Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

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Cathédrale
Saint-Pierre de Vannes
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Pierre de Vannes
Présentation
Nom local Saint-Pierre
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Vannes (siège)
Début de la construction 1450
Fin des travaux 1520
Style dominant Gothique
Roman (tour-clocher)
Protection Logo monument historique Classée MH (1904)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Vannes
Coordonnées 47° 39′ 28″ N 2° 45′ 25″ O / 47.657778, -2.756944 ()47° 39′ 28″ Nord 2° 45′ 25″ Ouest / 47.657778, -2.756944 ()  

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Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

La cathédrale Saint-Pierre de Vannes est une cathédrale catholique romaine située à Vannes, dans le département du Morbihan, en France. Siège du diocèse de Vannes, elle porte aussi le titre de basilique mineure.

De style gothique, elle est élevée sur le site de l'ancienne cathédrale romane. Sa construction s'étend sur cinq siècles, du XVe au XIXe siècle, et si l'on inclut la durée d'existence de la tour-clocher romane conservée de l'ancien édifice, on arrive à une durée de construction de sept siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan Cathédrale de Vannes sans numérotation.png
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La première cathédrale de Vannes fut détruite en 919 lors des invasions normandes en Bretagne. Une nouvelle cathédrale fut construit vers 1020 par l'évêque Judicaël et son frère Geoffroi Ier de Bretagne, duc de Bretagne, dans un style roman mais on ignore si c'est au même emplacement. Faite de granit et continuellement modifiée par l'addition de nouvelles structures, la cathédrale est un édifice extrêmement composite.

À la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, les évêques Rouaud et Guéthenoc réédifient une nouvelle cathédrale dont subsistent la base du clocher et quelques pans du chœur.

Le reconstruction en style gothique décidée par l'évêque Yves de Pontsal se fit aux XVe et XVIe siècles, entre 1454 et 1520. Elle fut rendue nécessaire du fait que l'ancien sanctuaire était devenu trop petit pour faire face à l'affluence des pèlerins qui se pressaient autour du tombeau de saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419 et enterré dans le chœur de la cathédrale. Elle est édifiée grâce aux offrandes des pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saintque le pape Calixte III vient de canoniser

De cette époque datent la nef, le transept et le porche du croisillon nord. Ce porche comprend, suivant la coutume bretonne, douze niches destinées à recevoir les statues des 12 apôtres. Au XVIe siècle également fut construite une chapelle ronde à étage, la chapelle du Saint-Sacrement, petit joyau de style Renaissance, accolé à la façade nord du transept, au niveau de la cinquième travée.

La tour nord est la principale structure héritée de l'ancienne construction romane. Les voûtes et le chœur ne furent construits qu'au XVIIIe entre 1771 et 1774.

Enfin la tour sud et la façade occidentale avec son porche datent du milieu du XIXe siècle.

Architecture[modifier | modifier le code]

La cathédrale de Vannes, avec sa tour romane à gauche
Statue de Saint Vincent Ferrier à l'extérieur de la cathédrale
Chapelle Saint Gwenaël
Chapelle Saint Mériadec et Saint Patern
Le Chœur de la Cathédrale
Le maître-autel

Dimensions[modifier | modifier le code]

D'une longueur de 110 mètres, l'édifice est le plus long parmi les cathédrales de Bretagne.

L'extérieur[modifier | modifier le code]

La façade occidentale fut construite en 1857 en style néo-gothique. Sur le pilier central du portail, à l'extérieur, se trouve la statue du Dominicain saint Vincent Ferrer, originaire de Valence en Espagne dont la tombe est hébergée par la cathédrale. La façade nord s'ouvre sur le jardin du cloître (avec des ruines de ce dernier du XVIe siècle), ainsi que sur la rue des chanoines, grâce au beau porche dit des chanoines qui termine le croisillon nord du transept en style gothique tardif (1514), et décoré des 12 niches correspondant aux statues des 12 apôtres.

L'intérieur[modifier | modifier le code]

La nef s'étend sur six travées dont la première constitue le narthex. Il n'y a pas de vaisseaux collatéraux nord et sud. Ceux-ci sont remplacés par deux séries de cinq chapelles donnant sur le vaisseau central. Les chapelles de la première travée sont inexistantes car occupées par les deux tours.

