Douarnenez

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Douarnenez
Vue du port du Rosmeur
Vue du port du Rosmeur
Blason de Douarnenez
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Douarnenez
Maire
Mandat
Philippe Paul
2014-2020
Code postal 29100
Code commune 29046
Démographie
Gentilé Douarneniste ou Douarnenézien(ne)
Population
municipale
14 815 hab. (2011)
Densité 594 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 34″ N 4° 19′ 45″ O / 48.092778, -4.32916748° 05′ 34″ Nord 4° 19′ 45″ Ouest / 48.092778, -4.329167  
Altitude 61 m (min. : 0 m) (max. : 86 m)
Superficie 24,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Douarnenez [dwaʁnəne] est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Douarnenez garde encore la réputation d'un grand port sardinier, même si les caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une diversification des pêches autrefois saisonnières.

Port de pêche florissant jusqu'à la fin des années 1970 et début 1980, il a connu un très net déclin depuis. L'activité de la pêche y est aujourd'hui marginale mais de nombreux bateaux y débarquent leur pêche. C'est également un port de plaisance important du Finistère avec Tréboul et le Port-Rhu.

Ses habitants portent le nom de Douarnenistes ; leurs voisins les appellent parfois (notamment les femmes) Penn Sardin, en référence au travail des ouvrières des conserveries qui consistait entre autres à couper la tête des sardines [1] (penn signifiant tête en breton).
La commune fut agrandie en 1945 en fusionnant avec les communes voisines de Ploaré, Pouldavid et Tréboul, et elle est aujourd'hui connue comme ville aux trois ports (port-Rhu, port du Rosmeur, port de Plaisance).

Géographie[modifier | modifier le code]

Douarnenez est situé à 600 km à l'ouest de Paris, 250 km au nord-ouest de Nantes et à 25 km au nord-ouest de Quimper, au fond de la baie de Douarnenez.

Particularité de la ville, l'île Tristan qui se situe à 50 mètres environ de la côte. Elle est accessible à pied, à marée basse. Un manoir, un phare et un fort s'y trouvent.

Le port, avant de devenir Douarnenez, en 1541, s'était appelé hameau de Saint-Michel puis bourg de l'île Tristan, en 1520.

La ville, nichée au fond d'une baie harmonieusement incurvée, déploie ses façades colorées et pittoresques qui ont séduit de nombreux artistes tels Auguste Renoir, Eugène Boudin, Emmanuel Lansyer

L'île Tristan vue du quai de la ria de Pouldavid à pleine mer.
Vue aérienne de Douarnenez.
Vue aérienne de Port Rhu, à Douarnenez.
Le port et la vedette de la SNSM

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Finistère.

La commune bénéficie d'un climat océanique.

Relevé météorologique de Douarnenez
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 5,1 2,9 3,6 5,3 7,3 10,7 13,7 13,2 12,1 11,3 8,1 6,1
Température moyenne (°C) 7,3 5,6 6,7 7,8 11,4 13,9 18,1 17,4 16,2 15,7 10,6 8,5
Température maximale moyenne (°C) 9,5 8,7 9,9 10,4 15,5 17,2 22,6 21,7 20,4 17,1 13,2 11
Source : Infoclimat[2]


Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom Douarnenez proviendrait de l'expression bretonne Douar an enez (la terre de l'île en français)[3]. Cette hypothèse est rendue crédible par le père Maunoir qui, au XVIIe siècle nomme la localité en latin terra insulæ, car l'emplacement dépendait du prieuré de Saint-Tutarn situé dans l'Île Tristan. Une autre hypothèse émet l'idée que le nom Douarnenez proviendrait du nom même de l'Île Tristan, Tutuarn enez ou Toutouarnenez en breton[4].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle datant de l'Âge du fer, qui se trouvait dans une nécropole située à l'entrée de la ferme de Kerru en Ploaré, dont il ne subsiste qu'un fragment haut de 22 cm pour un diamètre de 15 cm, orné de frises, se trouve au Musée de la préhistoire finistérienne de Saint-Guénolé en Penmarc'h[5].

La présence de cuves à garum aux Plomarc'h atteste de l'antiquité du site qui se trouve être un des sites les mieux conservés d'Europe. Le garum des Plomarc'h, condiment ressemblant à notre nuoc-mâm, fut produit entre le premier siècle de notre ère et 276. Ces années virent la côte ouest de l'Armorique ravagée par de nombreux raids de pirates venant du nord de l'Europe. Le premier Douarneniste connu est d'ailleurs un romain, Caius Varénius Varus, probablement issu de la Narbonnaise. Son nom est inscrit sur une stèle votive conservée au Musée départemental breton de Quimper. C'est de Pouldavid que les toiles (appelées « Olonnes ») de Locronan partaient à l'exportation. Le nom de Pouldavid, écrit de diverses manières, figure d'ailleurs sur nombre de cartes marines médiévales. Il désignait le site où venaient s'approvisionner certains bâtiments.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'île Tutuarn (île Tristan)[modifier | modifier le code]

Ile Tristan (dessin de 1912)
Le fort Napoléon III, construit en 1859.

