Vitré (Ille-et-Vilaine)

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Vitré
Le château des Barons de Vitré et des demeures du XVe siècle, vus depuis la Place Saint-Yves.
Le château des Barons de Vitré et des demeures du XVe siècle, vus depuis la Place Saint-Yves.
Blason de Vitré
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Chef-lieu de 2 cantons

(Vitré-Est, Vitré-Ouest)

Intercommunalité Vitré-Communauté
Maire
Mandat
Pierre Méhaignerie
2014-2020
Code postal 35500
Code commune 35360
Démographie
Gentilé Vitréen
Population
municipale
17 106 hab. (2011)
Densité 460 hab./km2
Population
aire urbaine
28 360 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 12″ N 1° 12′ 36″ O / 48.12, -1.21 ()48° 07′ 12″ Nord 1° 12′ 36″ Ouest / 48.12, -1.21 ()  
Altitude Min. 67 m – Max. 127 m
Superficie 37,19 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-vitre.com

Vitré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine (région Bretagne). Ses habitants sont les Vitréens et les Vitréennes. La ville comptait 17 106 habitants en 2011, ce qui en fait la 13e plus grande ville de la région et la 529e de France[1]. Elle est au cœur de la communauté d'agglomération de « Vitré-Communauté ».

Sous-préfecture de l'Ille-et-Vilaine jusqu'en 1926, Vitré est aujourd'hui chef-lieu de cantons. Elle occupe la région des Marches en Haute-Bretagne. En 2008, la cité a fêté son premier millénaire d'histoire connue, bien que son passé soit beaucoup plus ancien. Son important patrimoine médiéval et classique lui a valu le label Ville d'art et d'histoire et l'inscription à la liste des Plus beaux détours de France. Vitré est la 37e commune française comptant le plus de monuments historiques et regroupe 14 % des monuments historiques du département. Elle a été promue « Ville fleurie », a obtenu trois fleurs au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris et possède deux étoiles au Guide vert Michelin[2],[3].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Le château fort de Vitré surplombe les faubourgs du haut de son éperon rocheux.

Situation[modifier | modifier le code]

Clou de bronze, guide urbain proposé par l'association Les chemins de saint Michel.

Vitré est la ville-centre d'un territoire de 98 849 habitants qui s'étend sur sept cantons (Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers).

Vitré est un pôle urbain avec 15 502 emplois en 2008. L'unité urbaine correspond à la ville centre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'agglomération avec les communes limitrophes, trop éloignées. Au sens de l'INSEE, Vitré est donc une ville isolée.

L'aire urbaine de Vitré, constituée de douze communes périphériques, compte 28 360 habitants en 2011, dont 60 % résident dans la ville centre. Depuis 2002 Vitré occupe le centre d'une communauté d'agglomération de 77 000 habitants, Vitré-Communauté. Par ailleurs, depuis le 1er octobre 2010, l'ancien arrondissement de Vitré n'est plus rattaché à celui de Rennes mais à celui de Fougères, cette dernière étant sous-préfecture du département d'Ille-et-Vilaine.

Dans l'histoire bretonne, Vitré fait partie du Pays rennais (Bro-Roazhon en breton) et du pays traditionnel culturel du Vendelais (Gwennel en breton)[4].

En distance orthodromique, Vitré est située à :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents (Combourg, Saint-Malo par D794)
Montreuil-sous-Pérouse
(Fougères, Le Mont-Saint-Michel par D178))
Balazé
(Ernée, Alençon, Paris par D777)
Saint-M'Hervé
Rose des vents
Pocé-les-Bois
(Rennes, Brest par D857)
N Erbrée
(Laval, Paris par D857, autoroute A81)
O    Vitré    E
S
Torcé
Échangeur Montigné - N157-E50
(Janzé, Redon, Vannes par D777)
Étrelles
Échangeur le Piquet - N157-E50
(Châteaubriant, Nantes par D178)
Argentré-du-Plessis
D88
(vers Craon, Segré, Angers)

Climat[modifier | modifier le code]

Le château de Vitré sous la neige

Vitré bénéficie d'un climat océanique très légèrement dégradé (de type Cfb selon la classification de Köppen). La ville se trouve dans la zone climatique bretonne « Sud-Est », qui englobe la partie située au sud et à l'est de la Vilaine. Les hivers sont humides et en moyenne doux, mais ponctuellement, la température peut être négative (40 jours par an entre 0 °C et -5 °C) avec des gelées parfois sévères (4 jours par an à -5 °C et moins). Les journées sans dégel sont de l'ordre de 2 jours par an. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés (40 jours par an de températures estivales supérieures à 25 °C). En moyenne, les températures dites de fortes chaleur, dépassent 9 jours par an les 30 °C et rares sont les années où ce seuil n'est pas atteint. Les températures torrides, supérieures ou égales à 35 °C, sont peu fréquentes mais peuvent s'observer tous les un ou deux ans[5]. La ville bénéficie de 1 750 heures d'ensoleillement annuel en moyenne pour la période 1991-2010 mais cela est très variable d'une année à l'autre (environ 2 000 heures en 2003 et 2010 par exemple). Elle est située dans une région aux reliefs relativement élevés, bien exposée aux vents de sud-ouest, par suite plus humide avec des hauteurs annuelles de précipitations comprises entre 800 et 1 000 mm (≈ 900 mm en 2001 et 2002, entre 600 et 800 mm entre 2003 et 2006)[6]. Au niveau des températures, elle est peu différenciée du bassin de Rennes dans les vallées, de l'ordre de 12,5 °C[7]. Elle le devient plutôt sur les hauteurs avec une moyenne annuelle de températures s'abaissant jusqu'à 10 °C et une certaine rigueur en hiver avec une forte exposition aux vents[8]. En moyenne, il y a 130 jours de pluie par an, 70 jours de brouillard, 15 jours d'orage, 9 jours de neige et 6 jours de grêle.

L'influence continentale, due à un relatif éloignement des côtes, entraîne une augmentation de l'amplitude thermique comparativement au reste de la Bretagne-ouest. Ce phénomène se traduit par des extrêmes plus marqués (-15 °C le 19 janvier 1985 et 39,5 °C le 5 août 2003). En effet, dans un climat océanique pur, le mois d'août est le mois le plus doux, du fait de l'inertie thermique de l'océan. À Vitré, c'est le mois de juillet qui est le plus chaud mais de quelques dixièmes de degrés seulement.

Relevés Rennes 1961-1990[9]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 8,0 9,1 11,8 14,3 17,8 21,2 23,7 23,2 21,1 16,7 11,5 8,7 15,6
Températures moyennes (°C) 5,1 5,7 7,6 9,8 13,0 16,2 18,3 18,0 16,1 12,5 8,2 5,9 11,4
Températures minimales moyennes (°C) 2,1 2,4 3,5 5,3 8,2 11,1 13,0 12,8 11,1 8,3 4,8 3,0 7,1
Hauteur moyenne des précipitations (mm) 61,5 51,6 49,5 44,3 58,1 45,4 43,5 46,7 55,9 65,5 67,6 68,4 657,9
Heures d'ensoleillement (moyenne 1999 - 2007) 67,8 81,3 131,2 162,4 182,6 222,0 214,6 204,1 185,4 111,8 88,9 74,0 1726,1

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Vitré a dû faire face à différentes catastrophes naturelles :

  • des sécheresses : dans les mémoires, on retiendra notamment la sécheresse de 1976, où les employés de l'usine de chaussures Noël commençaient leur journée à 5h du matin pour la terminer à 13h30[10]. Et bien entendu la canicule de 2003, où pour la première fois des températures de 40 °C furent observées[11], ce qui n'avait jamais été mesuré en Bretagne.
  • des orages estivaux violents : comme ceux du 22 août 2011[12] et du 16 juillet 2003 où 76 mm d'eau par mètre carré ont été relevés, ce qui a provoqué des inondations et des dégâts notables dus aux grêlons et aux rafales de vents[13] et enfin celui du 27 juillet 2012, avec l'inondation d'une grande surface et la chute de température de 10 degrés en une heure[14].
  • des tempêtes : comme la tempête du 15 octobre 1987 ou la tempête Lothar le 26 décembre 1999, qui a mis à terre une partie des arbres du Jardin du parc[15].
  • des inondations : comme la crue du 25 octobre 1966, où la Vilaine est montée à une cote maximale de 2,7 m[16]. Avec la création en 1982 du barrage de Haute-Vilaine, en amont sur la Vilaine, la ville ne connait presque plus de phénomènes d'inondations, mais est toutefois concernée par un Plan de prévention des risques d'inondations.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plan d'Eau de la Valière

Les principaux cours d'eau de la commune sont la Vilaine et la Valière.

Relief et paysage[modifier | modifier le code]

La ville est située sur les pentes encaissées de la Vilaine et est coupée en trois parties : les quartiers Nord, le centre-ville historique et les quartiers sud. L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 mètres (place de la gare). Le point culminant, 127 mètres, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie. Le point le plus bas, 67 mètres, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade.

L'espace rural autour de Vitré est caractérisé par des plateaux composés de paysages ouverts avec un bocage résiduel. Les arbres sont traités en ragosses, typique de la Haute-Bretagne. C'est ce travail d'émondage des haies qui a donné cette forme particulière de bocage. Les nombreux champs en prairies enherbées, typique de ce pays d'élevage, évoluent avec les pratiques agricoles, laissant la place à un paysage de néo-openfield.

