Presse quotidienne nationale française

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La presse quotidienne nationale française (aussi nommée PQN) est riche de 17 titres payants, dont 7 sont diffusés à plus de 100 000 exemplaires, et de 4 titres gratuits. Pour ce qui est de la diffusion, la presse gratuite a largement dépassé la presse payante. Celle-ci souffre, outre de son coût relatif, d'un déficit de points de vente. À Paris, de nombreux kiosques ou magasins où l'on trouvait les journaux ont fermé ces dernières années et les clients sont contraints à de longs déplacements pour se procurer leurs quotidiens.

Presse quotidienne nationale française payante[modifier | modifier le code]

Nom Date de fondation Fondateur Remplace ou a absorbé Groupe de presse Actionnaire majoritaire Diffusion France payée 2012[Note 1] Remarques
Le Parisien / Aujourd'hui en France[Note 2] 22 août 1944 Émilien Amaury Le Parisien Libéré Groupe Amaury 453 883 Journal populaire et généraliste de qualité marqué au centre-droit[réf. nécessaire]
Le Monde[Note 3] 18 décembre 1944 Hubert Beuve-Méry Le Temps Groupe Le Monde 288 113 Journal dit « de référence ». Politiquement indépendant, il est souvent proche des idées du centre-gauche.
L'Équipe (édition générale) 28 février 1946 Jacques Goddet L'Auto Groupe Amaury 274 828
Le Figaro hebdomadaire : 15 janvier 1826

quotidien : 1866

Étienne Arago et Maurice Alhoy L'Aurore Socpresse 323 303 Journal généraliste, marqué à droite.
International New York Times 1887 James Gordon Bennett, Jr. New York Herald Tribune 18 295
Libération 22 mai 1973 Jean-Paul Sartre et Serge July SARL Libération Édouard de Rothschild et Bruno Ledoux 119 418 Journal engagé à gauche, proche du Parti socialiste.
Les Échos mensuel : 1908

quotidien : 1928

Émile Servan-Schreiber Les Échos de l’Exportation DI Group 122 744 Journal consacré presque exclusivement à l'économie, aux finances et à la bourse. Il soutient une ligne éditoriale libérale-conservatrice, proche des idées de la droite.
La Croix 1883 Assomptionnistes Bayard Presse 94 122 Journal catholique et conservateur de centre-droit, attaché aux valeurs morales traditionnelles.
Paris Turf 1946 Turf Éditions 81 025
La Tribune
(édition papier arrêtée en 2012)
1985 L'Information Valérie Decamp 75 270 (2011)
L'Humanité 18 avril 1904 Jean Jaurès Société nouvelle du journal l'Humanité 43 517 Organe central du Parti communiste français de 1920 à 1994 ; il en reste très proche malgré l’ouverture de ses pages à d'autres composantes de la gauche.
Paris Courses 1994 Jean Claude Seroul Turf Éditions 23 471
Week End 1962 Leo Zitrone Turf Éditions 15 670
France-Soir
(édition papier arrêtée en 2012)
7 novembre 1944 Pierre Lazareff Défense de la France 20 681 (2009)[1] Journal populaire du soir, marqué à droite[réf. nécessaire].
Présent 1982 Jean Madiran Journal proche des catholiques traditionalistes, souvent qualifié d'extrême droite mais se déclarant d'inspiration nationale et catholique.
Tiercé Magazine 1978 Jean Claude Seroul Turf Éditions 16 115
Bilto 1985 Les Editions de la Bulle Turf Éditions 11 237
France Matin Courses Arrêt le 20 décembre 2012 La Gazette Turf Éditions 9 000 (2006)
Pravda Libération Paris 1871 (édition internationale) 30 mars 2009 Sergio Tapia Pizarro Pravda Liberation Paris 1871 Groupe de Medias 25 000 (2006)

Presse quotidienne nationale française gratuite[modifier | modifier le code]

La diffusion de ces gratuits est assurée hors kiosques ou marchands de journaux traditionnels par des distributeurs à l'entrée des métros ou sur certains points de passage du public.