Les chapelles[modifier | modifier le code]

D'ouest en est, on trouve les cinq chapelles suivantes du côté sud :

Chapelle des fonts baptismaux[modifier | modifier le code]

C'est la plus petite des cinq chapelles. Depuis 1856 elle accueille les fonts baptismaux. Cependant elle est trop exigüe pour qu'on y pratique des baptêmes, ceux-ci ont lieu au milieu des stalles de l'arrière-chœur.

Le vitrail est divisé en six médaillons : on retrouve d'abord Adam et Ève mangeant la pomme et étant chassés du Jardin d'Éden, puis Jean le Baptiste baptisant le Christ et le reconnaissant comme le Messie auprès de la foule, et enfin le baptême et le sacre de Clovis par Saint Rémi. Le vitrail a été offert en 1878 par Anne de Néverlée, comtesse douairière de Courcy.

Chapelle Sainte Anne[modifier | modifier le code]

C'est la sainte patronne de la Bretagne. Sa statue bénéficie d'une dévotion particulièrement grande, comme dans la cathédrale de Nantes. Le retable date du XIXe siècle. On retrouve sainte Anne avec les traits d'une femme âgée, accompagnée de sa jeune fille Marie. À leur gauche, Joseph et l'Enfant Jésus. À leur droite, Saint Joachim, le mari de Sainte Anne, portant dans sa main gauche une corbeille contenant deux colombes, offrande pour la Présentation au Grand Prêtre de Jérusalem.

Le vitrail de la chapelle montre le pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray, et d'autres évènements importants de sa vie.

Chapelle du Rosaire[modifier | modifier le code]

Le vitrail montre le Sacré Cœur de Paray-le-Monial.

Chapelle du Bienheureux Pierre René Roque[modifier | modifier le code]

Le Bienheureux Pierre René Roque[2] était un prêtre, né à Vannes, connu pour sa grande piété. Il fut condamné à mort et guillotiné pour avoir porté la communion à un mourant. Il est enterré sous l'autel.

Chapelle Saint Gwenaël[modifier | modifier le code]

Cette chapelle comprend l'entrée sud de la cathédrale - Saint Gwenaël[3] prit part à l'évangélisation des diocèses bretons au VIe siècle. Sur le vitrail correspondant, il est représenté en compagnie de la Bienheureuse Françoise d'Amboise. Cette dernière, duchesse de Bretagne fonda le premier couvent de Carmélites à Vannes.

Les cinq chapelles du côté nord de la nef sont les suivantes d'ouest en est :

Chapelle Saint Mériadec et Saint Patern[modifier | modifier le code]

Ici le vitrail représente Saint Mériadec[4] et Saint Patern, premier évêque de Vannes. On peut également admirer à cet endroit le tableau d'Antoine Rivoulon réalisé en 1846, Litanies de la Sainte Vierge, ainsi que celui de Destouches de 1819, montrant la Résurrection de Saint Lazare.

Chapelle Saint Louis[modifier | modifier le code]
Chapelle Saint Antoine[modifier | modifier le code]

Celle-ci constitue l'entrée nord de la cathédrale - On peut admirer ici une peinture de Vincent datée de 1830 qui représente Jésus Christ sur la croix, Saint Jean, la Vierge Marie et Sainte Marie-Madeleine.

Chapelle Saint Vincent Ferrier[modifier | modifier le code]

Utilisée comme chapelle du Saint-Sacrement, elle communique avec la tour Renaissance accolée à la façade nord de la cathédrale. Elle abrite depuis 1956 les reliques de Saint Vincent Ferrer, y compris son crâne.

Chapelle Notre-Dame de Miséricorde[modifier | modifier le code]

Elle abrite une peinture de la Vierge à l'Enfant de Delaval (1836). On peut également y voir un vitrail représentant Saint Yves qui bénéficie d'une position privilégiée dans les églises bretonnes.

Le Chœur[modifier | modifier le code]

Le chœur abrite trois autels créés par Davide Antonio Fossati datant du XVIIIe siècle. De part et d'autre du maître-autel, les statues de Saint Pierre et de Saint Paul sont placés au-dessus de deux autels plus petits.