Vitré se situe dans le massif armoricain, à l'interface de zones de grès (clairs), et de schistes, (foncés). Aussi, trouve-t-on beaucoup de constructions qui font appel à ces deux matériaux dans la construction et en premier lieu le château.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur le site de Vitré est attestée dès le Néolithique. Puis, quelques fermes gauloises ont ponctué la campagne. Durant le Moyen Âge, plusieurs villages se sont formés sur les collines et regroupaient quelques centaines d'habitants. La ville s'est agrandie peu à peu lors de la construction de bâtiments militaires pour protéger la Bretagne.

À la fin du XIVe siècle, la ville aurait eu entre 4 000 et 5 000 habitants habitants, quand Rennes et Nantes en avaient autour de 13 à 14 000[17]. Durant la Renaissance, sa population est estimée par Arthur de La Borderie à 7 800 habitants en 1560 soit autant que les villes de Vannes et Quimper. À l’époque de la naissance de Madame de Sévigné vers 1620, la ville aurait compté 10 000 habitants. En 1762, trois fois moins étendue que la ville actuelle, Vitré comptait quasiment autant d'habitants qu'aujourd'hui. Selon le subdélégué, la cité comptait environ 14 000 habitants concentrés dans la ville intra-muros et les faubourgs, pour la plupart des artisans de la toile et du tricot. D'ailleurs, durant la 2e moitié du XVIIIe siècle, la cité médiévale se trouvait au 4e rang des villes les plus peuplées de Bretagne (limites actuelles) après Rennes, Brest et Lorient et 5e en ajoutant Nantes pour la Bretagne historique. La ville mettra plus de deux siècles pour retrouver son niveau de population.

Évolution de la population
1400 1500 1600 1700 1762 1789
5 000 au XVe 7 800 au XVIe 10 000 au XVIIe 13 000 au XVIIIe 14 000 10 850
(Sources : Collectif - Vitré : Histoire et Patrimoine d'une Ville, éd. Somogy[18])


En 2011, la commune comptait 17 106 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 790 8 809 8 381 8 844 8 856 8 901 8 610 8 621 8 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 854 8 904 8 937 8 937 9 870 10 314 10 447 10 607 10 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 775 10 092 10 613 8 154 8 363 8 212 8 506 9 367 9 611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 380 11 343 12 318 13 042 14 486 15 313 16 156 17 106 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1789, à la veille de la Révolution, la population atteignait 10 850 habitants quand Rennes en avait 35 000 soit un rapport de 1 à 3. La période post-révolutionnaire entraine une baisse démographique sensible, et sous le Second Empire, en 1861, on dénombre 8 904 vitréens. Jusqu'à la Grande guerre, une progression modérée mais constante porte le chiffre à 10 613 en 1911 avec l'arrivée de la caserne militaire du 70e Régiment d'Infanterie dans le quartier de la Trémoïlle. Les militaires et leur famille représentent alors jusqu'à 2 000 personnes.

Les conséquences de la guerre, le départ de la caserne militaire et la crise économique font régresser la population à 8 506 habitants (recensement de 1936). Après la Seconde guerre mondiale, l'essor économique reprend, accentué d'un exode rural, et on recense 13 491 habitants en 1982, 14 490 habitants en 1990 et 15 313 habitants en 1999. Par conséquent, elle devient la 4e ville du département après Rennes, Saint-Malo et Fougères et la 13e de Bretagne.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Vitré en 2009[21] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
+90
1,3 
7,1 
75-89
11,1 
12,5 
60-74
13,9 
20,2 
45-59
19,6 
20,3 
30-44
19,8 
22,9 
15-29
17,3 
16,7 
0-14
17,1 

Au 1er janvier 2011, le recensement indique une population sans double-comptes de 17 106 habitants, soit une augmentation de 11 % par rapport à 1999 (1 %/an) correspondant à un gain de 1800 personnes. La population totale est de 17 688 habitants avec 582 personnes comptées à part (retraités, étudiants, résidences secondaires, etc.)[22]. Depuis des décennies, l'évolution démographique est fortement croissante et est comparable aux communes périurbaines. C'est un phénomène d'autant plus remarquable que Vitré est un pôle urbain isolé, peu ou pas influencé par les métropoles voisines (Rennes ou Laval). Vitré est le seul pôle urbain en tant que ville centre à avoir augmenté sa population de manière significative dans le département quand Saint-Malo, Fougères baissent et Rennes, Redon stagnent[23]. Au rythme actuel, Vitré devrait atteindre les 20 000 habitants avant 2025 et pourrait dépasser Fougères avant 2020 si celle-ci perd toujours autant d'habitants. Cela est dû à sa position géographique privilégiée, à son accessibilité et au dynamisme de son tissu économique. La population est plutôt jeune. Vitré concentre un certain nombre d'établissements accueillant les personnes âgées, ce qui explique la population plus âgée que dans les communes périphériques où l'on trouve les communes les plus jeunes de Bretagne avec un tiers d'habitants de moins de vingt ans. Entre 1999 et 2005, l'INSEE a observé un rajeunissement du Pays de Vitré avec une croissance de la proportion des moins de 20 ans par rapport aux plus de 60 ans[24].

L'espérance de vie est égale voire supérieure à la moyenne nationale et encore davantage au niveau régional. L’état de santé de la population du Pays de Vitré montre des indicateurs très favorables[25]. D'ailleurs, entre 1995 et 1999, le Pays de Vitré était le secteur où l'on trouvait le moins de cas de cancer de tout le Nord de la France, au-dessus du 45° de latitude nord[26].

Les trois cantons de Vitré (Vitré-ouest, Vitré-est et Argentré-du-Plessis) comptent 44 623 habitants en 1999 (42 113 habitants en 1990). En 2006, la communauté d'agglomération Vitré-Communauté comptait 62 258 habitants en greffant le canton de Châteaubourg[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Menhir de la Pierre Blanche

Le nom de Vitré est attesté sous différentes formes au cours du XIe siècle. Vitriacum en 1037, Vitrei en 1050, Ecclesia Vitriacensis en 1070.

D'origine gallo-romane, ce toponyme viendrait de l’anthroponyme latin Victorius (porté par un Gaulois) et le suffixe de localisation -acum (du gaulois *-āko(n)). Le sens primitif est donc « le domaine de Victorius ». Cela veut dire qu'une ferme gallo-romaine se situait sur le territoire communal[28].

Vitré se nomme Vitrae [vitʁœ ] en gallo et Gwitreg en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Vitré.
L'histoire urbaine de Vitré, de ses origines jusqu'à nos jours :
Antérieur au Néolithique
Néolithique
IIIe siècle av. J.-C.
Xe siècle
Époque moderne (XIIIe ‑ XVIIIe siècle
Milieu du XIXe siècle
XXIe siècle


Les origines[modifier | modifier le code]

Les remparts du XIIIe siècle
Fouilles archéologiques Place du Château

Le site de Vitré a été occupé dès le Néolithique. À moins d'un kilomètre de l'agglomération, sur la commune de Pocé-les-Bois, se dresse le menhir de la Pierre Blanche.

À 2 km à l’est de la ville, l’INRAP a fouillé en 2007 et 2008 un site d’habitat daté du second âge du fer. Occupé de la fin du Ve siècle au Ier siècle av. J.-C., il se compose entre autres de deux enclos aménagés successivement, le premier couvrant un espace de 3 000 m², le second, formé lui-même de deux enceintes concentriques s’étendant sur 1,8 ha. Les traces de bâtiments en bois et torchis, associées à de nombreux restes de céramiques témoignant de la vie quotidienne des occupants des lieux ont été retrouvées à l’intérieur des enclos. La conformation du site, ainsi que quelques indices perçus parmi les objets archéologiques découverts suggèrent un statut social remarquable pour le propriétaire de cette exploitation agricole[29].

