Quimperlé

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Quimperlé
Le quai Brizeux et la Laïta
Le quai Brizeux et la Laïta
Blason de Quimperlé
Blason
Quimperlé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Michaël Quernez
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29233
Démographie
Gentilé Quimperlois
Population
municipale
12 156 hab. (2011)
Densité 383 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ N 3° 33′ O / 47.87, -3.55 ()47° 52′ Nord 3° 33′ Ouest / 47.87, -3.55 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 83 m
Superficie 31,73 km2
Localisation

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Liens
Site web www.quimperle.com

Quimperlé [kɛ̃pɛʁle] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Quimperlé dans le sud-est du Finistère

Quimperlé est situé dans le sud-est du Finistère, à 19,7 km au nord-ouest de Lorient et à 44 km à l'est de Quimper. D'un point de vue historique, la ville appartient à la Cornouaille. Cependant une petite partie de son territoire, correspondant à l'ancienne trève[1] de Saint David, qui dépendait de la paroisse de Rédéné, se rattache au Broerec.

Quimperlé, confluent[modifier | modifier le code]

Le nom Quimperlé vient de kemper, « confluent » en breton, et de Ellé une des rivières qui traversent la ville. La ville se situe en effet au point de confluence de l'Ellé et de l'Isole. Celles-ci se rejoignent pour donner naissance à la Laïta, une ria longue d'une quinzaine de km soumise à la marée, qui fut navigable et permit à Quimperlé d'être un port de mer. Un autre cours d'eau de moindre importance traverse la cité, le Dourdu (eau noire en breton), qui se jette directement dans la Laïta en aval des deux autres. Quimperlé était à la limite des deux évêchés de Cornouaille (dont elle faisait partie) et de Vannes, séparés par l'Ellé.

On distingue traditionnellement une « ville haute » et une « ville basse ». La « Basse Ville » (centre aristocratique et religieux) s'est développée autour de l'église Saint-Colomban dont il ne subsiste plus qu'une façade et de l'abbaye bénédictine Sainte-Croix de Quimperlé tandis que la « Haute ville » s'est développée autour de l'église Saint-Michel et de sa place (centre d'origine commerçant).

La « ville basse » occupe la zone de terrain de la presqu'île de confluence enserrée entre les cours de l'Ellé et de l'Isole, transformée en île artificielle par la création de douves joignant les deux cours d'eau peu avant leur confluence, ainsi que les rives de la Laïta. L'ancienne abbaye bénédictine Sainte-Croix est à l'origine du noyau urbain initial en raison des fortifications entourant et protégeant l'abbaye à partir du XIIIe siècle, et de l'attractivité du minihy (sauveté de Clos Gurthiern). L'essor démographique nécessite d'autres extensions urbaines extra-muros: le faubourg du Gorrequer (route de Carhaix), celui de Lovignon (route de Vannes). Pour contrebalancer la puissance de Sainte-Croix, le duc Jean Ier de Bretagne fonda en 1264 sur la rive gauche, donc dans l'évêché de Vannes, le monastère des Dominicains (« abbaye blanche », surnom probablement donné à cette abbaye en hommage à Blanche de Navarre, épouse du duc fondateur Jean Ier de Bretagne, à moins que ce ne soit une allusion à la couleur de la robe des moines), à l'origine du développement du faubourg du Bourg Neuf, longtemps mal relié à la ville jusqu'à la construction tardive (car refusée jusqu'alors par l'abbaye Sainte-Croix) du Pont des Jacobins" (puis du Bourgneuf) enjambant l'Ellé en 1643. La diminution des troubles favorise l'essor de l'artisanat et du commerce, facilités par l'existence d'un port d'importance notable : la Laïta est alors remontée, à marée haute, par des bateaux de mer de 10 à 60 tonneaux, pourvus d'équipages pouvant aller jusqu'à 15 hommes, obtenant le « droit de franche foire » pour Saint-Michel, qui devient paroisse dès le XIe siècle, et le Bourg Neuf en 1434.

La cité dépendait entièrement de l'abbé de Sainte-Croix, véritable seigneur féodal, à la fois administrateur, juge et représentant de la force publique. Sous l'autorité de l'abbé, un chambrier assurait la gestion financière, un avoué aux décisions sans appel assurait la justice, y compris le droit de haute justice (peine de mort), un voyer assurait la perception des impôts. D'autre part l'abbé disposait du « droit épiscopal » sur toutes les églises possédées par l'abbaye dans le diocèse.

