Philippe de Villiers

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Philippe de Villiers
Philippe de Villiers en meeting, le 16 avril 2007.
Philippe de Villiers en meeting, le 16 avril 2007.
Fonctions
Député européen
(pour l’Ouest français)
20 juillet 20041er juillet 2014
(9 ans, 11 mois et 11 jours)
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
Législature 6e et 7e
Député européen
(pour la France)
20 juillet 199916 décembre 1999
(4 mois et 26 jours)
Élection 13 juin 1999
Législature 5e
19 juillet 199415 juin 1997
(2 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Président du conseil général de la Vendée
3 octobre 198831 octobre 2010
(22 ans, 0 mois et 28 jours)
Prédécesseur Michel Crucis
Successeur Bruno Retailleau
Député de la Vendée
(pour la 4e circonscription)
12 juin 199719 juillet 2004
(7 ans, 1 mois et 7 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 9 juin 2002
Prédécesseur Bruno Retailleau
Successeur Véronique Besse
23 juin 198824 octobre 1994
(6 ans, 4 mois et 1 jour)
Élection 5 juin 1988
Réélection 21 mars 1993
Prédécesseur Vincent Ansquer
Successeur Bruno Retailleau
Député de la Vendée
(scrutin proportionnel départemental)
2 juin 198714 mai 1988
(11 mois et 12 jours)
Élection 2 juin 1987
Prédécesseur Vincent Ansquer (remplacement)
Secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication
20 mars 198625 juin 1987
(1 an, 4 mois et 5 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Création du portefeuille
Successeur André Santini (ministre délégué à la Communication)
Biographie
Nom de naissance Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon
Date de naissance 25 mars 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Boulogne (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PR (1985-1988),
UDF (1988-1996),
MPF (1994-Aujourd'hui)
RPF-MPF (1999),
CL-UMP (2009-2012)
Profession Chef d’entreprise
Religion Catholicisme romain

Philippe de Villiers, officiellement Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, né le 25 mars 1949 à Boulogne en Vendée, est un homme politique français. Préfet démissionnaire en 1981, il est le créateur du parc d’attractions du Puy du Fou (à l’époque, La Cinéscenie) dans les années 1980. Président du conseil général de la Vendée de 1988 à 2010, il est le fondateur du Mouvement pour la France (MPF), parti politique d’inspiration souverainiste. Il s'est présenté aux élections présidentielles françaises de 1995 et de 2007, où il a recueilli respectivement 4,74 et 2,23 % des suffrages.

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille Le Jolis de Villiers.

Philippe de Villiers est le fils de Jacques de Villiers et d’Hedwige d’Arexy (1925-2006) et le frère de Pierre, général d’armée nommé chef d'état-major des armées le 15 janvier 2014.

Marié en 1973[1] à Dominique de Buor de Villeneuve, Philippe de Villiers est père de sept enfants : trois fils et quatre filles. Deux de ses filles ont rejoint un couvent, une autre est assistante parlementaire (d’abord auprès de Bruno Retailleau au Sénat puis pour les députés MPF à l’Assemblée nationale). Nicolas dirige le Puy du Fou. Son troisième fils, Laurent de Villiers, installé aux États-Unis, a notamment déposé plainte pour viol contre son frère aîné Guillaume : un non-lieu a été prononcé le 17 décembre 2010 par la cour d’appel de Versailles[2], mais, le 7 décembre 2011, la Cour de cassation a annulé ce non-lieu[3] et a ordonné que la cour d’appel de Lyon réexamine le dossier. Cette cour a également prononcé un non-lieu le 2 octobre 2012. Le 11 mars 2014, la cour de cassation a définitivement clôt le dossier en confirmant le deuxième non-lieu[4],[5].

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études primaires à l’école catholique de Boulogne, et des études secondaires au collège Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte, Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public à l’université de Nantes en 1971, puis le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Élève de l’ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre Mendès France), après un stage à la préfecture de la Corrèze, il intègre le corps préfectoral à la sortie de l’école et est nommé directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime. Entre-temps, il aurait été brièvement proche de la Nouvelle Action royaliste, branche dissidente de la Restauration nationale[6].