Le chœur est entouré d'un très large déambulatoire destiné à canaliser les pèlerins venus prier sur la tombe de Saint Vincent Ferrer, au Moyen Âge. Une plaque en marbre rappelle l'affiliation de la Cathédrale-Basilique à la Basilique Saint-Pierre de Rome.

La chambre du Trésor fut aménagée en 1782 dans une partie du chœur. Outre de beaux livres de théologie et d'histoire religieuse, la pièce la plus remarquable du trésor est un coffret de bois revêtu de parchemin peint. Il date du XIIe siècle et est décoré de scènes de la vie. On peut aussi mentionner une croix d'or et deux bâtons en ivoire.

Les croisillons[modifier | modifier le code]

Croisillon Sud[modifier | modifier le code]

Le croisillon sud du transept constitue une grande chapelle appelée Chapelle Notre-dame de Lourdes - C'est l'endroit de l'ancienne porte des Ducs. Les vitraux correspondants montrent la première communion de Françoise d'Amboise. Au-dessus, on trouve Saint-Pierre. À gauche se trouve une peinture de l'ascension de Sainte Pétronille[5],[6] vers le ciel. Avant la révolution ce lieu abritait la tombe de Saint Gwenaël. À droite de l'autel, une mystique locale, Mme de Francheville, est enterrée.

Croisillon Nord[modifier | modifier le code]

Quant au croisillon nord du transept qui s'ouvre vers l'extérieur par le très beau portail des Chanoines, il servit à héberger le tombeau de Saint Vincent Ferrer jusqu'en 1956. Un vitrail le dépeint toujours. Le croisillon nord abrite aussi deux peintures, l'une de Gosse datant de 1945, l'autre de Mauzaise effectuée en 1831. La première dépeint la mort du Saint, et la seconde le représente prêchant aux infidèles.

Les sépultures[modifier | modifier le code]

Les évêques ont le privilège d'être enterrés dans leur cathédrale. À Vannes ils ont presque tous usé de ce droit, mais leurs tombeaux ont disparu les uns après les autres. À ce jour, il n'en reste plus que quatre.

Tombeau de Mgr Sébastien de Rosmadec[modifier | modifier le code]

Situé dans la chapelle de Saint-Vincent, du côté de l'évangile ; c'est un sarcophage en marbre, surmonté d'une arcade et d'attributs divers. On pouvait y lire sur une planchette : Hoc in monumento quiescit corpus Sebastiani de Rosmadec, Venetensis episcopi. Mort le 29 juillet 1646.

Tombeau de Mgr François d'Argouges[modifier | modifier le code]

Situé en face du précédent il présente les mêmes caractères généraux que celui de Mgr De Rosmadec, mais il a de plus une statue du prélat agenouillé sur un prie-Dieu. Il a pour inscription : D. 0 M. Francisco d'Argouges, Venetorum Britonum episcopo… Obiit idibus martiis anni M. DCC. XVI. Monumentum hoc soror piissima Susanna d'Argouyes de Creil fratri charissimo moerens posuit.

Tombeau de Mgr de Bertin[modifier | modifier le code]
Tombeau de Monseigneur Bertin

Situé dans la chapelle du Sacré-Cœur, au côté sud de la nef, il fut construit par Christophe Fossati, de Marseille. De marbre blanc, il est surmonté de la statue agenouillée du prélat. On y lit : Hoc in perpetuum suoe venerationis et gratitudinis pignus dilectissimo et illustrissimo D. D. Carolo Joanni de Bertin Episcopo Venetensi Cothedralis hujusce ecclesioe restauratori munificentissimo monumentum erexit Capitulum Venetense anno Domini 1777. Obiit die 23 septembris anni 1774.

Tombeau de Mgr Bécel[modifier | modifier le code]

Situé dans le chapelle de Sainte-Anne, il a été élevé par souscription publique. Il est en marbre blanc et consiste en un sarcophage, surmonté de la statue agenouillée de l'évêque. Ce Monument est l'œuvre de M. Le Roux, de Paris. On y lit l'inscription suivante : D. .D. Joannes Maria Bécel, Ep. Veneten. — Natus kal. Aug. M. DCCC. XXV Vixit in pontificatu - annos XXXI. Obiit VIII idus Novembris MDCCCXC VII. — In Pace (abbé Le Mené).

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]