Une bonne partie de la « Basse Ville » est inondable. D'ailleurs les quais Brizeux et Surcouf sont régulièrement noyés sous les eaux de la Laïta. L'hôtel Brizeux est un indicateur visuel très pratique pour mesurer la hauteur d'eau lors d'une crue.

Une agglomération de moindre importance s'est également développée autour de l'Abbaye blanche, sur la rive gauche de la Laïta, face à la montagne Saint-Michel. Celle-ci a pris le nom de Bourgneuf.

La zone urbanisée s'est par la suite étendue notamment en direction de l'ouest à la suite de la construction de la gare ferroviaire en 1862-1863. Aujourd'hui, cette zone urbanisée déborde en direction du nord sur la commune voisine de Mellac, Stang Veil et la cité de Ty Lann constituant des faubourgs de l'agglomération quimperloise.

La « Haute Ville » occupe au contraire les parties hautes avec la montagne Saint-Michel.

Quimperlé et son territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur 3 173 hectares et englobe en plus de la ville des zones non urbanisées qui appartenaient, avant leur rattachement à Quimperlé en 1791, à la paroisse de Lothéa et à la trève de Trélivalaire. Cet espace est occupé en partie par la forêt domaniale de Carnoët qui s'étend sur 750  ha., dont 565  ha. sont situés sur le territoire de Quimperlé. Cette belle futaie de chênes et de hêtres a été partiellement dévastée lors de l'ouragan de 1987. Un programme de reboisement fut alors entrepris. La voie express RN165 traverse la commune d'est en ouest. Elle franchit la vallée de la Laïta par un viaduc à environ 1 km au sud de la ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la ville est Kemperle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quimperlé

D'argent semé de mouchetures d'hermine de sable, au coq de gueules, membré et crêté d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au Paléolithique, l'homme de Néanderthal a selon toute vraisemblance fréquenté les abords de Quimperlé comme en atteste un lieu de taille de l'époque Moustérienne situé à la limite même de la commune de Clohars-Carnoët, dans la forêt, avec une très belle roche locale, entre calcédoine et jaspe. En des temps plus proches de nous, correspondant à la période allant du Néolithique à l'époque gallo-romaine, des traces d'un habitat épars existent dans la région mais aucune trace d'une quelconque agglomération n'a été trouvée sur le site actuel de Quimperlé. À Quimperlé même se trouvent le dolmen (un dolmen, non-quimperlois, déplacé par La Villemarqué) de Keransquer, rue de Lorient et dans le voisinage des menhirs et des allées couvertes. En forêt de Lothéa, on peut voir un dolmen et plusieurs tumulus dont l'un livra, en 1843, des pointes en silex, des armes en bronze et trois chaînes de cou, l'une en bronze, l'autre en argent et la troisième en or. Des tuiles trouvées près du cimetière de la chapelle Saint-David attestent d'une présence gallo-romaine, avérée aussi en forêt de Carnoët.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première agglomération vit le jour sur le site actuel de la basse ville. Elle s'appelait villa Anaurot du nom d'un prince originaire de Grande-Bretagne ayant vécu au Ve siècle. D'autres historiens estiment que le nom ancien de la ville de Quimperlé ne provient pas d'un anthroponyme, mais signifierait "les deux gués" ou le "gué d'or". Un prince breton, Saint Gurthiern, y aurait fondé un ermitage, mais celui-ci aurait été détruit par les Normands, en même temps que la ville, trois siècles plus tard, en 868. La ville fut reconstruite et elle prit le nom que lui nous connaissons aujourd'hui.

