Auray

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Auray
Le port Saint-Goustan.
Le port Saint-Goustan.
Blason de Auray
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray (chef-lieu)
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Claude Dumoulin (UDI)
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56007
Démographie
Gentilé Alréen, Alréenne
Population
municipale
12 536 hab. (2011)
Densité 1 814 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 07″ N 2° 58′ 53″ O / 47.668612, -2.98138947° 40′ 07″ Nord 2° 58′ 53″ Ouest / 47.668612, -2.981389  
Altitude 37 m (min. : 0 m) (max. : 43 m)
Superficie 6,91 km2
Localisation

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Liens
Site web www.auray.fr

Auray [ɔʁɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Elle fut classée ville d'art et d'histoire jusqu'au printemps 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est encadrée par les communes de Crac'h au sud et à l'ouest, Brech au nord, et Pluneret à l'est. Elle est traversée par un petit fleuve côtier, la rivière d'Auray, qui débouche dans le golfe du Morbihan. La ville haute est sur la rive ouest de la rivière d'Auray sur le bord du plateau armoricain profondément entaillé par la rivière. Le port de Saint-Goustan est au fond de la vallée, à l'est de la rivière.

Communications[modifier | modifier le code]

Le port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port Saint-Goustan.

Le port de Saint-Goustan est à l'origine de la ville. Il est situé sur la rivière d'Auray, au point le plus en amont que peuvent atteindre les navires de mer avec l'aide de la marée. Il reçoit des navires de haute mer jusqu'au XIXe siècle. C'est aussi un port de cabotage très actif en direction de l'Espagne et de la Grande-Bretagne. Son déclin comme port de commerce commence avec l'arrivée du chemin de fer en 1862. Aujourd'hui, c'est un port de plaisance et une escale du circuit touristique du tour du golfe du Morbihan.

Les routes[modifier | modifier le code]

Saint-Goustan en bas de la ville est le premier site possible d'un pont sur une route longeant le littoral entre Vannes et Quimper. En aval, la Rivière d'Auray est large et escarpée[1]. En amont, les marais de la vallée du Loch rendent difficile le passage avant Tréauray à 4 km au nord. La voie romaine de l'Océan, de Lyon à Gésocribate (Le Conquet) par Nantes, y passe. Au milieu du XIXe siècle, la construction d'une nouvelle route en remblai sur le marais du Loch permet d'accéder directement à la ville haute depuis Vannes. Dans les années 1950, la route nationale Vannes - Lorient contourne le centre d'Auray par le nord. En 1989, la construction du viaduc de Kerplouz[2] sur la RN165 en 4 voies au-dessus de la Rivière d'Auray en aval de Saint-Goustan débarrasse l'agglomération du trafic de transit, et suscite une zone industrielle au sud du centre ville.

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : gare d'Auray.

La gare d'Auray est située à plus de deux kilomètres au nord du centre ville. Elle est quotidiennement desservie.

Le chemin de fer arrive à Auray en 1862, avec l'ouverture par la Compagnie du PO de la ligne de Nantes à Lorient via Savenay, concomitante avec celle de la ligne de Rennes à Redon de la Compagnie de l'Ouest[3]. La ligne est prolongée jusqu'à Quimper dès 1863. L'embranchement vers Quiberon est inauguré le 24 juillet 1882[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est An Alre en breton.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Auray ancien

Blason ancien d'Auray : Losangé d’or et d’azur.

Blason d'Auray moderne

Blason moderne d'Auray : De gueules à une hermine passante au naturel et son écharpe flottante d’hermine, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1964 1969 Pierre Dugor DVD Horloger-Bijoutier - Conseiller général (1964-1970)
1970 mars 1977 Marcel Le Gélébart DVD  
mars 1977 juin 1995 Michel Naël DVD Conseiller général (1994-2008)
juin 1995 juin 2012 Michel Le Scouarnec PCF Professeur des écoles - Sénateur du Morbihan (depuis 2011)
juin 2012 mars 2014 Guy Roussel DVG Dessinateur projeteur
mars 2014 en cours Jean-Claude Dumoulin UDI Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 2 805 3 382 3 396 3 734 3 895 3 815 4 018 3 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 949 3 967 4 542 4 894 4 633 5 870 6 392 6 236 6 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 485 6 665 7 122 6 949 7 154 7 181 7 088 8 642 8 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 118 8 449 10 256 9 892 10 323 10 911 12 420 12 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Historiquement, Auray est en pays bretonnant (dialecte de Vannes) mais les citadins parlent généralement français depuis le XVIIIe siècle. On a prêché en breton dans les paroisses d'Auray jusqu'aux années 1930.