La ville antique[modifier | modifier le code]

Il semblerait qu'une agglomération gallo-romaine ait existé et qu'elle était probablement déjà le chef-lieu d'un pagus minor, c'est-à-dire une partie du territoire des Redones. En effet, une voie romaine rejoignait Rennes au Mans et passait par Vitré. Les historiens disposent de très peu d'informations sur cette époque. En effet, Arthur de La Borderie, historien vitréen du XIXe siècle, refuse d'admettre que sa ville natale ne soit pas d'origine celtique alors qu'en réalité, elle serait d'origine franque. Lors des destructions de très anciens quartiers au sud de la cité fortifiée, liées au percement de la voie ferrée Paris-Brest au milieu du XIXe siècle, cet historien affirme arbitrairement qu'il n'a pas été découvert un seul objet de l'époque gallo-romaine. Or, il y a été découvert par ses contemporains, des poteries du IIe siècle apr. J.-C. et des pièces de monnaie de l'époque de l'empereur romain Constance II, ainsi que d'autres époques du haut Moyen Âge. De plus, différents actes commerciaux de la paroisse Sainte-Croix de la 2e moitié du XIe siècle font référence à la présence d'étangs et d'un aqueduc, repères dans une ville déjà très ancienne à l'époque. L'urbanisation de la ville était peu dense avec une alternance de maisons et de champs ou prairies[30].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des fouilles entreprises en 1863, sur la place du château, ont mis au jour une centaine de tombes mérovingiennes et carolingiennes, en terre, en coffres maçonnés et en sarcophages, ainsi qu'une collégiale romane se trouvant à la place de l'Église Notre-Dame. Vitré trouve donc ses origines bien avant l'époque médiévale. Il s'agissait d'un important centre de peuplement, occupé de manière ininterrompue depuis la préhistoire jusqu'à la construction du premier château. Avant qu'une véritable agglomération se crée au début du XIe siècle, le site comprenait plusieurs petits villages (Le Vieil-Bourg, Sainte-Croix, Le Rachapt et Saint-Martin)[31].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le début du XIe siècle marque la naissance d'une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants. Vers 1060-1070, la construction du château entraîne une réorganisation de la population autour du pouvoir. Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix. Il a pu servir de péage sur la route de Rennes, Laval, Le Mans. Le château est construit par Robert Ier qui devient très vite seigneur, responsable d'un pouvoir banal, responsable princier majeur. Il est proche du Duc de Bretagne. Le château est référencé en 1047 dans le cartulaire de Redon où on apprend que Robert est le gardien de Vitré et non pas le propriétaire. Il n'est pas le seigneur. La motte est incendiée à plusieurs reprises à cause de son mauvais emplacement, puis un prieuré de l'abbaye de Marmoutier fondée par Saint Martin de Tours a été construit. Un autre château en pierre est construit en 1047 par Robert Ier. Le château est construit sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine. Puis, au XIIIe siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau est. La Place du Château qui était considérée comme une avant-cour, était urbanisée en réalité. Des fouilles archéologiques entreprises en 2009 et 2010 ont montré une densification importante du bâti[32]. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le XIIIe siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.

Au XVe siècle, le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières. Dans le même temps, la ville se développe et édifie des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Vitré, ville prospère depuis le XVe siècle, fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance…

Du XVe à la Révolution française : de l’âge d’or au déclin de la cité[modifier | modifier le code]

Rue de la Poterie
Rue d'Embas

Vitré était une ville avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIe siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe.

Durant les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, la ville protestante fut assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement du Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé.

C’est au cours du XVIIe siècle que les barons désertent la cité pour préférer la cour de Versailles. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupa les liens avec la campagne environnante qui lui fournissait le chanvre et le lin. Cela engendra le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique qu'urbanistique.

Faubourg du Rachapt et château de Vitré au fond

Cette situation s’accentua surtout au XVIIIe siècle. Cette situation dura tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française marque la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : celui de chef-lieu de district, puis de sous-préfecture. L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne également de ce sentiment favorable à la République :

  • les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la reprise de Toulon aux Anglo-royalistes[33] ;
  • l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)[34] ;
  • les autres fêtes républicaines sont suivies, comme l’anniversaire de la République jusqu’à l’an VIII (22 septembre, 1er vendémiaire[35]), la fête de la Jeunesse (le 10 germinal, soit le 30 mars[36]), la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le département (le 10 prairial[37]) ou celle de l’Agriculture, le 10 messidor[37].

Tout autour de Vitré, la chouannerie se développe dans les campagnes et mène la guérilla contre la République.

XIXe siècle : l’arrivée de la gare et du 70e RI réveille la ville endormie[modifier | modifier le code]

La gare de Vitré (1855)
Hôtel Sévigné

La ville décida de détruire les fortifications sud afin de désenclaver la cité intra-muros et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Vitré a connu aussi son haussmannisation avec le percement de voies dans son centre médiéval (Rue Garangeot, Bertrand d'Argentré, Borderie et Boulevard Saint-Martin).

Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction de Fougères sera ouverte au public en 1867, un viaduc enjambant la vallée de la Vilaine fut construit à l'ouest de la ville, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close.

Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne. Il s’agissait du 70e régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée.

Cependant, malgré ce réveil certain, la ville se développe peu et reste une petite ville de marché au sein d’une région agricole. D’ailleurs, elle perd son statut de sous-préfecture en 1926. Cette situation perdure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre finie, Vitré ne sera pas exempte de la période de prospérité économique qu’a connu la France et l’ensemble des pays capitalistes.

XXe siècle : l’essor de Vitré[modifier | modifier le code]

Chapelle des Trois-Marys dans le Rachapt.

C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les Trente Glorieuses », Vitré a connu un afflux de population grâce notamment au phénomène d’exode rural massif. De fait, les communes rurales périphériques ont très peu augmenté leur population. Vitré a gagné près de 3 000 habitants en 20 ans, passant de 9 611 habitants en 1954 à 12 322 en 1975, soit une croissance de 28 %. De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville.

Dans les zones périphériques se trouvent de grandes entreprises agro-alimentaire, textile, de chaussures ou encore de la chimie fine de plus de 100 salariés et aussi de grands hypermarchés. À l’heure actuelle, les zones industrielles et commerciales continuent de se développer essentiellement au sud et à l’est, mais aussi dans la campagne.

Dans les années 1970, l’arrivée de la route à 4 voies passant à 7 km au sud a accéléré la prospérité économique de la ville en attirant de nombreuses industries. Le taux de chômage est très faible par rapport à la moyenne régionale et encore plus au niveau national. Cet essor économique cache une grande proportion d'emplois dans l'industrie de l'ordre de 40 % avec de nombreux emplois précaires. D'autant plus que le bassin économique vitréen souffre de plus en plus de la délocalisation d'entreprises à l'étranger.

À l'heure actuelle, la ville s'étend toujours sous forme de quartiers pavillonnaires et de zones d'activités en périphérie. Dans le centre-ville, il y a un certain renouvellement urbain sous forme de petits collectifs qui se fondent très bien dans les quartiers anciens. Entre 1999 et 2009, la population s'est encore accrue de 9 % ; ce qui amène le nombre d'habitants à plus de 16 712, reflétant le dynamisme démographique que connaît la ville depuis la fin de la 2e Guerre mondiale[38].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le maire, Pierre Méhaignerie est élu au premier tour des élections municipales depuis 1977. Aux élections municipales de 2014, il obtient 5639 voix (soit 76%) contre 1758 voix (23%) pour le candidat du Parti socialiste [39].

Conseil municipal de Vitré (2014-2020)[40]
Groupe Président Effectif Statut
UDI - UMP Pierre Méhaignerie 29 majorité
PS Hervé Utard 4 opposition

Tendances politiques locales[modifier | modifier le code]

La ville de Vitré est traditionnellement de centre droit. Et les résultats aux deux dernières élections présidentielles sont :

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1939 1944 Marcel Rupied    
1944 1945      
1945 1961 Marcel Rupied   Sénateur et président du conseil général
1961 1966 Louis Giroux    
1966 1977 René Crinon UDR puis RPR Dentiste
1977 en cours Pierre Méhaignerie UDF puis UMP puis UDI Député, ministre, ancien ingénieur agronome
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vitré est membre de la communauté d'agglomération Vitré-Communauté.

Police et sécurité[modifier | modifier le code]

Vitré accueille :

Un programme de vidéosurveillance a été mis en place sous le maire Pierre Méhaignerie en décembre 2010[43]. Il y a 21 caméras pour 16 834 habitants (1 caméra pour 800 habitants), soit un ratio élevé pour une ville française[44].

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Urbanisme et logements[modifier | modifier le code]

Vitré - Rue de Beauvais

Vitré est concerné par le SCOT du Pays de Vitré, et a mis en place un Plan local d'urbanisme (PLU), avec une enquête publique à la fin 2005[45]. Ce dernier préconisait[46] :

Afin de répondre à la très forte demande en logements, de nombreux secteurs sont urbanisés, au nord comme au sud de la ville (quartiers des Ormeaux, La Massonnais, Les Serres, Rue des Artisans, ZAC du Parc, etc.), grâce à une politique de réserve foncière poussée. Cette urbanisation soutenue, notamment sous forme pavillonnaire, conduit à un étalement urbain (pourtant non préconisé par la loi S.R.U.) et qui a conduit à des interpellations par des syndicats agricoles ou des associations écologistes[47].

Eau[modifier | modifier le code]

Vitré est concerné par l'application du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du bassin de la Vilaine. Après un premier inventaire des zones humides lors de l'élaboration de son PLU en 2005, la mairie à dû refaire un nouvel inventaire en 2012, pour finalement protéger 260 ha de zones humides au Plan local d'urbanisme[48].

L'alimentation en eau potable du Pays de Vitré se fait à partir des sources suivantes[49] :

Le projet de ligne THT Normandie-Maine a conduit à la construction d'un pylône sur ce dernier drain de captage et à des actions juridiques entre la ville de Vitré et RTE (entreprise)[50]. La construction du pylône a conduit à une pollution des eaux, qui sont devenues impropres à la consommation[51].

L'assainissement des eaux usées de fait avec la station d'épuration, située en aval sur la Vilaine, face à l'usine SVA. Et qui doit être rénovée courant 2013.

