Saint-Armel (Morbihan)

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Saint-Armel - Sant-Armael
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Saint-Armel - Sant-Armael
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Sarzeau
Maire
Mandat
Dominique Plat
2014-2020
Code postal 56450
Code commune 56205
Démographie
Gentilé Armelois, Armeloise
Population
municipale
843 hab. (2011)
Densité 106 hab./km2
Population
aire urbaine
12 712 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 24″ N 2° 42′ 34″ O / 47.5733333333, -2.7094444444447° 34′ 24″ Nord 2° 42′ 34″ Ouest / 47.5733333333, -2.70944444444  
Altitude 10 m (min. : 0 m) (max. : 17 m)
Superficie 7,95 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Saint-Armel

Saint-Armel [sɛ̃taʁmɛl] (Sant-Armael en breton) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la presqu'île de Rhuys à une quinzaine de kilomètres de Vannes, cette commune littorale borde le golfe du Morbihan et possède plusieurs îles sur son territoire, dont l'île Tascon et l'île Bailleron. Sur la presqu'île de Rhuys, la commune reste cependant à l'écart de l'afflux touristique du golfe du Morbihan. Dans les zones classées Natura 2000, un réseau de sites naturels européens, ce sont surtout des balades à pied qui séduisent les amateurs de nature sauvage et d'oiseaux, aigrettes, hérons, sternes... L'été, la pêche à pied attire du monde.

Elle était autrefois reliée à Séné par le passage Saint-Armel. Ce passage à travers la rivière de Noyalo à l'aide d'une plate traditionnelle du Golfe existait depuis plusieurs siècles jusque dans les années 50. Un passeur assurait la traversée à force de rame contre une faible rémunération. Cela permettait d'économiser plusieurs km pour se rendre à Vannes et permettait aux jeunes gens des deux communes de se fréquenter. Les cales du Passage (St Armel) et de Montsarrac (Séné) sont distantes de 20 km par la route, de 200 m par la mer. Depuis quelques années le Conseil Général a mis en place un passeur équipé d'une barge à moteur, actif durant la saison touristique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée en 1859 et comptait alors 659 habitants. Elle faisait partie auparavant de Sarzeau. En 1860, une école est créée, d'abord en louant une maison au centre du bourg (actuellement le café Guyon), puis le conseil municipal achète ce bâtiment en 1868. En 1907, une « véritable » école est construite, ce qui permet d'ouvrir une classe pour les filles.

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Armel) est desservie par le trafic ferroviaire de la Ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Dominique Plat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 843 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
684 645 585 566 571 531 543 575 580
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
522 514 463 433 416 400 368 319 305
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
270 295 500 661 707 774 796 833 843
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les marais de Lasné : Le site de Lasné à Saint-Armel n'avait plus connu, depuis plus d'un siècle, le sel cueilli artisanalement. Transformés en claires ostréicoles vers 1925, les marais de Lasné alimentaient en huîtres le fameux restaurateur parisien Prunier. Ces claires qui permettaient d'affiner les huîtres plates ont été peu à peu abandonnées après la Deuxième Guerre mondiale (rentabilité en baisse due à un travail non mécanisable conjugué à l'exode rural), et leur évolution naturelle entraînait leur comblement à terme par les dépôts de vase et de débris végétaux. Au début des années 1980, quelques ostréiculteurs de la presqu'île de Rhuys, regroupés en GIE, tentent de redémarrer l'activité suite à l'acquisition du marais par le Conseil général. En 1988, Dan Nguyen et Agnès Valin mettent en place un élevage de palourdes et de crevettes, puis d'huîtres, qui permet une remise en état et un entretien de quelques claires supplémentaires. En 1996, ces exploitants construisent un bâtiment d'exploitation et un autre ostréiculteur en construit un second. Il remet lui aussi en état des claires à huîtres. Depuis 2003, avec l'aide du Conseil général du Morbihan (propriétaire du site depuis 1978), l'or blanc fait son retour en presqu'île de Rhuys, au bord du golfe du Morbihan. Olivier Chenelle en est le paludier.
  • L'Île Tascon est habitée, elle est accessible à marée basse par une route découvrante qui est en très bon état.
  • L'île Bailleron abrite une station de recherche biologique de l'université de Rennes 1, très rarement occupée actuellement.
  • Enézy, petite île du golfe du Morbihan appartenant au domaine maritime.
  • Le marais de Ludré a été l'un des premiers sites français de l'ostréiculture vers les années 1870, les grands bâtiments présents ont servi de moulin à marée puis de fabrique de litière à base de zoostères séchées (plante marine à racines). Pendant quelques années, ils ont abrité un zoo privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La Gochtial, une sorte de pain sucré dont la recette est jalousement gardée secrète[4]. Mi-pain mi-brioche, elle est également appelée : gotchial, goatchial, gostial, gotchel, cochetial, goth, ces différents noms ou prononciations en breton voulant tous dire pain-gâteau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan »,‎ 2005, 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Reportage sur la Gotchial de Saint Armel au Moulin à Café

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]