À la rentrée 2013, 60 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 3,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Le port Saint-Goustan.
  • L'église Saint-Gildas. Édifiée en 1636 et classée monument historique dans sa totalité, elle abrite un retable lavallois en pierre et marbre de 1664 attribué à Olivier Martinet, un orgue du XIXe siècle et des fonts baptismaux avec dais sculpté. Du XVIIIe siècle, elle conserve des boiseries dans les chapelles latérales, et un élégant buffet d'orgue.
  • La chapelle du Saint-Esprit. Édifice du XIIIe siècle, elle est le dernier vestige de la commanderie de l'Ordre du Saint-Esprit de Montpellier. Au XIVe siècle, cette « Maison Magistrale Conventuelle et Hospitalière du Saint-Esprit à Auray » (mention de 1289, Jean de Monette) serait devenue l'une des principales de France, avec, sous son autorité, une cinquantaine de fondations. En 1762, le Pape Clément XIII abolit l'Ordre du Saint-Esprit. La ville y installe le siège de l'Hôpital Général, puis, en 1790, un hôpital militaire. Au début du XIXe siècle, ce qui reste des bâtiments fut transformé en caserne permanente. D'importants travaux transformèrent la chapelle telle que l'on pouvait la voir avant la restauration de 1990-1994. Elle prendra ainsi le nom de Caserne Dugesclin. L'actuelle restitution permet à cet édifice de retrouver ses volumes d'origine : un vaisseau unique à cinq travées et un chevet plat (silhouette peu commune en Bretagne). L'édifice est classé monument historique le 4 novembre 1982 (façades et toitures).
  • L'hôtel de ville, édifié au XVIIIe siècle, est un monument historique depuis le 11 octobre 1963[9].
  • La chapelle d'Hospitaliers du Saint-Esprit. Édifice du XIXe siècle (son portail date du XVe), elle abrite une maquette de cuirassé d'arsenal datant de 1865. Inscrit MH en 1925[10].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes (1862-1878).
  • Le pont de Saint-Goustan. La première mention d'un pont en pierre reliant la ville basse à la ville haute date du XIIIe siècle. En 1464, lors de sa reconstruction, il fut appelé pont Neuf. Sa forme définitive date de 1752 et sa dernière restauration remonte à 1983. À l'extrémité droite de l'ouvrage, sur la rive gauche, est construit le bâtiment d'octroi.
  • La fontaine Chazelles. Située quai Martin, elle date de 1821 et servait à ravitailler en eau les habitants et les bateaux de passage.
  • La Chartreuse d'Auray, au nord de la gare d'Auray, est en Brech.
  • Le Monument de Cadoudal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La mention d'un « pont de César » sur la Rivière d'Auray à la hauteur de Plessis-Kaer est souvent invoquée, mais il s'agit probablement d'une légende; il n'y a pas trace de chemins d'accès. Marteville et Varin (1843)
  2. Structurae, BDD des travaux publics
  3. Rail-Bretagne, ligne Rennes - Quimper
  4. Jean-Pierre Nennig, « 12 Auray - Quiberon », Le chemin de fer de Bretagne sud, JPN, 2008, pp.169-176.
  5. Les chiffres varient grandement selon les sources, de 370 à 1000, selon que l'on invoque le nombre total de condamnés ou les exécutions à Brech; les chefs, dont Sombreuil, ont été fusillés à Vannes
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  9. « Notice no PA00090995 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00090991 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Une coprésidence pour Auray Football Club sur le site d'Auray

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]