Selon la tradition, le 14 septembre 1029 fut fondée l'abbaye bénédictine Sainte-Croix de Quimperlé par le comte de Cornouaille Alain Canhiart. Les historiens penchent plutôt pour une fondation vers 1050. L'abbaye s'enrichit rapidement grâce à la protection des comtes de Cornouaille puis des ducs de Bretagne, et grâce à de nombreuses donations. Cette richesse ne tarda pas à susciter la convoitise des ducs de Bretagne qui réclamèrent qu'une partie des revenus leur soient reversés. Selon le géographe arabe Al Idrisi, "Kimberlik" était déjà en 1154 « une ville bien située, petite et animée, qui possède des marchés actifs et beaucoup d'industries ». Au XIIIe siècle, le duc Jean Ier le Roux (duc de 1237 à 1286) fit édifier des remparts autour de la Basse Ville pour la protéger. Une douve reliant l'Ellé et l'Isole fut creusée pour la ceinturer d'eau. Il fonda aussi, par l'intermédiaire de sa femme Blanche de Navarre, une abbaye de Frères Prêcheurs (Dominicains), appelée plus tard Abbaye Blanche, abbaye autour de laquelle s'établit le nouveau quartier du Bourgneuf. Pendant la guerre de Succession de Bretagne, Quimperlé soutint le prétendant Jean de Montfort. Celui-ci mourut vers 1345, des suites de ses blessures lors du siège de Quimper. Il fut inhumé dans l'église abbatiale des Dominicains de Quimperlé, où on lui éleva un tombeau. En 1347, durant la guerre de Succession de Bretagne, le roi Édouard III d'Angleterre afferma plusieurs places fortes bretonnes à ses capitaines. Il donna Quimperlé et la région de l'Ellé à Roger Davidson, plus connu sous le nom de Davy. Celui-ci mis en coupe réglée Quimperlé et sa région jusqu'à sa mort en 1364 à la bataille d'Auray. En 1373, Du Guesclin vint assiéger en personne la place forte qui était aux mains des Anglais. Il fit passer au fil de l'épée la garnison.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1505, la Duchesse Anne de Bretagne se rend à Quimperlé.

En 1590, durant la Guerre de la Ligue, la ville était aux mains des Ligueurs, hostiles au Protestantisme. Pour le compte du roi de France Henri IV (devenu récemment roi en abandonnant le Protestantisme), le prince de Dombes s'empara de Quimperlé par surprise en avril 1590 au détriment de François Duchastel, marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal en Landeleau, qui commandait la place de Quimperlé, comme le raconte le chanoine Moreau : « Arrivés donc entre minuit et le point du jour, pour faire leurs approches plus secrètement (…) jusques à la porte de la ville du côté de Vannes, appliquèrent les pétards.(…). On le fit jouer avec un tel effet qu'il emporte la porte de la ville et donne l'entrée libre à l'ennemi qui entre en foule où, trouvant l'habitant, capitaine, soldat qui dormaient à la française, en eurent bon marché, car ils ne rendirent aucun combat, et ceux qui résistèrent furent tous tués. Plusieurs cependant se sauvèrent, tant hommes que femmes et filles par la rivière du côté de Cornouaille. (…) Les habitants de Quimperlé avaient, dès le début de la guerre fortifié l'abbaye noire dite de Sainte-Croix,où ils avaient resserré tout ce qu'ils avaient de plus cher tant il y avait un grand butin. (…) Ils se rendirent vie sauve, et tout le butin demeura aux soldats, encore y eut-il quelques-uns qui furent retenus prisonniers et payèrent rançon. La ville était bien riche en ce temps-là, si bien que la perte de ce ravage fut très grande. Voilà comment la négligence d'un capitaine guère expérimenté et habitué à prendre ses aises, comme était celui-ci, a porté de ruine où il commandait. (…) Le sieur de Mesle, capitaine, (…) ayant reçu cette honteuse escorne, se retira tout honteux au Châteaugal, près Landeleau »[2].. En 1553, l'abbaye bénédictine passa sous le régime de la commende (son abbé n'était plus désigné par les moines, mais par le roi).

En août 1594, la ville abrita une garnison espagnole conduite par Don Juan d'Aguila qui peu de temps après s'en alla incendier Rosporden.

