 420 millions d'années)[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Concarneau est traversée par le fleuve du Moros qui se jette dans son port. Le ruisseau Minaouët constitue la limite sud. Le Saint-Jean coule depuis le nord dans la baie Saint-Jean. Le Val est en limite Est et le Saint-Laurent constitue la limite ouest et une partie des limites au nord.

On dénombre plusieurs stations de pompage, un réservoir et un château d'eau[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Finistère.

La commune bénéficie d'un climat océanique comparable à celui de la ville de Lorient ou de l'île de Groix en raison de sa proximité directe avec la mer.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Lorient[6] 1827 896 5 11 43
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de l'Île de Groix - Beg Melen
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 4,8 5,9 7,3 10 12,6 14,4 14,7 13,5 11,3 8,1 6,1 9,5
Température moyenne (°C) 7 7 8,3 10,1 12,8 15,5 17,5 17,6 16,3 13,7 10,1 8,1 12
Température maximale moyenne (°C) 9 9,1 10,7 12,8 15,5 18,5 20,5 20,6 19,2 16,1 12,2 10 14,5
Précipitations (mm) 88,2 72,5 66,4 45,4 58,7 39,1 36,8 33,5 53,5 70,7 77 90,4 732,1
Source : Infoclimat[7]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bac de Concarneau.
Le port commercial.
Au crépuscule.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Deux bacs font la navette toute l'année entre le quartier du passage et la ville close.

L'été, les vedettes Glenn et les vedettes de l'Odet rejoignent les îles Glénan et proposent des visites de l'Odet, également surnommée « plus jolie rivière de France ».

La navette Jeanne-Yvonne effectue quant à elle, la liaison Concarneau-Beg Meil.

La Santa Maria propose des promenades et de la pêche en mer.

La société Gouelia propose également des sorties en mer à bord de vieux gréements.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Deux lignes de chemin de fer ont desservi Concarneau :

Le trafic voyageurs entre la gare de Rosporden et la gare de Concarneau est transféré sur route le 4 octobre 1959, une navette en car est toujours assurée par le réseau TER Bretagne. Le bâtiment voyageurs de la gare est toujours ouvert, il offre les services d'une boutique SNCF.

La ligne de fret est encore très active dans les années 1970 avec 76 000 tonnes transportées par an, avant de perdre de la vitesse et de s'éteindre définitivement en septembre 1998 avec un dernier trajet transportant du matériel pour GDF.

Transport routier[modifier | modifier le code]

La voie express RN165, passe à quelques kilomètres au nord de Concarneau ; deux échangeurs permettent de rejoindre la ville.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Concarneau ne dispose pas d'aéroport. Les aéroports les plus proches sont ceux de Lorient et Quimper.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Konk-Kerne.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Conc en 1279[réf. nécessaire], Chonc vers 1330[réf. nécessaire], Conca au XIIIe siècle[8], Cuncheto en 1235 - 1239[8], Conchet au XVe siècle[8], Conq en 1407, Concarneau en 1489.[réf. nécessaire]

Le premier élément Conc- (Konk- en breton) représente le breton konk (autrement graphiés conc ou concq) « anse, abri, port, baie petit golfe »[9],[10]. Ce terme désigne également une grande coquille selon Grégoire de Rostrenen, un coin ou une pointe selon Pelletier et selon le Catholicon (vieux dictionnaire breton), il s'agit d'un emprunt au latin concha « coquillage, coquille », lui-même d'origine grecque κο'γχη et qui a également donné le français conque.

Les formes anciennes montrent que l'adjonction du second élément -[c]arneau est tardive. Il s'agit du breton kerneo « Cornouaille » dont la finale -eo a été rendue par la terminaison -eau en français. En breton moderne, on note Kernev « Cornouaille »

Ainsi, selon les traductions Concarneau signifie « abri, anse ou baie de Cornouaille » qui peut être comparé à Konk-Leon (Le Conquet) signifiant donc anse ou baie du Léon. Le toponyme correspond bien à la situation de la ville, bâtie dès son origine sur une île au milieu d'une ria.

Concarneau vu par le satellite Spot.

Lanriec, ancienne commune rattachée à Concarneau en 1959 est attestée sous les formes Lan Rioc au XIe siècle, Lanriec vers 1330, Lanreuc en 1368, en 1405, Lanriec en 1535.

Il s'agit d'une formation toponymique brittonique en Lan « ermitage » et riog, probable fondateur de cet ermitage.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Concarneau est construite autour de la ville close. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette « île-cité ». Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.

Néolithique[modifier | modifier le code]

Les premières traces de civilisation à Concarneau n'ont pas été retrouvées dans la ville close mais autour de la baie[11]. La densité de l'habitat et les profonds remaniements de sols créés par les différentes constructions peuvent expliquer cette absence d'artéfacts.

Tout autour de Concarneau, on peut trouver des mégalithes attestant de la présence de civilisation au Néolithique[12].

Fondation de la ville[modifier | modifier le code]

L'acte le plus ancien, dans lequel est fait mention de Concarneau est le carticulaire de l'abbaye de Landévennec. Cet acte écrit aux alentours de 1050 ne cite pas directement Concarneau (ou tout autre nom désignant Concarneau), on y lit : Ego Gradlonus do sanclo Uuingualeo…, locum sancli Uuingualet in Buduc, V villas Traduit en Moi, Gradhlon, je donne à Saint-Guénolé, le lieu de Saint-Guénolé, en la paroisse de Beuzec, cinq maisons[13].

Saint Guénolé (461 - 532) est le fondateur de l'abbaye de Landévennec. À l'époque, la paroisse de Beuzec regroupe l'actuel quartier de Beuzec et l'îlot de Conq. Les maisons dont il est fait référence furent constituées en prieuré sur la partie la plus haute de l'île. Aujourd'hui on peut situer cet endroit sur la place Saint-Guénolé. Les moines de Landévennec vont donc construire leur prieuré, et aider au développement de la cité.

