Morlaix
| Morlaix | ||
Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère (sous-préfecture) | |
| Arrondissement | Morlaix (chef-lieu) | |
| Canton | Morlaix (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Morlaix Communauté | |
| Maire Mandat |
Agnès Le Brun 2008-2014 |
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| Code postal | 29600 | |
| Code commune | 29151 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Morlaisien, Morlaisienne | |
| Population municipale |
15 421 hab. (2010) | |
| Densité | 621 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 61 m (min. : 0 m) (max. : 104 m) | |
| Superficie | 24,82 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la ville | |
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Morlaix [mɔʁlɛ][1] est une commune française de Bretagne, située dans le département du Finistère.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation et communes limitrophes [modifier]
Morlaix se situe au nord du département du Finistère, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth (autre orthographe : Queffleut), qui forment le Dossen ou rivière de Morlaix. L'estuaire de la rivière de Morlaix, en fait une ria ou aber, séparant le Léon (à l'ouest) et le Trégor (à l'est), s'étend sur 15 kilomètres entre l'écluse et l'embouchure en baie de Morlaix à hauteur de Carantec.
Relief et inondations [modifier]
Le site de Morlaix forme un entonnoir en raison de la confluence des cours d'eau précités et de l'encaissement prononcé de la vallée aux versants en pente très forte : les dénivelés sont importants, allant d'une centaine de mètres pour les lambeaux de plateaux avoisinants jusqu'au niveau de la mer. Ces pentes fortes expliquent les deux ouvrages d'art qui marquent le paysage de la ville : le viaduc ferroviaire, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour permettre le passage de la ligne ferroviaire Paris-Brest, et celui de la route nationale 12, une voie expresse, dans la seconde moitié du XXe siècle.
En raison de cette situation géographique, Morlaix est périodiquement victime d'importantes inondations (particulièrement en 1880, 1883, 1925, le 11 février 1974[2] et 2000), probablement aggravées par le parking construit devant l'hôtel de ville et qui recouvre le bref tronçon commun aux cours d'eaux précités.
Économie [modifier]
Morlaix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. Elle gère l'Aéroport de Morlaix Ploujean, le Port de Morlaix (principalement dédié à la plaisance), le Port de Roscoff, la Criée de Roscoff. La CCI mène également un projet de reconversion urbaine de la Manufacture des tabacs de Morlaix, site industriel classé monument historique, qui accueille désormais du logement, de l'enseignement (IUT de Morlaix), de l'économie (hôtel d'entreprises), des services publics (Morlaix Communauté), des ateliers d'artistes.
Transports [modifier]
- Aéroport de Morlaix Ploujean
- Gare SNCF de Morlaix desservie par les TGV Paris - Brest et par les TER Bretagne
- Tim le réseau de bus de Morlaix Communauté
Histoire [modifier]
Étymologie et origines du nom de Morlaix [modifier]
L'origine exacte n'a pas été désignée, et reste inconnue ; voici quelques suppositions :
- Morlaix tirerait son nom de l'appellation latine de l'implantation romaine Mons Relaxus ; les déformations au cours des siècles seraient à l'origine de ses noms français et breton, notamment via la contraction de l'expression « Mont Relaix », ce qui forme une des origines les plus crédibles.
- Il est aussi question du sens « mor-lès », « près de la mer » : mais beaucoup d'autres mots que « lès » pourraient avoir joué.
- Le Baron de Wismes a estimé au XIXe siècle qu'il s'agissait de l'expression « s'ils te mordent, mords-les », désignant les Anglais et faisant référence à l'héroïque résistance de la cité face aux corsaires anglais en 1512 ; cela a été gardé comme devise officielle (à noter d'ailleurs que cette devise est quasiment unique en son genre).
Protohistoire [modifier]
Entre le IVe et le IIIe millénaire avant J.-C., les hommes construisirent des cairns comme celui de Barnenez, non loin de Morlaix.
Antiquité [modifier]
Moyen Âge [modifier]
En 1520, suite à l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats du seigneur de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente. Suite à cet évènement, il est décidé la construction du château du Taureau en baie de Morlaix[3]. La résistance des habitants de Morlaix est rapidement colportée en un héroïque fait d'armes, probablement exagéré par rapport à une réalité probablement moins sanglante que ce qu'en dit un chroniqueur affirmant que « le sang des envahisseurs jaillissait des fontaines ».
