Morlaix

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Morlaix
Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix.
Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix.
Blason de Morlaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère (sous-préfecture)
Arrondissement Morlaix (chef-lieu)
Canton Morlaix (chef-lieu)
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Agnès Le Brun
2014-2020
Code postal 29600
Code commune 29151
Démographie
Gentilé Morlaisien, Morlaisienne
Population
municipale
15 549 hab. (2011)
Densité 626 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 42″ N 3° 49′ 36″ O / 48.578334, -3.82666748° 34′ 42″ Nord 3° 49′ 36″ Ouest / 48.578334, -3.826667  
Altitude 61 m (min. : 0 m) (max. : 104 m)
Superficie 24,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville.morlaix.fr/

Morlaix [mɔʁlɛ][1] est une commune française de Bretagne, située dans le département du Finistère.

Géographie[modifier | modifier le code]

Baie de Morlaix

Situation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Morlaix
Locquénolé Plouezoc'h, Rivière de Morlaix, Baie de Morlaix Garlan
Taulé, le Léon Morlaix Plouigneau, le Trégor
Saint-Martin-des-Champs Plourin-lès-Morlaix Plougonven

Morlaix se situe dans le nord du département du Finistère, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth (autre orthographe : Queffleut), qui forment le Dossen ou rivière de Morlaix. L'estuaire de la rivière de Morlaix, en fait une ria ou aber, séparant le Léon (à l'ouest) et le Trégor (à l'est), s'étend sur 15 kilomètres entre l'écluse et l'embouchure en baie de Morlaix à hauteur de Carantec.

Relief et inondations[modifier | modifier le code]

Vue générale de Morlaix, et de la mairie, depuis le viaduc.

Le site de Morlaix forme un entonnoir en raison de la confluence des cours d'eau précités et de l'encaissement prononcé de la vallée aux versants en pente très forte : les dénivelés sont importants, allant d'une centaine de mètres pour les lambeaux de plateaux avoisinants jusqu'au niveau de la mer. Ces pentes fortes expliquent les deux ouvrages d'art qui marquent le paysage de la ville : le viaduc ferroviaire, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour permettre le passage de la ligne ferroviaire Paris-Brest, et celui de la route nationale 12, une voie expresse, dans la seconde moitié du XXe siècle.

En raison de cette situation géographique, Morlaix est périodiquement victime d'importantes inondations (particulièrement en 1880, 1883, 1925, 1974[2], 2000, 2012[3], 2013[4] et 2014[5].), probablement aggravées par la couverture de la rivière de Morlaix et du port. La suppression du bocage en amont du bassin versant du fait de la modernisation des pratiques agricoles renforce également le ruissellement vers les cours d'eau et accentue la vitesse de montée des eaux en aval.[réf. nécessaire]

Économie[modifier | modifier le code]

Morlaix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. Elle gère l'Aéroport de Morlaix Ploujean, le Port de Morlaix (principalement dédié à la plaisance), le Port de Roscoff, la Criée de Roscoff. La CCI mène également un projet de reconversion urbaine de la Manufacture des tabacs de Morlaix, site industriel classé monument historique, qui accueille désormais du logement, de l'enseignement (IUT de Morlaix), de l'économie (hôtel d'entreprises), des services publics (Morlaix Communauté), des ateliers d'artistes.

Transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines du nom de Morlaix[modifier | modifier le code]

Viaduc, Place des Otages
Baie de Morlaix, château du Taureau

L'origine exacte n'a pas été désignée, et reste inconnue ; voici quelques suppositions :

  • Morlaix tirerait son nom de l'appellation latine de l'implantation romaine Mons Relaxus ; les déformations au cours des siècles seraient à l'origine de ses noms français et breton, notamment via la contraction de l'expression « Mont Relaix », ce qui forme une des origines les plus crédibles.
  • Il est aussi question du sens « mor-lès », « près de la mer » : mais beaucoup d'autres mots que « lès » pourraient avoir joué.
  • Le Baron de Wismes a estimé au XIXe siècle qu'il s'agissait de l'expression « s'ils te mordent, mords-les », désignant les Anglais et faisant référence à l'héroïque résistance de la cité face aux corsaires anglais en 1512 ; cela a été gardé comme devise officielle (à noter d'ailleurs que cette devise est quasiment unique en son genre).