En 1978, il est à l’origine du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom, que le conseil général de Vendée achète au prix du terrain (800 000 francs pour 30 hectares)[réf. nécessaire]. Il y met en scène une « cinéscénie », qui devient rapidement l’un des plus grands spectacles son et lumière de France. On y exalte « le mythe d'un âge d'or durant lequel nobles et gens du peuple auraient été soudés par un même idéal communautaire, image qui ne reflète pas la réalité de l'époque »[7] mais « qui a servi jusqu'à nos jours à consolider une culture politique dont témoignent les commémorations du Puy-du-Fou, sans doute les plus spectaculaires du genre »[7]. Tous les vendredis et samedis soir d’été, des bénévoles et des professionnels retracent l’histoire de la Vendée et du château du Puy du Fou. On y voit notamment des scènes du conflit vendéen lors de la Révolution française. Le spectacle est un succès populaire. Il accueille un million de spectateurs par an et est doublé depuis 1989 d’un parc d’attractions (« Le Grand Parc ») doté de nouveautés chaque année. Le succès du spectacle lui vaut d’apparaître dans l’émission de télévision de divertissement économique Vive la crise ![8], en février 1984, aux côtés de l’acteur Yves Montand et de l’ancien commissaire au Plan Michel Albert, comme un exemple de réponse à la crise économique par l’esprit d’entreprise.

Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponibilité au lendemain de la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord. Il devient alors délégué général de la Chambre régionale de commerce et d’industrie des Pays de la Loire.

En novembre 1981, tirant profit de la décision de François Mitterrand d’autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM[9], avant d’en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo. Puis, en 1984-1985, il démissionne de l’administration[10] après avoir créé en 1984 une école privée de communication, Sciencescom, initialement fondée sous l’appellation Fondation pour les arts et les sciences de la communication[11].

En 1993, il inaugure un mémorial aux Lucs-sur-Boulogne en l’honneur des 564 victimes enfermées dans une église qui a été incendiée par les colonnes infernales, pendant les guerres de Vendée (1793 - 1796).

Supporter de longue date des « Canaris », Philippe de Villiers est sollicité en mai 2005 pour la présidence du FC Nantes, mais décline cette offre « informelle », en invoquant, selon 20 minutes[12], un emploi du temps déjà très chargé.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1986 à 2000[modifier | modifier le code]

Adhérent du Parti républicain à partir de 1985, Philippe de Villiers entre véritablement en politique à l’occasion des élections législatives de mars 1986, qui voient la victoire de la droite et qui conduisent François Mitterrand à nommer Jacques Chirac au poste de Premier ministre, inaugurant ainsi la pratique de la cohabitation. Philippe de Villiers apparaît alors comme candidat de la liste d’ « Union pour la Vendée » composée dans le cadre d’une alliance du RPR et de l’UDF. Le scrutin de liste à la proportionnelle donne 3 élus sur 5 à son groupe. Philippe de Villiers, 4e de la liste, n’est pas élu, il doit donc se contenter d’être suppléant.

En dépit de cet échec, la notoriété qu’il a acquise comme créateur de la « Cinéscénie » du Puy du Fou, lui vaut d’être aussitôt nommé secrétaire d’État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, dans le gouvernement Jacques Chirac. Tandis que son ministre de tutelle n’a aucune conception précise du domaine culturel, Philippe de Villiers connaît les évolutions et les problèmes de ce milieu par expérience, touchant la culture, via le Puy du Fou, et la communication, du fait de la création d’Alouette FM et de Sciencescom. Farouche opposant de la gauche, il prône une politique culturelle de rupture après cinq années de ministère Lang, et l’arrêt des grands travaux mitterrandiens que sont l’opéra Bastille, la Bibliothèque nationale de France, ou encore les colonnes de Buren qu’il voulait revendre à la mairie de Nîmes, alors que François Léotard cherche à ménager tant les milieux de gauche, majoritaires dans le secteur culturel, que son électorat le plus conservateur. Le « chouan de la culture » veut donner une priorité au patrimoine et développer l'attractivité des musées, pour permettre de tripler le nombre de visiteurs, à travers par exemple la constitution d’un Grand Versailles, en ouvrant les appartements privés, et l’inauguration du Centre d’accueil et de recherches des Archives nationales (CARAN). Selon lui, il est également primordial d’accentuer la place de l’éducation artistique, pour laquelle est créée la délégation aux enseignements et aux formations. Si l’émergence d’écoles de communication multimédia et de formations de l’image et du son est encouragée, le reste de son plan est bloqué par la paralysie qui touche la politique de l’enseignement après l’échec de la réforme Devaquet. Il parvient à faire accepter une semaine de la chanson française, durant laquelle toutes les radios libres s’engagent à diffuser 80 % de productions francophones dans leurs programmes. Il fait également inscrire parmi les commémorations nationales de 1987 le millénaire de l’avènement de Hugues Capet, premier roi de la nouvelle dynastie capétienne, deux ans avant le bicentenaire de la Révolution. En 1986, le tout Paris politique et culturel vient en Vendée pour les dix ans du Puy du Fou[13].