« L'île, ou plutôt l'îlot, car la superficie n'est que d'environ 7 hectares, devient une presqu'île à marée basse comme les oppidums gaulois que décrit César en parlant de la Guerre des Vénètes. Dès l'époque gauloise, ce poste qui commande l'entrée de la rivière fut habité. En y faisant des défrichements, on a découvert un très grand nombre d'habitations disposées comme les cases d'un échiquier ; deux monnaies gauloises, des fragments d'armes, des meules, ont été trouvés au milieu des ruines. Des gallo-romains résidèrent dans l'île. (...)[6] »

Selon la légende de la ville d'Ys, une cité prospère et insoumise aurait été construite jadis dans la baie, avant d'être engloutie par l'océan en guise de punition divine. Cette légende, mise en forme au XIIe siècle, recrée un passé mythique à la Cornouaille en se basant sur des personnages historiques ayant marqué la région avant l'an mil et l'époque des invasions scandinaves.

Il faut attendre 1118 pour trouver un nom à l'île. C'est à cette date que l'évêque de Cornouaille, Robert de Locuon (ou Locuan)[7], fait don en 1121 aux moines de l'abbaye tourangelle de Marmoutier de sa petite île de saint Tutuarn[8] et d'une maison lui appartenant dénommée hamot (en breton) avec toutes les rentes et les dépendances, ainsi que les deux-tiers de la dîme du Plebs Sancti Ergadi (Pouldergat). La première supposition de l'origine du nom serait liée à un ermite du nom de l'île qui s'y serait installé au VIIIe siècle. Cependant la plus probable serait la suivante : ce serait une déformation du nom de saint Tugdual (ou Tudy), Tutual étant sa forme ancienne en vieux breton. Ce nom apparaît du XIIe au XIVe siècles avant que l'île « Trestain » puis « Trestan » vienne le remplacer dans les écrits.

Cette île a été identifiée avec l'île Tristan et son nom ancien fait référence à saint Tudy[3]. L'acte de donation indique qu'une église existait déjà, plutôt un petit monastère qu'une église paroissiale. Quant au don, il semble avoir eu comme but un renouveau dans la vie religieuse du diocèse.

Article détaillé : Île Tristan.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À l'époque des Guerres de la Ligue (1576-1598), le bandit Guy Éder de La Fontenelle profite de la situation pour brigander la Bretagne et plus particulièrement la Cornouaille et la région de Douarnenez. L'île Tristan est un moment sa base. Le consensus de mise à la fin des guerres de religion le voit même se faire confier la gouvernance de l'île. Finalement convaincu d'intelligence coupable avec les Espagnols et sans que soit oublié le souvenir de ses massacres, il fut roué en place de Grève en septembre 1602. À l'époque de Louis XIV, Douarnenez fut connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges (1675).

Révolution française[modifier | modifier le code]

La pêche, principalement celle des congres et des sardines, a été une activité très florissante, en particulier aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, mais en 1784 fut abrogé l'arrêt royal de 1748 qui interdisait l'entrée des sardines étrangères en France. « L'entrée trop facile du poisson étranger dans le royaume porta aux pêcheries des pertes affreuses et ralentit le courage des marins» est-il écrit dans le cahier de doléances de Douarnenez. En 1792 Lesconil et Le Guilvinec n'avaient qu'une chaloupe, Sainte-Marine 3, Treffiagat et Kérity 4 chacun, L'Île-Tudy 8, Concarneau 250 et Douarnenez 275 environ[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1902, le commandant Barthélemy-Emmanuel Le Roy Ladurie, grand-père de l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, fut destitué de son grade pour avoir refusé de fermer les écoles tenues par des congrégations catholiques à Douarnenez.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1921, Douarnenez devient la seconde municipalité communiste de France avec l'élection de Sébastien Velly, après celle de Saint-Junien en Haute-Vienne[10]. Alors que les femmes n'ont pas encore le droit de voter, le conseil municipal élit Joséphine Pencalet en son sein en 1925 mais le vote est invalidé par la préfecture[11].

En 1924, la grève des Penn Sardin (les « têtes de sardines », surnom des Douarnenistes en référence à la coiffe que portaient les femmes) connaît un retentissement national[12]. La grève est victorieusement terminée le 10 janvier 1925 alors que des briseurs de grève ont tiré sur le maire Daniel Le Flanchec le 1er janvier 1925[13]. La chanson Penn Sardin est écrite par Claude Michel en mémoire de cette grève.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Port-Rhu fut le lieu de départ de deux bateaux à destination de l'Angleterre, le Ma Gondole dès le 18 juin 1940, le jour même de l'appel du 18 juin[14]. 115 élèves pilotes de l'école élémentaire de pilotage du Mans, dirigés par le lieutenant de réserve d'aviation Pinot, embarquèrent le 18 juin 1940 à bord du Trébouliste, un langoustier à voiles équipé d'un moteur auxiliaire, dirigé par François Lelguen[15] ; ils parvinrent à Falmouth le 20 juin 1940 et contribuèrent à former le premier noyau des futures forces aériennes françaises libres (36 d'entre eux périrent dans des combats aériens pendant la Seconde guerre mondiale). Le Breiz Ise partit beaucoup plus tard en janvier 1944 et le Moïse le 23 août 1944, ainsi que dix autres bateaux de pêche à des dates diverses[16].

Le 30 juin 1943, le palangrier Mam-Doue de Douarnenez fut vers 12h45 mitraillé par deux avions anglais alors qu'il se livrait à la pêche entre Ouessant et le phare d'Ar Men : deux marins furent tués et deux autres blessés[17].

Le 22 avril 1944, Robert Tricard, un commerçant brestois, est tué par une patrouille allemande alors qu'il circulait après l'heure du couvre-feu[18]

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'ancien blason a été dessiné par le Docteur Benoiston, de Quimper, membre de la Société française d'héraldique et de sigillographie et de la commission départementale d'héraldique du Finistère.