Transports[modifier | modifier le code]

Bus gratuit[modifier | modifier le code]

Vitré est une des rares villes en France à proposer un transport urbain gratuit sur l'ensemble de ses lignes géré par la société Kéolis Armor ex Transport Armor Express (TAE), filiale de Keolis[52]. Depuis le 1er mai 2001, la municipalité a mis en place la gratuité du bus. Les objectifs visent à permettre un meilleur accès au centre-ville et entre les quartiers, optimiser le service rendu à la population, tenter de limiter la circulation automobile en centre ville, préserver l'environnement. Face au succès rencontré par cette opération, la gratuité menée sur une année a été pérennisée. Les nouvelles lignes ETV.com sont, en revanche, payantes.

Dans les années 1990, la fréquentation stagnait aux alentours de 130 000 voyageurs par an sur deux lignes de bus. En 2002, elle était de 277 300 voyageurs soit un doublement de la fréquentation en un an[53]. En 2009, l'usage des transports publics de la ville s'est encore accru pour atteindre 315 228 usagers sur les huit lignes du réseau[54].

Ligne Dessertes principales
1
Gare - Mélinais - Chalet (Rue de Brest, Rue des Augustins, Rue Pasteur, Rue de Fougères, Villaudin, Route de Combourg, Le Châlet, Avenue des Douves)
2
Gare - Champagne - Hôpital (Place Saint-Yves, Rue de Brest, Route de Rennes)
3
Gare - Maison Rouge - Baratière (Rue du 70e R.I., Boulevard Châteaubriant, Avenue Le Gonidec de Tressan, Maison Rouge, centres commerciaux Baratière/la Valière)
4
Gare - Fleuriais - Djenné - Guilmarais (Boulevards Saint-Martin, des Rochers, centre commercial du Mée, Avenue d'Helmstedt, Fleuriais, maison de retraite, piscine)
5
Gare - Hugo - La Motte (Boulevard Saint-Martin, Boulevard des Rochers, Boulevard Waldeck Rousseau, quartier de la Hodéyère, cité La Motte et Avenue d'Helmstedt)
6
Gare - Poultière - Plagué (Boulevard Saint-Martin, Boulevard des Jacobins, Boulevard de Laval et zones industrielles et commerciales Plagué / La Haye Robert)
7
Gare - Beauvais (Rue du 70e R.I., Boulevard Châteaubriant, Boulevard Louis Giroux, Rue de Beauvais et quartier Beauvais)
8
soirée
Gare - Maison Rouge - La Motte (Boulevard Châteaubriant, Maison Rouge, La Motte, la Fleuriais, Plagué, Boulevard de Laval, cinéma l'Aurore)
ETV
.com
Étrelles, Vitré (desserte de la zone d'activité du Piquet à Étrelles, à partir de la Gare de Vitré et les arrêts Jardin du Parc, Redon-Baratière et La Guerche)

Les bus ne circule pas les dimanches et les jours fériés.

Depuis le 7 juillet 2014, le réseau à été remanié. Les communes de Montreuil sous Pérouse et Pocé les Bois sont desservies par les lignes 1 et 2. La ligne 8 est supprimé.

La ville est également desservie par le service de transports organisé par le conseil général d'Ille-et-Vilaine, baptisé Illenoo :

Depuis le 7 juillet 2014, la ligne 20 du réseau Illenoo à été transféré à Vitré Communauté et donc gratuit comme les bus urbain.Cette ligne est effectué par les Autocars Hervé.

Depuis le 1er avril 2014, certaines communes de Vitré Communautés sont desservi par les bus.

Le réseau :

  • Ligne 1 : Montreuil des Landes <> Mecé <> Saint Christophe des Bois <> Taillis <> Val d'Izé <> Montreuil sous Pérouse Gérard <> Vitré (Gare)
  • Ligne 2 : Landravan <> Marpiré <> Champeaux <> (Vitré Gare)
  • Ligne 3 : Princé <> Montautour <> Saint M-Hervé <> Vitré (Gare)
  • Ligne 4 : La Chapelle Erbrée <> Bréal sous Vitré <> Mondevert <> Erbrée <> Vitré (Gare)

Ces lignes ne circule que le mercredi sauf jour férié. Les lignes 3 et 4 fonctionne uniquement sur réservation.

Train[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Vitré.

La gare, située sur l'axe ferroviaire majeur Paris-Brest, bénéficie de 15 arrêts de train « TER - correspondances Bretagne » ou « TER - correspondances Pays de la Loire » dans le sens Rennes-Vitré-Laval (dont 2 arrêts TGV) et de 19 arrêts dans l'autre sens (dont 3 arrêts TGV). Les trains mettent entre 20 et 30 minutes pour arriver à Rennes ou Laval, selon que le trajet est direct ou non.

Un nœud de transport multimodal conjugue le bus et le train juste en face de la gare, sur la place du Général-de-Gaulle.

Une certaine polémique existe par rapport au passage du TGV à Vitré. Selon certains, elle est notamment due à l'acharnement du maire de Vitré Pierre Méhaignerie. C'est son lobbying qui a permis « l'exception vitréenne ».

En 2013, la municipalité aménage le parking sud en pôle d'échanges multimodal[55].

Routes et liaisons douces[modifier | modifier le code]

Carte écomobilité de Vitré

Situé à l'entrée est de la Bretagne, le pays de Vitré est traversé par la voie express Paris-Brest (N157 - E50), qui prolonge l'autoroute A11. Comme dans l'ensemble du département d'Ille-et-Vilaine, les communes du pays de Vitré sont accessibles grâce à des routes gratuites à quatre voies.

Afin de faciliter les déplacements doux, les derniers quartiers pavillonnaires et tout le centre ville est passé en zone 30 en juin 2012[56].

Un inventaire des liaisons piétons-vélos a été réalisé en 2008 par l'association locale Vitré-Tuvalu et intégré en 2012 à OpenStreetMap[57].

Énergie[modifier | modifier le code]

La région vitréenne ne produit pas d'énergie, hormis le bois, et dépend du réseau de gaz et pour son alimentation électrique, notamment des installations les plus proches :

À noter, le réseau de chaleur qui permet de chauffer l'eau de la piscine de Vitré par une valorisation énergétique des déchets[58].

Un Espace info énergie existe à Vitré depuis juillet 2008, afin d'aider les habitants à réduire leur consommation énergétique[59].
En compensation à la création de la ligne THT Normandie-Maine, la ligne à haute tension entre Vitré et Bréal-sous-Vitré sera enterrée[60].

Déchets[modifier | modifier le code]

Vitré accueille deux installations liées à la gestion des déchets :

  • un centre pour le tri sélectif, qui emploie (en 2013) 35 salariés et un taux d'erreur de tri de 11 % (pour 25 % de moyenne nationale)[61]
  • un incinérateur de déchets, qui a permis d'éliminer 25 000 tonnes de déchets en 2011[62].

Le SMICTOM Sud Est d'Ille et Vilaine s'est engagé en 2009 dans un Programme local de prévention des déchets qui vise à réduire de 7 % les déchets ménagers d'ici fin 2014[63]. Le territoire est déjà exemplaire, avec :

Espaces verts et naturels[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin du parc.
Pré des lavandières de Vitré
  • Le Jardin du parc : acheté en 1867, puis aménagé par l'architecte paysagiste Georges Aumont, ce parc de 7 ha au cœur de Vitré est très fréquenté [65]. Ce parc a été un des premiers jardins de France a décrocher le label Eco-Jardin, labellisant les espaces verts écologiques [66]
  • Le Pré des lavandières : Conçu en 1986 par le paysagiste Erwan Tymen, avec un ancien verger et un cheminement qui remonte le cours de la Vilaine [68]

Les espaces naturels de Vitré sont :

Un inventaire du patrimoine naturel sur la commune vient de commencer en 2013, dans le cadre d'un Atlas de la biodiversité sur la commune (ABC). Parmi les originalités, on peut notamment signaler, le campagnol amphibie (Arvicola sapidus), le triton marbré (Triturus marmoratus), le corbeau freux (Corvus frugilegus), l’oedipoda caerulescens (Oedipoda caerulescens), l’Erythromma lindenii (Erythromma lindenii), l’aromie musquée (Aromia mosquata)[70].

Société[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vitré dispose d'un centre hospitalier public, de 141 places, avec un service d'urgences et une maternité (842 accouchements en 2012)[71]. Ainsi qu'une maison de santé (la Gautrays) et un Epad (les Jardins du Val).

Toutefois, l'offre libérale de pharmaciens, infirmiers et médecins est inférieure à la moyenne régionale[72].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vitré dispose d'un nombre important d'établissements de formation et accueille plus de 2 500 élèves en provenance de tout le Pays de Vitré. Le panel va de la maternelle aux études supérieures[73] :

Établissements de formation à Vitré et nombre d'élèves en 2007-2008[74]
Établissements Publics Privés
Maternelles

Jean Guéhenno (180*)
• La Hodeyère (124)
• Le Château (78)
• Pierre Lemaître (116)

Jean XXIII (155*) Ouverture d'une classe bilingue
(français/breton/anglais) à la rentrée 2007,
en lien avec l'association Dihun
• Notre-Dame (58)
• Sainte-Bernadette (105)
• Sainte-Thérèse (145)

Primaires

• Jean Guéhenno (180*)
• La Hodeyère (214)
• Le Château (132)
• Pierre Lemaître (174)

• Jean XXIII (155*) Ouverture d'une classe bilingue
(français/breton/anglais) à la rentrée 2007,
en lien avec l'association Dihun
• Sainte-Marie (300)
Jeanne d'Arc (203)

Collèges

• Collège Gérard de Nerval (528)
• Collège Les Rochers Sévigné (340)

• Collège Jeanne d'Arc (364)
• Collège Sainte-Marie (889)

Lycées

• Lycée Bertrand d'Argentré :
Général, technologique et professionnel (1130)
• Lycée La Champagne :
Professionnel (223)

• Lycée Jeanne d'Arc :
Général, technologique et professionnel (543)
• L'Institut Privé Secondaire et Supérieur Agricole (dit IPSSA) :
Général, professionnel, agricole (410)

Formations La ville compte 181[75] étudiants inscrits
dans plusieurs filières BTS (2005-2006)
(Assistant de direction, Communication des
entreprises, électronique, commerce).
Il existe aussi de nombreux centres de formation privés spécialisés dans des domaines allant du bâtiment à l'informatique
(IPSSA, GRETA, etc.)