À l’occasion d’une manifestation devant le quai d’Orsay, Villiers escalade les grilles et vitupère contre le ministre socialiste. Cet épisode lui vaudra, de la part du Canard enchaîné, le sobriquet d’« Agité du Bocage »[14].

En juin 1987, le décès de Vincent Ansquer, député de la Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale. Pour ce faire, il démissionne du gouvernement en exprimant les désaccords qu'il cultive avec son ministre de tutelle, déclarant : « Je pars, car je ne veux pas être l'ombre portée de quelqu'un qui est lui-même une ombre »[13]. Cultivant son ancrage local, il entre au Conseil général de la Vendée, où il succède également à Vincent Ansquer, cette fois comme représentant du canton de Montaigu.

Lors de la campagne présidentielle qui débute peu après, il soutient, en compagnie de Charles Millon, le candidat UDF Raymond Barre, et est nommé « délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse » de l'UDF.

À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale consécutive à la réélection de François Mitterrand le 8 mai 1988, Philippe de Villiers devient, le 11 juin, le député ayant été élu avec le plus de voix [réf. nécessaire]: 74,56 % dès le premier tour contre la socialiste Claudette Adam.

En octobre 1988, Philippe de Villiers est élu à la présidence du Conseil général de Vendée.

Le 31 décembre 1988, le directeur général des services du département de la Vendée, énarque, camarade de promotion d'ENA et supposé très proche de Villiers, Jean-Franklin Yavchitz, se suicide dans son bureau de fonction.

En 1990, Philippe de Villiers monte plusieurs fois à la tribune de l'Assemblée nationale à propos de l'affaire Urba. La même année, il vitupère contre la loi Gayssot[15].

Il crée son propre mouvement en 1991, Combat pour les valeurs, quitte l'UDF en 1994 et fonde alors le Mouvement pour la France (MPF), parti politique de droite souverainiste. Lors des élections européennes de 1994, il mène sa propre liste, sur une ligne souverainiste, avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat Jimmy Goldsmith. En récoltant 12,34 % des suffrages (2 403 972 voix), son groupe arrive 3e sur 20 listes et obtient treize députés à Strasbourg[16]. Philippe de Villiers démissionne de ce mandat en 1997 pour se présenter aux élections législatives : il est réélu dans sa circonscription vendéenne au second tour, avec 68,35 % des suffrages, face au candidat Vert[17].

En 1995, Philippe de Villiers est candidat à l'élection présidentielle. Il obtient 4,7 % des suffrages (1 443 235 voix), n'ayant ainsi pas droit au remboursement de ses frais de campagne. Il doit alors solliciter des contributions financières par une campagne de publicité télévisée pour rembourser ses importantes dettes de campagne[réf. nécessaire]. Il appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour pour faire obstacle à Lionel Jospin.

Aux législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La droite indépendante). Lors des élections régionales de l'année suivante, il fait partout liste commune avec le RPR.

En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR, pour créer le RPF. Aux élections européennes du 13 juin, la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de Démocratie libérale emmenée par Nicolas Sarkozy. Avec 13,05 % des suffrages (2 304 544 voix), la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen. Philippe de Villiers ne siège toutefois que cinq mois au Parlement européen, préférant revenir à l'Assemblée nationale, tout comme d'autres têtes de listes françaises (Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Robert Hue).

Fin 2009 Philippe de Villiers avec le Mouvement pour la France (MPF) en vu des élections régionales de 2010 et à l'invitation du président Nicolas Sarkozy, rejoignent le comité de liaison de la majorité présidentielle[18],[19].

De 2000 au référendum européen de 2005[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers devant 300 partisans du MPF à Paris pour fêter la victoire du « non » au référendum de 2005.

