Sarzeau

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Sarzeau
Port du Logeo.
Port du Logeo.
Blason de Sarzeau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Sarzeau (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la presqu'île de Rhuys
Maire
Mandat
David Lappartient
2014-2020
Code postal 56370
Code commune 56240
Démographie
Gentilé Sarzeautins
Population
municipale
7 688 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 41″ N 2° 46′ 07″ O / 47.5280555556, -2.7686111111147° 31′ 41″ Nord 2° 46′ 07″ Ouest / 47.5280555556, -2.76861111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 42 m
Superficie 60,23 km2
Localisation

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Liens
Site web sarzeau.fr

Sarzeau [saʁzo] est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département du Morbihan au sud de la région Bretagne. Elle se trouve sur la presqu'île de Rhuys, entre le Golfe du Morbihan et l'océan Atlantique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de représente la moitié de celle de la presqu'île de Rhuys, qui correspond globalement au canton de Sarzeau.

Son territoire, de forme massive et globalement rectangulaire, est limité à l'ouest par les communes d'Arzon et de Saint-Gildas-de-Rhuys, au nord-est par celle de Saint-Armel et au sud-est par celle du Tour-du-parc ; au nord par le golfe du Morbihan et au sud par l'océan Atlantique. Avec plus de 65 km de côtes, Sarzeau est l'une des communes de Bretagne et même de France qui disposent du plus long littoral.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Localisation de Sarzeau dans le Morbihan.

La côte du Golfe du Morbihan, au Nord, est sise sur un sol granitique où les sédiments se sont par endroits accumulés ; très découpée, elle alterne de petites criques sableuses (baie du Scluze, rade du Logeo...), quelques pointes rocheuses (Pointe de l'Ours, Pointe du Ruault, Pointe de Bernon...), des vasières assez étendues (Anse du Poul, baie de Saint-Colombier...), d'anciens marais salants (marais du Duer marais de Truscat) et quelques îles du golfe du Morbihan (Govihan, Stibiden, Brannec, Godec, île des Œufs...). Cet ensemble, à l'abri des houles atlantiques, constitue un milieu idéal pour la flore : les bois de feuillus (Kerhouët-Saint Maur, Beausoleil, Kerbodec...) et le maillage bocager (ormeaux, fougères...), sur un sol plus fertile, y sont mieux préservés que sur le littoral sud. La faune y trouve également un refuge paisible et riche en végétaux marins (roseaux, salicorne, graminées...) ; depuis une vingtaine d'années, une réserve ornithologique couvrant toute la baie de Saint-Colombier protège d'intéressantes espèces (canards et bernaches, limicoles, aigrettes...).

La plage de Penvins.
La chapelle Notre-Dame-de-la-Côte (Penvins).

La côte atlantique présente un aspect fort différent : de la Grée Saint Jacques à Banastère, on assiste à une succession de plages sableuses (la Grée, Kerfontaine, le Roaliguen, Suscinio, Landrezac, Penvins et Banastère), séparées par des pointes rocheuses (pointe de Saint-Jacques, Poent Hir, Beg-Lan, En Iniz, Becudo) dont la hauteur reste modeste. Les sols, en majorité schisteux, ont moins bien résisté aux fureurs de l'océan, ce qui explique l'érosion marquée en certains points (la chapelle de Saint Jacques, construite à la pointe du même nom, s'est progressivement effondrée en mer au cours du XIXe siècle et fut reconstruite à Trévenaste) ; les roches visibles au large de Kerfontaine (Roh Naben et Beniguet) étaient accessibles à pied au siècle dernier. La plupart de ces plages (celles que les constructions n'ont pas obligé à drainer) conservent leur palus (= marais au revers de la dune) comme au Sodrio, au Suscinio, au Hayo ou au Bécudo. Autrefois exploités comme salines, ils sont aujourd'hui le sanctuaire d'une faune et d'une flore riches. Les terres, plus ingrates que sur le Golfe, servaient essentiellement de pâturages ; les bois, plus rares, sont plus souvent constitués de conifères, tandis que le bocage ne se rencontre qu'à partir des premiers « coteaux », en retrait de la côte. De la vigne y fut cultivée jusqu'au milieu du XXe siècle.