(*) Effectif regroupant école maternelle et élémentaire.

Grèves et manifestations[modifier | modifier le code]

Déploiement d'une banderole anti-nucléaire sur le château

Les principaux mouvements de contestations sociales à Vitré concernaient :

  • des mouvements nationaux  : comme la grève pour les retraites en septembre 2010[76]
  • des grèves dans des entreprises locales  : comme la grève de la Société vitréenne d'abattage (SVA) en février 2013[77], ou à BCM Cosmétiques en mai 2011[78], pour des revendications salariales
  • des revendications pour la préservation de l'environnement: contre la ligne à Très haute tension (THT) Normandie-Maine en novembre 2007 [79] ou contre le vote (en mai 2008) du député-maire Pierre Méhaignerie favorable aux Ogm[80]. À noter aussi le déploiement de la banderole le nucléaire tue l'avenir sur les remparts de Vitré pendant l'hiver 2007[81].

Théâtres, cinéma, salles de spectacle et de concert[modifier | modifier le code]

Le centre culturel Jacques Duhamel

Vitré possède plusieurs salles de spectacles et de concert :

  • Le centre culturel « Jacques Duhamel » regroupe un théâtre, des salles de spectacles et de concerts, et des salles aménagées pour les congrès en collaboration avec celui de Fougères. Il accueille le Conservatoire municipal de musique qui est un lieu d'apprentissage de musique et qui fait de d'initiation musicale dans les écoles[82].
  • Un cinéma associatif l'« Aurore » est constitué de 324 places. Un agrandissement avec 2 salles supplémentaires dont une « Art et Essais » a été réalisé entre 2007 et 2008.
  • Un parc des expositions regroupe divers salons, concerts et manifestations tout au cours de l'année.

Musées et lieux de culture[modifier | modifier le code]

Les musées principaux de la ville ont enregistré 47 374 entrées en 2008[83] :

  • Le musée du Château de Vitré est constitué d'une visite extérieure et d'un musée intérieur de tableaux, tapisseries, sculptures et un muséum d'histoire naturelle). En 2008, 30 425 entrées ont été enregistrées.
  • Le Musée Saint-Nicolas est situé à 500 m du château et présente une collection d'orfèvrerie religieuse de la fin du XIXe siècle et début XXe siècle (Unique en France et de référence nationale). Le Musée Saint-Nicolas n'est autre que la chapelle dépendante et contiguë du couvent des Augustines construit au XVIIe siècle. Un très beau cloitre de cette époque est à voir (3 642 entrées).
  • Le Musée des Rochers-Sévigné, situé à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis, est une résidence bretonne de la Marquise de Sévigné où elle écrivit de nombreuses lettres à sa fille (10 222 entrées). Il possède un jardin à la française.
  • l'artothèque (unique dans le département) permet d'accéder à près de 1000 œuvres d'art en les louant[84].
  • La médiathèque « Mme de Sévigné » propose des expositions et est un centre de ressources importantes.
  • Enfin, le Centre français du patrimoine culturel immatériel (CFPCI), aussi appelé la maison des cultures du Monde, est un centre d'exposition et de documentation sur les spectacles, jusque-là située à Paris, et maintenant installée dans l'ancien Prieuré des Bénédictins à Vitré[85].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse de l'agglomération de Vitré est constituée par deux journaux  : le quotidien Ouest-France Édition de Vitré[86] et l'hebdomadaire Le Journal de Vitré - Entre Seiche et Vilaine tiré à 7 700 exemplaires en 2005[87].

Plusieurs magazines d'informations locales sont édités sur la commune. Le Vitré Journal, un trimestriel municipal, est tiré à 10 000 exemplaires et le Vitré-Communauté, un magazine de l'agglomération, est tiré à 3 000 exemplaires.

Sur les ondes télévisuelles, une édition télévisée locale de France 3 existe avec France 3 Haute-Bretagne, diffusée chaque soir et reprise ensuite sur France 3 Bretagne. Plusieurs scènes de films ont été tournées dans le centre médiéval, dont Meilleur espoir féminin de Gérard Jugnot.

Enfin la commune est couverte par les chaînes de radios nationales ainsi que des radios locales comme Zénith FM (91.9 FM). Depuis 1990, l’association développe ses activités de radio locale et d’animation dans les pays de Vitré, des Vallons de Vilaine, de Châteaubriant et dans le district de Rennes.

Breton et gallo[modifier | modifier le code]

Au niveau linguistique, la langue traditionnelle est le gallo. La toponymie de la région de Vitré ainsi que les nombreux villages et hameaux, témoignent de l'influence romane et notamment angevine[88]. Les communes ayant un suffixe en (du gaulois -āko, devenu -acum à l'époque romaine), ainsi que les villages aux suffixes -ais, -rie ou encore -ière, le prouvent également.

À la rentrée 2013, 83 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique en breton (soit 3,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [89].

Plusieurs labels obtenus[modifier | modifier le code]

Le centre historique.
  • Vitré est membre des villes et pays d’art et d’histoire depuis 1999
  • Classée « Plus beaux détours de France »
  • Ville lumière, lauréate 2000 du concours national pour la qualité des éclairages nocturnes du centre-ville pour une mise en valeur du patrimoine historique
  • Lauréate en 2004 du concours LUR (Ligue Urbaine et Rurale) pour la qualité des entrées de ville (ZA de la Baratière)
  • Marianne d'Or 1987, 2001 et 2011 pour la mobilisation et les actions menées en faveur de l'emploi
  • Prisme d'Or 2001 pour la qualité de la réhabilitation de l'ancienne tannerie (rue Pasteur)
  • « Avec le paysage pour héritage » Vitré a été récompensée par le Sénat en 2003 pour la qualité de l'aménagement de la traversée urbaine (de la place du Général de Gaulle à la place Saint-Yves)[90].

Expérimentations locales[modifier | modifier le code]

Vitré a également été une ville-test pour :

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Vitré a profité très tôt de sa position enviable, à proximité de la 2x2 voies et autrefois, sur la route principale allant de Paris à la Bretagne. Les petites entreprises familiales se sont agrandies et emploient aujourd’hui parfois un nombre important de salariés dans de grandes zones industrielles. Le secteur tertiaire emploie quant à lui, 5 890 personnes soit 52,1 % répartis surtout entre le commerce et les services aux entreprises.

Emploi[modifier | modifier le code]

Vitré est une ville qui concentre plus de 12 000 emplois soit le tiers du Pays de Vitré. Le taux de chômage est très faible comparé à la moyenne française (5,1 % au 1er trimestre 2012)[93]. Elle possède une pépinière d'entreprises de la Chambre de commerce et d'industrie de Rennes.

Industries[modifier | modifier le code]

La ville et son pays se sont spécialisés dans l’industrie, dont notamment l'industrie agro-alimentaire. Ainsi, la Société Vitréenne d’Abattage (SVA – Viande Jean Rozé) est devenue la deuxième industrie du département avec près de 1 500 salariés, juste derrière PSA Peugeot Citroën. D’autres industries vitréennes sont connues comme la maroquinerie Texier et les chaussures Noël dont la filiale Argueyrolles fabrique depuis 2009 les bottes réglementaires de l'armée francaise. L'industrie employait 4 643 salariés en 1999, ce qui représentait 41,1 % de la population active.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est une activité peu présente sur la commune, avec seulement 1,3 % des actifs, dans un bassin toutefois très agricole.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est un secteur d'activité peu développé hormis les musées et quelques magasins de souvenirs[94].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Vitré a vu se développer de grandes entreprises, avec parfois de nombreux salariés, avec par exemple :

  • SVA (Société Vitréenne d'Abattage), agroalimentaire, 1000 à 1999 salariés
  • Allflex, identification pour animaux d'élevage, 189 salariés
  • Webhelp, centre d'appel, 200 salariés
  • Les Délices du Valplessis, crèmes glacées, 150 à 230 salariés
  • Entreprise Texier, maroquinerie, 300 salariés
  • Société Laitière de Vitré, laiterie, 440 salariés
  • Oberthur Card Systems, cartes à puce, 270 salariés
  • BCM Cosmétique, produits cosmétiques, 400 salariés

En 2002, Mitsubishi a licencié 541 personnes, puis l'entreprise a quitté le Pays de Vitré[95]. Cependant, une bonne partie des anciens salariés ont retrouvé un emploi dans la région. En 2008, la concurrence de la Chine a fragilisé l'économie locale avec des licenciements dans les usines textiles comme Coudémaille (textiles pour enfants) et Sofail (vêtements pour adultes)[96]. Puis, la crise financière de 2008 a touché l'économie locale. Les nombreuses agences d'intérim ont vu leur demandes baisser. Les entreprises sous-traitantes de PSA, comme Cooper Standard Automotive France, ont dû licencier 116 personnes, d'abord par chômage technique puis en les licenciant[97]. D'autres entreprises textiles ou de chaussures comme Noël ont licenciés également. Par ailleurs, l'entreprise Webhelp (centre d'appel) a été créée près de l'échangeur du Piquet à Étrelles, ce qui vise à diminuer le chômage des femmes et étoffer les offres d'emplois dans le secteur tertiaire[98]. Vitré est la première région mondiale productrice de puces électronique[99].