Article détaillé : Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.
Maison à pans de bois à Quimperlé (gravure ancienne)

En 1680, la plus grande partie des murailles fut abattue et les matériaux ainsi récupérés servirent à l'édification d'un quai (le futur quai Brizeux). La deuxième moitié du XVIIe siècle vit l'installation de nouveaux religieux, en Haute Ville : en 1653, les Capucins, sur les pentes de la montagne Saint-Michel ; arrivées en 1653 également, les Ursulines fondèrent leur monastère au haut de la montagne Saint-Michel, au Bel-Air, et commencèrent à y enseigner aux filles de bonne famille et du peuple. En 1760, les Filles de la Sagesse s'occupent des pauvres et des malades à l'hôpital Frémeur. En août 1746, une crue catastrophique endommage sérieusement les ponts de la ville et plusieurs d'entre eux doivent être entièrement reconstruits. Quimperlé est à l'époque un important lieu de marchés (le vendredi) et de foires, notamment en Haute ville. De nombreux moulins à eau y sont actifs, pour le grain et le tan. La ville compte de nombreuses tanneries (13 tanneurs en 1670), dont la manufacture du Suisse Engler, sur le Dourdu, fondée en 1764 (et rachetée plus tard par Vincent Samuel Billette). En 1785, le papetier Georget installe un moulin à papier fabricant notamment du papier timbré. Il y avait aussi une pêcherie aux Gorrets. On y pêchait des saumons en grande quantité car ce poisson venait frayer en grand nombre dans l'Ellé et ses affluents (en 1750 le nombre de prise était de 8000/an contre 20 en 1979). À la fin de l'Ancien Régime, la création d'une entreprise de céramique, et une autre de couvertures en laine, échouèrent. À la même époque, Quimperlé construit des bateaux. Par contre, l'activité portuaire reste réduite à cause de l'ensablement de la Laïta limitant le tonnage des navires. Le port exporte essentiellement du blé en direction de Nantes et de Bordeaux. Des billes de bois abattues dans la forêt de Carnoët sont acheminées via la Laïta à Lorient. Le port importe du vin et du sel. En matière de justice, la sénéchaussée royale ne cesse pas, aux XVIIe et XVIIIe siècles, de rogner sur les pouvoirs judiciaires de l'abbaye Sainte-Croix. Dans le dernier quart du XVIIIe siècle, la ville connaît d'importantes modifications : en application des idées du Duc d'Aiguillon, gouverneur de la Bretagne, il est décidé d'améliorer la traversée de la ville d'est en ouest : l'accès au Bourgneuf en venant de Lorient est élargi, le pont du Moulin de la Ville est construit sur l'Isole, une rue nouvelle est ouverte (la rue Neuve, aujourd'hui rue La Tour d'Auvergne), le moulin passe de la rive droite à la rive gauche de l'Isole, des hôtels sont détruits et une nouvelle route est construite en direction de Pont-Aven, Concarneau…

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

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Les Halles devant l'abbatiale Sainte-Croix (ville basse)

Quimperlé est érigée en commune en 1790. Le territoire communal nouvellement constitué englobe en 1791 les paroisses de Saint-Michel, de Saint-Colomban, de Lothéa (et sa trève[1] de Trélivalaire) qui dépendaient de l'évêché de Quimper, ainsi qu'une partie de la paroisse de Rédéné (la trève de Saint-David), qui dépendait de l'évêché de Vannes.

Plusieurs communes appartenant historiquement au Vannetais (Arzano, Rédéné, Guilligomarc'h) sont rattachées au département du Finistère, nouvellement créé, pour fournir un hinterland à l'est à la ville, qui est promue au rang de chef-lieu de district.