Les îles de Sarzeau[modifier | modifier le code]

Sarzeau comporte plusieurs îles qui lui sont rattachées administrativement. Elles sont situées dans le Golfe du Morbihan, donc au nord, néanmoins, du côté atlantique, on peut mettre en exergue la pointe de Penvins, une petite presqu'île.

  • L'île des Œufs, minuscule rocher abritant toutefois une longère, est située au large de la pointe du Ruault, au sud de l'île Iluric (en Arz). Elle a une altitude maximale de 4 m.
  • L'île Godec, quoique séparée de Sarzeau par un profond chenal, est aussi rattachée à Sarzeau. C'est une île basse entourée de parcs à huîtres qui la sépare d'Huric.
  • L'île Stibiden, d'une superficie de 8 hectares, comporte plusieurs bâtiments en granit. Plus haute (11 m) elle a été la propriété de Danielle Darrieux.
  • L'île Govihan, au large du port du Logéo, est la plus vaste de la commune. Ses deux points culminants, au nord et au sud, atteignent 14 m. Un groupe de maisons est situé au sud est. C'est l'une des rares îles du Golfe à disposer d'autant de plages que de roches.
  • L'île Brannec comporte deux maisons récentes, face à l'île aux Moines.

Toutes sont des propriétés privées. Si jadis Ilur, alors qu'elle était rattachée au continent, était le siège d'une vaste paroisse qui couvrait le territoire de Sarzeau et bien au-delà (jusqu'à Surzur), elle est rattachée à Arz depuis le XVIe siècle.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Sarzeau est une ville touristique située à 22 kilomètres au sud de Vannes, sur la presqu'île de Rhuys. Sa surface est de 6 000 hectares, sa densité d'environ 120 habitants au kilomètre carré. Cette surface importante explique en partie son organisation en « trêves » (division de la paroisse en sous-ensembles, dirigés par un diacre tenant ses offices dans une chapelle propre à la trêve, le centre-bourg étant trop éloigné pour les habitants des villages périphériques). Si la pratique religieuse est moins forte que sous l'Ancien Régime ou au XIXe siècle, ces trêves continuent à exister dans l'inconscient collectif et les relations quotidiennes ; elles sont au nombre de sept :

  • Saint-Saturnin (le bourg), cœur de la paroisse ;
  • Saint-Maur (villages de Brillac, du Logeo, de Kerassel...) ;
  • Saint-Martin (villages du Ruault, Saint-Martin, Fournevay...) ;
  • Saint-Colombier (villages de Saint Colombier, Kerhouët, Kerentrec'h...) ;
  • Saint-Démètre (villages de Penvins, la Grée, Banastère...) ;
  • Saint-Nicolas (villages de Kerguet, Suscinio, Bodérin...) ;
  • Saint-Jacques (villages de Kerfontaine, Trévenaste, Kerignard, du Roaliguen...).

Lorsque Sarzeau devint une commune pendant la Révolution, son territoire comprenait en outre les trêves de Saint-Armel et Saint-Clair (Le Tour-du-Parc), qui obtinrent leur indépendance au cours du XIXe siècle ; Brillac et Penvins tentèrent également de faire sécession, mais en vain. Aujourd'hui, outre l'opposition persistant entre « gens du Golfe » (aod bihan = petite côte) et « gens de l'océan » (aod braz = grande côte), les différents groupes de villages conservent souvent leur organisation propre, avec leur mairie annexe (Brillac et Penvins), leur école (autrefois Kerignard et Penvins, aujourd'hui encore Saint Colombier et Brillac), leurs célébrations religieuses occasionnelles (Notre-dame de la côte à la Grée-Penvins, chapelle Saint-Jacques à Trévenaste...), voire leur propre paroisse (accordée à Brillac en 1926), leurs commerces (Saint-Jacques, Brillac), leurs propres fêtes (fête de la mer à Saint-Jacques, moules-partie à Brillac, fêtes médiévales de Suscinio...) et leur bureau de vote. Le tourisme tend à rendre plus ténue cette organisation traditionnelle, tout comme il a contribué à rendre moins sensible (ou moins visible) les spécificités socio-professionnelles de ces groupes de villages : tandis que Sarzeau-bourg monopolisait le commerce et les fonctions publiques, Saint-Jacques et le Logeo étaient surtout constitués de familles de marins, alors que Saint-Colombier, Penvins et Kerguet demeuraient rurales.