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Une vue sur les quartiers nord de Vitré. À droite, le château de Vitré surplombant les faubourgs du haut de son éperon rocheux.

Durant le Moyen Âge et l'époque moderne, Vitré était un important foyer de peuplement et une grande ville. Cela explique que le patrimoine de la ville est d'une très grande richesse. C'est une des villes de Bretagne qui a le mieux conservé son aspect d'autrefois avec ses maisons à porche ou à pans de bois (3e ville de Bretagne après Rennes et Vannes), ses remparts, son patrimoine religieux, ses vieilles rues, etc. Vitré est un parfait exemple d'une ville d'il y a 500 ans[100].

Vitré compte 72 monuments historiques et 99 bâtiments inventoriés[101].

Châteaux guerriers ou d'agrément[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Vitré.
Rue de la Poterie avec ses maisons à porches.
35 - Vitré Château.jpg

Château de Vitré[modifier | modifier le code]

Le premier château en pierre a été construit par le baron Robert Ier de Vitré à la fin du XIe siècle. La ville l'a acheté en 1820 à la famille de La Trémoille.

Le site défensif choisi, un promontoire rocheux, domine la vallée de la Vilaine. Cet édifice, dont il subsiste encore un porche de style roman, succède à un château en bois bâti sur une motte féodale vers l'an 1000. Le baron André III, pendant la première moitié du XIIIe siècle, le rebâtit et lui donne sa forme actuelle, triangulaire, qui suit le sommet de l'éperon rocheux, entouré de fossés secs. La place actuelle était l'avant-cour ou basse-cour du château : là se trouvaient la collégiale, les écuries et les communs.

L'entrée est défendue par un pont-levis et un puissant châtelet flanqué de deux grosses tours à mâchicoulis. À l'angle sud se dresse le donjon ou tour Saint-Laurent, à l'angle nord-est la tour de la Madeleine, à l'angle nord-ouest la tour de Montafilant. Ces divers ouvrages sont reliés par une enceinte que renforcent d'autres tours.

Les remparts et les tours d'angles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Remparts de Vitré.
Plan des remparts de Vitré

Une seule enceinte de remparts a été construite au XIIIe siècle. Il ne subsiste aujourd'hui que les remparts nord et est (la tour Rompue) ainsi que la muraille sud entre la tour des Claviers et la tour de la Bridole (en restauration). Le reste des remparts sud ont été détruits lors du percement de voies dans le centre historique et lors de l'arrivée de la gare au milieu du XIXe siècle. Cet ensemble de remparts est parmi les plus anciens et les mieux conservés de Bretagne.

Château des Rochers-Sévigné[modifier | modifier le code]

Le château des Rochers-Sévigné, ancienne résidence bretonne de Madame de Sévigné, est un manoir gothique du XVe siècle situé à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis.

Château-Marie[modifier | modifier le code]

Château du XVIIe siècle avec un plafond à poutres apparentes peintes. Le Stade et le Jardin du Parc faisait partie de la propriété de la Princesse de Tarente, veuve d'Henri-Charles de la Trémoille, baron de Vitré et amie de Madame de Sévigné[102].

Hôtel Ringues de la Troussanais[modifier | modifier le code]

Cet ancien hôtel particulier fut construit par Étienne Ringues, sieur de la Troussannais, riche bourgeois de la ville, au milieu du XVIe siècle et de style Renaissance bretonne[103]. Il a été habité au XVIIe siècle par la famille Hardy.

Les vieilles rues[modifier | modifier le code]

Les rues de la Baudrairie, Poterie, d'Embas, etc. et les places du Marchix, Gare, Château, Notre-Dame montrent une architecture médiévale et haussmannienne. Sur les 53 maisons à porches que compte la Bretagne, la rue Poterie en compte 9 et a la plus importante concentration de maisons à porche de la région. D'ailleurs, cette rue s'appelait autrefois « la Rue des Grands Porches »[104].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]


  • La chapelle Saint-Nicolas, à 500 m du château était la chapelle des hôpitaux Saint-Nicolas et Saint-Yves établis dans les faubourgs depuis le Moyen Âge.
  • L'église Notre-Dame a été fondée au XIe siècle par Robert Ier, véritable fondateur de Vitré. Au XIIe siècle, elle fut confiée à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes et devient alors une église paroissiale. L'église Notre-Dame fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840.
  • La tour de l'ancienne église Saint-Martin : l'église du XVe siècle a été détruite en 1897. Il subsiste une tour-clocher qui était considérée comme une des plus hautes de la province. La tour a été restaurée en 2013. Au pied de cette tour, le cimetière dit du « Vieux Saint-Martin » conserve en son sein des tombes artistiquement décorées. De par l'espace exigu, le cimetière « Saint-Gilles » a été créé sur la Route de Bourgneuf-la-Forêt.
  • L'église Sainte-Croix : l'église Sainte-Croix est construite en 1672 à flanc de coteau. Elle a été modifiée en 1827.
  • Le temple protestant : cet ancien temple a accueilli les États de Bretagne au XVIIe siècle. Aujourd'hui, il s'agit d'un lieu d'exposition nommée « La Salle du Temple ».
  • Le couvent des Bénédictins ou prieuré Notre-Dame. Ce bâtiment jouxte l'église du même nom. Il accueille le tribunal et la Maison des Cultures du Monde, lieu d'échange documentaire du ministère de la Culture.
  • Le couvent des Augustins est construit en 1620 dont subsiste deux fenêtres gothiques, une cloison et des poutres peintes. Il se situe au carrefour direction Fougères/Rennes.
  • Autres édifices : la ville recèle également un grand nombre de chapelles, oratoires, calvaires présents dans l'agglomération et en périphérie.

Autres monuments intéressants[modifier | modifier le code]

  • Gare de Vitré : les travaux de construction de la gare de Vitré commencent en 1855 et s'achèvent en 1857. Victor Lenoir est l'architecte de la gare de Vitré mais aussi de celle de l'ancienne gare Montparnasse à Paris. L'installation de la gare à proximité immédiate du centre historique a eu pour conséquence la destruction des remparts sud et une haussmannisation des quartiers intra-muros par l'ouverture de boulevards orientés nord / sud (rue Garengeot, rue Bertrand-d'Argentré, rue Duguesclin). Un faubourg médiéval datant du Moyen Âge a disparu. Il occupait l'actuel parking nord de la gare et allait jusqu'à l'église Sainte-Croix ; la rue de la Fontaine desservait ce quartier ainsi qu'une salle de jeu de paume.
  • L'ancienne caserne du 70e régiment d'infanterie  :
    Aile est de l'ancienne caserne du 70e régiment d'infanterie
    l'ancienne caserne du 70e régiment d'infanterie est construite en 1874. Les militaires quittent la ville durant l'Entre-deux-guerres. Dans les années 1980, la ville décida d'en faire des appartements en grande partie pour les personnes âgées. En 1987, la municipalité a fait raser l'aile nord pour construire un centre commercial, malgré la lutte d'associations protectrices du patrimoine[107].
  • Le Jardin du parc : un pluviomètre de style orientaliste est construit en 1885 sur une petite île. Un kiosque est construit en 1897 et est souvent utilisé par les militaires. La statue de Mme de Sévigné est située près du plan d'eau. Ce jardin à l'anglaise comprend des essences botaniques variées et rares[108] (principalement une collection de conifères  : thuyas (dont un sujet de 22 m de haut et une couverture au sol de 1 800 m2), cyprès chauves, séquoias, cyprès, pins, tsugas, araucarias…).
  • Le musée Saint-Nicolas : cette chapelle du XVe siècle conserve des peintures murales des XVe et XVIe siècles et abrite un musée d'art sacré (habits sacerdotaux, ornements liturgiques, orfèvrerie religieuse du XIXe et début du XXe siècle). Le maître-autel en bois doré est du XVIIIe siècle.

Vitré dans la littérature et la peinture[modifier | modifier le code]

Château de Vitré vu de la place du Château.
Intérieur à Vitré, du peintre roumain Nicolae Grigorescu.

