Loutre
Lutrinae
Lutrinae
Loutre de rivière (nord-américaine)
(Lontra canadensis)
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Famille | Mustelidae |
Les Loutres (Lutrinae) sont une sous-famille de mammifères carnivores de la famille des Mustelidés. Il existe plusieurs espèces de loutres, caractérisées par de courtes pattes, des doigts griffus et palmés (aux pattes avant et arrière) et une longue queue.
Cette sous-famille a été décrite pour la première fois en 1838 par le zoologiste Charles Lucien Bonaparte (1803-1857), l'un des neveux de Napoléon Bonaparte.
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Caractéristiques [modifier]
La loutre est un animal souvent solitaire qui possède une fourrure avec des poils qui s'emboîtent les uns dans les autres[réf. souhaitée]. Les petits loutrons restent avec leur mère jusqu'à l'âge de six mois[réf. souhaitée].
Contrairement à l'ours polaire ou au dauphin, la loutre ne dispose pas d'une épaisse couche de graisse sous la peau. C'est son pelage, composé de poils courts et longs qui s'emboîtent, qui l'isole du froid.
Habitat et comportement [modifier]
La plupart des espèces ne vivent qu'en eau douce, cependant la loutre de mer, comme son nom l'indique vit dans l'eau salée mais elle a besoin d'eau douce pour le toilettage et l'entretien de sa fourrure. La population de Hongrie est la plus grosse d'Europe avec plus de 10 000 individus.
La loutre est un mammifère majoritairement piscivore. Son régime alimentaire est constitué de 50 % à 90 % de poissons, le reste est occupé par des batraciens, de petits mammifères, de crustacés et même parfois d’oiseaux. La loutre pêche principalement en solitaire même si de temps à autre elle chasse en bande. Les jeunes loutres mangent jusqu'à 700 grammes de nourriture par jour[réf. souhaitée], et les adultes mangent jusqu'à 1 kg par jour.
C’est un animal très joueur qui s’amuse souvent avec ses proies, elle les entraîne dans des petites baies, peu profonde, pour faciliter sa tâche. Lors de ses plongées, ses oreilles et ses narines sont obstruées, elle perd donc son odorat et son ouïe ce qui handicape sa chasse. Cependant, elle est munie de vibrisses (moustaches rigides) fort sensibles aux vibrations. Grâce à cela, elle parvient à repérer sa proie avec les ondulations de l’eau émises lors de sa fuite.
La loutre n’a pas de responsabilité dans la disparition des poissons car elle s’attaque généralement aux proies malades ou aux proies les plus abondantes[2]. La loutre de mer se sert d'outils tels que des galets et pierres pour briser les coquillages trop résistants en les frappant sur son abdomen. Ce qui en fait l'un des rares animaux à se servir d'ustensiles pour se nourrir.[réf. souhaitée].
Populations et menaces [modifier]
C'est une espèce[Laquelle ?] en très forte régression sur la presque totalité de son aire de répartition, protégée pour cette raison dans la plupart des pays.
Elle[Laquelle ?] a d'abord régressé puis disparu d'une très grande partie de son aire de répartition à cause de la chasse et du piégeage, sa fourrure étant, comme celle du Castor, très recherchée.
Bien qu'elle[Laquelle ?] soit protégée, ses populations continuent à régresser ou peinent à se stabiliser. Un suivi (monitoring) aux Pays-Bas par colliers radio-émetteurs a montré que la première cause de mortalité des loutres dans ce pays était la route ; les loutres sont souvent tuées ou blessées par des véhicules lorsqu'elles tentent de traverser des routes (phénomène dit de « Roadkill »). Elles sont aussi victimes de la pollution (de l'eau et/ou des toxiques bioaccumulés par leurs proies) et de la disparition des zones humides.
En France, on comptait 50 000 individus au début du XXe siècle et à peine 1 500 en 1980. Protégée[Laquelle ?] depuis 1981, sa population est remontée à 2 ou 3 000 en 2010, recolonisant des rivières où elle avait disparu[3].
Liste des genres et espèces [modifier]
La sous-famille des loutres (Lutrinae) comprend les genres et espèces suivants :
Genres selon Mammal Species of the World (21 mai 2013)[4] et ITIS (21 mai 2013)[1] :
- genre Aonyx Lesson, 1827 - les loutres à joues blanches
- genre Enhydra Fleming, 1822 - taxon monotypique : la Loutre de mer
- genre Hydrictis Pocock, 1921 - monotypique : la Loutre à cou tacheté
- genre Lontra Gray, 1843 - diverses loutres
- genre Lutra Brisson, 1762 - diverses loutres
- genre Lutrogale Gray, 1865 - monotypique : la Loutre à pelage lisse
- genre Pteronura Gray, 1837 - monotypique : la Loutre géante
Genres et espèces, selon Mammal Species of the World (21 mai 2013)[4] :
- genre Aonyx Lesson, 1827
- Aonyx capensis - loutre à joues blanches du Cap, loutre à joues blanches du Congo (sous-espèce congica, anciennement Aonyx congicus (Lönnberg, 1910)), etc.
- Aonyx cinerea Illiger, 1815 — loutre cendrée (syn. Amblonyx cinereus (Illiger, 1815))
- genre Enhydra Fleming, 1822
- Enhydra lutris (Linnaeus, 1758) — loutre de mer
- genre Hydrictis Pocock, 1921
- Hydrictis maculicollis(Lichtenstein, 1835) — loutre à cou tacheté (syn. Lutra maculicollis)
- genre Lontra Gray, 1843
- Lontra canadensis (Schreber, 1777) — loutre de rivière
- Lontra felina (Molina, 1782) — loutre marine ou chungungo
- Lontra longicaudis (Olfers, 1818) — loutre néotropicale
- Lontra provocax (Thomas, 1908) — loutre du Chili ou huillín
- genre Lutra Brisson, 1762
- genre Lutrogale Gray, 1865
- Lutrogale perspicillata (I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1826) — loutre à pelage lisse
- genre Pteronura Gray, 1837
Selon The Paleobiology Database (21 mai 2013)[5] :
Notes et références [modifier]
- ITIS, consulté le 21 mai 2013
- La loutre de rivière
- Catherine Vincent, « Naguère menacée de disparition, la loutre repeuple les rivières », sur Le Monde.fr. Mis en ligne le 21 août 2010, consulté le 23 août 2010
- Mammal Species of the World, consulté le 21 mai 2013
- The Paleobiology Database, consulté le 21 mai 2013
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (fr) Thierry Lodé 1999. « Grand Lieu : un refuge pour la loutre d'Europe », Le courrier de la nature, no 175.
- (en) Thierry Lodé 2005. « Efficiency of conservation shortcuts: an investigation with otters as umbrella species », Biological conservation, 126:523-527
- Atlas Nature 2005. « Le régime alimentaire de la Loutre Européenne », « Le royaume des animaux », p. 48.
Liens externes [modifier]
Bases de référence [modifier]
- Référence Animal Diversity Web : Lutrinae (en) (consulté le 21 mai 2013)
- Référence ITIS : Lutrinae Bonaparte, 1838 (fr) ( (en)) (consulté le 21 mai 2013)
- Référence Mammal Species of the World : Lutrinae Bonaparte, 1838 (en) (consulté le 21 mai 2013)
- Référence NCBI : Lutrinae (en) (consulté le 21 mai 2013)
- Référence The Paleobiology Database : Lutrinae Baird 1857 (en) (consulté le 21 mai 2013)
- Référence World Register of Marine Species : taxon Lutrinae (en) (+ liste espèces) (consulté le 21 mai 2013)