Morlaix au Moyen Âge a fait l'objet d'un article de l'historien Jean-Pierre Leguay[4].
Du XVIe siècle au XVIIIe siècle [modifier]
Morlaix est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré survenue en 1675.
À la Révolution, des Sociétés des amis de la Constitution ou populaires se créent partout. Armand Joseph Dubernad, ancien député du Tiers à Rennes et maire de Morlaix est le cofondateur du premier club jacobin de Bretagne, en 1790 avec Bouëstard de la Touche. Morlaix devient chef-lieu de district.
Le XIXe siècle [modifier]
Le XXe siècle [modifier]
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
Morlaix a été bombardé à de nombreuses reprises pendant la Seconde Guerre mondiale, l'objectif principal étant le viaduc ferroviaire, dans le but de couper les communications ferroviaires avec Brest.
- 29 janvier 1943 : raid sur Morlaix, l’objectif étant le viaduc ferroviaire (67 morts, dont 42 enfants de l'école maternelle Notre-Dame-des-Anges[5], 34 blessés, 7 disparus).
- Nuit du 20 au 21 mars 1943 : Trois alertes aériennes sur Morlaix. Nombreuses bombes dont quatre retrouvés non explosées près du viaduc et deux autres sur une place de la ville. Pas de victimes. Un train de marchandises est aussi mitraillé par la Royal Air Force entre Morlaix et Plouigneau. La même nuit, trois bombes sont lancées sur le viaduc ferroviaire du Ponthou. Des avions de la Royal Air Force bombardent à nouveau Morlaix le 25 mars 1943[6].
- 7 juin 1943 : Plusieurs mitraillages de trains dans la région de Morlaix : un train de marchandises se dirigeant sur Roscoff et un autre sur Brest ; un autre train est mitraillé à Plouigneau et une locomotive haut-le-pied en gare de Landivisiau[6].
- 24 juin 1943 : une bombe tombe sur le château de Keranroux en Ploujean.
- 28 juin 1943 : vers 18h30, le terrain d'aviation de Morlaix est bombardé ; des bombes tombent aux alentours dont deux dans le village de Pen-Creach en Ploujean (deux blessés) et d'autres près du château de Keranroux.
- 6 août 1943 : un train de permissionnaires allemands est mitraillé entre Morlaix et Plouigneau par un avion anglais, mais l'appareil s'écrase après avoir heurté un poteau télégraphique ; le pilote est tué[6].
- 28 septembre 1943 : un appareil allemand est abattu en flammes au-dessus de Morlaix et s'écrase au lieu-dit Ker-Joie (trois morts).
- 9 octobre 1943 : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean (cinq français tués et cinq blessés).
- 12 novembre 1943 : mitraillage d'un train de marchandises se dirigeant vers Brest en gare de Pleyber-Christ.
- 24 décembre 1943 : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean, une bombe tombe sur le village de Kervézélec.
- 15 janvier 1944 : trois avions anglais tombent sur Morlaix lors d'une opération de bombardement.
- 15 février 1944 : trois avions alliés sont détruits dans les environs de Morlaix alors qu'ils survolaient la ville à basse altitude : l'un s'écrase à Pipi-Baul en Ploujean, détruisant une maison ; un autre tombe à Coat-Menguy en Ploujean sans faire de dégâts ; le troisième à Kerguz en Plourin-les-Morlaix (pas de victimes civiles).
- 19 mai 1944 : Bombardement de Lanmeur ; une ferme située à Saint-Fiacre, tout près de Morlaix, est également touchée.
- 1er juin 1944 : Mitraillage à Morlaix du train Morlaix-Roscoff par quatre appareils britanniques. La locomotive est hors d'usage, le mécanicien et le chauffeur blessés.
Les manifestations d'agriculteurs [modifier]
En 1961, d'importantes manifestations sont organisées à Morlaix par le Centre départmental des jeunes agriculteurs, dirigé par Alexis Gourvennec. Le 22 juin 1961, ce dernier, ainsi que Marcel Léon, sont relaxés par le tribunal de Morlaix et, à la sortie du palais de justice, portés en triomphe par la foule[7].