La langue bretonne à Sarzeau[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Sarzhav (prononcé [saˈʁaw]). Le canton de Sarzeau constitue la limite Sud de la partie bretonnante du diocèse de Vannes (Bro Gwened). La pratique du breton a décliné au long du XXe siècle, et ce en plusieurs étapes : d'abord à Arzon, Saint Gildas-de-Rhuys et dans le bourg de Sarzeau de 1900 à 1930, puis sur les rives du Golfe, dans l'entre-deux-guerres, enfin sur le littoral Sud-Est des années 1940 à 1970. Aujourd'hui, Penvins, Banastère et Suscinio sont les derniers villages de la presqu'île où l'on trouve quelques personnes âgées pratiquant encore la langue de leurs ancêtres.

Ce recul du breton, plus précoce que dans les cantons de l'intérieur du Vannetais, s'explique par plusieurs facteurs : outre les facteurs généraux, valables pour toutes les langues minoritaires[1], se sont ajoutées ici la pénétration de la nouvelle langue par le relais des marins et la vague touristique à partir de 1950.

Néanmoins, l'existence d'une filière scolaire bilingue à Sarzeau, depuis les années 1990, montre l'attachement d'une partie de la population à son identité et à sa culture. On peut signaler que :

  • l’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg (« Oui au breton ») a été votée par le Conseil municipal le 20 décembre 2006 ;
  • le 28 novembre 2011 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1.
  • à la rentrée 2013, 32 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1910 à 1947, la commune est desservie par le trafic ferroviaire de la Ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Sarzeau.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Yves Borius DVD Chargé de mission
2001 2008 Henri Bénéat DVD  
2008 en cours David Lappartient UMP Président de la Fédération française de cyclisme
Conseiller général du canton

En 1852, Amédée de Francheville était élu maire de Sarzeau et conseiller général du même canton. Quelques décennies après, son gendre Olivier de Langlais, résidant au manoir de la Cour près de Penvins (en fait un relais de chasse bâti à l'emplacement d'un manoir), époux d'Hedwige de Francheville, devint maire de Sarzeau en 1884. Olivier et son épouse sont à l'origine de la reconstruction de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Côte. La fonction de maire semblait alors être devenue - presque - héréditaire : À deux reprises, en 1914 et 1941 Elie de Langlais, petit fils du dernier, fut élu maire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Sarzeautins[4].


En 2011, la commune comptait 7 688 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 576 5 380 6 224 5 902 6 126 7 016 6 901 7 165 7 425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 399 6 788 5 950 5 632 5 718 5 704 5 563 5 686 5 097
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 011 4 787 4 659 4 040 3 969 4 042 4 009 3 995 3 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 669 3 676 4 088 4 406 4 972 6 143 6 941 7 155 7 659
2011 - - - - - - - -
7 688 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Suscinio.

Édifié au sud de la presqu'île de Rhuys, entre forêt et marais et à proximité immédiate de l'océan, le château de Suscinio fut au Moyen Âge, une des résidences préférées des ducs de Bretagne et de leur cour. Construit principalement au XIIIe siècle, pendant le règne de Jean Ier, le château était avant tout une résidence de plaisirs, les ducs de Bretagne aimaient venir chasser dans la grande forêt qui l'entourait.

Fortifié par la suite au cours du XVe siècle, il fut propriété de la couronne de France sous le règne de François Ier. Dès lors, n'ayant plus le rayonnement d'antan, le château tombe progressivement en ruine jusqu'à ce qu'il soit vendu comme bien national à la Révolution française où il servit de carrière de pierres. Le château en a beaucoup souffert. Prosper Mérimée, alors inspecteur général des monuments historiques, le fait entrer dans sa toute première liste des monuments historiques de 1840[7],[8]. Acquis en 1965 par le conseil général du Morbihan, il a depuis connu plusieurs étapes de restauration, étalées sur une trentaine d'années. En 1975, lors de travaux de terrassement au bord des douves, côté sud, les ruines d'une chapelle furent découvertes. Probablement incendiée à la fin du XIVe siècle, des pavements du XIVe siècle ont été mis au jour. Cette découverte, de par son étendue (plus de(30 000 pavés sur 300 m2) et de par la variété des techniques utilisées (terre cuite, faience), en fait une collection unique en Europe. En 1995, les toitures du logis ouest et de la tour neuve, détruites à la Révolution française, font l'objet d'une restitution minutieuse. Actuellement, même si le château n'est pas entièrement restauré, le château de Suscinio a retrouvé son allure de forteresse médiévale.