La ville est acquise aux idées révolutionnaires comme la plupart des villes de l'Ouest, alors que la campagne environnante, limitrophe du Morbihan, devient hostile aux nouvelles réformes, surtout religieuses. En avril 1789, Vincent Samuel Billette, changeur du roi, maître de la plus importante tannerie de la ville, est élu député aux États Généraux de Versailles, qui devinrent assemblée Nationale Constituante. Le Capitaine Duboisdaniel est le premier maire élu de Quimperlé (au suffrage censitaire masculin), en février 1790. À son retour de Paris, Billette est élu maire de la ville, jusqu'à sa suspension en septembre 1792 ; sa réhabilitation intervient trop tardivement pour qu'il puisse se représenter. En septembre 1792, les Ursulines sont expulsées car elles n'ont pas voulu prêter le serment. En décembre 1792, c'est Pierre Daveau, ex-moine de l'abbaye Sainte-Croix et prêtre constitutionnel, qui est élu maire (au suffrage universel masculin). En janvier 1793, Jacques Tanguy Marie Guermeur, ancien procureur du roi de la sénéchaussée et membre de la Convention, vote la mort de Louis XVI, alignant son vote sur une demande des autorités et du club des Jacobins quimperlois. À la fin de 1793, Jacques Cambry (1749-1807) est désigné président du district de Quimperlé, à son corps défendant, par les délégués du Représentant en mission Jeanbon Saint-André. Au printemps 1794, Daveau est encore maire de la ville pendant la Terreur (il n'était pas courant qu'un prêtre, même constitutionnel, soit maire à cette époque) : les mêmes délégués exigent qu'il remette ses lettres de prêtrise (ce qu'il fait, et ce qui lui permet une promotion au District). En juin 1794, Cambry et les Quimperlois ne peuvent empêcher la condamnation à mort, par le Tribunal Révolutionnaire de Brest, et l'exécution d'Antoine Cuny, administrateur du Finistère originaire de Quimperlé, et de deux autres administrateurs originaires du district (mais ils réussissent à en sauver deux). C'est de Quimperlé que Cambry part pour effectuer, à la demande du Département du Finistère, son enquête sur les "Objets échappés au vandalisme" dans le département : en 1799, il publie à Paris, son "Voyage dans le Finistère ou état de ce Département en 1793 et 1794", qu'il rédige, dans le district, à Moëlan chez de Mauduit. Il est encore président du district lorsque, dans le cadre de l'affaire de Quiberon, la ville de Quimperlé est menacée en juillet 1795, par une troupe de Chouans débarquée à Névez et Riec sur les côtes du district. Au cours et à la fin de l'année 1795, la menace chouanne augmente sur la ville et ses patriotes ; un juge, des prêtres constitutionnels sont tués dans le district : deux jeunes chefs chouans sont capturés et fusillés à Quimperlé, après jugement militaire, sur la place au Soleil (sud de la place Saint-Michel) en novembre et décembre 1795 : Augustin Dupays du Guilly, et Alexandre de Poulpiquet. Pratiquement toute la période révolutionnaire est marquée par des difficultés économiques et sociales : le départ des nobles pour leurs manoirs de campagne (puis leur émigration à l'étranger en 1792-1793) et la fermeture des monastères en 1790 entraînent la fin des aumônes et un considérable manque-à-gagner pour les artisans et les journaliers de Quimperlé ; la très importante dépréciation de l'assignat (puis de son successeur, le mandat territorial), la mauvaise conjoncture climatique et économique, l'économie dirigée (le "maximum" des prix et des salaires, les nombreuses réquisitions de grains ou de main-d'œuvre) et la guerre entraînent la mauvaise volonté paysanne (ils refusent d'alimenter les marchés) et l'accroissement de la misère. Les questions religieuses, comme ailleurs, ont des répercussions à Quimperlé ; en juin 1793, deux femmes sont inquiétées pour avoir caché un prêtre réfractaire ; elles s'en tirent à bon compte en raison de la non-rétroactivité des lois. Des prêtres insermentés de Quimperlé et du district, et les religieuses ursulines connaissent expulsions, emprisonnements, exils forcés. En 1795, Guermeur, toujours conventionnel, avec d'autres représentants en mission, met en œuvre la nouvelle politique de (relative) pacification religieuse de la Convention, libérant prêtres et religieuses ; cette politique est brutalement stoppée par le débarquement anglo-émigré de Quiberon en juin 1795.

La loi de mars 1793 donne une grande liberté aux parents pour prénommer leurs enfants. Plusieurs habitants de Quimperlé choisissent de donner comme deuxième ou troisième prénom à leur enfant Montagne, constituant ainsi une double référence au quartier de la Montagne et à la Montagne[3].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Quimperlé devient le siège d'une sous-préfecture en 1800. Le premier sous-préfet de Quimperlé, Joseph Morellet (1748-1816) est un Lorientais qui, comme Cambry et d'autres, s'est "réfugié" à Quimperlé pendant la Révolution ; il était originaire de l'Île Bourbon (La Réunion, actuellement). Deux sous-préfets sont à distinguer au XIXe siècle à Quimperlé : Auguste Romieux, célèbre pour ses "bons mots" peu favorables aux Bretons ; et Anatole de Brémond d'Ars, sous-préfet au moment de la chute du clocher de l'église Sainte-Croix en 1862 ; il est lié au développement de l'ostréiculture dans l'arrondissement, et s'est impliqué dans les sociétés savantes de l'époque : la rue principale de la Basse Ville (ancienne rue du Château sous l'Ancien Régime, et rue de l'Égalité pendant la Révolution) porte son nom. La préfecture fut supprimée en 1926.