Le 19 décembre 1966, une manifestation des aviculteurs bretons dégénère et des actes de violence ravagent le centre de la ville de Morlaix ; le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest titre ce jour-là : « Scènes de violence à Morlaix » :
« La manifestation organisée par les aviculteurs bretons à Morlaix a débuté par un rassemblement imposant, un embouteillage monstre au centre de la ville, et s'est terminé, après un meeting aux halles, par des actes de violence autour de l'hôtel de ville où des bureaux ont été saccagés, des vitres brisées. Une voiture de police fut incendiée près du commissariat devant la porte duquel des manifestants stationnent[8]. »
L'incendie de la « Manu » [modifier]
Le 19 octobre 1995, la « Manu » est ravagée par le feu :
« Un violent incendie s'est déclaré, vers 18 h 30, hier soir, à la Manufacture des tabacs de Morlaix. En deux heures, la « Manu » a été en partie détruite par le feu, et deux pompiers, un de Morlaix et un autre de Landivisiau, ont été blessés. Il semble que le feu ait pris sous le toit, dans un endroit où des ouvriers effectuaient des travaux : très rapidement, les hautes flammes ont alors dévasté le bâtiment arrière, dont la toiture s'est effondrée, ainsi qu'une des ailes. Dix casernes de pompiers ont dû être appelées sur les lieux et c'est vers 20 h 30 que l'incendie a été maîtrisé[9]. »
Emblèmes [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armoiries se décrivent : |
Devise [modifier]
En 1522, les Anglais pillent la ville en l'absence des habitants, mais s'attardent un peu trop dans les celliers. Les Morlaisiens, revenus, leur taillent des croupières. À cette occasion, la ville ajoute à ses armes un lion faisant face à un léopard anglais, avec la devise : S'ils te mordent, mords les.
Langue bretonne [modifier]
En breton, la ville se nomme Montroulez.
La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le 6 février 2009.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 15 421 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
En 2010, avec 15 421 habitants, Morlaix occupait le 4e rang en nombre d'habitants sur les 283 communes que compte le département.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
- 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Administration [modifier]
En 2010, la commune de Morlaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[15].
Edmond Puyo (1828-1916) fut maire de Morlaix de 1871 à 1875. Il était l'oncle maternel du poète Tristan Corbière (1845-1875).
Jumelages [modifier]
Würselen (Allemagne) depuis 1976 Une place de la localité s'appelle MorlaixPlatz.
Truro (Royaume-Uni) depuis 1979. Une rue de la localité s'appelle Morlaix Avenue.
Réo (Burkina Faso) depuis 1991
Chełm (Pologne)
Enseignement [modifier]
Écoles [modifier]
- Privées
- École Saint-Joseph
- École Notre-Dame de Lourdes
- École Notre-Dame de Ploujean
- Publiques
- École Émile Cloarec
- École Jean Jaurès
- École Corentin Caer
- École Piaget Kerfraval
- École Gambetta
- École du Poan Ben
Collèges [modifier]
- Privés
- Collège Saint-Joseph
- Collège Saint-Augustin
- Publique
- Collège Pierre Mendès France
- Collège du Château
Lycées [modifier]
- Privé
- Lycée Notre-Dame du Mur - Le Porsmeur
- Publique
- Lycée Tristan Corbière
- Lycée de Suscinio
IUT [modifier]
- DUT GACO Gestion Administrative et Commerciale
- DUT Génie Civil
Écoles spécialisées [modifier]
- Maison Familiale et Rurale de Kérozar
- GRETA
Langue bretonne [modifier]
- Breton
- École Diwan
- Bilingue
- École du Poan Ben
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Ancien couvent des Jacobins dont l'église fondée en 1230, est la plus ancienne de la ville. Le couvent a été construit au XIIIe siècle, la rosace du chevet date du XVe siècle. Il a été confisqué à la Révolution, puis il a servi de caserne et enfin de siège la société d'archéologie du Finistère. Depuis 1887, il abrite le Musée des beaux-arts de la ville, dont le premier conservateur fut Edmond Puyo.
- Viaduc de granite du XIXe siècle (1861) pour la ligne de chemin de fer Paris-Brest. Majestueux ouvrage en granite provenant de l'île-Grande Il a été construit de 1861 à 1864 lors de l'édification de la ligne Paris-Brest. c'est l'ingénieur Fenoux qui en a tracé les plans. Le résultat est prodigieux : 292 m de longueur, 58 m de hauteur, 14 arches et 9 arceaux, 11 000 m3 de pierres…La ligne Rennes-Brest a été inaugurée en 1865.