Selon d'autre sources, Concarneau aurait été fondée par Concar fils d'Urbien et petit-fils du roi Judicaël. Il aurait chassé les pictes présent et se serait donc installé sur l'îlot rocheux de Concarneau. Concar baptise en 692 la ville Concar-Keroneos ou Conkerneos qui se traduirait par Concar, fils d'Urbien. Concar meurt en 725. Concarneau est pris par les Francs en 799, mais reprise par les bretons en 809[14].

L'îlot rocheux est défendu par des fossés profonds avec retranchements de terre surmontés de fortes palissades en troncs d'arbres entourant un château.

Xe siècle[modifier | modifier le code]

La population a beaucoup augmenté. Une église est construite, la chapelle du prieuré étant devenue trop petite. Cette église étant toujours dans la paroisse de Beuzec. Conc est chef-lieu d'une châtellenie ducale. Le duc Jean II fait construire un auditoire pour la cour ducale.

À cette époque il y a un sénéchal et les officiers ordinaires d'une justice, procureurs, sergents, notaires, etc. Une communauté constitué de bourgeois, de négociants et de pêcheurs vit dans la cité protégé semble-t-il par un donjon ou une tour fortifiée.

Du XIIIe siècle au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, seulement cinq villes de Bretagne (Rennes, Nantes, Vannes, Aleth et Dinan) sont ceinturées par un mur en pierre, le plus souvent il s'agit des fortifications gallo-romaines.[réf. nécessaire]

Il ne paraît pas possible de dater exactement la première ceinture murale en pierre, mais la période du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle est la plus probable.

L'îlot fortifié est alors classé comme quatrième place forte de Bretagne. Bastion placé en avant-garde pour la défense du duché puis du royaume, la ville deviendra l'enjeu de nombreux combats et rivalités, notamment entre les Anglais et les Français. En 1373, après trente années d'occupation anglaise, Du Guesclin prend la ville et passe la garnison au fil de l'épée.

En 1489, le vicomte de Rohan assiège la ville, qui ne tarde pas à succomber.

Le 17 janvier 1576, Concarneau est surprise par trente gentilshommes du pays qui professaient la religion réformée, ligués avec les protestants de la Rochelle. Deux heures plus tard, la ville fut investie par huit mille hommes. On eût peine à les forcer sans Charles le Bois, un marchand de Quimper, qui poignarda dans son lit le sieur de Kermahouet, saisit les clefs qu'il avait autour des bras, et s'en fut ouvrir les portes de la ville. Les calvinistes furent tous égorgés.

La ville est donnée au duc de Mercœur en 1585.

XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le siège de Concarneau en 1619[15]

« Le Roy Louis XIII étant à Tours au commencement de juillet 1619 ayant eu advis des comportemens du sieur de Lézonnet, gouverneur de Conquerneau, tendans à désobéissance et mauvaise volonté, il se résolut de lui oster cette place maritime, importante et forte d’assiette, pour luy empêcher de mal faire ; et, pour cest effet envoya Monsieur de Vendosme en son gouvernement de Bretagne, et le fit général d’une armée, laquelle consistoit en trois cents chavaux des compagnies d’ordonnance et en trois cents suisses et quelques canons qui descendirent le long de la Loire et furent conduits par mer ; en six vingt soldats tirés des compagnies des gardes que le Roy donna à conduire au sieur de la Besne, l’un des capitaines des gardes de S. M. et en quelques compagnies des régiments de Picardie, Navarre et Beaumont. Le dit sieur de la Besne fit telle diligence que s’estant embarqué à Tours, le lundi 29 juillet 1619, trois jours après il descendit avec ses soldats entre Ingrande et l’abbaye St-Florent et continuant son chemin par terre, en six jours après il se rendit à Quimperlé qui n’est qu’à cinq lieues de Concarneau, ayant fait 57 lieues de Bretagne. Le duc de Vendosme ayant eu advis de sa diligence luy manda de demeurer le jour de son arrivée à Quimperlé, et l’y attendre, et cependant qu’il fist prendre toutes les pelles et besches qui se trouveraient dans la ville : ce qu’il fit.

Ce jour mesme, le duc de Vendosme étant arrivé à Quimperlé, commanda à La Besne de se tenir prest avec sa troupe, ses pelles et ses besches, pour partir le lendemain au point du jour ; ce qui fut faict avec telle affection que La Besne arriva sur les trois heures de relevée devant Conquerneau et se logea en un petit fauxbourg, à près de soixante pas du pont de la chaussée de la ville, ayant percé de maison en maison. Là où il fut tiré sur luy et ses soldats plusieurs coups de gros fauconneaux, et force mousquetades ; mais aucun des siens ne fut blessé : il n’y eu qu’un seul homme, celui qu’il avait pris pour luy monstrer les advenües qui receut une mousquetade dans la cuisse. Enfin, il s’advança tellement, perçant de maison en l’autre, qu’il logea les siens dans la dernière maison la plus proche du dit pont de la chaussée.

En mesme temps Monsieur de Vendosme et le maréchal de Brissac arrivèrent devant Conquerneau ; ayant vu comme La Besne s’estoit logé, ils envoyèrent son tambour sommer ceux qui estoient dans la ville de rendre la place au Roy. Ils demandèrent quinze jours pour advertir leur gouverneur le sieur de Lézonnet (qui estoit sorti deux jours auparavent pour aller quérir du secours). On leur dit qu’on ne leur donneroit que jusques au lendemain du matin seulement ; ce que ne voulans accepter la trefve fut à l’instant rompüe, et lors on commença à tirer de part et d’autre. Sur cela Monsieur de Vendosme se retira en son quartier qui estoit à Chef-du-bois à une lieue de la ville ; et, sur les onze heures du soir il manda à La Besne qu’il eust à demander à parler à l’Hospital, sergent-major de dedans la ville, et à luy déclarer que luy et ses compagnons eussent à se saisir de Querchesne, qui commandoit dans Conquerneau, en l’absence de Lézonnet ; et que dans le lendemain du matin, ils eussent à le luy livrer, et la ville aussi, sinon qu’ils n’auroient pas la vie sauve.