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Entre le IVe et le IIIe millénaire avant J.-C., les hommes construisirent des cairns comme celui de Barnenez, non loin de Morlaix.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1520, à la suite de l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats de Guy XVI de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente. À la suite de cet évènement, il est décidé la construction du château du Taureau en baie de Morlaix[6]. La résistance des habitants de Morlaix est rapidement colportée en un héroïque fait d'armes, probablement exagéré par rapport à une réalité probablement moins sanglante que ce qu'en dit un chroniqueur affirmant que « le sang des envahisseurs jaillissait des fontaines ».

Article détaillé : Bataille de Morlaix (1522).

Morlaix au Moyen Âge a fait l'objet d'un article de l'historien Jean-Pierre Leguay[7].

Du XVIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Morlaix est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré survenue en 1675.

À la Révolution, des Sociétés des amis de la Constitution ou populaires se créent partout. Armand Joseph Dubernad, ancien député du Tiers à Rennes et maire de Morlaix est le cofondateur du premier club jacobin de Bretagne, en 1790 avec Bouëstard de la Touche. Morlaix devient chef-lieu de district.

Article détaillé : Armand Joseph Dubernad.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

602 morlaisiens sont morts pour la France pendant la Première guerre mondiale. Leur liste peut être consultée sur un site Internet[8]. Un tableau commémoratif placé dans l'église Saint-Mélaine[9] indique 79 morts pour la France pour cette paroisse de Morlaix.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les bombardements[modifier | modifier le code]

Morlaix a été bombardée à de nombreuses reprises pendant la Seconde Guerre mondiale par les Américains et les Britanniques, l'objectif principal étant le viaduc ferroviaire, dans le but de couper les communications ferroviaires avec Brest.

  • 29 janvier 1943 : raid meutrier sur Morlaix, l’objectif étant le viaduc ferroviaire (67 morts, dont 42 enfants de l'école maternelle Notre-Dame-des-Anges[10], 34 blessés, 7 disparus).
  • Nuit du 20 au 21 mars 1943 : Trois alertes aériennes sur Morlaix. Nombreuses bombes dont quatre retrouvées non explosées près du viaduc et deux autres sur une place de la ville. Pas de victimes. Un train de marchandises est aussi mitraillé par la Royal Air Force entre Morlaix et Plouigneau. La même nuit, trois bombes sont lancées sur le viaduc ferroviaire du Ponthou. Des avions de la Royal Air Force bombardent à nouveau Morlaix le 25 mars 1943[11].
  • 7 juin 1943 : Plusieurs mitraillages de trains dans la région de Morlaix : un train de marchandises se dirigeant sur Roscoff et un autre sur Brest ; un autre train est mitraillé à Plouigneau et une locomotive haut-le-pied en gare de Landivisiau[11].
  • 24 juin 1943 : une bombe tombe sur le château de Keranroux en Ploujean.
  • 28 juin 1943 : vers 18h30, le terrain d'aviation de Morlaix est bombardé ; des bombes tombent aux alentours dont deux dans le village de Pen-Creach en Ploujean (deux blessés) et d'autres près du château de Keranroux.
  • 6 août 1943 : un train de permissionnaires allemands est mitraillé entre Morlaix et Plouigneau par un avion anglais, mais l'appareil s'écrase après avoir heurté un poteau télégraphique ; le pilote est tué[11].
  • 28 septembre 1943 : un appareil allemand est abattu en flammes au-dessus de Morlaix et s'écrase au lieu-dit Ker-Joie (trois morts).
  • 9 octobre 1943 : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean (cinq français tués et cinq blessés).
  • 12 novembre 1943 : mitraillage d'un train de marchandises se dirigeant vers Brest en gare de Pleyber-Christ.
  • 24 décembre 1943 : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean, une bombe tombe sur le village de Kervézélec.
  • 15 janvier 1944 : trois avions anglais tombent sur Morlaix lors d'une opération de bombardement.
  • 15 février 1944 : trois avions alliés sont détruits dans les environs de Morlaix alors qu'ils survolaient la ville à basse altitude : l'un s'écrase à Pipi-Baul en Ploujean, détruisant une maison ; un autre tombe à Coat-Menguy en Ploujean sans faire de dégâts ; le troisième à Kerguz en Plourin-les-Morlaix (pas de victimes civiles).
  • 19 mai 1944 : Bombardement de Lanmeur ; une ferme située à Saint-Fiacre, tout près de Morlaix, est également touchée.
  • 1er juin 1944 : Mitraillage à Morlaix du train Morlaix-Roscoff par quatre appareils britanniques. La locomotive est hors d'usage, le mécanicien et le chauffeur blessés.
La résistance et les otages à Morlaix et dans sa région[modifier | modifier le code]