D'azur à la clé renversée et posée en pal d'or, l'anneau en losange pommeté, le panneton figurant une ancre. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à la porte à deux battants du même, ferrés de sable ; soutenu aux cantons du chef et aux flancs d'un cordage entrelacé tressé d'argent et de sable ; supporté en baroque de deux fous de Bassan d'argent ailés de sable essorés, descendant et affrontés en chevron renversé sous la pointe de l'écu, tenant en leurs bec un listel d'or bordé et doublé d'azur chargé de la devise DALC'H MAD en lettre de sable[19].

Blason Ville de Douarnenez (Finistère)

La devise[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est Dalc'h mad, ce qui signifie Tiens bon.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Douarnenez compte 14 815 habitants (soit une diminution de près de 7% par rapport à 1999). La commune occupe le 597e rang au niveau national, alors qu'elle était au 565e en 1999, et le 5e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Douarnenez depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1946 avec 20 564 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 473 1 708 1 763 1 800 2 687 3 303 3 646 3 952 4 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 470 4 870 5 434 7 180 8 637 9 809 10 985 10 021 11 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 865 13 568 13 753 12 259 11 290 10 536 10 556 20 564 20 089
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 887 19 705 19 096 17 653 16 457 15 827 15 608 14 815 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 25,1 %) ;
  • 54,7 % de femmes (0 à 14 ans = 13,1 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 15,9 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 37,5 %).
Pyramide des âges à Douarnenez en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
9,8 
75 à 89 ans
17,7 
14,8 
60 à 74 ans
18,2 
24,3 
45 à 59 ans
21,3 
19,3 
30 à 44 ans
15,9 
15,0 
15 à 29 ans
12,1 
16,3 
0 à 14 ans
13,1 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le maire de la ville est Philippe Paul, élu dès le 1er tour en 2008, battant la maire sortante Monique Prévost.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Joseph Pencalet PCF  
1945 1949 Yves Caroff PCF  
1949 1951 Joseph Trocmé PCF  
1951 1951 Charles Féjean    
1951 1959 Marcel Arnous des Saulsays MRP  
1959 1965 Henri Mottier MRP  
1965 1967 Georges-Camille Réaud    
1967 1971 Jean-Claude Dubourg MRP  
1971 1996 Michel Mazéas PCF  
1996 1997 Joseph Trétout DVD  
1997 2001 Jocelyne Poitevin DVD  
2001 2008 Monique Prévost DVG  
2008   Philippe Paul UMP Sénateur

Tourisme[modifier | modifier le code]

La "station classée de tourisme"[modifier | modifier le code]

Par décret en date du 21 mars 2014 , la commune de Douarnenez est érigée en "Station classée de Tourisme", la nouvelle dénomination des stations balnéaires.

Économie[modifier | modifier le code]

Port-Rhu vers l'aval
Port-Rhu vers l'amont
Conserverie Chancerelle

La ville dispose de trois ports :

De nombreux chantiers navals restent en activité ; le Port-Rhu continue à produire des bateaux traditionnels en bois, tandis que le Rosmeur fabrique des bateaux modernes de pêche en acier.
Si le port de pêche connaît une période de mutations, le port de plaisance de Tréboul, lui, accueille de nombreux bateaux de croisière. Les deux places de marché (Douarnenez Centre et Tréboul) sont très fréquentées par les touristes. Le marché de Tréboul borde le port de plaisance tandis que celui des Halles est au cœur de la vieille ville.

La Communauté de communes du Pays de Douarnenez comptait 640 entreprises en 2006 (source CCI) dont 90 % sur la seule commune de Douarnenez, réparties dans les secteurs d'activités suivants :

  • Agriculture - Pêche : 32 entreprises (5 %)
  • Industrie de la transformation : 51 entreprises (8 %)
  • BTP : 56 entreprises (9 %)
  • Tertiaire (y compris commerces) : 501 entreprises (78 %).

La répartition de ces établissements par tranche d'effectifs est la suivante :

  • De 0 à 2 salariés : 435 entreprises (68 %)
  • De 3 à 5 salariés : 104 entreprises (16,3 %)
  • De 6 à 9 salariés : 51 entreprises (8 %)
  • De 10 à 49 salariés : 40 entreprises (6,3 %)
  • Plus de 50 salariés : 10 entreprises (1,6 %).

La sardine (pêche et conserveries)[modifier | modifier le code]

Douarnenez a été et reste un haut lieu de la pêche à la sardine (3 714 tonnes en 2006), ce qui lui vaut le surnom de « Sardinopolis ». Ainsi, depuis le XIXe siècle, plusieurs conserveries se sont installées dans la ville, dont la plus ancienne au monde (1853), Chancerelle, est toujours en activité[24]. La technique de pêche à la sardine met en concurrence les sardiniers douarnenistes qui utilisent le filet droit et leurs concurrents utilisant la bolinche, ce qui entraîne deux « guerres de la bolinche » en 1951 et 1958[25].

Face à la concurrence, la plupart des conserveries de sardine de la ville ont progressivement fermé leurs portes, notamment à cause de l'appauvrissement de la ressource en sardine entre 1880 et 1914. Les pêcheurs douarnenistes se diversifient alors dans la pêche au homard et à la langouste sur les côtes d'Espagne, du Portugal, du Maroc[26], de Mauritanie, créant chez les marins-pêcheurs douarnenistes jusque dans les années 1980 une caste de Mauritaniens[27].

