Elven

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Elven
Forteresse de Largoët.
Forteresse de Largoët.
Blason de Elven
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Elven (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Vannes
Maire
Mandat
Gérard Gicquel
2014-2020
Code postal 56250
Code commune 56053
Démographie
Gentilé Elvinois, Elvinoise
Population
municipale
5 411 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Population
aire urbaine
126 266 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 56″ N 2° 35′ 22″ O / 47.7322222222, -2.58944444444 ()47° 43′ 56″ Nord 2° 35′ 22″ Ouest / 47.7322222222, -2.58944444444 ()  
Altitude Min. 34 m – Max. 152 m
Superficie 64,05 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.elven.fr/

Elven [ɛlvɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est An Elven (prononcé [ən ɛlˈvjɛn]).

La commune d'Elven est labellisée Village étape depuis 2004.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation d'Elven dans le Morbihan.

Le village d'Elven est situé à une quinzaine de kilomètres de Vannes sur l'axe Vannes-Rennes (RN 166) et est le chef-lieu du canton d'Elven qui comprend les communes d'Elven, Saint-Nolff, Monterblanc, Treffléan, Sulniac, Trédion et La Vraie-Croix. Proche des Landes de Lanvaux, Elven est entouré par plusieurs forêts : bois du Helfaut, bois de Coeby, Kerfily, la Boissière. Le ruisseau de Kerbiler quitte le domaine de la forteresse de Largoët pour traverser la Boissière, puis coule en contrebas du bourg où se trouve un ancien moulin (le Moulin d'Elven) avant de se jeter dans l'Arz, à quelques kilomètres. Le terrain est principalement granitique. Le granit d'Elven est réputé et exploité dans plusieurs carrières, dont la carrière du Parc à proximité de la forteresse de Largoët.

Le centre-ville s'étale autour de l'imposante église Saint-Alban.

Histoire[modifier | modifier le code]

Site ancien d'implantation humaine, l'histoire d'Elven remonte jusqu'à l'âge du bronze avec des indices archéologiques découverts sur la commune, notamment au village de Bocolo où fut mise à jour la cachette d'un fondeur de métaux. On trouve également de nombreux mégalithes sur le canton : la Loge-au-Loup sur la route de Trédion, la pierre tabulaire de la Bataille dans la forêt de Coeby, les menhirs jumeaux de Babouin et Babouine qui ont été ornés de visages gravés à une époque indéterminée...

Elven aurait été fondé par des chefs religieux immigrés d'outre-Manche au Ve siècle.

Vers 900, un château est construit pour lutter contre les invasions normandes. L'actuel château de Largoët est édifié à partir du XIVe siècle à 2 km du bourg au milieu d'une vaste étendue de bois. Henri Tudor, duc de Richmond, futur Henri VII d'Angleterre, y est retenu entre 1474 et 1476.

Elven est un lieu de la chouannerie. En effet, le chef chouan Joseph Gambert, capitaine de compagnies du canton, fut tué près du village de Panistrel en 1794. Une rue porte son nom. Dans les bois de Saint-Bily se trouvaient des caches souterraines de chouans. Le film Chouans ! a d'ailleurs été tourné en partie à Elven.

Durant l'occupation allemande, Elven fut le théâtre de la première opération aéroportée, baptisée Opération Savanna, le 15 mars 1941. Sur la route de Questembert, une stèle commémore l'événement.

Trois résistants ont été fusillés en juillet 1944 ; rue des Martyrs de la Résistance. Un monument leur est dédié.

Langue[modifier | modifier le code]

Dans la nouvelle édition revue et corrigée du Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Ogée, paru en 1843, il y est dit ceci, au sujet de la langue pratiquée alors à Elven : « on parle généralement le français mais le breton est usité encore dans quelques villages qui avoisinent Saint Nolff.»

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Elven

De gueules, aux deux tours maçonnées d'or crénelées de sables, au franc canton d'azur à dix besants d'or

Les deux tours figurent les vestiges du château de Largoët. Le franc canton (bleu) aux dix besants rappelle les gens de la Maison de Rieux qui y ont habité et dont les armes sont incrustées sur l'entrée au-dessus du pont-levis.

Bagad Elven[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bagad Elven.

Créé en 1977, le bagad Elven est issu du cercle celtique d'Elven créé en 1965.