En septembre et octobre 1943, l'imprimeur Louis Boclé, de Morlaix, imprime clandestinement les deux premiers numéros du journal "La France combattante des Côtes-du-Nord"[12], dirigé par l'instituteur Jean Devienne, dit François[13], publié par le principal mouvement de résistance des Côtes-du-Nord, le Front national, créé par le Parti communiste français alors clandestin en mai 1941.

Le livre de Danielle Ropars : 1939-1945 : ils l'ont vécu. De l'action clandestine au combat des trente de Morlaix à Lorient[14] présente la résistance à Morlaix et dans sa région pendant la Seconde guerre mondiale. Le maquis FTP de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, organisé par Pierre Lagadou[15], dit Jules et André Le Men, dit Victor, se développe à partir du printemps 1943 dans un site boisé et encaissé de la vallée du Douron, autour initialement de la ferme de Coat Chanus[16]. Les résistants recrutent des réfractaires du STO et organisent des parachutages. Un autre maquis FTP nommé War Zao s'est développé à Plestin-les-Grèves, plastiquant notamment deux cafés fréquentés par les troupes allemandes le 1er mai 1944 dans le bourg de Plestin-les-Grèves (en représailles, les allemands bombardèrent l'église de Plestin-les-Grèves). Un autre réseau de maquisards FFI, dirigé par le docteur Léon Le Janne, coopérant avec François Tanguy-Prigent, alias Jacques Le Ru, maire révoqué de Saint-Jean-du-Doigt, a sa base à Kerabars, en Plouégat-Guérand[17]. Jeanne Bohec, originaire de Plestin-les-Grèves, est surnommée "La plastiqueuse à bicyclette". Le réseau "Var" à Guimaëc, formé d'agents britanniques du SOE (Special Operations Executive), des frères et sœurs Alice, Germaine, Raymonde et Yvonne Jacob, qui tenaient un café à Guimaëc et d'Aristide Sicot, originaire de Saint-Cast où ce dernier avait initialement organisé une filière d'évasion pour les aviateurs alliés, se replie sur Beg-An-Fri en Guimaëc à partir de janvier 1944. Avec la complicité d'un forgeron de Plouigneau, Thomas (qui accueille les aviateurs depuis la gare locale) et d'un négociant en vins, Barazer (qui les transporte), le réseau "Var" parvint à recevoir 27 agents alliés et à faire embarquer 55 personnes, principalement des aviateurs alliés, depuis Beg-an-Fri[18]. À Carantec, le réseau Sibiril, membre du réseau de renseignements militaires "Alliance" permit l'évasion vers l'Angleterre de 152 personnes à bord de 15 bateaux.

