Pluneret

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Pluneret
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Franck Vallein
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56176
Démographie
Gentilé Plunerétain, Plunerétaine
Population
municipale
5 223 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 35″ N 2° 57′ 22″ O / 47.6763888889, -2.9561111111147° 40′ 35″ Nord 2° 57′ 22″ Ouest / 47.6763888889, -2.95611111111  
Altitude 34 m (min. : 0 m) (max. : 59 m)
Superficie 26,2 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pluneret.fr

Pluneret [plynʁɛt] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne

Géographie[modifier | modifier le code]

Pluneret est une commune du littoral morbihanais, délimitée à l'ouest par la rivière d'Auray (Le Loch), et à l'est par la Rivière du Bono (Le Sal), prolongements du Golfe du Morbihan.

Elle s'étend sur 2 619 hectares à 15 kilomètres de Vannes, chef-lieu du département, et à 5 kilomètres d'Auray, chef-lieu du canton.

Le territoire est bordé au nord par Sainte-Anne-d'Auray et Plumergat, à l'ouest par Crac’h, Auray et Brech, à l'est par Plescop et Plougoumelen, au sud par Le Bono.

Deux axes essentiels traversent la commune :

  • l'E60, voie express à deux fois deux voies permettant des relations rapides vers Vannes et Lorient.
  • la ligne SNCF Quimper-Paris (avec passage du TGV qui s'arrête à Auray, c'est-à-dire à 5 minutes de Pluneret)

Le hameau de Mériadec est à cheval sur les communes de Plumergat et Pluneret.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative apposée sur le mur du cimetière porte le nom de Jean Alano, décédé à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815, les noms de 5 soldats originaires de Pluneret morts pendant la guerre de Crimée et ceux de 10 soldats décédés lors de la guerre de 1870[1].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 135 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[2].

Jean Thomazo, né en 1892 à Mériadec, soldat au 1er régiment de marche d'Afrique, fut fusillé pour l'exemple le 10 septembre 1916 à Maurepas (Somme) pour « avoir essayé de quitter le champ de bataille après avoir détroussé des cadavres allemands »[3].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pierre Sténic, soldat de la 156e division d'infanterie, qui faisait alors partie de l'Armée du Levant, est décédé des suites de ses blessures le 18 avril 1921[4].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 15 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont celui de Paul Marie Espivent de La Villesboinet, aspirant, tué à Rouen le 9 juin 1940 sur la rive sud du pont Corneille alors qu'il tentait de défendre le franchissement de la Seine et décoré pour cette raison de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme[5].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Le village de Sainte-Anne (ou Keranna), qui a longtemps fait partie de la commune de Pluneret, a été érigé en commune le 26 février 1950 sous le nom de Sainte-Anne-d'Auray.

René Rouxel, né le 29 octobre 1940 à Pluneret, est décédé de ses blessures contractées dans le secteur de Bône pendant la guerre d'Algérie le 25 octobre 1960 à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jean-Jacques Mérour DVG Retraité de la CPAM[6]
2014 en cours Franck Vallein DVG Responsable de site[7]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 223 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 027 1 876 1 804 2 068 2 196 2 155 2 150 2 490 2 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 894 2 922 2 853 3 215 3 516 3 666 3 273 3 399 3 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 381 3 397 2 936 2 635 3 061 2 923 3 258 3 386 1 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 578 1 630 1 871 2 333 3 195 3 714 4 554 5 223 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 154 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 22,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Avoye, surprenante et majestueuse, présente des ornements de style Renaissance. Elle renferme l’un des plus beaux jubés : une pièce rare, en bois de chêne polychrome, sculptée sur les deux faces.
  • La vallée du Sal au creux de laquelle coule la rivière du Sal, nommée aussi la rivière du Bono. Cette vallée présente un environnement partagé entre terres salines, vasières et bocage. Il est possible d’y observer de nombreux oiseaux marins.
Paysage typique de la vallée du Sal avec au fond le moulin à marée de Pont-Sal
  • Le cimetière de bateaux.
  • La gare de Sainte-Anne, dont l’architecture est unique en Bretagne. Elle est l’une des rares gares, en France, à être surmontée d’une statue religieuse.
  • Le circuit de la vallée du Sal (12,5 km), présent dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques

Pluneret possède trois monuments historiques[11] :

Autres monuments

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves (ou Yvon) Nicolazic, né en 1591 à Pluneret et qui a vu apparaître pour la première fois Sainte Anne en 1622 à l'endroit où se trouve actuellement la basilique de Sainte Anne d'Auray, qui deviendra un des plus grands rassemblements des croyants bretons.
  • La comtesse de Ségur séjourna souvent au château de Kermadio, demeure de son gendre Fresneau, qui sert de cadre à plusieurs de ses romans. Sa dernière demeure est au cimetière municipal, en compagnie de sa fille Henriette.
  • L'écrivain Octave Mirbeau y a vécu, à Kerisper, en 1887-1888, et y a composé son roman L'Abbé Jules.
  • Bastien Lecouffe-Deharme (en) a passé son enfance et son adolescence à Pluneret.

Autres aspects notables[modifier | modifier le code]

Pluneret possède un cercle celtique appelé Festerion ar brug. Le bagad est en 4e catégorie de la fédération B.A.S. Le cercle est, depuis de nombreuses années, classé en 1re catégorie de la confédération KENDALC'H. Le cercle celtique de Pluneret a obtenu la mention « 1re catégorie EXCELLENCE ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]