Il prend position pour le « non » au référendum sur le quinquennat présidentiel[20]. En 2000, Philippe de Villiers quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et relance le MPF, puis le mouvement de jeunesse qui y est associé, les Jeunes pour la France (JPF), le 30 juin 2001.

En février 2002, il annonce qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle d'avril 2002, officiellement pour ne pas « ajouter la division à la division », mais aussi peut-être en raison des dettes de 1995 et de la difficulté de trouver les 500 signatures requises, à la suite de la scission avec Charles Pasqua qui ne les réunit pas non plus.

Dans une biographie de Philippe de Villiers, Éric Branca et Arnaud Folch révèlent l'apport de Philippe de Villiers à Jean-Marie Le Pen d'une trentaine de signatures de maires qui manquaient à ce dernier pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. « J’ai fait savoir aux maires MPF que la démocratie, pour moi, devait permettre à chacun de voter selon sa conscience et qu’il était antidémocratique de barrer la route à Le Pen, qui avait réalisé 15 % en 1995 », dit-il.

Il ne donne pas d'instruction de vote au deuxième tour. Dans un communiqué du 23 avril 2002 (News-Press), il déclare : « Le résultat des élections présidentielles constitue un échec cinglant pour le candidat du Parti socialiste Lionel Jospin. Pour éviter une nouvelle cohabitation catastrophique, Jacques Chirac doit s'appuyer sur toutes les sensibilités de droite pour proposer un projet clair et ambitieux pour la France et sans ambiguïté pour les Français. Il ne doit surtout pas se laisser aller la tentation d'un parti unique de centre droit forcément réducteur. Jacques Chirac, s'il veut gagner les législatives, doit respecter toutes les composantes de ce qui pourrait être la future majorité du gouvernement de la France. »

En juin 2002, Philippe de Villiers est de nouveau élu député de la Vendée avec 67,2 % des suffrages au premier tour. Il est le second député de droite le « mieux élu », après Nicolas Sarkozy. Il siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits.

En juin 2004, poursuivant ses va-et-vient entre ses mandats de député national et de membre du Parlement européen, il est élu député européen dans la circonscription interrégionale Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix. Au plan national, le MPF récolte 6,67 % des suffrages (1 145 469 voix) et ne peut compter que sur 3 représentants à Strasbourg. Philippe de Villiers est régulièrement épinglé comme étant l'un des représentants français les moins assidus au Parlement européen[21]. Cette absence à plus de la moitié des journées de session, sans justification valable, pourrait lui valoir des sanctions financières, correspondant au remboursement de 50 % de l'indemnité mensuelle forfaitaire pour frais généraux versée aux parlementaires, et dont le montant s'élève à 3 946 € par mois[22]. Ses absences répétées sont également pointées dans les réunions de commission.

En 2005, lors de la campagne référendaire sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est l'un des tenants du « non » souverainiste à droite, en compagnie du député européen Paul-Marie Coûteaux, de la députée apparentée UMP Christine Boutin et du député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan. Il mène la campagne offensivement, définissant avec son directeur de campagne Guillaume Peltier des thèmes qui connaissent un certain succès, polémiquant sur l'entrée de la Turquie en Europe, et reprenant le « plombier polonais » et la « directive Bolkestein-Frankenstein ». Le 29 mai 2005, Philippe de Villiers se considère comme l'un des vainqueurs du référendum. Cependant, si le « non » l'emporte en France, la Vendée est l'un des départements où le « oui » est légèrement majoritaire (environ 50,5 % des voix).

La campagne présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Le 11 septembre 2005, Philippe de Villiers est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, lors de son discours de clôture de l'université d'été de Grasse (Alpes-Maritimes). Il se veut candidat du « patriotisme populaire » et dénonce l'islamisation de la société française et le communautarisme. Avec ce discours, il espère marginaliser Jean-Marie Le Pen et récupérer une partie de son électorat. Il investit par ailleurs comme no 2 du MPF Guillaume Peltier, ancien directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) et ancien militant du Mouvement national républicain (MNR), passé au MPF dès 2001.

Ses déclarations contre l’islam, qui est selon lui « le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme », lui valent des plaintes de la part du Conseil islamique de la mosquée de Lyon et la Ligue islamique mondiale[23], finalement déboutées. À l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, il annonce le 3 novembre 2005 son intention de créer avec Jacques Bompard, maire de la ville d'Orange, le « collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers », ouvert à « tous les patriotes ». Invité par le CRIF à participer à la marche en mémoire d'Ilan Halimi le 26 février 2006, il est expulsé des premiers rangs par le service d'ordre de SOS Racisme.