Le 23 décembre 1943, Jean Thépaut, membre de l'Organisation spéciale, qui dépend du Parti communiste alors clandestin, lance une grenade qui fait 17 blessés (des soldats allemands et quelques bretonnes qui leur tenaient compagnie) sur le Soldatenheim ("Foyer du soldat allemand") de Morlaix. Le 26 décembre 1943, en représailles, les Allemands arrêtent 400 morlaisiens lors d'une rafle et en retiennent 60 qui furent déportés à Buchenwald où 34 d'entre eux moururent[19]. Une "Place des otages" à Morlaix commémore leur souvenir[20].

Morlaix est libéré le 8 août 1944 par les troupes américaines venues des Côtes-du-Nord en passant par Le Ponthou où des maquisards avaient mitraillé des troupes allemandes les 4 et 5 août 1944 sur la RN 12 afin de faciliter l'avancée de l'armée alliée.

Neuf cheminots morlaisiens ont été tués à la suite de faits de guerre pendant la Seconde guerre mondiale[21].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Les manifestations d'agriculteurs[modifier | modifier le code]

En 1961, d'importantes manifestations sont organisées à Morlaix par le Centre départemental des jeunes agriculteurs, dirigé par Alexis Gourvennec. Le 22 juin 1961, ce dernier, ainsi que Marcel Léon, sont relaxés par le tribunal de Morlaix et, à la sortie du palais de justice, portés en triomphe par la foule[22].

Le 19 décembre 1966, une manifestation des aviculteurs bretons dégénère et des actes de violence ravagent le centre de la ville de Morlaix ; le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest titre ce jour-là : « Scènes de violence à Morlaix » :

« La manifestation organisée par les aviculteurs bretons à Morlaix a débuté par un rassemblement imposant, un embouteillage monstre au centre de la ville, et s'est terminé, après un meeting aux halles, par des actes de violence autour de l'hôtel de ville où des bureaux ont été saccagés, des vitres brisées. Une voiture de police fut incendiée près du commissariat devant la porte duquel des manifestants stationnent[23]. »

L'incendie de la « Manu » en 1995[modifier | modifier le code]

Le 19 octobre 1995, la « Manu » est ravagée par le feu :

« Un violent incendie s'est déclaré, vers 18 h 30, hier soir, à la Manufacture des tabacs de Morlaix. En deux heures, la « Manu » a été en partie détruite par le feu, et deux pompiers, un de Morlaix et un autre de Landivisiau, ont été blessés. Il semble que le feu ait pris sous le toit, dans un endroit où des ouvriers effectuaient des travaux : très rapidement, les hautes flammes ont alors dévasté le bâtiment arrière, dont la toiture s'est effondrée, ainsi qu'une des ailes. Dix casernes de pompiers ont dû être appelées sur les lieux et c'est vers 20 h 30 que l'incendie a été maîtrisé[24]. »

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Morlaix[25]

Les armoiries se décrivent :

De gueules au navire d'or, aux voiles éployées d’hermines, flottant sur une mer d'azur.

Devise[modifier | modifier le code]

En 1522, les Anglais pillent la ville en l'absence des habitants, mais s'attardent un peu trop dans les celliers. Les Morlaisiens, revenus, leur taillent des croupières. À cette occasion, la ville ajoute à ses armes un lion faisant face à un léopard anglais, avec la devise : S'ils te mordent, mords les.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

En breton, la ville se nomme Montroulez.