- Théâtre à l'italienne (1888), classé Monument historique en 1998, entièrement restauré, le Théâtre du Pays de Morlaix propose une programmation régulière mais accueille également de nombreuses compagnies dramatiques en résidence de création.
- Église Saint-Mélaine, de style gothique flamboyant (XVe siècle) dédié à Melaine de Rennes. Le prieuré de Saint-Mélaine fut fondé en tre 1149 et 1157 à la suite d'une donation de Guyomarc'h III, seigneur de Morlaix. L'église fut construite à la fin du XVe siècle par l'atelier d'architectes Beaumanoir. En 1879, le lanternon de l'église a été remplacé par une flèche en bois recouverte de zinc. L'église abrite de belles sablières et statuaires du XVe au XIXe, ainsi qu'un orgue de Dallam restauré en 1971.
- Ancienne Manufacture des tabacs (en cours de reconversion). C'est Jean-François Blondel, architecte du roi qui a conçu la Manufacture entre 1736 et 1740.
- Nombreuses maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez (pont-galerie en breton), s'organisent autour d'un hall qui s'élève sur trois à quatre niveaux. Celle du 9 Grande Rue accueille les œuvres et objets de la collection du Musée de Morlaix ayant trait à l’architecture et à l’histoire de la ville – et celle dite de la duchesse Anne (XVIe siècle), rue du Mur.
- Le kiosque de la place des Otages, offert en 1903 par Auguste Ropars.
- La fontaine des Carmélites, datant du XVe siècle, au pied de l'ancienne église Notre-Dame des Fontaines qui fut détruite. Les Carmélites sont arrivées à Morlaix au XVIIe siècle, à la suite de graves épidémies de peste.
- Escaliers publics anciens, venelles.
- Quartier et église Saint-Mathieu, la tour est un des premiers édifices Renaissance de la région. Elle abrite une statue ouvrante en bois doré de la fin du XIVe siècle. Lorsqu'elle est ouverte elle offre une Trinité sculptée et des scènes peintes du nouveau Testament. Cette statue qui provient de la région de Cologne a été commandée par la Confrérie des tisserands de Morlaix. L'église abrite également un bel orgue, dont le buffet fin XVIIè contient un instrument de Heyer (1873).
- Dans la baie de Morlaix, le château du Taureau, érigé au XVIe siècle pour défendre la baie, a été remanié par Vauban à partir de 1689, mais il meurt en 1707 avant son achèvement. Le vaisseau de pierre prend alors ses dimensions actuelles : 60 mètres de long, 12 mètres de large et 12 mètres de haut pour une surface bâtie de 1 450 m2. Outre onze casemates pouvant recevoir chacune un canon, le fort abrite des logements, deux cachots, une cantine, une cuisine et une chapelle. Le dernier prisonnier fut Louis Auguste Blanqui, en 1871. Au XXe siècle, il est la résidence secondaire de la famille de Vilmorin, puis abrite, de 1960 à 1980, une école de voile ayant compté jusqu'à 250 stagiaires, dont 150 logés au château. Ce fort à la mer, propriété nationale gérée par la CCI, peut être désormais visité.
- Ancienne Brasserie Coreff, aujourd'hui basée à Carhaix.
- Le château de Suscinio (maison du corsaire Charles Cornic) et son parc botanique, situés à Ploujean (voir ce nom), ancienne commune annexée par Morlaix
Loisirs [modifier]
- Le festival Panoramas a lieu tous les ans en avril. Principalement concentré sur les musiques actuelles (électro, hip-hop), il regroupe plusieurs tendances[16].
- Le Festival des Arts dans la Rue (FAR), reconnu nationalement (20 000 personnes d'affluence en moyenne) a lieu durant une semaine au début d'août[17].
Culture [modifier]
- Bagad Sonerien Bro Montroulez, bagad du pays de Morlaix, ensemble de musiciens de musique bretonne.
Cultes [modifier]
- Culte catholique
- Culte protestant : Temple Protestant de l'Église Evangélique Baptiste, 32 rue de Paris.