À la suite de la parution de son essai Les mosquées de Roissy en avril 2006, il est menacé de poursuites judiciaires pour avoir utilisé dans son livre une note interne des Renseignements généraux évoquant de possibles risques de terrorisme islamiste à l'aéroport de Roissy. Cette note, dont l'authenticité est contestée par les RG, émanerait de la DST, selon Paris Match du 26 avril[24]. Philippe de Villiers dit plus tard avoir obtenu la note de la DST de son fils, Guillaume. Depuis, le ministère de l'intérieur a fait procéder à la fermeture de six salles de prière illégales dans l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

En avril 2006, Philippe de Villiers refuse l'alliance proposée par Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux, et notamment ses « dérapages insupportables » sur la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, son positionnement politique, visant à se différencier tant de Nicolas Sarkozy que de Jean-Marie Le Pen, ne lui ouvre qu'une marge de manœuvre réduite. Il ne produit en tout cas pas le décollage attendu dans les études d'opinion : les sondages successifs n'accordent à Philippe de Villiers que 3 à 5 % d'intentions de vote. Son équipe de campagne décide donc, en juillet 2006, de réorienter son discours, en mettant « moins en avant » le thème de l’« islamisation de la France » et en ciblant plus particulièrement les « déçus du sarkozysme » supposés pouvoir être recrutés parmi les libéraux, les chasseurs et « plus largement parmi les ruraux[25] ». Le candidat souverainiste se revendique comme en dehors du système politique qu'il nomme, à l'instar de Jean-Marie Le Pen, le « système UMPS », ce que lui conteste vigoureusement le Front national, qui pointe la constance des alliances politiques du MPF avec l'UMP et l'UDF, au niveau des collectivités locales.

Philippe de Villiers entame en septembre 2006 un tour de France qui doit le conduire au moins une fois dans chaque département, souhaitant « s'immerger pendant trois mois » dans la population, sans que les enquêtes d'opinion n'enregistrent de progression, lui attribuant entre 1 et 2 % d'intentions de vote. Il présente le 10 avril 2007 à Lyon son programme de 337 mesures, parmi lesquelles la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune et des 35 heures et la fixation des prélèvements obligatoires à un taux maximal de 38 % du PIB, afin de « tourner le dos aux trois maux qui gangrènent notre société : le mondialisme, le socialisme et le communautarisme ». Selon lui, « le pa­triotisme est une méthode de gouvernement, la seule qui permettra à la France de sortir du chômage de masse et de stopper l'hémorragie des délocalisations. Seul le patriotisme peut permettre de rétablir les repères de la société et les valeurs de la responsabilité personnelle (…) l'autorité de l'État et de la République[26]. » Sa communication s'appuie sur des affiches aux messages directs, tels « Vous êtes contre le mariage homo… moi aussi », « Vous préférez l'artisanat à l'assistanat… moi aussi », « Vous êtes pour l'immigration zéro… moi aussi », complétés par le leitmotiv « Villiers, le bon sens ».

Au soir du 1er tour de l'élection, Philippe de Villiers obtient 2,23 % des voix (818 407 suffrages), relativisant un peu plus sa position de « vainqueur du 29 mai 2005 »[27]. Dans son département de la Vendée, qu'il a cité tout au long de sa campagne comme faisant la preuve de ses réussites et comme illustration de son programme[28], les électeurs le placent en 4e position, avec 11,28 % des suffrages[29].

Philippe de Villiers ne donne d'abord aucune consigne de vote pour le second tour, déclarant au soir du 22 avril : « Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres[30] ». Le 25 avril, Philippe de Villiers invite alors finalement « les Français à faire le choix de la droite et de Nicolas Sarkozy pour barrer la route à la gauche[31] ».

De 2007 à 2014[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers, lors de la campagne des élections européennes de 2009.

Le 17 mai 2008, il réunit le bureau national du MPF, qui dans la perspective des élections européennes de juin 2009, désigne Patrick Louis, député au parlement européen, comme Secrétaire général du mouvement.

Il arrive une nouvelle fois, en dernière position des assidus au parlement européen en 2007/2008; d'après le classement de l'institution publié en France par divers journaux[32].