La ville connut au XIXe siècle un important essor industriel avec notamment des tanneries, des minoteries, une scierie mécanique qui compta jusqu'à 80 ouvriers, les usines Savary et Rivière. De nombreuses conserveries virent le jour au début du XXe siècle ainsi qu'une fonderie.

Aujourd'hui sont implantés sur la commune les papeteries de Mauduit, le principal site agroalimentaire Bigard (abattoirs, viande hachée, produits élaborés traiteur), une usine de fabrication d'aliments pour chiens et chats (Nestlé ayant racheté Friskies et Whiskas).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La culture des pommiers à cidre[modifier | modifier le code]

Le journal Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[4]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le bagad de Quimperlé (Bro Kemperle)

La ville fut épargnée par les bombardements et les destructions durant la Seconde Guerre mondiale sauf pendant la période de la Poche de Lorient, à la différence de ses voisines Lorient et Hennebont. Toutefois, le , un train composé d'une grue et de deux wagons est mitraillé par un avion anglais à l'entrée de la gare de Quimperlé. Le , deux avions anglais mitraillent des trains se dirigeant vers Lorient à la sortie de Quimperlé ; quelques maisons sont touchées[5]. La ville sera libérée le par les Forces françaises de l'intérieur (FFI) et les Allemands seront ensuite tenus en respect à bonne distance de Quimperlé dans ce qui deviendra la poche de Lorient.

Quimperlé est aussi réputée pour son bagad Bro Kemperle qui a obtenu notamment deux titres de champion de Bretagne des bagadoù.

Administration[modifier | modifier le code]

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
      sans étiquette  
1977 1989 Yves Guillou DVG Directeur des services techniques
1989 1995 Guy Savin PS  
1995 2001 Marcel Tusseau DVD Gérant de société
mars 2001 2008 Daniel Le Bras PS Médecin anesthésiste-réanimateur
mars 2008 avril 2014 Alain Pennec   Professeur agrégé de géographie
mars (mois) 2014 Michaël Quernez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Quimperlé compte 12 156 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Quimperlé depuis 1793.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 549 5 617 4 263 4 724 5 275 5 541 5 261 5 791 6 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 375 6 240 6 863 6 253 6 533 6 821 7 156 8 049 8 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 036 9 176 9 188 8 995 8 969 9 062 9 335 10 679 10 030
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 272 10 698 10 907 11 067 10 748 10 850 10 725 12 156 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 29,1 %).
Pyramide des âges à Quimperlé en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
2,0 
7,7 
75 à 89 ans
12,7 
13,3 
60 à 74 ans
14,4 
21,9 
45 à 59 ans
20,7 
20,2 
30 à 44 ans
17,3 
18,4 
15 à 29 ans
16,9 
18,0 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 18 décembre 2008. La charte a été signée le 14 janvier 2009, la mairie s’engageant sur le deuxième niveau de la charte. Le 4 mai 2012 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2.

Deskadurezh

La première école bilingue breton-français est créée en 1989, il s'agit de l'école associative, sous contrat avec l'État : Diwan Kemperle. À la rentrée 2010, une filière bilingue publique voit le jour à l'école Bisson. Une association de parents d'élèves Div Yezh Skol Kemperle est créée en 2012. À la rentrée 2011, une filière bilingue publique est ouverte au collège de La Villemarqué.À la rentrée 2013, 137 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues publiques (soit 7,7% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[10].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

Quimperlé est une ville de tourisme et d'industries florissantes encore aujourd'hui. Jadis port relativement important, les quais de Quimperlé ne reçoivent plus aujourd'hui que les petits bateaux de plaisance.

La ville est le siège du groupe Bigard qui y a implanté son principal établissement et emploie plus de 1200 personnes ainsi que des papeteries de Mauduit.

À noter que la ville dispose de nombreuses zones d'activités commerciales et/ou industrielles en périphérie des deux centre-ville (Kervidanou, Kergoaler, Kerisole, Kergostiou, La Villeneuve Braouic, etc.). La ville, dont l'industrie est en souffrance depuis quelques temps, se tourne aujourd'hui vers une économie de plus en plus orientée vers les services, ainsi de nombreux investissements sont en cours pour créer/agrandir la zone commerciale de Kergoaler en direction de Mellac (Kervidanou). De nouveaux magasins y sont déjà ouverts : Gifi, Intersport, Picard, Gamm'Vert, La Halle, Distri-center, etc.).