Avant 1900, Douarnenez abrite 32 conserveries, leurs patrons faisant partie de la « noblesse de l'huile » alors que les femmes qui y travaillent sont appelées les « dames ou filles de la friture »[28] (4 000 lors de la grève déclenchée en 1924 pour obtenir des salaires décents)[29]. En 1958, il reste 14 usines, embauchant à l'année 118 personnes. Actuellement, il reste trois usines industrielles qui ont su se développer, qui emploient près de 1000 personnes et mettent en conserve 70% du thon français[30] : Paulet (marque Petit Navire), Cobreco[31] (avec ses marques Arok et Jacq, elle est le leader de la conserve de coquilles Saint-Jacques et du thon fabriqué en France) et Chancerelle (marque Connétable)[32]. Depuis 2010, Kerbriant (marque Kerbriant) une petite conserverie artisanale et familiale de plats cuisinés à base de produits de la mer, installée à Beuzec-Cap-Sizun depuis 1986, s'est déplacée sur le site de Lannugat à proximité de la conserverie Cobreco. En 2013, Chancerelle rachète Cobreco et quitte son usine historique sur le port du Rosmeur[33]. Douarnenez est toujours la capitale européenne de la conserve de poisson.

Le port-musée au Port Rhu a récemment abrité une importante exposition de l'historien local Alain Le Doaré, relatant l'histoire des conserveries dans la ville des "Penn-sardin", mais aussi en Cornouaille et sur tout le littoral atlantique. Pointeuse, tables, sertisseuses, autoclaves, camion, coffre, boîtes, archives, photos, maquette et films… témoignent de cette activité industrielle[34].

Transports[modifier | modifier le code]

La ville met à la disposition de ses habitants un réseau urbain de bus (TUD'bus)[35],[36].
La ville ne possède plus de gare routière depuis 1974, la gare SNCF et l'aéroport étant à Quimper.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 22 décembre 2004. Le 8 février 2008, la commune a reçu le label du niveau 2 de la charte.

À la rentrée 2013, 117 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 9,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [37].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville possède un centre hospitalier "Michel Mazéas"[38] , un centre de thalassothérapie aux Sables Blancs à Tréboul[39], le Centre de Rééducation Fonctionnelle de Tréboul[40] et trois maisons de retraite[41].

La Ville regroupe :

  • Dix-sept médecins généralistes
  • Une cinquantaine de médecins spécialisés
  • Plus d'une soixantaine d'auxiliaires médicaux.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • L'Île Tristan
  • Les Plomarc'h, site naturel et historique
  • Église Saint-Jacques de Pouldavid (XIVe et XVe siècles)
  • Église du Sacré Cœur de Douarnenez
  • Église Saint-Joseph de Tréboul
  • Chapelle Saint-Jean de Tréboul
  • Église Saint-Herlé de Ploaré (XVIe au XVIIIe siècles)
  • Chapelle Saint Michel située à 50 m du Port-Musée et de la Médiathèque
  • Chapelle Sainte Hélène sur le Port du Rosmeur
  • Chapelle de la Sainte Croix
  • Le Bolomig
  • Mémorial à Laennec à côté de l'église Saint-Herlé à Ploaré

Douarnenez dans l'Art[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Henri Queffélec : Tempête sur Douarnenez, Éditions Mercure de France - 1951
  • Jean Failler: Boucaille sur Douarnenez, Éditions du Palemon - 1999
  • Michel Rostain : Le Fils, Oh ! Éditions - 2011, Prix Goncourt du Premier Roman

Tableaux[modifier | modifier le code]

Fresques de la salle des fêtes

Le décor de la salle des fêtes de Douarnenez, située à l'étage construit en 1934 au-dessus des anciennes halles datant du XIXe siècle fut confié, à l'initiative du maire de l'époque Daniel Le Flanchec, à six peintres : Abel Villard, Robert Paulo Villard (1903-1975), Lionel Floch, Jim Sévellec, Gaston Pottier, Maurice Le Scouëzec qui réalisèrent en tout 16 huiles sur toile[42], achevées en 1938 et classées monument historique en 1997[43]

  • Robert Paulo Villard ;
    • Le port et la cale ronde
    • Vieilles maisons des Plomarc'h et usine
    • Le lavoir des Plomarc'h[44]
  • Abel Villard :
    • La Baie, vers le Ménez-Hom
    • La plage du Ris
    • Panorama sur la falaise des Plomarc'h[44]
  • Maurice Le Scouëzec :
    • Le village de Pouldavid
    • La plage du Ris
  • Gaston Pottier :
    • Le guet et l'anse de Port-Rhu
  • Jim Sévellec
    • Le port du Rosmeur
Autres tableaux représentant Douarnenez 
  • Robert-Weir Allan : Le bac à Douarnenez (1876, collection privée)
  • Auguste Anastasi : Le passage du bac à Tréboul (1870)
  • Jules Breton : Fille de pêcheur, raccommodeuse de filets (au Port-Rhu vers 1878)
  • Emmanuel Lansyer :
    • Le Port-Rhu (1867, musée Lansyer de Loches)
    • Bac à Douarnenez (1869, musée Lansyer de Loches)
  • Robert Louis Antral : Rue Monte-au-Ciel à Douarnenez
  • Ernest Ponthier de Chamaillard : La baie de Douarnenez, côte de Cornouaille (1930)[45] ; La vallée de Tréboul
  • Edward Henri Guyonnet[46] (1885-1980) : nombreux tableau représentant Douarnenez, dont :
    • Retour de pêche, Douarnenez, huile sur canevas, 25,6 cm x 31,9 cm[47]
    • Retour de pêche[48].
  • Charles Léon Godeby (1866 - 1952) :
    • Douarnenez Les Plomarc'h, huile sur toile, 38 cm x 46 cm[49]
    • Environs de Douarnenez, huile sur canevas[50]
    • Le port de Douarnenez vu des chaumières des Plomarc'h, huile sur canevas[51]
  • Léopold Survage : Le port de Tréboul (1922, collection particulière)[52]
  • Guy Dezaunay (1896-1964):
  • Pierre Pelhate (1876-1973)
    • Pêcheur de Douarnenez (1933, musée des beaux-arts de Rennes)
    • Vieux pêcheur de Douarnenez, assis, somnolant, sur sa canne (1938, musée des beaux-arts de Rennes)
    • Portrait d'un pêcheur de Tréboul (musée des beaux-arts de Rennes)
  • Paul Baudier (1881-1962)
    • Douarnenez (Voile rouge au port), gouache
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Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Microclimat de Marie Hélia sorti en 2007, est entièrement tourné dans la ville.