Les 20 et 21 septembre 2008, lors de l’Université d’Été du MPF, Philippe de Villiers et Declan Ganley, fondateur du mouvement politique européen Libertas, ont annoncé leur souhait commun de faire des élections européennes un référendum contre le Traité de Lisbonne, où, dans chaque pays, les peuples pourront clairement exprimer leur choix. Promesse est faite de rendre l’Europe aux peuples.

Peu après, Philippe de Villiers a rencontré à Dublin, le 11 novembre 2008, Vaclav Klaus, président de la République tchèque, en compagnie de Declan Ganley. Au cours de cette réunion, Vaclav Klaus a apporté son soutien au projet de Libertas[33].

Le président du MPF s’est rendu en Arménie du 15 au 18 novembre 2008 où il a été reçu par le Président Serge Sarkissian. Philippe de Villiers a fait la promesse au président arménien qu’il mettrait tout en œuvre pour que la France reconnaisse, conformément à ses engagements, le génocide arménien et qu’il s’opposerait à l’entrée de la Turquie dans l’Europe[34].

Le 11 décembre 2008, Declan Ganley a dévoilé à Bruxelles l’organisation Libertas qui présentera des candidats dans toute l’Union Européenne, sur la base d’une véritable plateforme pro-Europe (selon elle) pour la restauration de la démocratie, la responsabilité et la transparence visant à réconcilier l’Europe avec les peuples[35]. Le sens que donne Libertas à l'idée pro-Europe n'est pas la même que celle qu'on lui donne en général sur la base de l'approbation ou du rejet de la construction actuelle de l'Union européenne, en effet Philippe de Villiers est partisan d'une Europe plus axée vers la coopération, et non l'intégration, pour ses détracteurs, il est donc considéré comme eurosceptique. Philippe de Villiers reste néanmoins le Français le moins présent au Parlement européen, et lors de la législature 2004-2009, il est classé 910e sur 921 en termes de travail effectué[36]. Une autre étude, proche du MPF[37] conteste ce classement, estimant que le travail d'un eurodéputé ne se résume pas à son activité au sein du Parlement (Philippe de Villiers estimant d'ailleurs que beaucoup de députés ne font que « signer la feuille de présence », sans toutefois siéger ensuite).

En juin 2009, il parvient tout de même à conserver son siège au Parlement européen en dépit de l'échec de la stratégie Libertas, dont il avait confié la Direction de la campagne à Jérôme Rivière ancien député UMP lui-même tête de liste dans la circonscription d'Île-de-France. À la suite de l'annonce de la fermeture de l'usine SKF de Fontenay-le-comte, il déploie son énergie dans une campagne médiatique afin de conserver ces emplois du sud Vendée.

Durant l'été 2009, Philippe de Villiers rejoint « à titre personnel » le Comité de liaison de la majorité présidentielle, créé en 2008, et qui regroupe les partis alliés de l'UMP[38]. Selon le secrétaire général du parti, Patrick Louis, il ne s'agit que d'une « alliance ponctuelle » et ce au niveau local et non national ; selon lui, les convictions du MPF, et en premier lieu la défense de la famille, de la souveraineté et de l'identité de la France, restent bien ancrées dans le cœur du parti[18],[19].

En novembre 2009, un mélanome de la choroïde lui est diagnostiqué. Il porte à cet effet des lunettes noires à partir du début de l'année 2010[39]. Selon le MPF, le cancer aurait été soigné[40].

Affaibli selon la presse par les problèmes judiciaires familiaux et le cancer qui l'a touché, Philippe de Villiers, le 30 septembre 2010, crée la surprise en annonçant sa démission de la présidence du conseil général de la Vendée et de son mandat de conseiller général, à compter du 31 octobre suivant[41], mais le MPF fait savoir qu'il ne se retire pas de la politique[40],[41].

En août 2011, il s'oppose au projet de loi sur l'augmentation de la TVA sur les parcs à thème[42],[43].

Il participe à la « manif pour tous » le 13 janvier 2013[44] et interpelle François Hollande au Parlement européen à ce sujet lors de sa visite officielle du Parlement le 5 février 2013[45],[46],[47].

Il ne se représente pas lors des élections européennes de 2014, déclarant : « Ça ne sert à rien, parce que ce Parlement est une illusion d'optique - tout le pouvoir législatif de toute façon est à la Commission de Bruxelles - et puis parce que j'ai tout dit. J'ai accompli ma mission, j'ai tourné la page et puis je m'occupe du Puy-du-Fou. C'est beaucoup plus intéressant que la politique, qui est devenue un cloaque »[48].