En 1984, le Bagad Elven adhère à la Bodadeg ar Sonerion et se présente en 1985 pour la première fois au championnat national des bagadoù.

C'est sous la direction d'Hervé Oillic, avec l'aide de Christian Méhat, Nathalie Drant, Pascal Hérisson, Jean-Luc Le Moign, Jean-Yves Magré, Jean-Yves Latry, Jean-Pierre Allaire, entre autres, que le Bagad Elven évolue tout au long des années 1980-1990 et accède à la seconde catégorie. Mais les leaders du groupe décident de faire redescendre leur bagad en troisième catégorie, privilégiant la formation de leurs apprentis sonneurs.

En 2005, le Bagad Elven enregistre son premier album Un dimanche matin à Elven, reprenant le répertoire écrit par Hervé et Ronan Oillic, Gérald Olivier et David le Dorze.

En 2008, sous la direction de Roland Becker, le Bagad Elven (Guillaume Bédard, penn-binioù - Ronan Oillic, penn-bombard - Gérald Olivier, penn-tabouliner) remporte le titre de champion de troisième catégorie et sort son deuxième album Mémoires d'aujourd'hui orchestré d'après des airs de tradition populaire collectés par les fondateurs du Bagad Elven en 1967.

En 2009, le Bagad Elven monte en seconde catégorie.

En 2012, le Bagad Elven monte en première catégorie lors du championnat national des bagadoù.

En 2013, le Bagad Elven se présente pour la première fois au championnat national des bagadoù de première catégorie.

Le groupe lors de l'épreuve d'été du championnat national des bagadoù 2012

Sports[modifier | modifier le code]

Le Rugby Club du Pays d'Elven (RCPE) a été créé en 2008 sous l'impulsion de Jean-Louis Bouché. Il regroupe les communes du canton (Elven, Saint Nolff, Sulniac, Treffléan, Monterblanc, La Vraie Croix..) et rassemble plus de 150 enfants de 5 à 16 ans [1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Marcel Le Boterff DVG  
1967   Roger Michel    
1952   Robert de la Noé    
Les données manquantes sont à compléter.

Marcel Le Boterff, âgé de 69 ans est maire d'Elven depuis 1989. Il a été réélu en 2008.

Démographie[modifier | modifier le code]

Située dans la deuxième couronne de Vannes, et du fait de la proximité de la RN 166, Elven est une commune dynamique. D'environ 3 500 habitants en 1999, la commune compterait aujourd'hui entre 4 500 et 4 800 habitants. De nombreux lotissements et maisons individuelles sont en construction (250 logements en cours, 300 en projet). Le plan local d'urbanisme est en cours de révision, une ZAC de centre-ville en création.

En 2011, la commune comptait 5 411 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 789 3 987 3 803 3 949 3 815 3 354 3 320 3 494 3 496
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 467 3 419 3 515 3 416 3 397 3 339 3 376 3 326 3 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 283 3 339 3 403 3 368 3 432 3 362 3 325 3 115 2 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 747 2 862 2 928 3 003 3 312 3 559 4 525 4 801 5 411
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour d'Elven

Dédiée à Alban de Verulamium, patron d'Elven, référence au martyr subi par celui-ci en Angleterre en 303 alors que les fondateurs de la ville viennent de l'autre côté de la Manche. Les Normands détruisirent par le feu la première église en bois. En 1121, une église romane fut reconstruite, à nouveau détruite par un incendie en 1525. Une église de style gothique fut élevée, dont ne demeure plus qu'aujourd'hui le chœur qui est classé. En 1536 est bâti une nef néogothique puis en 1642 un clocher. Au XIXe siècle, l'ouvrage souffrant du temps est rénové, la nef et le transept sont reconstruits. Le clocher est achevé en 1877 et l'église sera consacrée en 1879.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Sérent ;
  • Catherine Descartes (1637-1706), auteure de poésie et nièce du philosophe René Descartes, née au manoir de Kerleau. Le philosophe est venu signer le registre des baptêmes. En 2002, a été inaugurée la nouvelle école publique, rue Robert-Delanoë. Elle porte le nom de « Groupe scolaire Catherine-Descartes ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

Elven est jumelé depuis 1998 avec la ville de Lüdingworth, District de Cuxhaven, Basse-Saxe, en Allemagne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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