De même, la ville fut le théâtre d'un film retraçant les événements de la grève des Penn Sardin de 1924 : Penn-sardines, 2004 de Marc Rivière[54].

Film tournés à Douarnenez :

Élisa de Jean Becker a été tourné en 1994 à Douarnenez. Les acteurs principaux étaient Vanessa Paradis, Gérard Depardieuet Clotilde Courau. Les Yeux de sa mère de Thierry Klifa a eu lieu à Douarnenez début 2010. Les acteurs principaux étaient Catherine Deneuve, Marina Foïs, Jean-Baptiste Lafarge, Jean-Marc Barr et Nicolas Duvauchelle.

Culture - Sports - Loisirs[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Douarnenez est une ville à forte identité culturelle. Les équipements municipaux sont importants eu égard à la taille de la commune :

  • Le Centre des Arts André Malraux abrite l'école de musique et de danse, les ateliers d'arts et le service culturel de la mairie. C'est également un lieu d'exposition et de concert.
  • La médiathèque propose aussi des expositions, rencontres, lectures, conférences, projections…
  • Un musée maritime - Le Port Musée - d'envergure régionale, entièrement modernisé en 2006[55].

La ville possède également 2 cinémas, le K et le Club.

Musique[modifier | modifier le code]

  • La Ville a un bagad[56]. Le Bagad de Douarnenez sous sa forme actuelle est le quatrième bagad qui se soit monté sur la ville.
  • Douarnenez possède également une École de Musique.
  • L'association Dz City Rockers, regroupe beaucoup de groupes de jeunes musiciens locaux, plutôt axés sur un style de musique "rock". Ils répètent dans des locaux situés au Centre des Arts André Malraux. Ils se produisent plusieurs fois par an dans les bars locaux, à la MJC ou à la salle des Fêtes de Douarnenez.
  • il y existe plusieurs fanfares: À bout de souffle, la Fanfare de Kermarron, Sabato, les Reuz Bonbon...(A compléter)

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Douarnenez compte près de 40 associations sportives représentant plus de 30 disciplines regroupant près de 3 500 pratiquants en loisir et compétition. La ville leur met à disposition, les équipements suivants :

  • 1 terrain de rugby
  • 5 stades de football (11 terrains)
  • 4 salles de sport, dont des salles spécifiques pour la pratique du billard français - américain et anglais (10 billards), du tennis de table, de la danse et des sports de combat
  • 1 centre nautique municipal[57]
  • 1 piscine
  • 1 salle de musculation, préparation physique avec un éducateur sportif municipal à disposition des associations
  • 1 piste d'athlétisme.
  • Ainsi que 6 courts de tennis privés appartenant au Tennis Club de de la Baie

Un aperçu de cette diversité et du nombre de pratiquants est vérifié chaque année lors de la Fête du Sport qui a lieu début septembre sur le site du Stade Lesteven.

Principaux clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le Winches Club, la Société des Régates de Douarnenez (SRD) et Douarnenez Voile. Plusieurs grandes manifestations nautiques s'y déroulent chaque année comme le Grand Prix Guyader ou le Mini-Fastnet.
  • Treizour, Société de voile traditionnelle depuis 1979. L'équipage actuel de la yoleVolonté est actuellement champion d'Europe de Yole de Bantry. Il remettra son titre en jeu en 2012 à Bantry en Irlande lors de l'Atlantic Challenge.
Yole Volonté de l'association Treizour naviguant en Baie de Douarnenez
  • Le Savate Boxing Club Douarnenez (SBCD). Association de Savate Boxe Française, Savate Bâton Défense, Savate Forme et Canne de Combat créée en 1986. Club formateur avec de multiples titres Régionaux et Nationaux.
  • Le Douarnenez Aqua Club, club de plongée et de chasse sous-marine
  • Le Douarnenez Sport Billard (Meilleur club Breton depuis 10 ans) qui évolue en Première Division Nationale (Vice-Championne de France D2 en 2010) et qui a été Champion de France de Troisième Division en 2007.
  • Le Handball Club Douarneniste évolue en excellence régionale.
  • Le Douarnenez Volley Ball Club, qui organise chaque été un tournoi de Beach Volley.
  • Le Basket Club Douarnenez Tréboul, qui évolue en prérégionale et organise un grand tournoi outdoor l'été.
  • Trois clubs de Football : Stella-Maris (DSE) - FC Douarnenez (D2) - Gas d'Ys de Tréboul (D1)
  • Le Douarnenez Rugby Athletic Club (DRAC), champion de Bretagne 2012 de la 4e série régionale.
  • Le club d'aviron de Douarnenez (sortie en baie) toutes catégories qui se développe