Le 14 août 2014, il s'entretient avec Vladimir Poutine en Crimée pour signer un accord sur le projet de création de deux parcs inspirés du Puy du Fou à Moscou et en Crimée. Il déclare que Poutine est le plus grand chef d'état actuel[49].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale
Parlement européen

Lors de la législature européenne 2004-2009, Philippe de Villiers a été présent à 52 % des sessions du Parlement européen (155 jours sur 298). Près de 58 % de ses votes enregistrés (1 286 sur 2 231) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, le Groupe Indépendance/Démocratie, qui assure dans sa charte la liberté de vote des délégations nationales. Par rapport aux autres eurodéputés français, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux 31 % des fois[50].

Lors de la législature européenne 2009-2014, Philippe de Villiers devient vice-président du Groupe Europe libertés démocratie[51].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Dédicace des Mosquées de Roissy, le 5 mai 2006.

Sauf mention spéciale, Philippe de Villiers est seul auteur des ouvrages listés ci-dessous.

Préfacier[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

  • Prix Jean-Ferré, récompensant la personnalité francophone ayant le mieux servi la langue française pour Le roman de Charette, 2013[52] ;
  • Prix du Cercle de la mer, récompensant la qualité littéraire d'un ouvrage de nature à éveiller l’intérêt et l’attrait pour les choses de la mer, pour Le roman de Charette; 2013[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.gala.fr/les_stars/leurs_bio/philippe_de_villiers
  2. « Guillaume de Villiers : non-lieu pour les accusations de viols », Ouest-France, 17 décembre 2010.
  3. « Laurent de Villiers : le non-lieu dont bénéficiait son frère est annulé », Le Monde, 7 décembre 2011.
  4. http://www.20minutes.fr/societe/1014791-viol-affaire-oppose-fils-villiers-ira-assises
  5. http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20140311.OBS9217/la-cour-de-cassation-rejette-le-pourvoi-de-laurent-de-villiers.html
  6. Ariane Chebel d’Appollonia, L’extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen, éditions Complexe, coll. « Questions au XXe siècle », Bruxelles, 1996, p. 396.
  7. a et b Valérie Sottocasa, « Ceux qui disent non », L'Histoire, 342, mai 2009, p. 65
  8. Vive la crise ! le 22 février 1984 sur Antenne 2
  9. Site rappelant l’histoire d’Alouette FM
  10. Il doit alors rembourser au Trésor public, comme c’est la règle, ses frais d’études de l’ENA n'ayant pas rempli son obligation de 10 ans au service de l’État.
  11. Ariane Chebel d’Appollonia, op. cit, p. 396 ; toutefois la notice biographique de Philippe de Villiers, in Les Têtes de Vendée, éd. Rédactuel, 1990, en fait mention sous le nom de « Fondation pour les arts et les sciences et la communication ».
  12. « Villiers a refusé de diriger le FC Nantes », sur 20minutes.fr
  13. a et b Pierre-Éric Mounier-Kuhn, « Léotard / Villiers (ministère) », in Emmanuel de Waresquiel (dir.), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Larousse / CNRS éditions, 2001.
  14. « Philippe de Villiers crée la surprise », sur lexpress.fr
  15. « Cette loi aura à terme pour effet d'instaurer une sorte d'apartheid civique, d'abord en culpabilisant, puis en excluant tous ceux qui finissent par se demander s'ils n'ont pas tort d'aimer la France », dans un entretien à Valeurs actuelles du 7 mai.
  16. http://www.france-politique.fr/elections-europeennes-1994.htm
  17. http://www.assemblee-nationale.fr/elections/circ97-2/607.html
  18. a et b « Philippe de Villiers se rapproche de l'UMP à quelques mois des régionales », sur lemonde.fr,‎ 3 août 2009 (consulté le 19 juillet 2014)
  19. a et b « Philippe de Villiers va rejoindre le comité de liaison de la majorité présidentielle », sur rfi.fr, Audiovisuel extérieur de la France,‎ 10 août 2009 (consulté le 19 juillet 2014)