Cela leur ayant été représenté par La Besne, l’Hospital et ses compagnons respondirent que si le dit Querchesne n’estoit comprins dans la capitulation ils se deffendraient si bien et si longuement qu’il ruyneroient l’armée du Roy, ayans assez de quoy pour soutenir le siège deux ans.

Sur cette response, La Besne leur répliqua : « Soldats qui estes renfermez et qui parlez si hardiment, je ne sçay qu’un seul expédient pour vous sauver la vie : que vous vous saisissiez de ceux qui vous commandent, et qui font les mutins aux dépens de vos vies que vous perdrez ignominieusement ; car vous serez tous pendus, c’est la grâce que l’on faict à ceux qui tiennent contre le Roy, comme vous faictes. Ce n’est pas pour vous montrer françois ainsi que vous dites que vous estes ; pensez-y entre cy et demain matin, et considérez ce que je vous représente, et recognoissez vostre faute au plus tost : encore vaudra-t-il mieux tard que point. »

Sucela chacun se retira sans plus parler de costé ny d’autre : néantmoins, à la pointe du jour, sur les trois ou quatre heures du matin, ils demandèrent à parler au sieur de la Courbe Hiré, capitaine de la garde de Monsieur de Vendosme. A quoy La Besne leur fit response que là où estoit un capitaine du régiment de la garde du Roy, comme il estoit, il ne permettroit point (Monsieur de Vendosme estant absent) qu’autre que luy parlementast avec eux : et qu’il estoit là pour conserver et tenir le rang de la garde du Roy. Alors ils envoyèrent prier le dit sieur de la Besne de les excuser et qu’ils avaient un grand désir de parler à luy pour capituler.

Sur cela le dit sieur de la Besne fit faire trefve de part et d’autre, puis s’en alla sur le bout de leur pont où Querchaisne et l’Hospital le prièrent d’intercéder envers Monsieur de Vendosme, afin que luy Querchaisne fust comprins dans leur capitulation. La Besne repondit que lorsque ledit La Courbe seroit arrivé que tous deux ensemble en prieroient M. de Vendosme ; mais qu’il craignoit bien que cela ne leur fust pas accordé, attendu qu’ils ne l’avoient pas cy devant contenté par les rodomontades qu’ils avoient faites de s’opiniastrer à vouloir soustenir un siège : que leur plus expédient estoit de rendre à l’heure présente la place, sinon qu’ils seroient tous pendus, et que le canon estoit arrivé par mer avec l’armée. Les soldats de la ville lui dirent : qu’ils estoient tous serviteurs du Roy, et qu’il ne tiendroit point à eux que la place ne se rendist. Ce que Qerchaisne ayant entendu il leur dit qu’il les poignarderoit tous et luy mesme, s’ils n’avoient une honneste composition.

De tous ces pourparlers La Besne envoya aussitôt le sergent de Bure à Chef-du-bois pour en advertir Monsieur de Vendosme. Et en même temps arriva le capitaine La Courbe de Hiré lequel, après avoir sceu du sieur de la Besne tout le pourparler qu’il avoit eu la nuict avec Querchaisne, l’Hospital et les soldats, il fut advisé entre eux deux que La Courbe iroit parlementer avec eux pour les espouvanter par menaces réitérées ; et l’heure mesme La Courbe s’y en alla : et cependant La Besne s’advança aussi sur le dehors au pont de la chaussée, où arrivant il entendit La Courbe qui disoit aux soldats : « Saisissez-vous de Querchaisne. » Ce qu’ayant entendu La Besne, il cria aussi tout haut : « Soldats jettez vous sur Querchaisne, et le désarmez et le liez. C’est un mutin qui veut vous faire tous pendre. » Alors la plupart le saisirent et le désarmant dirent : « Nous l’allons livrer et mener. » Ce que La Besne ayant entendu, il courut soudain dans sa tranchée et dist à ses soldats : « Courage, compagnons, ils sont à nous, prenons nos armes. » Puis s’achemina avec sa compagnie par ordre, et fit halte à quarante pas du pont levis, où il s’en alla seul, y rencontrant La Courbe auquel les soldats ayant abattu la planchette de la porte du fort, luy avoient délivré entre les mains Querchesne, duquel La Besne se saisit et luy dist que c’estoit à luy à qui appartenoit le prisonnier, comme commandant à l’infanterie de la garde du Roy, et ayant assiégé la dicte place. A quoi La Courbe condescendit volontiers. Puis La Besne prit Querchesne par un bras et le mena à la teste de sa compagnie le donnant en garde à un sergent. Cela fait, La Besne s’en retourna à la planchette du pont où il rencontra encore La Courbe, auquel on avoit mis les clefs de Conquerneau en main ; ce que voyant il luy dit, comme il avait fait du prisonnier : que les clefs lui appartenoient : ce que lui ayant avoué encore le dit La Courbe, il le pria néantmoins de luy permettre de les porter de sa part à Monsieur de Vendosme, ce que La Besne avec courtoisie consentit, et fut entre eux accordé qu’il les lui présenteroit de la part de tous deux.

Cependant que La Courbe alloit porter les clefs à Monsieur de Vendosme, La Besne qui ne desiroit perdre temps, ayant crainte que les assiégez changeassent de volonté, tira quarante mousquetaires et picquiers de sa troupe, avec lesquels il s’approcha tellement qu’il se jetta avec eux dans le gros bastion du pont de la ville : ceux de dedans se voulans défendre il ne leur en donna pas le temps, les ayant surprins de telle façon quil leur fit mettre armes bas : ce faict, il passa du ravelin dans la ville, par une planchette qui ne paraissoit point, laquelle il trouva abatüe, et fit mettre armes basses à ceux de la ville, faisant tenir deux heures les siens en bataille, sans quitter leurs rangs ny rien piller, en attendant Monsieur de Vendosme et sçavoir sa volonté. La Besne ayant sceu qu’il arrivoit avec M. le mareschal de Brissac lui alla au devant jusques au bout du pont. A l’abbord Monsieur de Vendosme lui dit qu’il ne vouloit pas qu’il entrast aucun soldat dans la place, et qu’on alloit faire leur capitulation ; mais La Besne l’assura qu’il avoit mis les soldats de dedans en tel estat qu’il ne leur falloit qu’une corde au lieu d’une capitulation signée : ce que le mareschal de Brissac ayant entendu, dit à M. de Vendosme que La Besne avoit faict son devoir de s’emparer de la place de la façon : et à la mesme heure on fit le procès à Querchesne, lequel fut pendu à une potence devant la porte du pont.