Les références à Vitré sont nombreuses dans la littérature. En voici quelques exemples avec parfois de grands auteurs :

  • Madame de Sévigné, célèbre épistolaire, a précisément décrit dans ces fameuses lettres, la vie urbaine de Vitré au XVIIe siècle.
  • Honoré de Balzac, Les Chouans, Chapitre premier -- L'embuscade, (Le livre de Poche, pages 40-41).
  • Victor Hugo :

«  Nous venons d'essayer de réparer pour le lecteur cette admirable église de Notre-Dame de Paris. Nous avons indiqué sommairement la plupart des beautés qu'elle avait au quinzième siècle, et qui lui manquent aujourd'hui ; mais nous avons omis la principale, c'est la vue du Paris qu'on découvrait alors du haut de ses tours. C'était en effet, quand, après avoir tâtonné longtemps dans la ténébreuse spirale qui perce perpendiculairement l'épaisse muraille des clochers, on débouchait enfin brusquement sur l'une des deux hautes plates-formes, inondées de jour et d'air, c'était un beau tableau que celui qui se déroulait à la fois de toutes parts sous vos yeux ; un spectacle sui generis, dont peuvent aisément se faire une idée ceux de nos lecteurs qui ont eu le bonheur de voir une ville gothique entière, complète, homogène, comme il en reste encore quelques-unes, Nuremberg en Bavière, Vittoria en Espagne ; ou même de plus petits échantillons, pourvu qu'ils soient bien conservés, Vitré en Bretagne, Nordhausen en Prusse.  »

Notre-Dame de Paris, livre troisième, chapitre II -- Paris à vol d'oiseau.

  • Gérard de Nerval, est venu à Vitré probablement en 1833. L'action de son roman Le Marquis de Fayolle se déroule d'ailleurs à Champeaux, Rennes et Vitré :

«  Vitré est sans doute la ville de France qui a le mieux conservé sa physionomie du Moyen Âge. Elle a toujours ses vieux porches en bois à colonnes, à peine dégrossies enjolivées de sculptures ébauchés, ses maisons d'ardoises avec pignon sur rue, ses fenêtres étroites et bizarrement percées, suivant les caprices ou les besoins des nouveaux propriétaires…  »

mais aussi dans L'auberge de Vitré, Pléiade, tome 1, pages 572-578 — nouvelle peut-être attribuable à Gautier ?

  • Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Flammarion, 1987, p. 526 et 529
  • Pierre-Jakez Hélias, écrivain et poète, il a vécu à Vitré en 1945-1946
  • Julien Gracq, a séjourné à Vitré et en parle dans l'un de ses livres.
  • Nicolae Grigorescu, peintre roumain du XIXe siècle, a fait de nombreux tableaux sur Vitré et la Bretagne dont « Intérieur à Vitré » et « Carrefour à Vitré »[109].

Vitré et la musique[modifier | modifier le code]

La ville de Vitré organise tous les deux ans une soirée de concerts ouverte aux talents musicaux de Vitré et son pays dans le but de les faire connaître. Cette manifestation permet de valoriser la pratique musicale à Vitré et encourager la pluralité des musiques comme le rock, le métal, les reprises ou la variété française ou étrangère. Ensuite, un jury élit le groupe lauréat. Ce prix lui permet de gagner un stage pratique pour travailler ses morceaux, ses techniques de scène et de sortir un CD.

Le Vitréais

« Tremplin musical : objectif scène »[110] :

  • Première édition, en 2001 : Kiemsa (rock-ska), parrainé par Ouarzazate System
  • Deuxième édition, en 2004 : Les Vieilles Pies
  • Troisième édition, en 2006 : La Girouette (chanson française)

Le 28 septembre 1991, une soirée concerts « Monsters of Death » consacrée à la musique hard-rock a eu lieu au Parc des Expositions, avec comme tête d'affiche, le célèbre groupe Motörhead, Massacre, Kreator, Udo, Rage, Loudblast, Entombed, Morgoth, Immolation, Squealer, Cycle Sluts From Hell, Fools, etc[111].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Outre la fameuse galette-saucisse de Haute-Bretagne et les crêpes bretonnes, la ville de Vitré a deux spécialités. Il y a la Roulade Sévigné qui est une pintade farcie et le Vitréais qui est un biscuit aux amandes. On trouve également la baguette « Sévigné »[112], baguette de pain aux graines de sésame.

Festivals et évènements[modifier | modifier le code]

  • Festivals
    • Festival « Jazz à Vitré » : Concerts de jazz dans les bars, dans la rue, dans des salles de concerts)
    • Festival de l'Imaginaire : organisé par les Maisons des cultures du Monde, offre des spectacles inédits en France. Ce festival est une scène ouverte aux peuples et à leurs formes d'expression les moins connues ou les plus rares.
    • Festival « Les Sévignales » : Littérature, qui n'est toutefois pas reconduit chaque année (dernière édition en 2011)
    • Festival « Les Sportiviales » : culturel et sportif organisé par l'association La Vitréenne et soutenu par la Ville de Vitré. Des tournois, des démonstrations sportives, des conférences, des animations en ville.
    • Festival du Bocage vitréen : Concerts, spectacles, théâtre, folklore
  • Cyclisme
    • Course cycliste « Route Adélie » : Cette course qui a lieu dans tout le Pays de Vitré compte pour la Coupe de France. Elle est organisée par le Comité d'animation cycliste du pays de Vitré et sponsorisée par la Ville de Vitré et la grande industrie de crèmes glacées « Les Délices du Valplessis ». Une centaine de coureurs de haut niveau et de renommée internationale participent à cette épreuve.
    • Vitré a été ville étape du Tour de France en 1985, 1995, 2000 et en 2006.
  • Patrimoine
    • Printemps des Musées
    • Journées du Patrimoine
  • Autres évènements
    • Spectacle sons et lumières au Château de Vitré (juillet) :
      • « Bretagne en Marche… » (2001-2003)
      • « L'extraordinaire voyage d'un Vitréen autour du Monde » - Pierre-Olivier Malherbe (2005-2007)
      • Spectacle d'animations en sons et lumières (été 2011)
    • Vide-grenier (1er dimanche de septembre), attire des dizaines de milliers de personnes chaque année
    • Marché de Noël
    • Marché du lundi
    • Marché des produits frais le samedi

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vitré
  • De gueules au lion d’argent, couronné d'or et armé de sable
  • Armes enregistrées par d'Hozier, garde de l'Armorial Général, en exécution de l'Édit de 1696.
Logo Logo actuel de Vitré
  • « Vitré » est écrit en caractère gothique, ce qui rappelle le patrimoine historique et médiéval particulièrement riche de la ville.
  • La couleur verte de la police fait référence à une ville proche de la nature et située dans une région bocagère.
  • « Vitré » est souligné par un trait de couleur rouge, symbolisant le dynamisme économique et démographique.

Sports[modifier | modifier le code]

Vitré est reconnu comme une ville sportive avec 38 associations sportives, 4 900 licenciés dont 2 800[inscrits en compétition et environ 1 500 scolaires[113].

Il y a aussi de nombreuses activités comme le bowling, ou les clubs de sports.

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs sont nombreux et permettent de pratiquer plus de quarante sports différents. La commune possède quatre complexes sportifs (avec terrains de football, tennis, basket, gymnases, etc.), deux terrains de rugby, une piscine intercommunale (bassin sportif et ludique avec aquaboggans, jeux d'eau, sauna, etc.) comptabilisant en 2006, 150 000 entrées public, 60 000 entrées scolaires et 20 000 participations aux activités, une piste de skateboard, de cross, un hippodrome, un terrain pour le tir à l'arc, un centre départemental de gymnastique, un dojo pour le judo, un stade municipal de 3 500 places, un CRAPA (circuit rustique d'activités physiques) au Bois des Rochers près du Château des Rochers-Sévigné et un parcours de golf de 18 trous.

Les clubs[modifier | modifier le code]

L'activité sportive de Vitré est rythmée principalement par 3 clubs même si presque tous les autres sports y sont représentés :

L’Aurore Basket de Vitré[modifier | modifier le code]

L’Aurore Basket[114], créée en 1908, compte environ 1 200 licenciés. En 1986, le club arrive au niveau de l’« Excellence Région » et a progressivement atteint la Nationale 1 en 2001. Désormais, l’Aurore Basket est 3e derrière Brest et Quimper dans la hiérarchie sportive bretonne et cinquième dans l’Ouest. À noter que l’Aurore de Vitré est le premier club de l’Ouest en nombre de licenciés. Le club dénombre 442 joueurs pour 41 équipes dont 5 équipes qui évoluent sous les maillots de l’Union de Basket du Pays de Vitré. Cette structure rassemblant 11 clubs locaux permet d’éviter l’évasion des meilleurs éléments tout en contribuant à leur émulation. Une initiative inédite en France à sa mise en place, en 1995. La dynamique de l’équipe de Nationale 2 gagne non seulement l’ensemble du club, les entraîneurs bénévoles mais aussi tous les passionnés et supporters. Les matches de l'Aurore-basket sont suivis chaque weekend par 700 à 800 spectateurs en moyenne.

AS Vitré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Amicale sportive de Vitré.

L'amicale sportive de Vitré est un club français de football amateur fondé en 1907 basé à Vitré[115]. Le club du président Jean-Luc Texier évolue en 2008-2009 en championnat de France Amateurs (D4).