La commune a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le 27 juin 2008 et reçu le label de niveau 1 le 6 février 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 549 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 393 9 351 9 937 9 781 9 596 9 740 10 539 11 529 12 393
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 904 14 008 14 046 14 389 15 183 15 346 16 013 16 300 16 027
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 086 15 984 15 262 13 931 13 959 14 073 13 944 15 121 15 037
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
18 866 19 919 19 237 18 348 16 701 15 990 15 695 15 549 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2011, avec 15 549 habitants, Morlaix occupait le 4e rang en nombre d'habitants sur les 283 communes que compte le département.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Morlaix en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
6,1 
75 à 89 ans
13,4 
10,7 
60 à 74 ans
12,9 
24,3 
45 à 59 ans
21,5 
19,0 
30 à 44 ans
16,9 
23,5 
15 à 29 ans
19,7 
15,9 
0 à 14 ans
14,1 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Centre-ville

En 2010, la commune de Morlaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[30].

Liste de procureurs-syndics (maires) d'Ancien Régime
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1605 1606 Nicolas Desportes, sieur du Rest   - style="vertical-align: top" 1615 1616 Yves Le Bervet (du Parc) (1579-1641)    
    François de La Fruglaye (1730-)    
1751 1752 Philippe Miron (1701-1786)   seigneur de L’Estang, négociant, Lieutenant-Général de Police, Prieur-Consul de Morlaix
1753 1754 Jean Lannux l'aîné    
1763   Augustin Tilly de Penanrun   Négociant
1765   Pierre Barrère[Note 3]   Négociant
1768   Jean Lannux de La Chaume   Négociant et banquier
1780   Michel Behic (1736-1837)   Négociant
1782   Pierre-Louis Mazurié de Pennanech   Négociant-armateur, député
1788 1790 Michel Behic (1736-1837)    
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Yves-Joseph Le Denmat de Kervern [1751-1794)    
vers 1800 après 1806 Pierre Guy Marie Barrère[Note 4]   Négociant, fils de Pierre Barrère
1871 1875 Edmond Puyo[Note 5]    
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1971 Jean Le Duc    
1971 1989 Jean-Jacques Cléach PS  
1989 1995 Arnaud Cazin d'Honincthun UDF  
1995 1997 Marylise Lebranchu PS Ministre du gouvernement Lionel Jospin (1997-2002)
Députée de la quatrième circonscription du Finistère (1997 et 2002→)
Membre du conseil régional de Bretagne (1986→)
Ministre du gouvernement Ayrault (2012→)
1997 2008 Michel Le Goff PS  
2008 en cours
(au 7 septembre 2014)
Agnès Le Brun UMP Conseillère générale du canton de Morlaix (2008-2010)
Députée européenne depuis le 1er janvier 2011
Réélue pour le mandat 2014-2020[31]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

La place Charles de Gaulle à Morlaix
  • Privées
    • École Notre-Dame de Lourdes
    • École Les Ursulines
    • École Saint-Joseph
    • École Notre-Dame de Ploujean
  • Publiques

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Privés
    • Collège Saint-Augustin
    • Collège Saint-Joseph
  • Publique

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Privé
    • Lycée Notre-Dame du Mur - Le Porsmeur
  • Publique

IUT[modifier | modifier le code]

  • DUT GACO Gestion Administrative et Commerciale
  • DUT Génie Civil

Écoles spécialisées[modifier | modifier le code]

  • MFR de Kérozar
  • GRETA

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • Breton
    • École Diwan
  • Bilingue
    • École du Poan Ben