  • Le menhir de Kermaillard est le plus important site mégalithique de Sarzeau. On trouve également des dolmens à Brillac (Er Roh[9],[10]), à Kergillet (Lannek er Men) et deux autres grands menhirs couchés, l'un à Largueven, l'autre, nommé Men heol, près de la Villeneuve.
Le menhir de Kermaillard.
  • Le menhir du château d'eau de Bodérin entre Sarzeau et Penvins.
Le menhir du château d'eau de Bodérin.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Côte (XVIIe puis XIXe) édifiée à Penvins entre terre et mer.
  • L'église Saint-Saturnin édifiée au XVIIe - À proximité, Abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys XIe
  • Le Château de Kerlevénan (XVIIIe), pavillon chinois, chapelle familiale et parc à l'anglaise. Ceux du Neret, de Truscat et de Kergeorget, eux aussi construits sur les rives du Golfe, datent de la même époque. Classé MH[11].
  • Les multiples anses, criques et pointes en bordure du golfe du Morbihan dans les petits villages paisibles, entre autres, de Bénance, Le Ruault, Prat-Bihan, Bernon, Brillac, Bréhuidic et du typique petit port breton du Logeo.
  • La réserve ornithologique du Duer, située à l'entrée de Sarzeau, elle est délimitée par la route départementale 780.
  • Le Roaliguen, plage sur l'océan située au sud de Sarzeau, forme avec celle de Kerfontaine à l'ouest et celles de Landrezac et Penvins à l'est un ruban de sable fin de 12 kilomètres.
  • Le port de Saint-Jacques, dont les parties les plus anciennes ont été construites vers 1910. La digue principale a été prolongée en 1955 et dotée d'un feu ; celui-ci a été déplacé en 1988 lors de la dernière extension du port, en béton armé. Il a jusqu'ici accueilli une petite flotte de pêche côtière, spécialisée dans les crustacés, qui cohabite avec les plaisanciers, de plus en plus nombreux. Ce port est dominé par les vieux villages de la Grée, Kerfontaine et Kerignard où quelques vieilles maisons de pêcheurs témoignent de l'habitat traditionnel du Morbihan. Depuis les années 1960, l'urbanisation intensive liée au tourisme - qui a heureusement évité le gigantisme d'autres stations balnéaires - a fini par les relier entre eux.
  • Le château de Truscat, château de 1702, remanié vers 1830 par Gabriel de Francheville à l'emplacement d'un manoir du XVIe siècle, après 1850, son fils Jules poursuivit les travaux d'embellissment. Chapelle du XVIIe siècle. Le château est au milieu d'un beau parc au bord du golfe aux arbres centenaires ; il appartient aux descendants des Francheville depuis plus de cinq siècles. En 1815, le général Bernadotte, futur roi de Suède, y présida la fête de la Pacification. Ami de Jules de Francheville, Frédéric Ozanam y séjourna souvent.
  • Château de Kerthomas, acheté par Jules de Francheville à Madame d'Osmond, née du Pont-Bellanger. La rénovation de cette propriété fut réalisée par l'architecte rennais Mellet. De l'ancien manoir, il ne reste que la partie centrale qui a été noyé de tourelles d'inspiration Violet-Leduc. Cette propriété appartient toujours à des descendants de Jeanne Blanche de Francheville et de Jules Dumoulin de Paillart, son mari.
  • Château de Kerlevan, propriété du marquis de Gouvello de Keriaval. Il possède une chapelle privative.
  • Château de Keralier, XVIIe siècle, propriété des Bénéat-Chauvel. Il possède une chapelle privative dédiée à sainte Marguerite.
  • Manoir de Kerampoul, inscrit ISMH, XVIe siècle, à Penvins. Propriété du Marquis de Gouvello de Keriaval.
  • Manoir de Kergeorget Braz. Château construit vers 1856 par le comte Amédée de Francheville, maire et conseiller général, face au golfe. Propriété de M. Le Manchec.
  • Château du Néret. XIXe siècle, sur le site d'un ancien manoir. Face au golfe.
  • Manoir de Kerbot. Propriété du Marquis de Gouvello de Keriaval.
  • Manoir de Kerhars. Propriété du Marquis de Gouvello de Keriaval.