Palmarès

  • 1991 : champion de DH Ouest
  • 2004-2005 : champion de France de CFA2
  • Coupe de France 2005-06:
    • Vainqueur en 16e de finale : AS Vitré - Longuenesse (3-1) le 11 février 2006
    • Éliminé en 8e de finale : AS Vitré - Lille (0-2) le 22 mars 2006
  • Coupe de France 2008-09:
    • Vainqueur en 16e de finale : AS Vitré vainqueur 1-1 (Tab:9-8) contre l'Union sportive Créteil-Lusitanos
    • Éliminé en 8e de finale : Sedan - AS Vitré (3-0) le 4 mars 2009

La Vitréenne FC[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Vitréenne football club.

La Vitréenne Football Club a été fondé en 1973 par quinze licenciés[116]. Avec six montées successives, La Vitréenne FC évolue dès 1979 en promotion d'honneur. Au cours des années suivantes, le club voit la naissance d'équipes de jeunes et d'une équipe de football. En 2009, La Vitréenne compte plus de 400 licenciés. Le club est dirigé par un bureau élu de 25 personnes, dont est issu un comité directeur de 8 membres qui a le pouvoir décisionnaire. L'accession en CFA 2 a obligé le club à se doter d'une structure comptable. Pour la saison 2008/2009, le club évoluera pour la seconde année de suite en Championnat de France Amateurs.

Palmarès

  • 1993 : accession DRH
  • 1994 : accession DSR
  • 1998 : accession DH
  • 1999 : accession CFA2
  • 2001 : accession CFA

Faits marquants

  • 1997 : vainqueur de la Coupe de Bretagne
  • 1995 : 32e de finale de Coupe de France face à Monaco (15 000 spectateurs)
  • 1998 : 32e de finale de Coupe de France face à Lorient (3 500 spectateurs)
  • 2003 : 32e de finale de Coupe de France face à Dijon (3 500 spectateurs) - Vainqueur au tour précédent d'Angers, alors leader de National et aujourd'hui en Ligue 2.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vitré est jumelée avec huit autres villes[117]:

Localisation des villes jumelées avec Vitré
Localisation de la ville
Vitré (Ille-et-Vilaine)

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les chiffres clés de Vitré (35500), Informations générales sur Vitré », sur linternaute.com
  2. « Concours des villes et villages fleuris », sur villes et villages fleuris.com
  3. « L'avis du Guide Vert Michelin, Vitré », sur voyage.michelin.fr
  4. « Géographie de Bretagne, liste des villes du Pays rennais », sur geobreizh.com
  5. « Cartes Météo Passion », sur http://www.meteopassion.com
  6. Météo-France, « Données et cartes climatiques entre 2001 et 2007 », sur http://www.meteofrance.com
  7. « Atlas géographiques de la Bretagne », sur http://www.bretagne-environnement.org
  8. « Prévisions météo de Météo-France », sur meteofrance.com
  9. Relevés Rennes 1961-1990
  10. « Les étés inoubliables. 1976, La canicule étouffe la France - Journal [[Le Parisien]] »
  11. « Retour sur la canicule d'août 2003 [[Météo-France]] »
  12. « Vidéo de l'orage du 22 août 2011 »
  13. « Vidéo de l'orage du 15 août 2004 »
  14. « Orage et trombes d'eau à Vitré : des dégâts et des frayeurs »
  15. « 1999 : la tempête terrasse les géants du Parc - Journal [[Ouest-France]] »
  16. « La crue de la Vilaine d'octobre 1966 par J. Mounier - Revue [[Norois]] »
  17. Louis Élégoët et Yves Le Gallo, Bretagne, une histoire, CRDP de Bretagne, septembre 1998, p. 85
  18. Daniel Pichot, Valérie Lagier et Gwenolé Allain, Vitré : Histoire et Patrimoine d'une Ville, Somogy, Éditions d'Art
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  21. « Pyramide des âges, Recensement 2009 », INSEE
  22. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/pages2010/pdf/dep35.pdf INSEE : Recensement 2008 des communes d'Ille-et-Vilaine
  23. Ouest-France du vendredi 30 décembre 2011, page Ille-et-Vilaine
  24. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=11992 L'évolution de la population des 21 pays bretons de 1999 à 2005
  25. « État de santé de la population Préfecture de la Région Bretagne dernière MAJ 16 février 2006. », sur http://www.bretagne.pref.gouv.fr/
  26. « Carte du taux de cancers en France entre 1995 et 1999 par pays. », sur http://1.bp.blogspot.com/
  27. « Groupements de communes d'Ille-et-Vilaine (situation au 1/1/2007) », sur Population et les Limites Administratives de la France (consulté le 14 octobre 2009)
  28. « Vitré », Nous Vous Ille, no 85,‎ 2009
  29. Reportage sur le site de l'INRAP
  30. Daniel Pichot, Valérie Lagier et Gwenolé Allain, « Vitré, Histoire et Patrimoine d'une Ville », in Somogy (éditions), Vitré, avril 2009, 296 p. ((ISBN 978-2-7572-0207-4))
  31. « Le mystère des origines de Vitré est levé », Ouest-France,‎ 17 octobre 2008
  32. « Vitré (35) – Place du Château fouille préventive, Moyen Âge, Époque moderne », eveha,‎ Avril 2010
  33. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 397
  34. Dubreuil, Fêtes…, p. 398-399
  35. Dubreuil, Fêtes…, p. 401
  36. Dubreuil, Fêtes…, p. 402
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  38. Daniel Pichot, Hervé Ronné, Vitré et son Pays, Ouest-France,‎ mai 2005
  39. « Elections municipales et communautaires 2014 »
  40. « Un maire réélu, 3 nouveaux adjoints et une démission »
  41. « Résultats de l'élection présidentielle : Vitré [[Le Monde]] »
  42. « Résultats de l'élection présidentielle : Vitré [[Le Monde]] »
  43. « 21 caméras de vidéosurveillance à Vitré avant l'été », Ouest-France,‎ 11 décembre 2010 (lire en ligne)
  44. « Le palmarès des villes de France les plus surveillées », Owni,‎ 15 décembre 2011 (lire en ligne)
  45. Ville de Vitré, « Plan Local d'Urbanisme : à vous la parole »
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  47. Ouest-France, « Les écologistes de Vitré-Tuvalu contre le gaspillage du foncier »
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  54. http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/bus-gratuit-vitre-pionniere-bretonne-votre-avis-12-11-2010-1112986.php « Le Télégramme Bus gratuit. Vitré pionnière bretonne. » 12 novembre 2010
  55. « Vitré. Pierre Méhaignerie revient sur les grands chantiers de 2013 », sur vitre.maville.com
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  75. « Effectifs étudiants en Bretagne »,‎ 2005-2006, p. 60
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  77. « Les salariés de la SVA en grève défilent dans la rue », sur http://www.ouest-france.fr/, Ouest-France
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  81. « Les péripéties de la grande banderole "Le nucléaire tue l’avenir" », Réseau sortir du nucléaire
  82. « Site officiel de la ville de Vitré », sur http://www.mairie-vitre.com
  83. Ministère de la Culture, fréquentation 2008 des musées de France
  84. « l'artothèque en images »
  85. « Centre français du patrimoine mondial immatériel »
  86. « Quotidien Ouest-France Édition Vitré »
  87. « Journal de Vitré »
  88. « Toponymie de la Bretagne orientale », sur http://www.maezoe.com/toponym.htm
  89. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  90. « Une ville d'art et d'histoire », sur http://www.mairie-vitre.com/, Ville de Vitré
  91. « À Vitré, les cartes intelligentes », sur http://www.espace-sciences.org/, Espace des sciences
  92. « Vitré », sur http://www.villesante.com/, EPODE
  93. Ouest-France du jeudi 17 mai 2012
  94. « En 2020, Vitré sera-t-elle une ville touristique ? » Ouest-France du 4 juin 2010
  95. Le 17 juin 2005, intervention de M. Nicolas SARKOZY, Ministre d'État, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire à Vitré.
  96. Les enjeux économiques de Vitré
  97. Les licenciements à Cooper Standard Automotive France
  98. Webhelp à Étrelles
  99. Ouest-France du 19 décembre 2008, page de Vitré
  100. « Sources sur l'Histoire de tous les monuments référencés. »
  101. « Liste des notices pour la commune de Vitré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  102. « Histoire du Jardin du Parc »
  103. « Photos de l'Hôtel Ringues de la Troussanais »
  104. « Ouest-France du Samedi 25 juillet 2009 Rue Poterie : à la (re) découverte du patrimoine »
  105. Chapelle des Trois-Maries
  106. Claudia Rabel, Des histoires de famille : la dévotion aux trois Maries en France du XIVe au XVe siècle : textes et images, Revista de historia da arte, 7, 2009, p. 121-136, consultable sur pecia.fr
  107. « Photo ancienne de la Caserne du 70e régiment d'Infanterie »
  108. « Histoire et descriptif du Jardin du Parc de Vitré »
  109. « Carrefour à Vitré »
  110. Tremplin musical : objectif scène
  111. Reportage de M6 de l'émission « METAL EXPRESS » septembre 1991
  112. Les recettes de la Roulade Sévigné et du dessert « Le Vitréais »
  113. Site de Vitré page des sports
  114. L'Aurore Basket
  115. Site de l'A.S.V.
  116. Site de la Vitréenne Football Club
  117. Comité de Jumelage de Vitré

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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