Tableaux [modifier]
- Jules Noël : Sortie de la messe de minuit (l'auteur s'est inspiré de l'église Saint-Melaine de Morlaix)(1867, huile sur toile, collection particulière)
- Jules Noël : Morlaix : l'escalier de l'église Saint-Melaine (crayon sur papier, collection particulière)
- Jules Noël : Le viaduc et le quai de Tréguier à Morlaix (vers 1893)
- Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1868, Musée des Jacobins, Morlaix)
- Charles de Kergariou : Le port de Morlaix (collection particulière)
Phrase célèbre [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- nées au XVe siècle
- Jean Coatanlem (vers 1455-1492), corsaire et grand amiral du Portugal.
- Nicolas Coetanlem (1460-1519), commerçant et marin, neveu du précédent.
- nées au XVIIIe siècle
- Famille Lannux de la Chaume, négociants, armateurs, financiers, maire de Morlaix, consuls d'Espagne en France, avant la Révolution.
- Nicolas Anthon (1714-v.1753), corsaire du port de Morlaix, né à Roscoff, capitaine de La Comtesse de La Marck puis du Comte de Saint Pern.
- Charles Cornic (1731-1809), corsaire.
- Michel Behic (1736-1827), négociant, financier, révolutionnaire, maire de Morlaix.
- Joseph Gueguen (1741-1825), domestique, secrétaire, interprète, traducteur, marchand et juge de paix, né à Morlaix, mort à Cocagne (Nouveau-Brunswick).
- Armand Joseph Dubernad (1743-1799), négociant, financier, révolutionnaire.
- Louis-Alexandre Expilly de La Poipe (1743-1794), premier évêque constitutionnel français, évêque de Cornouaille, guillotiné le 22 mai 1794 à Brest avec 26 administrateurs du Finistère.
- Jean Nicolas Anthon (1747-1790), capitaine corsaire, capitaine du Comte de Guichen (1781, armateur Jean Diot), capturé par les Anglais, emprisonné à Falmouth, s'évade, reprend son activité comme capitaine de L'Eclipse basée à Dunkerque puis dans la marine marchande.
- Jean Augustin Masson (1749-1808), général des armées de la République et de l'Empire, décédé dans cette commune.
- Yves-Joseph Le Denmat de Kervern (1751-1794), avocat au Parlement de Bretagne, maire de Morlaix en 1790, guillotiné le 22 mai 1794 à Brest avec 26 administrateurs du Finistère.
- Jean Victor Marie Moreau (1763-1813), né à Morlaix, général de la Révolution, vainqueur de Hohenlinden, feld-maréchal de Russie à titre posthume, maréchal de France à titre posthume.
- Joseph Marie Moreau (1764-1849), né et mort à Morlaix, frère du général, avocat, tribun, administrateur général de la Poste, député d'Ille-et-Vilaine.
- Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1837), général des armées de la République et de l'Empire.
- Luc Urbain du Bouëxic de Guichen (1790), amiral français.
- Édouard Corbière (1793-1875), marin, écrivain, journaliste et armateur.
- Joseph Coat (1798-1858), né à Saint-Mathieu (Morlaix) et mort à Morlaix; ouvrier et auteur d'une grande quantité de tragédies bretonnes inédites. Fonde à Morlaix une troupe de théâtre populaire, père du poète-ouvrier Vincent Coat (1845-1908) né à Morlaix
- Auguste Barchou de Penhoën, (1799-1855), né à Morlaix, capitaine d'état-major, littérateur, député du Finistère.
- nées au XIXe siècle
- Émile Souvestre (1806-1854), écrivain né à Morlaix, Prix de l'Académie française en 1854.
- Arthur-Marie Le Hir (1811-1868), né à Morlaix, théologien et hébraïsant, maître d'Ernest Renan.
- Marie Bracquemond, femme-peintre 1841-1916
- Tristan Corbière (1845-1875), poète, fils de Édouard Corbière.
- Vincent Coat (1845-1908), né à Morlaix. Poète breton et ouvrier à la Manufacture des Tabacs, fils de Joseph Coat (1798-1858), né et mort à Morlaix, auteur de nombreuses tragédies et ouvrier.
- Gabriel Pierné (1863-1937), compositeur et organiste.
- Paul Sérusier (1864-1927), peintre post-impressionniste et nabi.
- Maxime Weygand (1867-1965), général français, possédait un manoir à Morlaix et est enterré au cimetière Saint-Charles.