À la rentrée 2013, 144 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue publique (9,1 soit % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [32].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Maison dite de la duchesse Anne, rue du Mur
Maison à lanterne ou à pondalez
  • Ancien couvent des Jacobins dont l'église fondée en 1230, est la plus ancienne de la ville. Le couvent a été construit au XIIIe siècle, la rosace du chevet date du XVe siècle. Il a été confisqué à la Révolution, puis il a servi de caserne et enfin de siège la société d'archéologie du Finistère. Depuis 1887, il abrite le Musée des beaux-arts de la ville, dont le premier conservateur fut Edmond Puyo.
  • Viaduc de granite du XIXe siècle (1861) pour la ligne de chemin de fer Paris-Brest. Majestueux ouvrage en granite provenant de l'île-Grande Il a été construit de 1861 à 1864 lors de l'édification de la ligne Paris-Brest. c'est l'ingénieur Fenoux qui en a tracé les plans. Le résultat est prodigieux : 292 m de longueur, 58 m de hauteur, 14 arches et 9 arceaux, 11 000 m3 de pierres…La ligne Rennes-Brest a été inaugurée en 1865.
  • Théâtre à l'italienne (1888), classé Monument historique en 1998, entièrement restauré, le Théâtre du Pays de Morlaix propose une programmation régulière mais accueille également de nombreuses compagnies dramatiques en résidence de création.
  • Église Saint-Mélaine, de style gothique flamboyant (XVe siècle) dédié à Melaine de Rennes. Le prieuré de Saint-Mélaine fut fondé en tre 1149 et 1157 à la suite d'une donation de Guyomarc'h III, seigneur de Morlaix. L'église fut construite à la fin du XVe siècle par l'atelier d'architectes Beaumanoir. En 1879, le lanternon de l'église a été remplacé par une flèche en bois recouverte de zinc. L'église abrite de belles sablières et statuaires du XVe au XIXe, ainsi qu'un orgue de Dallam restauré en 1971.
  • Ancienne Manufacture des tabacs (en cours de reconversion). C'est Jean-François Blondel, architecte du roi qui a conçu la Manufacture entre 1736 et 1740.
  • Nombreuses maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez (pont-galerie en breton), s'organisent autour d'un hall qui s'élève sur trois à quatre niveaux. Celle du 9 Grande Rue accueille les œuvres et objets de la collection du Musée de Morlaix ayant trait à l’architecture et à l’histoire de la ville – et celle dite de la duchesse Anne (XVIe siècle), rue du Mur.
  • Le kiosque de la place des Otages, offert en 1903 par Auguste Ropars.
  • La fontaine des Carmélites, datant du XVe siècle, au pied de l'ancienne église Notre-Dame des Fontaines qui fut détruite. Les Carmélites sont arrivées à Morlaix au XVIIe siècle, à la suite de graves épidémies de peste.
  • Escaliers publics anciens, venelles.
  • Quartier et église Saint-Mathieu, la tour est un des premiers édifices Renaissance de la région. Elle abrite une statue ouvrante en bois doré de la fin du XIVe siècle. Lorsqu'elle est ouverte elle offre une Trinité sculptée et des scènes peintes du nouveau Testament. Cette statue qui provient de la région de Cologne a été commandée par la Confrérie des tisserands de Morlaix. L'église abrite également un bel orgue, dont le buffet fin XVIIè contient un instrument de Heyer (1873).
  • Dans la baie de Morlaix, le château du Taureau, érigé au XVIe siècle pour défendre la baie, a été remanié par Vauban à partir de 1689, mais il meurt en 1707 avant son achèvement. Le vaisseau de pierre prend alors ses dimensions actuelles : 60 mètres de long, 12 mètres de large et 12 mètres de haut pour une surface bâtie de 1 450 m2. Outre onze casemates pouvant recevoir chacune un canon, le fort abrite des logements, deux cachots, une cantine, une cuisine et une chapelle. Le dernier prisonnier fut Louis Auguste Blanqui, en 1871. Au XXe siècle, il est la résidence secondaire de la famille de Vilmorin, puis abrite, de 1960 à 1980, une école de voile ayant compté jusqu'à 250 stagiaires, dont 150 logés au château. Ce fort à la mer, propriété nationale gérée par la CCI, peut être désormais visité.
  • Ancienne Brasserie Coreff, aujourd'hui basée à Carhaix.
  • Le château de Suscinio (maison du corsaire Charles Cornic) et son parc botanique, situés à Ploujean (voir ce nom), ancienne commune annexée par Morlaix

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le festival Panoramas a lieu tous les ans en avril. Principalement concentré sur les musiques actuelles (électro, hip-hop), il regroupe plusieurs tendances[33].
  • Le Festival des Arts dans la Rue (FAR), reconnu nationalement (20 000 personnes d'affluence en moyenne) a lieu durant une semaine au début d'août[34]. Mais ce festival a été supprimé par madame le maire Agnès Le Brun.