Événements culturels[modifier | modifier le code]

  • Les Fêtes maritimes de Douarnenez[58] sont un rassemblement de bateaux traditionnels qui a lieu tous les deux ans, depuis 1986. Elle réunit tous types de voiliers traditionnels venus des quatre coins du monde. À chaque manifestation la culture et le savoir-faire d'un pays sont à l'honneur. La dernière édition a eu lieu en juillet 2014.
  • Le Festival international de cinéma des minorités a lieu tous les étés en août depuis 1978 ; chaque année les peuples et leurs cultures sont à l'honneur, à travers des films, mais aussi des débats, des concerts, des expositions…
  • « La Vie en Reuz » est un festival musical convivial et gratuit, qui rassemble tous les ans fanfares, batucadas, concerts, spectacles et animations. La première édition a eu lieu en mai 2012 pour l'arrivée de la Redadeg ; la deuxième édition a eu lieu du 17 au 19 mai 2013[59].
  • Le Carnaval de Douarnenez, les Gras, a lieu en février pendant cinq jours et cinq nuits…
  • Le Festival international de folklore « son, lumière et danses » a lieu fin août une année sur deux (années paires).

Cuisine[modifier | modifier le code]

Douarnenez est célèbre pour son gâteau local, le kouign-amann inventé par le boulanger Scordia vers 1860, son nom (« gâteau au beurre », en breton) est évocateur quant à la matière première utilisée pour sa confection.

Il est fabriqué à partir de pâte à pain, recouverte d'un mélange beurre-sucre puis repliée à la manière d'un feuilletage. Lors de la cuisson le mélange beurre-sucre fond, imprègne la pâte à pain et suinte à travers le feuilletage pour caraméliser, ce qui confère au kouign-amann une texture fondante à l'intérieur, et croustillante et caramélisée à l'extérieur.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelles et primaires publiques
    • École Victor-Hugo
    • École Marie-Curie
    • École Laënnec
    • École Francois-Guillou
    • École Jules-Verne
  • Écoles maternelles et primaires privées
    • École Les-Saints-Anges
    • École Sainte-Philomène
    • École Saint-Jean
  • Collèges et Lycées Privés et Publics
    • Collège et lycée Jean-Marie-Le-Bris
    • Collège Saint-Blaise
    • Lycée (général, technologique et professionnel) Sainte-Élisabeth

Centre de loisirs[modifier | modifier le code]

La commune met à la disposition des habitants un Centre de vacances ou de loisirs, permettant d'accueillir des enfants de 3 à 12 ans hors des heures scolaires.

Cet espace offre des jeux et des loisirs, qui favorisent l'éveil et la créativité des enfants[60].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est connue pour son Jardin des plantes aromatiques (qui regroupe bon nombre de plantes médicinales), ses Jardins de la baie qui possèdent notamment un atelier d'insertion sociale[61], et Les Plomarc'h, un espace naturel protégé de 20 hectares[62], qui encercle la ferme des Plomarc'h, une exploitation municipale pour la sauvegarde des races anciennes[63].

D'autre part, la ville est une des étapes du circuit randonnée allant de la baie d'Audierne à la baie de Douarnenez, jusqu'à la pointe du Raz[64].

Quartier maritime[modifier | modifier le code]

Douarnenez est un quartier maritime dont le code est: DZ.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Maison de Georges Perros
  • René Laennec (1781-1826), médecin et inventeur du stéthoscope ;
  • Jean-Marie Le Bris (1817-1872), capitaine au long cours et premier aviateur au monde ;
  • John-Antoine Nau (1860-1918), écrivain et premier lauréat du Prix Goncourt en 1903 ;
  • Yves Coulloc'h (1847-1933), plus vieux travailleur de France (72 ans de travail dans la même usine), décoré de la Légion d'Honneur par Dalimier, ministre du travail, le 11 septembre 1932 à Tréboul.
  • Maurice Le Scouëzec (1881-1940), peintre français expressionniste ;
  • Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949), peintre français, influencé par Paul Cézanne ;
  • Noël Roquevert (1892-1973), de son vrai nom Noël Bénévent, acteur de cinéma ;
  • Georges Perros (1923-1978), écrivain ;
  • Anita Conti (1899-1997), exploratrice et photographe ;
  • Youenn Gwernig (1925-2006), poète, sculpteur et chanteur auteur-compositeur ;
  • Jean Peuziat (1924-2008), ancien Député du Finistère, ancien Conseiller Général du Finistère, ancien Conseiller municipal et maire Adjoint de Douarnenez.
  • René Pichavant (1929-2009), journaliste, écrivain

Personnalités liées à Douarnenez[modifier | modifier le code]