- Jules Boucherit (1877-1962, violoniste, né à Morlaix, professeur au Conservatoire de Paris, nommé "Juste" par l'État d'Israël pour avoir hébergé ses élèves entre 1941 et 1944.
- Nina Ricci (1882-1970), couturière française d'origine italienne.
- Francis Gourvil (1889-1984), écrivain et résistant.
- Léon Le Janne, (1894-1976), docteur en médecine, résistant ("Commandant Noël"), médecin auxiliaire dans le 2e régiment d'infanterie coloniale en 1914-1918, commandant de l'armée secrète Libé-Nord pour Morlaix et sa région pendant la Seconde Guerre mondiale.
- nées au XXe siècle
- Jean Nicolas, (1901-1984), né à Morlaix, prêtre et missionnaire catholique en Union soviétique
- Henri Rol-Tanguy (1908-2002), résistant communiste.
- Michel Mohrt (1914-2011), écrivain, né à Morlaix, Grand prix du roman de l'Académie française en 1962 et membre de l'Académie française de 1985 à sa mort.
- Julien Guiomar (3 mai 1928-22 novembre 2010), acteur né à Morlaix, décédé à Monpazier (Dordogne).
- Jean Roudaut (1929), écrivain français né à Morlaix.
- Paco Rabanne (1934), styliste, a passé une partie de son enfance à Morlaix.
- Jean-Loup Chrétien (20 août 1938-), spationaute.
- Brigitte Fontaine (1939) chanteuse, auteur, écrivain, poète et actrice.
- Dominique Lavanant (1944), actrice, née à Morlaix.
- Jean-Michel Caradec (1946-1981), auteur-compositeur-interprète.
- Marylise Lebranchu (1947) femme politique, née à Loudéac (22), maire de Morlaix (1995-1997), présidente de Morlaix Communauté (1995-2003), secrétaire d'État (1997-2000), ministre de la justice (2000-2002), Vice-Présidente de la Région Bretagne (2004-2010), députée (1997-), Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction Publique (2012-)
- Gérard Delahaye (1er mai 1948), auteur-compositeur-interprète et chanteur pour enfants.
- Miou-Miou (1950), actrice, ses grands parents vivaient à Plouenan
- Erril Laugier (1952), peintre paysagiste, nommé Maître-Pastelliste en 2003 par la Société des Pastellistes de France, a vécu à Morlaix de 1978 à 1985. Il vit depuis 1986 à Pleyber-Christ, à 10 kilomètres de Morlaix.
- Annick Cojean (1957) journaliste française, grand Reporter au journal Le Monde, présentatrice et directrice de la Collection Empreintes sur France 5.
- Jean-Philippe Quignon (1961-2012), Journaliste au Télégramme quotidien local, et co-président du festival des Vieilles Charrues de Carhaix-Plouguer.
- Agnès Le Brun (1961), femme politique, maire de Morlaix depuis 2008 et Députée Européenne depuis 2011.
- Françoise Jézéquel (1970), footballeuse française qui a joué pour le Stade Briochin jusqu'en 2004, et en équipe de France de football jusqu'en 2001 (55 sélections).
- Éric Digaire (1972), musicien, membre de Matmatah.
- Clarisse Lavanant (1979), auteur-compositeur-interprète.
- Renan Luce (1980), auteur-compositeur-interprète. Enfance au Quelern, en Plourin-lès-Morlaix.
- Enora Malagré (1980), animatrice de télévision et de radio française.
- Tepr (1980), auteur de musique électronique.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest n ° 8973 du 12 février 1974
- Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 10-12 (ISBN 2-9503519-5-6)
- Jean-Pierre Leguay, "Le Léon, ses villes et Morlaix au Moyen Âge", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979
- Yvon Tranvouez, La mémoire d’un bombardement britannique : Notre-Dame-des-Anges (Morlaix, 1943-2003), Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 2004, consultable http://abpo.revues.org/1308
- Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
- Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 5093 du 23 juin 1961
- Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 6772 du 20 décembre 1966
- Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 15665 du 20 octobre 1995
- Site officiel de la ville
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Morlaix en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
- http://www.wartiste.com Association WART
- http://www.lefourneau.com Le Fourneau, co-organisateur
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Page du site de la ville, faites d'après « Bretagne d’hier : Morlaix » Tome 1, de Marthe Le Clech
- 'la Bretagne page 161, édition Atlas