Quant aux soldats, ils furent tous désarmez et envoyez nuds sans manteau avec un baston blanc au poing : encore on leur fit ce bien de les conduire trois lieues loin de la ville, de peur que le peuple des environs ne se jetassent sur eux. On mit cent soldats pour garder ceste place tirez des régiments de Picardie, Navarre et Beaumont, en attendant que le Roy y eust pourvu d’un gouverneur. Ainsi Lézonnet perdit son gouvernement de Conquerneau que le Roy a donné depuis au sieur de l’Isle Rouhé. »

Dans un premier temps propriété de Fouquet, Concarneau connaîtra de nombreux changements puisque la défense sera améliorée, des navires construits et de nombreux canons fondus pour armer la forteresse de Belle-Isle et pour aider le Surintendant des Finances dans ses plans.

Vers 1680, Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Les toits des tours disparaissent permettant ainsi l'installation de l'artillerie sur des plates-formes. Ces travaux sont achevés en 1694, Vauban vient les inspecter le 7 juin de la même année.

Jusqu'à la Révolution française, Concarneau compte, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui arment quelques dizaines de chaloupes. Le poisson est pressé, séché et envoyé par charrette aux villes de l'intérieur.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du précise que hors la ville, les paroisses du district de Quimper sont réduites à 18. Parmi elles, « Beuzec-Conq, qui aura pour succursale Concarneau »[16]. Ce découpage ne fut que provisoire et non repris lors de la création des communes par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ().

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'essor de la pêche et des conserveries[modifier | modifier le code]

Alfred Guillou : Les sardinières de Concarneau (1896, musée des beaux-arts de Quimper)

Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.

Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.

À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières (qui portent la coiffe penn sardin) sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.

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Concarneau et les peintres à la fin du XIXe siècle et pendant le XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1870 à 1950 surtout, mais même ensuite, Concarneau accueille nombre de peintres (on parle du « groupe de Concarneau »)[17], français et étrangers, attirés par le patrimoine architectural, la population ouvrière, paysanne et surtout maritime, la nombreuse flottille de pêche (au début du XXe siècle, le port a abrité parfois plus de 2000 navires en saison de pêche de juin à octobre et jusqu'à 650 thoniers), le pittoresque des costumes traditionnels[18]. Charles Fromuth écrit en 1890 : « Quel fond j'ai trouvé, la "Ville Close", un petit village entouré de fortifications racontant des siècles passés, couvert de lichens, de mousse, bien en place dans chaque crevasse… Je ne me fatigue jamais de l'étudier comme fond pour mon sujet, il me semble impérissable »[19]. Sydney Lough Thompson écrit pour sa part : « Concarneau a un pittoresque irrésistible qui attire tous les artistes si fortement qu'ele est connue comme la ville des trente ateliers et des trente usines à sardines »[20]. Grâce à une pétition signée par de nombreux peintres, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés Monument Historique en 1899.

L'accueil des touristes aisés, et en particulier des peintres, devient vers la fin du XIXe siècle une véritable industrie à Concarneau[21] : le « Grand Hôtel de Cornouaille », l'« Hôtel de France », l'« Hôtel des Voyageurs », l'« Hôtel du Commerce » (le peintre Charles Fromuth le fréquenta pendant plus de trente ans), l'« Atlantic Hôtel » surtout, ce dernier offrant une vue directe sur le port et un atelier de peintre, ayant été le plus fréquenté par les artistes, entre autres par Théophile Deyrolle, Fernand Le Gout-Gérard, Kouznetzoff, Achille Granchi-Taylor, Sydney Lough Thompson.

« Si l'académisme, les peintres pompiers, est une des marques de reconnaissance attribuées à Concarneau, l'originalité de Concarneau est d'être le foyer pictural le plus international, le plus anglo-saxon, de Bretagne. L'accueil y est plus que sympathique, il est organisé. Des ateliers sont construits, les modèles sont faciles à trouver, et l'hôtellerie dévouée, certains menus sont même rédigés en anglais[22]. »

Concarneau est « un passage obligé pour les jeunes peintres américains de l'époque »[23] qui viennent vivre quelque temps à Paris et séjourner l'été à Concarneau comme Howard Russell Butler (1856-1934), Arthur Wesley Dow (1857-1922), Walter Gay (1856-1937), Thomas Alexander Harrison[24] (1853-1930), Edward Emerson Simmons[25] (1852-1931), Eugène Lawrence Vail (1857-1934), Charles Fromuth[26] (1858 -1937), mais aussi pour des peintres d'autres nationalités comme le danois Peder Severin Krøyer[27] (1851-1909), le canadien James Wilson Morrice[28] (1865-1924), l'irlandais William John Leech[29] (1881-1968), l'italo-anglais Achille Granchi-Taylor[30] (1857 -1921), les autrichiens Max Kurzweil[31] (1867-1916) et Carl Moser[32] (1873-1939), le néo-zélandais Sydney Lough Thompson[33] (1877 -1973)etc..