Culture[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1869, Musée des Jacobins à Morlaix)
  • Jules Noël : Sortie de la messe de minuit (l'auteur s'est inspiré de l'église Saint-Melaine de Morlaix)(1867, huile sur toile, collection particulière)
  • Jules Noël : Morlaix : l'escalier de l'église Saint-Melaine (crayon sur papier, collection particulière)
  • Jules Noël : Le viaduc et le quai de Tréguier à Morlaix (vers 1893)
  • Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1868, Musée des Jacobins, Morlaix)
  • Charles de Kergariou : Le port de Morlaix (collection particulière)

Phrase célèbre[modifier | modifier le code]

  • S'ils te mordent, Morlaix

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
Louis Le Guennec est né à l'Hôtel dit de François du Parc
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Deux fois maire de Morlaix entre 1765 et 1769, aussi Premier consul de Morlaix en 1774, voir : Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR
  4. Né en 1781, fils de Pierre Barrère et Marie-Jacquette Quérangal, fut aussi consul et président du tribunal de commerce de Morlaix et anobli en 1817 par le roi Louis XVIII, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR
  5. Edmond Puyo (1828-1916) fut maire de Morlaix de 1871 à 1875. Il était l'oncle maternel du poète Tristan Corbière (1845-1875).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. « article du quotidien "Le Télégramme" »
  3. « article du quotidien "Le Télégramme" le 14 janvier 2012 »
  4. « article du quotidien "Ouest-France" le 24 décembre 2013 »
  5. article du monde le 7 fevrier 2014
  6. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 10-12 (ISBN 2-9503519-5-6)
  7. Jean-Pierre Leguay, "Le Léon, ses villes et Morlaix au Moyen Âge", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979
  8. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29151&dpt=29&idsource=25172&table=bp04
  9. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29151&dpt=29&idsource=55471&table=bp08
  10. Yvon Tranvouez, La mémoire d’un bombardement britannique : Notre-Dame-des-Anges (Morlaix, 1943-2003), Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 2004, consultable http://abpo.revues.org/1308
  11. a, b et c Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  12. Le journal "Le patriote des Côtes-du-Nord", imprimé à Saint-Brieuc, lui succéda ensuite dès novembre 1943
  13. http://www.wikiarmor.net/Jean_Devienne
  14. Danielle Ropars, 1939-1945 : ils l'ont vécu, Liv'éditions, 2003 [ISBN 2-913555-54-3]
  15. Pierre Lagadou est originaire de Plestin-les-Grèves
  16. http://fr.topic-topos.com/stele-des-maquis-de-saint-laurent-plouegat-guerrand
  17. "Été 1944 : Résistances et Libération en Trégor", Skol Vreizh n°56
  18. Ce fut la deuxième plus importante filière clandestine d'évasion d'aviateurs alliés vers l'Angleterre en Bretagne, après le réseau Shelburn depuis la plage Bonaparte en Plouha
  19. Pour la liste des déportés morts, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/rafle-morlaix.htm
  20. Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 [ISBN 978-2-916579-52-8]
  21. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29151&dpt=29&idsource=55470&table=bp08
  22. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 5093 du 23 juin 1961
  23. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 6772 du 20 décembre 1966
  24. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 15665 du 20 octobre 1995
  25. Site officiel de la ville
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. « Évolution et structure de la population à Morlaix en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  29. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  30. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  31. Jacques Chanteau, « Conseil. Un maire et neuf adjoints », Le Télégramme,‎ 6 avril 2014 (lire en ligne).
  32. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  33. http://www.wartiste.com Association WART
  34. http://www.lefourneau.com Le Fourneau, coorganisateur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]