Quotidiens gratuits du matin[modifier | modifier le code]

  • 20 minutes : Schibsted, un groupe norvégien, a lancé ce quotidien gratuit en France au début de 2002. Il est diffusé à 870 000 exemplaires en France (8 éditions) dont 510 000 exemplaires à Paris. Avec 2,160 millions de lecteurs, 20 Minutes est, de fait, le premier quotidien généraliste en termes de lectorat.
  • Metronews : Tirage de plus de 800 000 exemplaires.
  • Direct Matin : Publié en partenariat entre le groupe Bolloré et Le Monde. Il produit ses propres articles et recycle ceux publiés dans Le Monde et Courrier international.

Quotidien gratuit du soir[modifier | modifier le code]

Faits marquants des années 2000[modifier | modifier le code]

Les Échos ont été rachetés par le groupe LVMH au 4e trimestre 2007.

Le Monde connaît des difficultés de direction (2007, janvier 2008). Le groupe Le Monde est détenu depuis 2010 par les hommes d'affaire Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse.

Le Figaro  : la Socpresse, qui édite Le Figaro, a été rachetée en 2004 par Serge Dassault.

Libération : Édouard de Rothschild est entré en 2005 dans le capital du titre qui se trouvait en grande difficulté. En 2006, Serge July (l'un des fondateurs de Libération avec Jean-Paul Sartre), qui dirigeait le journal a été conduit à démissionner. Il a été remplacé à la présidence du titre par Laurent Joffrin, ex de Libération, et ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, magazine qu'il rejoint de nouveau en mars 2011. Il est alors remplacé par Nicolas Demorand. L'homme d'affaire Bruno Ledoux devient le deuxième actionnaire de référence du journal en 2011.

France-Soir  : le quotidien a d'abord été racheté par l'homme d'affaires égyptien Raymond Lakah. Après une nouvelle crise financière, le 12 avril 2006, le projet de reprise du journaliste Olivier Rey et de l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois a été choisi par le tribunal de commerce de Lille. Il a été ensuite, en 2009, repris par l'homme d'affaire russe Alexandre Pougatchev, qui arrête la diffusion papier en 2012.

La Tribune a été reprise par Alain Weill en 2007, puis cédée à 80 % à sa directrice générale Valérie Decamp. Le journal abandonne lui aussi la formule quotidienne en 2012 pour une édition hebdomadaire.

En mai 2013, le quotidien d'opinion libéral (5 jours par semaine) L'Opinion est lancé par Nicolas Beytout.

L'irruption des gratuits, l'expansion d'Internet, la fermeture de nombreux points de vente, la baisse des revenus publicitaires suite à la crise économique de la fin des années 2000, les coûts d'impression élevés et d'autres phénomènes affectent considérablement la presse écrite, particulièrement quotidienne, qui subit une crise profonde[2],[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon les chiffres de l'OJD pour la diffusion payée écoulée en France.
  2. Les diffusions du Parisien et d'Aujourd'hui en France sont couplées.
  3. Le Monde est le seul quotidien dit « du soir » à figurer dans cette liste.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Delphine Denuit, « France-Soir sous la barre des 87.000 exemplaires en avril », sur lefigaro.fr,‎ 2 juin 2010 (consulté le 22 février 2014)
  2. Pascale Santi, « Presse quotidienne nationale : les raisons d'une crise très française », sur lemonde.fr,‎ 31 août 2008 (consulté le 22 février 2014)
  3. Sandrine Bajos et Sandrine Cassini, « La fin d'un quotidien national, symptôme d'une presse malade », sur latribune.fr,‎ 30 janvier 2012 (consulté le 22 février 2014)
  4. Emmanuelle Anizon, Richard Sénéjoux et Olivier Tesquet, « Qu'arrive-t-il à la presse écrite ? L'abécédaire de la crise », sur telerama.fr,‎ 12 janvier 2013 (consulté le 22 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]