De nombreux peintres ont alors représenté Concarneau et sa région, les plus connus ayant vécu à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Parmi eux Alfred Guillou[34] (1844 - 1926), Henri Guinier, François-Alfred Delobbe, Paul Signac, Émile Schuffenecker, Michel Bouquet, Per Ewert, Colin Campbell Cooper, William Lamb Picknell, Alexandre Cabanel, Fernand Cormon, William Bouguereau, Jozef Pankiewicz, Théophile Deyrolle[35] (1844 -1923), Fernand Legout-Gérard[36] (1854 - 1924), Emil Benediktoff Hirschfeld[37] (1867 -1922), Emma Herland (1855-1947), Eugène Labitte[38] (1858 -1935), etc. représentent la première génération de peintres concarnois ; Henri Barnoin[39] (1882 - 1940), Eugène Labitte (1858-1935), Léon Broquet[40] (1869-1935), Mathurin Janssaud[41] (1857 - 1940), Lucien-Victor Delpy[42] (1898 - 1967), Paul Eschbach[43] (1881 - 1961), John Recknagel[44] (1870-1940), Mathurin Méheut[45] (1882 - 1958), William John Leech[46] (1881 - 1968, irlandais), Maurice Ménardeau[47] (1897 -1977), Jean Le Merdy[48] (né en 1928), etc. sont les plus connus des peintres de la deuxième génération concarnoise[49], une troisième génération est représentée notamment par Yan Robert[50] (1901 - 1994), René Le Forestier (1903 - 1972), Jean-Marie Martin[51] (1922 - 2012), Jean-Claude Carsuzan (né en 1938), Jean Le Merdy[48], Trannod[52], de son vrai nom Michel Donnart (1931, décédé récemment). Une liste plus complète des peintres ayant fréquenté Concarneau et sa région est disponible pour les peintres français[53] et étrangers[54].

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Le livre d'Henri Belbéoch : Les peintres de Concarneau[55] et le DVD Concarneau et ses peintres, une belle histoire d'amour permettent d'en savoir plus sur les peintres de Concarneau. D'autres livres sont cités dans la bibliographie consacrée à Concarneau à la fin de cet article.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

Le , un canot automobile faisant le service entre Concarneau et Bénodet tombe en panne ; les quatre hommes à bord tentèrent de regagner Concarneau à l'aviron, mais leur canot coula. Un seul des hommes à bord parvint à s'accrocher à un rocher et à être secouru[56].

Le , le dundee thonier Claude-Anne, de Concarneau, est drossé à la côte près de Bénodet ; le bateau est perdu, mais les sept hommes à bord sont sauvés[57].

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

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L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place aux pinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche au chalut se pratique alors toute l'année. En 1925, l'arrière-port est aménagé.

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Les années 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne fait partie de la zone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'en août 1944.

Le , les chalutiers à voile Fleur de Lisieux et Pierre Marcel rentrent à Concarneau en ayant à leur bord quatre aviateurs américains recueillis en mer la veille, à quatorze mille marins à l'ouest de l'archipel des Glénan. Ils sont confiés à la police locale. Le , le cadavre d'un aviateur anglais est découvert à Lanriec. Le , le chalutier à vapeur Ter, de Concarneau, appartenant à l'armement Boutet, est coulé sur ses lieux de pêche à environ 40 km au large de Penmarc'h par un avion de nationalité inconnue ; une bombe tombée sur le poste avant du chalutier tue quatre hommes et sur les dix survivants, six périssent sur le radeau de survie avant de pouvoir être secourus par un autre chalutier de Concarnaeu, La Flandre[58].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , la commune de Beuzec-Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau[59]. En 1959, la commune de Lanriec, qui comptait 3 079 habitants au recensement de 1954, est également rattachée[60].

Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.

L'ancienne commune de Beuzec-Conq[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Beuzec-Conq.

Le , la commune de Beuzec-Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau[59].

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L'ancienne commune de Lanriec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lanriec.

En 1959, la commune de Lanriec, qui comptait 3 079 habitants en 1954, est rattachée à Concarneau[60].

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Concarneau[61], de Beuzec-Conq[62] et de Lanriec[63]

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
Concarneau 2 000 1 561 1 608 1 511 1 843 1 816 1 984 2 100 2 289 2 372 2 762
Beuzec-Conq 1 206 1 236 1 280 1 126 1 176 1 300 1 339 lacune 1 547 1 504 1 643
Lanriec 702 895 930 847 1 012 1 021 1 073 1 080 1 111 1 145 1 165
Année 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
Concarneau 3 555 4 463 4 745 5 191 5 684 5 991 6 500 7 635 8 007 7 263 6 170
Beuzec-Conq 1 735 1 856 2 052 2 394 3 156 3 660 3 994 4 608 5 112 4 666 4 140
Lanriec 1 343 1 565 1 711 1 931 2 074 2 103 2 381 2 514 2 750 2 855 2 633
Année 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
Concarneau 5 995 5 815 5 878 10 519 10 341 15 907 17 801 18 759 17 984 18 630 19 453
Beuzec-Conq 4 132 4 100 4 155
Lanriec 2 595 2 644 2 671 2 850 3 079
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
3 908 3 692 3 818 3 484 4 031 4 137 4 396 - 4 944 5 021 5 575 6 633
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
7 884 8 508 9 516 9 659 11 754 12 875 14 757 15 869 14 784 12 943 12 722 12 559
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
12 704 13 369 13 420 15 907 17 801 18 759 17 984 18 630 19 453 19 953[64] 20 096[65] -
Jusqu'en 1936 : somme des populations de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec, en 1946 et 1954 : somme des populations de Concarneau et Lanriec (population sans doubles comptes de 1962 à 1999)


Courbe d'évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles depuis 1790

Chiffres tenant compte de la population respective des communes de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec avant leur fusion.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs médecins (généralistes et spécialistes) et dentistes exercent. L'hôpital du Porzou se situe sur la commune. Après la fermeture des urgences de nuit en 2008, un dispositif de remplacement des unités terrestres par des hélicoptères est mis en place en 2011[66].

Enseignement à Concarneau[modifier | modifier le code]

Les écoles primaires et maternelles[modifier | modifier le code]

La commune de Concarneau comprend neuf écoles primaires publiques[67] :

  • École Publique du Centre Ville. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 125 élèves.
  • École de Lanriec. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 141 élèves.
  • Groupe scolaire du Dorlett. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 265 élèves.
  • École de Kerandon. Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de 117 élèves.
  • École du Lin (Fermée à la fin de l'année scolaire 2009-2010)
  • École de Beuzec Conq. Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de 122 élèves.
  • École de Keramporiel. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 102 élèves.
  • École de Kerose (Fermée à la fin de l'année scolaire 2011-2012)
  • École Le Rouz. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 243 élèves.

et deux écoles primaires privées :

  • École Privée Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 330 élèves.
  • École Privée Sainte-Thérèse. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 98 élèves.