  • Manoir de la Cour Penvins. Propriété des Francheville, puis d'Olivier de Langlais, ancien maire de Sarzeau. Le manoir de la Cour-Penvins était déjà en ruine au XVIIIe siècle, à son emplacement est construit, d'après des plans de l'architecte Joseph Caubert de Cléry, architecte à Vannes, au XIXe siècle un relais de chasse par M. Olivier de Langlais, maire de Sarzeau. L'ancien manoir avait un oratoire privé.
  • Manoir de Kerlin. Colombier remarquable.
  • Manoir du Vertin.
  • Manoir de la Motte, près de Saint Colombier.
  • Château de Keraüel, ancien pavillon de chasse rénové par Élie de Langlais en 1905, d'après des plans dressés par l'architecte Joseph Caubert de Cléry qui demeurait à Vannes.
  • Manoir de la Brousse.
  • Manoir du Pâtis.
  • Manoir de Coffournic
  • Manoir de Kerstephany.
  • Manoir de la Noëdic, du XVe siècle. Le manoir de la "lande en face d'Hoedic" serait une des terres nobles les plus anciennes de Rhuys. Ancienne demeure de la famille du Bois de la Salle, elle passa aux Sovrel en 1623. Le peintre alsacien Xavier Haas séjourna à La Noëdic vers 1930. Aujourd'hui dissimulé au sein de vastes bois de plantation récente, non loin de l'océan, le manoir est une construction en équerre. Le logis méridional est du XVe siècle tandis que l'aile en retour date du XVIIIe.La porte d'entrée est surmontée des armes des Cléguennec. Le puits monumental au centre de la cour, de 2 mètres 50 de diamètre, est un des plus beaux de la région. Une chapelle existait en 1840, qui a complètement disparu de nos jours. On aperçoit un très beau calvaire qui remonterait au moyen âge près du manoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Sérent.
  • Famille de Francheville : Gabriel, Amédée et Jules eurent des rôles politiques et culturels importants au cours du XIXe siècle.
  • Alain-René Lesage (1668-1747), romancier et auteur dramatique français. Il a notamment écrit : Le Diable boiteux (1707), Turcaret (1709), Gil Blas de Santillane (1715-1735).
  • Amédée-Charles-Donatien de Gouvello (1821-1907), homme politique.
  • Marie Le Franc (1879-1964), écrivain franco-quebecoise. Elle a écrit notamment Grand Louis l'innocent qui lui fit obtenir le Prix Fémina en 1927. D'autres ouvrages sont parus comme Pêcheurs du Morbihan (1946).
  • Adrien Régent : Il a écrit : Le golfe du Morbihan et la rivière d'Auray.
  • Xavier de Langlais (1906-1975), peintre, graveur, écrivain.
  • Marie Joseph Lequinio, né à Kerblay le 15 mars 1755 et décédé à Sarzeau le 19 novembre 1814, devint un révolutionnaire actif, proche des Jacobins, et le promoteur de la déchristianisation de la Charente-Inférieure.
  • Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de juin 2012 à avril 2014, y possède une résidence de vacances.
  • Isabel Grivès, écrivain. Auteur de Doubles Jeux, éditions Nouvelles Plumes (2013).

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Sarzeau

parti, à trois fleurs de lys d'or, et d'hermine, au chef de gueules chargé d'un vaisseau d'argent habillé et flammé du même

La devise de la commune est A fluctibus Opes qui signifierait La richesse vient de la mer. On trouve d'ailleurs cette devise gravée sur la cheminée de l'actuel restaurant « l'Auberge de Kerstéphanie », route du Roaliguen à Sarzeau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'utilisation du français dans l'administration, l'interdiction du breton à l'école (fin XIXe siècle), la perception par les bretonnants de la langue française comme incarnation de la modernité.
  2. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm.
  3. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan »,‎ 2005, 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  4. « Nom des habitants des communes françaises: Sarzeau », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Notice no PA00091728 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Notice no IA00127590 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Notice no PA00091730 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Notice no PA00091729 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Notice no PA00091727 », base Mérimée, ministère français de la Culture.