  • Lucien de Vissec (1872-1953) a décrit Douarnenez au début du XXe siècle dans son roman Les Filets bleus.
  • Max Jacob (1876-1944), poète, a vécu deux ans à l'hôtel Ty-Mad, puis dans sa maison dans l'allée de Kerlien.
  • Pablo Picasso (1881-1973) et Henri Matisse (1869-1954) ont aussi séjourné à l'hôtel Ty-Mad[65].
  • Yves Tanguy (1900-1955), peintre, demanda à ce que ses cendres soient dispersées en baie de Douarnenez.
  • Eugène Gonidec (1906-1976), maître timonier et unique survivant du naufrage en 1936 du navire océanographique le Pourquoi-Pas ?
  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre, a peint de nombreux tableaux à Douarnenez au début des années 1950.
  • Jean-Pierre Abraham (1936-2003), écrivain, ancien gardien du phare d'Ar-Men. Abraham a vécu plusieurs années à Douarnenez, alors qu'il travaillait pour le Chasse-marée. L'un de ses livres posthumes, Au plus près (2004), contient plusieurs récits qui se déroulent à Douarnenez ou dans ses environs immédiats.
  • Jean Toth (1931-1997), peintre d'origine hongroise, s'y est installé plusieurs années.
  • Michel Mazéas (1928-2013), maire honoraire de Douarnenez, on lui doit la mairie actuelle.
  • Paco Rabanne (1934) s'y est réfugié avec sa famille en 1939, après l'exécution de son père par la dictature franquiste.
  • Christian Gourcuff (1955), footballeur puis entraîneur, a fait ses débuts footballistiques à Douarnenez.
  • Yann Kersalé (1955), plasticien lumière.
  • Tonton Jos an Avalou Poaz (Tonton Joseph les Pommes cuites), marchand de pommes cuites notable[66].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques de Pouldavid datant du XIVe siècle
  • Église du Sacré Cœur de Douarnenez
  • Église Saint-Joseph de Tréboul
  • Chapelle Saint-Jean de Tréboul
  • Église Saint-Herlé de Ploaré
  • Chapelle Saint Michel située à 50 m du Port-Musée et de la Médiathèque
  • Chapelle Sainte Hélène sur le Port du Rosmeur
  • Chapelle de la Sainte Croix
  • Église protestante baptiste, située Rue du Docteur Paugam.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La coiffe Penn sardin
  2. « Relevé météorologique de Douarnenez : 1961-1990 », sur Infoclimat (consulté le 30 août 2010)
  3. a et b « Douarnenez » (consulté le 4 mars 2010)
  4. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Douarnenez, Archives diocésaines de Quimper et de Léon, 1907, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=31
  5. Anne Villard et Marie-Yvane Daire, "Les stèles de l'Age du Fer à décors géométriques et curvilignes. État de la question dans l'Ouest armoricain", Revue archéologique de l'Ouest, n° 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1044
  6. Henri Bourde de La Rogerie, Le prieuré de Saint-Tutuarn ou de l'Île Tristan, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207673q/f136.image
  7. Peut-être Locronan
  8. L'île est dénommée Sanctus Tutuarnus en 1126, Sanctus Tutuguarnus en 1162, Sanctus Tutualdus en 1248 et 1252, Sanctis Tutuarinus en 1255, Sanctus Tutuarnus en 1264, Saint Tutoarn en 1328, Saint Tutuarne en 1336 et enfin Saint Tutarn, voir Henri Bourde de La Rogerie, Le prieuré de Saint-Tutuarn ou de l'Île Tristan, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207673q/f137.image
  9. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, Palantines, 2002
  10. Christian Dupuy, Saint-Junien, un bastion anarchiste en Haute-Vienne, 1893-1923, Presses Univ. Limoges,‎ 2003, p. 9
  11. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Bretagne 2011, Petit Futé,‎ 2011, p. 313
  12. La grève des Penn Sardin
  13. Danielle Tartakowsky, Les manifestations de rue en France, 1918-1968, Publications de la Sorbonne,‎ 1997, p. 123
  14. Alain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la résistance en Bretagne. Opération flambeaux", éditions Ouest-France, 1991
  15. Olivier Rochereau, "Mémoire des Français libres: Du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays", http://books.google.fr/books?id=7AdBNfZze6QC&pg=PT67&lpg=PT67&dq=Tr%C3%A9bouliste+Douarnenez&source=bl&ots=mSi20iOyqz&sig=KUaiIb1Wt4ei7yyXvgk2URmvr18&hl=fr&sa=X&ei=1vesU4zDHuib0QXkrIDIDg&ved=0CCIQ6AEwATgK#v=onepage&q=Tr%C3%A9bouliste%20Douarnenez&f=false
  16. Olivier Rochereau, "Mémoire des Français libres: Du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays", http://books.google.fr/books?id=7AdBNfZze6QC&pg=PT68&lpg=PT68&dq=Breiz+Ise+Douarnenez&source=bl&ots=mSi20iOvmy&sig=fYwKBEkly0xzbXaiLT10P35YPjk&hl=fr&sa=X&ei=gfasU8-bJ4Or0QWX74CwBw&ved=0CFIQ6AEwCA#v=onepage&q=Breiz%20Ise%20Douarnenez&f=false
  17. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  18. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944), Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  19. Le blason
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. « Évolution et structure de la population à Douarnenez en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  24. Connétable, plus ancienne conserverie du monde
  25. Jean-Michel Le Boulanger, Douarnenez : Histoire d'une ville, Editions Palantines,‎ 2000, p. 127
  26. Gérard Deschamps, Les filets maillants, Editions Quae,‎ 2009, p. 45