Les collèges[modifier | modifier le code]

La commune de Concarneau comprend trois collèges :

  • Le Collège du Porzou (public): construit en 1966, il occupe une surface bâti de 6 381 m2. Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de 445 élèves.
  • Le collège des Sables-Blancs (public): construit en 1974, il occupe une surface bâti de 7 645 m2. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 342 élèves[68].
  • Le collège Saint-Joseph (privé): Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de 775 élèves.

Les lycées[modifier | modifier le code]

La commune de Concarneau comprend deux lycées :

  • Le lycée Pierre-Guéguin (public): Les effectifs pour l'année scolaire 2009-2010 sont de 560 élèves (390 au LGT et 170 au LP).
  • Le lycée Saint-Joseph (privé): Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de 791 élèves (461 élèves en section générale et technologique et 330 élèves en section professionnelle)

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Association Sport Compétition Lieu d'activité Création Titre
Union sportive concarnoise Football Championnat de France amateur Stade Guy Piriou - Keramperu 1911 0
Hermine Concarnoise Football Championnat de District Stade du Moros 1921 0
U.S.C. Basketball Basket-ball Prénationale masculine Halle des Sports du Porzou 1945 0
Rugby Club Concarnois Rugby à XV Honneur Stade Henry Serandour 1983 0
Amicale Laïque Concarneau Handball Régionale - Départementale Gymnase du Porzou 1968 0
Amicale Laïque Concarneau Tennis de Table Départementale Halle des Sports du Porzou 1964 0
Concarneau Tennis Club Tennis Pré-Régionale Complexe sportif du Porzou 1927 0
Société des Régates de Concarneau Voile xxxx Baie de Concarneau 2002 0

Économie[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance depuis l'entrée de Ville-Close.
Port de Concarneau, depuis le Pont du Moros.
Le port de plaisance.
Baie de Concarneau.
  • La pêche a longtemps été l'activité économique principale de Concarneau grâce à ses 1 600 m de quais et ses 14 000 m2 de halle à marée. Mais depuis le milieu des années 1980 et le ralentissement de la pêche, d'autres activités se sont développées. 1er Port de pêche thonier français et européen (72 000 tonnes en 1989, 100 000 tonnes de thon pêché par 21 navires océaniques en 2010), Concarneau est le 6e en débarquement de pêche fraîche (10 000 tonnes de poisson débarqué et vendu sous la halle à marée). Le Conseil général du Finistère est propriétaire du port dont il concède la gestion à la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

La flottille de pêche fraiche se compose, en 2010, de 11 chalutiers hauturiers (17 à 25 m), d'une vingtaine de chalutiers côtiers (10 à 17 m), de 9 sardiniers et de plus de 60 unités polyvalentes. Armés par des équipages de cinq à huit hommes, les hauturiers pratiquent des marées de huit à quatorze jours. L'ensemble des unités de petite pêche et de pêche côtière effectue des sorties de 8 à 96 heures.

La pêche, dans son ensemble, fait travailler, en 2010, 1 300 pêcheurs.

Les bateaux côtiers pêchent à quelque mille du port et ramènent des langoustines, des crustacés, des bars de ligne ou des lieus.

Les hauturiers débarquent baudroies, cabillauds, limandes, soles, sous la criée. Au milieu de la nuit, les dockers et mareyeurs (environ 1 000 personnes en 2010) travaillent pour achalander les étals des poissonniers.

Le thon blanc ou germon est pêché entre les Açores, l'Irlande et le golfe de Gascogne. Le thon albacore ou le listao est capturé au large de l'Afrique noire ou aux Seychelles par des thoniers senneurs-congélateurs.

  • La construction navale joue aujourd'hui un rôle important. Les chantiers Piriou construisent de nombreux navires de pêche et de commerce (bateaux d'assistance pour les plates-formes pétrolières, bateaux à passagers…). Le chantier JFA est quant à lui placé sur le marché de la plaisance haut de gamme.
  • Les activités induites par la pêche, en plus de la construction et de la réparation navale, sont encore importantes : l'électronique marine, la fabrication des filets de pêche, l'habillement (Cotten, 1er fabriquant français du vêtement marin, spécialement des petits cirés jaunes), les fabriques de glace et de surgélation, les conserveries (les établissements Godinec et Courtin).
  • Le tourisme représente une activité importante surtout de début juin à fin septembre. Le port de pêche est d'ailleurs le point de départ vers l'Archipel des Glénan et, durant la saison estivale, les vedettes Glenn effectuent des liaisons régulières entre l'île principale de Saint Nicolas et le continent. Grâce à un littoral de toute beauté parsemé de plages de sables blancs, la station touristique de Concarneau est aujourd'hui une des places fortes du tourisme en Bretagne.
  • Le port de plaisance

Le port de plaisance de Concarneau, géré par la ville, accueille près de 25 000 plaisanciers par an. Il dispose 767 emplacements en tout. L'avant-port situé entre la capitainerie (Maison du port) et la Ville Close accueille 291 places sur pontons. Une cinquantaine de place supplémentaire est disponible dans l'arrière port. Environs 350 places de mouillages s'étalent entre la presqu’île du Cabellou et l’anse de Kersaux[69]. Le port de plaisance étant généralement saturé, la question de son extension sur une partie du port de pêche se pose[70].

  • La vannerie

Au cours du 20e siècles des ateliers de vannerie se développent (principalement autour de la gare) pour faire face à la demandes des conserveries en paniers pour la manutention et le nettoyage des sardines et du thon. À partir des années 1950 ce sont surtout la confection de « mannes à chalut » pour les pêcheurs qui occuperont ces ateliers. Aujourd'hui, ces produits sont importés d'Indonésie. Le dernier atelier (l'atelier Roger Le Gall) a fermé en 1991[71].