Le poids économique de la ville lui permet de se situer au quatrième rang du département du Finistère.

La ville est également pourvu d'un centre hospitalier général. Cet établissement a subi au cours du second semestre 2007 une profonde restructuration. En effet, la fermeture de la maternité fut décidée ainsi que l'arrêt des interventions de chirurgie viscérale en juillet, puis en novembre le bloc opératoire fut définitivement fermé. À la suite de négociations menées par le directeur Étienne Morel, le centre hospitalier a obtenu le maintien d'une enveloppe budgétaire permettant l'ouverture de nouvelles activités pour maintenir un niveau de performances élevé pour ce secteur du territoire de santé. En février 2008, six lits d'unité d'hospitalisation de courte durée ont ouvert, suivis par un service de géronto-psychiatrie de 20 lits et 5 places. Au printemps 2009, une première partie de l'Unité de soins de suite en pneumologique fut également ouverte.

Le secteur hébergement qui représente plus de la moitié de la capacité de l'établissement connait également de profonds changements avec l'ouverture de la maison de retraite de Moëlan-sur-Mer en 2005, la signature de la convention tripartite en décembre 2007 et le démarrage des travaux de reconstruction de la résidence de Bois Joly (vaste chantier qui durera jusqu'en 2015).

Transports[modifier | modifier le code]