  27. Frédérique Joannic-Seta, Jean-Michel Le Boulanger, Douarnenez, de 1800 à nos jours : Essai de géographie historique sur l'identité d'une ville, Presses Universitaires de Rennes,‎ 2000, p. 50
  28. Anne-Denes Martin, Les ouvrières de la mer : Histoire des sardinières du littoral breton, Editions L'Harmattan,‎ 1994, p. 145
  29. Florence Montreynaud, L'aventure des femmes XXe-XXIe siècle, Nathan,‎ 2011, p. 34
  30. « Le chômage, il ne passera pas par eux », sur lavie.fr,‎ 25 février 1993
  31. Compagnie bretonne de la coquille née en 1986 de la fusion de la conserverie de Jacq (fondée en 1897) et Gourlaouen (créée en 1937).
  32. Connétable
  33. « Douarnenez. Chancerelle rachète Cobreco et quitte son usine historique », sur Ouest-France,‎ 25 janvier 2013
  34. Le Penn sardin. L'exposition "L'art de fixer les saisons - histoires des conserveries de poissons" dont Alain Le Doaré est le commissaire accordait aussi une place importante à la FRANPAC, entreprise installée à Douarnenez depuis 1912 et qui réalise depuis cette époque les différents emballages nécessaires à la mise en boîte de la sardine, du thon, du maquereau… Beaucoup de documents collectés par l'historien ont également servi à la réalisation à Douarnenez d'un "chemin de la sardine", quelques kilomètres de promenade à travers la ville, balisés par des panneaux repères émaillés sur lesquels le promeneur repère des vues anciennes de la ville-port au cœur d'un récit succinct qui apporte un éclairage sur l'histoire de Douarnenez, petite ville particulièrement pétrie par la mer.
  35. Les bus
  36. Les bus
  37. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  38. Hôpital de Douarnenez
  39. Le Centre de Thalasso
  40. Centre de Rééducation Fonctionnelle
  41. Les maisons de retraite
  42. http://fr.topic-topos.com/salle-des-fetes-douarnenez
  43. http://www.mairie-douarnenez.fr/index.php/cultureloisirs/les-salles/fresque-de-la-salle-des-fetes.htm
  44. a et b http://www.yvesfloch.org/villardpeinture.htm
  45. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=TOUT&VALUE_98=Douarnenez&NUMBER=22&GRP=0&REQ=%28%28Douarnenez%29%20%3aTOUT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
  46. Edward Henri Guyonnet ou Édouard Henri Guyonnet (né le 24 avril 1885 à Poitiers, décédé en 1980) est un peintre français. Il fut l'élève de Louis-François Biloul. Il a peint de nombreux paysages bretons ainsi que des nus.
  47. http://www.artnet.fr/artistes/edward+henri-guyonnet/retour-de-p%C3%AAche-douarnenez-Us__XUwRH1bQ7Y71mjiVWw2
  48. http://www.artnet.fr/artistes/edward+henri-guyonnet/r%C3%A9sultats-de-ventes
  49. http://www.artnet.fr/artistes/charles+leon-godeby/douarnenez-les-plomarc-h-Qjl1ger4BcZDupvjZNLOTA2
  50. http://www.artnet.fr/artistes/charles+leon-godeby/environs-de-douarnenez-1U5nJm9RIv18Kjy51Laxdg2
  51. http://www.artnet.fr/artistes/charles+leon-godeby/le-port-de-douarnenez-vu-des-chaumi%C3%A8res-des-uTFzxgax0-YUrr3JReqqGA2
  52. Henri Belbeoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995, page 13 [ISBN 2-9504685-7-8]
  53. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=TOUT&VALUE_98=Dezaunay&NUMBER=7&GRP=0&REQ=%28%28Dezaunay%29%20%3aTOUT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
  54. Les Penn-sardines
  55. Le Port Musée
  56. Le bagad de Douarnenez
  57. [1]
  58. Festival "Temps Fête" de Douarnenez
  59. Site officiel du festival « La Vie en Reuz »
  60. Le centre de loisirs
  61. Les jardins
  62. Les Plomarc'h
  63. La ferme des Plomarc'h
  64. Circuit randonnée
  65. Les artistes jettent l'ancre à Douarnenez, L'Express, 27 août 2007
  66. Mikael Madeg, Le grand livre des surnoms bretons, p. 16.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Douarnenez, une histoire, ses monuments, Y. Tanneau, Saint-Brieuc, 1966, 44 p.
  • Pêcheurs de Douarnenez, D. Denez, Rennes, 1982, 130 p.
  • Quand bringuebalait le train youtar, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 1984. [historique de la petite ligne à voie étroite Douarnenez-Audierne (1894-1946)]
  • Alain Le Doaré, Douarnenez, une chrétienté maritime au XIXe siècle', 1800-1914, 1990, 282 p.
  • Douarnenez, au bonheur des peintres, Henri Belbeoc'h, auteur, 1992, 254 p.
  • Douarnenez, souvenirs, souvenirs, Henri Belbeoc'h, Éditions Palantines, Quimper, 1993, 193 p.
  • Flanchec ou l'étrange parcours d'un insoumis, Jean-Michel Le Boulanger, Mémoire de la Ville, 1998
  • Max Pons, À propos de Douarnenez, éd. La Barbacane,‎ 1999, 87 p. (ISBN 978-2-90005841-1)
  • Douarnenez, histoire d'une ville, Jean-Michel Le Boulanger, Palantines, 2000
  • Michel Le Nobletz, un missionnaire en Bretagne, Jean-Michel Le Boulanger, Mémoire de la Ville, 2001
  • Douarnenez, un destin maritime, Jean-Michel Le Boulanger, ArMen, no 129, 2002, p. 2-11
  • Alain Le Doaré, Yann Ferec, Erwann Mordelet, Douarnenez de A à Z, Bargain éditeur, Quimper, 2005, 143 p.
  • Douarnenez, de 1800 à nos jours (essai de géographie historique sur l'identité d'une ville) par Frédérique Joannic-Seta et Jean-Michel Le Boulanger, Presses universitaires de Rennes, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]