Entreprises Concarnoises[modifier | modifier le code]

[réf. souhaitée]

Recherche[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Concarneau a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[72].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[73]
Période Identité Parti Divers
octobre 1903 mai 1908 Samuel Billette de Villeroche x Né le 8 mai 1856
février 1911 mai 1912 Sébastien Segalen x Démissionne
mai 1912 août 1918 François Campion x Suspendu par le Préfet et révoqué par la république le 25 août 1918
août 1918 décembre 1919 Alphonse Duot x Né en 1875, mort à Concarneau en 1964, dit Fachoda
décembre 1919 mai 1929 Jacques Toiray x Né en 1888 à Paris
mai 1935 octobre 1939 Pierre Guéguin PCF fusillé au Camp de Châteaubriant en 1941
octobre 1939 mai 1941 Scalart (Président) x
mai 1941 février 1942 Hervé Nader x Né à Quimper en 1899, mort à Concarneau en 1985, déporté à Mauthausen en février 1942
février 1942 août 1944 Yves Auber x Nommé par Pétain
septembre 1944 mai 1945 Alphonse Duot x
mai 1945 octobre 1947 Robert Jan PCF
octobre 1947 1948 Alain Jean Le Dervouet x
janvier 1948 mars 1971 Charles Linement PS
mars 1971 mars 1977 Yves Couchouron RPR
mars 1977 février 1980 Robert Jan PCF Démissionne
février 1980 mars 1983 Joseph Argouarc'h PCF Décédé en 1997
mars 1983- mars 2008 Gilbert Le Bris PS Né le 3 mars 1949 Concarneau
Mandat en cours 2008 à 2020 André Fidelin UMP[74]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Concarneau est jumelée avec[75] :

Culture et patrimoines[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 28 juin 2012.

À la rentrée 2012-2013, plus de 10 enfants de Concarneau sont scolarisés à Trégunc à l'école Diwan.

À la rentrée 2013, 67 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 4,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[76].

Monuments[modifier | modifier le code]

La Ville Close.
Église Saint-Guénolé.

Concarneau a reçu le label « Ville et Pays d'Art et d'Histoire » en 2002.

  • La ville close de Concarneau est un îlot qui mesure 380 m dans sa plus grande longueur et 100 m dans sa largeur moyenne.
    • 1-Les remparts. Ils sont en granit très épais et flanqués de tours. Construits en 1541 et 1577, ils ont été modifiés par Vauban.
    • 2-Le beffroi a été érigé en 1906 sur l'ancien poste de garde.
    • 3-La maison du gouverneur du XVIIIe siècle.
    • 4-L'ancienne chapelle de l’hôpital de la Trinité du XVe siècle.
    • 5-La place Saint Guénolé qui présente une belle fontaine.
    • 6-La porte du Vin, ainsi appelée car les navires bordelais y déchargeaient leur vin et autres marchandises.
    • 7-La porte du Passage, vaste brèche pratiquée dans la muraille en 1785.
    • 8-Les maisons en granit de la rue Vauban. Elles ont un pignon de pierre, un rez-de-chaussée en échoppe, une cheminée latérale et au grenier une lucarne qui permettait l'aération des filets de pêche.
    • 9-La chapelle du Rosaire ou du Portal date du XVe siècle. Sous l'Ancien Régime, la chapelle abritait les assemblées municipales. Elle fut transformée en caserne, puis en coopérative de patrons-pêcheurs. Maintenant, elle est intégrée au musée de la Pêche.
    • 10-L'ancienne église Saint Guénolé a été édifiée en 1830. Elle fut partiellement détruite en 1937[77]. Il ne reste que sa façade et la base de son clocher.
  • Le Marinarium. C'est la vitrine du Laboratoire de Biologie Marine[78] (la Station biologique de Concarneau fondée en 1859, par l'embryologiste Victor Coste a fêté ses 150 ans en 2011, ce qui en fait la plus ancienne au monde). Il permet de découvrir l'importance des océans et leur extraordinaire biodiversité, l'univers du plancton, l'immense richesse du littoral, la protection et la gestion des ressources marines. Il abrite dans ses 10 grands aquarium (dont un grand bassin de 120 000 litres)une bonne partie de la faune locale : éponges, coraux, gorgones, turbots, raies, balistes… En 2003, le musée a accueilli 13 600 visiteurs.
  • La nouvelle église Saint-Guénolé. Elle a été consacrée en 1996 en remplacement de l'église Saint-Cœur-de-Marie rasée car déclarée dangereuse après la tempête de 1987. L'édifice qui domine le quai Pierre Guéguen est construit en béton ciré, zinc, métal et verre. Le porche est orné d'une mosaïque monumentales de Jean Bazaine.
  • La chapelle Notre Dame de Bon Secours. C'est un édifice datant du XVIe siècle. La chapelle est construite face à la mer. Son clocher a été refait après l'ouragan de 1987. À l'extérieur, une stèle en forme de menhir commémore le souvenir des marins disparus en mer.
  • Le château du Moros (XVe siècle)
  • La taverne des Korrigans (XVIIe siècle)
  • Le Fort du Cabellou (XVIIIe siècle)

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le Festival des Filets Bleus, Fête traditionnelle de Bretagne se déroule tous les ans, pendant plusieurs jours aux alentours du 15 août et attire entre 50 000 et 100 000 spectateurs. Lors de la journée de clôture, l'avant dernier dimanche d'août, le festival propose un Grand Défilé de Cercles et de Bagadous avec des chars (2000 participants), des spectacles sur scènes, le Triomphe des Sonneurs et la Danse des Mille, un Fest Noz et un grand Feu d'Artifice tiré sur la mer. Cette fête a été créée en 1905 pour venir en aide aux marins pêcheurs lorsque les sardines ont quitté les côtes bretonnes.
  • Le festival Livre et Mer qui se déroule à la mi-avril est né en 1985.
  • Le Chien jaune, festival du polar qui se déroule le 1er week-end de la deuxième quinzaine de juillet.
  • La Transat AG2R qui se déroule à la mi-avril tous les deux ans, au départ de Concarneau depuis 2006.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Concarneau dans la littérature et le cinéma[modifier | modifier le code]

En 1952, le film de Raoul Walsh, La belle espionne avec Rock Hudson et Yvonne De Carlo est en partie tourné dans le bois du Porzou et sur les plages concarnoises. Des scènes de Si tous les gars du monde de Christian-Jaque sont également tournées en 1955 dans le port de Concarneau. En 1958, Pierre Schœndœrffer choisi aussi Concarneau pour mettre en scène certaines séquences du film Pêcheur d'Islande d'après le roman de Pierre Loti [79]. On peut encore citer les films Tant d'amour perdu de 1958, Doucement les basses en 1971 et Lune froide en 1991 dont une partie du tournage s'est également déroulé à Concarneau[80].