  20. « Pour ou contre : clivages au sein des partis », site de RFI, 30 mai 2000.
  21. Il apparaît ainsi au 78e et dernier rang des parlementaires européens français au regard des feuilles de présence des 61 séances tenues de juillet 2005 à juin 2006, et avant-dernier pour les séances entre juin 2006 et juillet 2007
  22. « Villiers, le mauvais élève de Strasbourg », Le Parisien-Aujourd'hui en France, 28 juillet 2007
  23. Villiers attaqué par l'islam, Valeurs actuelles du 20 octobre 2006
  24. voir aussi Islam et Politique française
  25. Cf. les déclarations de Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF, Le Monde du 12 juillet 2006.
  26. Le Figaro, 11 avril 2007.
  27. Déclaration du 25 avril 2007 relative aux résultats du premier tour de scrutin de l’élection du Président de la République, Journal officiel du 26 avril 2007.
  28. Localement, cette vision suscite la controverse : nombreux sont en effet les responsables politiques et socio-économiques de sensibilité de droite dans le département qui reconnaissent à Philippe de Villiers un bon bilan en tant que président du conseil général, mais qui disent refuser de le suivre dans ses prises de position nationales. Parmi eux, on peut citer Dominique Caillaud, député (UMP) et président de l'association des maires de Vendée ; Jean-Luc Préel, député (UDF) ; Luc Guyau, président de la chambre d'agriculture ; Yves Gonnord, président du conseil de surveillance de Fleury Michon, etc.[réf. nécessaire]
  29. Lors de sa première candidature présidentielle, en 1995, Ph. de Villiers était arrivé en tête dans son département, avec 22,02 %. Son résultat de 2007 témoigne d'une perte de 25 000 voix.
  30. Interview sur TF1, 22 avril 2007.
  31. « Philippe de Villiers "invite" finalement à voter Nicolas Sarkozy le 6 mai », Le Monde, 27 avril 2007.
  32. Classement dans l'Express.fr du 16/07/2008
  33. www.observatoiredeleurope.com
  34. Nouvelles d'Arménie en Ligne reprise de l'article de Valeurs actuelles www.valeursactuelles.com
  35. (en) www.libertas.eu
  36. Jean Quatremer, « Philippe de Villiers doit-il rembourser son salaire d'eurodéputé ? »
  37. (fr) observatoiredeleurope.com
  38. « N. Sarkozy pour un “comité de liaison” », sur lefigaro.fr, Socpresse,‎ 9 avril 2008
  39. « Philippe de Villiers atteint d'un cancer rare de l’œil », Le Monde.fr, avec AFP, consulté le 30/11/2009.
  40. a et b Dépêche AFP : MPF : Villiers ne quitte pas la politique
  41. a et b Philippe de Villiers quitte le conseil général de la Vendée
  42. http://www.lepoint.fr/politique/villiers-et-raffarin-se-rebellent-contre-la-taxe-walt-disney-25-08-2011-1366139_20.php
  43. http://www.leparisien.fr/politique/parcs-a-theme-de-villiers-revolte-par-le-relevement-de-la-tva-25-08-2011-1578563.php
  44. http://www.ndf.fr/nos-breves/10-01-2013/philippe-de-villiers-participera-a-la-manif-pour-tous#.UPaflyd2RrM
  45. http://www.liberation.fr/depeches/2013/02/05/hollande-constate-sa-proximite-avec-cameron-sur-le-mariage-gay_879489
  46. http://www.lesobservateurs.ch/2013/02/06/philippe-de-villiers-ue-limmense-majorite-des-peuples/
  47. http://www.observatoiredeleurope.com/Villiers-a-Hollande-On-ne-resout-pas-un-probleme-avec-les-modes-de-pensee-qui-l-ont-engendre_a1900.html
  48. « Villiers quitte le Parlement européen », Le Figaro, vendredi 16 mai 2014, page 4.
  49. «Poutine, le plus grand chef d'Etat actuel», selon Philippe de Villiers
  50. VoteWatch.eu
  51. Statistiques des votes de Philippe de Villiers
  52. a et b « Livres : Le roman de Charette », sur livresenfamille.fr,‎ 2013 (consulté le 20 juin 2014)

Annexe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc de Goustine, Coup de gueule contre un valet de pique à l'usage de ceux qui l'aiment et ceux qui le détestent, 1995
  • Arnaud Folch et Éric Branca, Le Mystère Villiers, éditions du Rocher, 2006
  • Laurent de Villiers, Tais-toi et pardonne, Flammarion, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]