L'action du film Le Chien Jaune d'après le roman de Georges Simenon qui suit les aventures policières du commissaire Maigret, se déroule à Concarneau. De même, certaines scènes du film de Claude Chabrol, Les Fantômes du chapelier ont été tournées à Concarneau en 1982. Le roman de Simenon Les Demoiselles de Concarneau a pour cadre le Passage-Lanriec.

Les séquences se déroulant dans la conserverie du film Les Seigneurs ont été tournées en juillet 2011 à la conserverie concarnoise, Gonidec - Les Mouettes d'Arvor[81].

Plus récemment, l'auteur allemand Jörg Bong a écrit sous le pseudonyme Jean-Luc Bannalec le roman policier best-seller Bretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin (Un été à Pont-Aven) sorti en 2012 à plus de 500 000 exemplaires qui a pour cadre Concarneau et Pont-Aven[82]. Un téléfilm allemand tiré du roman est tourné au mois de septembre 2013 entre Concarneau et Pont-Aven[83].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Composition communale de l'agglomération : 29402-Concarneau », sur INSEE (consulté le 30 août 2010)
  3. « Distance orthodromique entre Concarneau et ... », sur Lion1906 (consulté le 30 août 2010)
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  5. Carte géologique de France
  6. « Conditions climatiques de la ville de Lorient dans le Finistère », sur site www.linternaute.com reprenant les données de l'INSEE et du site www.lameteo.org (consulté le 30 août 2010)
  7. « Relevé météorologique de l'Île de Groix - Beg Melen : 1961-1990 », sur Infoclimat (consulté le 30 août 2010)
  8. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  9. Ernest Nègre, op. cit.
  10. Léon Fleuriot, Les origines de la Bretagne, éditions Payot, 1980, p. 214.
  11. Premières traces de civilisations à Concarneau
  12. Mégalithe sur la commune de Concarneau
  13. Histoire de Concarneau
  14. Étymologie et histoire de Concarneau
  15. Prise et réduction de Conquerneau. Récit anonyme imprimé en 1621.
  16. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f410.image.r=Perguet.langFR
  17. http://filetsbleus.free.fr/concarn/artistes.htm
  18. http://www.concarneau-peintres.fr/index.htm
  19. Charles Fromuth, 1890, cité par http://filetsbleus.free.fr/concarn/artistes.htm
  20. Cité par Yvon Le Floc'h, consultable http://www.concarneau-peintres.fr/
  21. Yvon Le Floc'h, Le siècle d'or de l'hôtellerie concarnoise, Journal Ouest-France du , consultable http://www.concarneau-peintres.fr/francais/hotels/hotels.htm
  22. Henri Belbéoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995, page 15 [ISBN 2-9504685-7-8]
  23. David Sellin et Catherine Puget, Peintres américains en Bretagne, musée de Pont-Aven, 1995
  24. http://www.concarneau-peintres.fr/etranger/americains/harrison.htm
  25. http://www.concarneau-peintres.fr/etranger/americains/simmons.htm
  26. http://www.concarneau-peintres.fr/fromuth.htm
  27. http://www.concarneau-peintres.fr/etranger/danois/kroyer.htm
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  30. http://www.concarneau-peintres.fr/granchi-taylor.htm
  31. http://www.concarneau-peintres.fr/etranger/autrichiens/kurzweil.htm
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  34. http://www.concarneau-peintres.fr/alfredguillou.htm
  35. http://www.concarneau-peintres.fr/deyrolle.htm
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  58. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  59. a et b Données sur les communes
  60. a et b Rattachement des communes dans le sud Finistère
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  67. Concarneau. Écoles primaires, effectifs en légère baisse., Article du Télégramme du 3 septembre 2013..
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  75. Jumelage
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  78. ORTF, « Le laboratoire Océanographique de Concarneau », L'Ouest en Mémoire (INA),‎ 16 septembre 1970 (consulté le 30 juin 2011)
  79. Cyrille Maguer, Concarneau, 2000 ans d'images, Bretagne Magazine Histoire, no 1, Printemps 2013, p. 71.
  80. Source internet IMDB, consulté le 22 avril 2013.
  81. Les sardinières dans «Les Seigneurs», Le Télégramme, 17 juillet 2011.
  82. Allemagne. Un intrigant polar breton, Ouest-France, 11 mai 2013. Consulté le 16 septembre 2013.
  83. Concarneau. Un polar en tournage pour la télé allemande, Ouest-France, 16 septembre 2013. Consulté le 16 septembre 2013.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Louis-Pierre Le Maître, Concarneau : Histoire d'une ville, Plomelin, éditions Palantines,‎ 2003, 223 p. (ISBN 2-911-434-25-0)
  • Henri Belbéoch : Les peintres de Concarneau, 1993, éditions Palantines
  • René Le Bihan : La route des peintres de Cornouaille : Bénodet - Fouesnant - Concarneau - Trégunc , 2005, éditions Palantines
  • Groupement touristique de Cornouaille : La route des peintres en Cornouaille 1850 - 1950, 1990
  • Daniel Yonnet et André Cariou : Le Finistère des peintres, 1993, éditions Ouest-France (ISBN 2-7373-1228-0)
  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc : Peintres des côtes de Bretagne de Quimper à Concarneau de Pont-Aven au Pouldu, éditions du Chasse-Marée
  • Denise Delouche : Artistes étrangers Pont-Aven Concarneau et autres lieux, Presses universitaires de Rennes 2

Lien externe[modifier | modifier le code]