Paris-Montparnasse à 4h de Quimperlé avec le TGV Atlantique

Quimperlé est largement desservie au niveau des transports et équipée en voies de communication. La gare de Quimperlé est un arrêt du TGV Atlantique. Ce dernier met la ville de Quimperlé à seulement 4 heures (bientôt à 3h30) de Paris avec 3 allers-retours quotidiens. Les liaisons par TER sont en essor, vers Quimper et vers Lorient ainsi que Nantes et Rennes. En 2012 ont commencé des travaux destinés à aménager en un ensemble fonctionnel la gare ferroviaire et la gare routière. Deux échangeurs routiers (trois dans le sens Paris-Quimper) situés aux issues de la ville permettent de rejoindre rapidement la RN 165, un axe rapide à 2×2 voies qui relie les grandes villes du littoral atlantique breton. La Communauté de Communes du Pays de Quimperlé a créé récemment un réseau de transport de voyageurs par bus (TBK).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé est une abbaye bénédictine, fondée en 1029 ou 1050, par le comte de Cornouaille, Alain Canhiart. C'est, avec l'église de Lanleff, dans les Côtes-d'Armor, la seule église de Bretagne à avoir un plan circulaire, calqué sur celui de l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Ce plan a, de plus, la forme d'une croix grecque. Sainte-Croix est l'église romane à plan centré la plus haute de France. Le clocher s'est effondré sur le nord-ouest de l'église en mars 1862. La restauration est effectuée par l'architecte Joseph Bigot, voulant restituer un caractère résolument roman à l'édifice ; il ne rétablit pas, par exemple, la porte d'accès de style gothique construite, au nord, au XVIe siècle, et donnant sur la rue Brémond d'Ars actuelle ; c'est à lui que l'on doit aussi le chœur surélevé, qui n'existait pas à l'origine. Le chœur des moines et le chevet sont des chefs-d'œuvre de l'art roman (relativement rare en Bretagne). La crypte du XIe siècle, très bien conservée, contient deux gisants, dont celui de saint Gurloës ou saint Urlou, premier abbé bénédictin de l'abbaye. La Mise au tombeau, en calcaire de Saintonge, sculptée aux environs de 1500, est remarquable par son ancienneté, la taille et le nombre de ses personnages, même si elle a totalement perdu ses peintures d'origine, étant malencontreusement entreposée de manière précaire dans le jardin de l'abbaye pendant plusieurs décennies (la Mise au tombeau a été restaurée en 1995). Le retable monumental du XVIe siècle est restauré au début des années 2000, en pierre calcaire, également. On y voit profusion de statues : évangélistes, apôtres, prophètes, christ en majesté, vertus, sous des dais, des pinacles qui sont une vraie dentelle de pierre. Un rare christ habillé ou "en robe", en bois, du XVIIe siècle, fait face à une belle chaire du XVIIe siècle [11].
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Église Notre-Dame de l'Assomption, place Saint-Michel (ville haute).
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption est l'ancienne chapelle de la communauté des bourgeois de la ville[12] : sa nef, datant du XIIIe siècle, et dans un style gothique primitif. L'édifice, connu aussi sous le vocable de Saint-Michel, est une construction des XIIIe et XVIe siècles, surmontée d'une tour carrée. L'église a probablement été ruinée en 1373, par Bertrand Duguesclin, après la guerre de Succession de Bretagne (destruction de sa façade ?), mais reconstruite au XVIe siècle, grâce aux dons du duc de Bretagne, Jean V, en style gothique flamboyant (la tour, le chœur et les deux porches nord et sud datent de cette époque). La tour était surmontée d'une flèche en bois recouvert de plomb : cette flèche est détruite en pour en récupérer le plomb, sur ordre des délégués du représentant en mission Bréard. Les sablières, sculptées vers 1430, sont parmi les plus anciennes de Bretagne[11]. L'église possède une statuaire intéressante : à l'extérieur, une Vierge allaitante (XVIe siècle), conservant des traces de polychromie, et, à l'intérieur, une "Vierge à l'enfant", de la seconde moitié du XIVe siècle, et "Notre-Dame de Bonne Nouvelle", du début XVIe siècle. Notre-Dame est en cours de restauration (années 2011, 2012 et 2013). L'église est classée par les Monuments historiques[13].
  • Léglise Saint-Michel était l'ancienne église de la paroisse Saint-Michel) et était située sur la place du même nom. Elle n'existe plus. En raison de son état, le culte est transféré dans l'église Notre-Dame, dans le dernier quart du XVIIIe siècle.
  • L'abbaye blanche est l'ancien couvent des Dominicains. Fondée en 1265, par le duc Jean Ier, elle ferme en 1790 et est achetée comme Bien national. Elle subit des destructions pendant la Révolution française : église détruite et bâtiments conventuels défigurés. Des sœurs s'y installent au début du XIXe siècle et, depuis 1960, abrite l'ordre des Filles de Jésus de Kermaria. La chapelle Saint-Joseph y est construite de 1932 à 1935 et est décorée de vitraux d'A. Bouler.
  • Les vestiges de l'église Saint-Colomban (porche roman du IXe siècle surmonté d'une fenêtre gothique du XIIIe siècle) ; restes d'un pilier du chœur gothique, avec cul-de-lampe à visage humain. C'est peut-être à cet emplacement que saint Gurthiern aurait créé la première abbaye, suivant la règle de saint Colomban (moine d'origine irlandaise), et aurait été détruite par les Vikings, en 878.
La chapelle Saint-David
  • La chapelle Saint-David est l'ancienne église tréviale de Saint-David et, depuis l'origine, entourée de son cimetière, devenu communal par la suite. La nef est du XVIe siècle, le transept et le chœur sont reconstruits en 1846, par Joseph Bigot. L'édifice a peut-être comporté un ossuaire (si l'on en croit une gravure ancienne).
  • Les hôtels particuliers des rues Brémond d'Ars et du Gorrequer, notamment des maisons en pans de bois.
  • L'hôtel Brémond d'Ars.
  • L'hôtel Auffret du Cosquer.
  • L'hôtel Bréart de Boisanger.
  • Le Présidial était un immeuble construit en 1653, sur le modèle de la maison voisine (à gauche) pour abriter, au rez-de-chaussée, la cohue (marché couvert) et, à l'étage, la communauté de ville et la sénéchaussée (tribunal royal). Du bâtiment, disparu, il ne reste qu'un bel escalier en pierre, à deux volées, qui donnait notamment accès à la prison (maison voisine, à droite). Notons qu'il n'y a jamais eu de présidial à Quimperlé. La salle située en arrière de l'escalier, de construction plus récente, est utilisée comme église provisoire, pendant la restauration de l'église abbatiale Sainte-Croix, et sert, actuellement, de lieu municipal d'expositions.
Maison à pans de bois dite maison des archers
  • Ti ar Waregerien, la « maison des archers » est une belle maison à pans de bois à façade sur rue, du XVIe siècle, restaurée dans les années 1970 et en 2011. Construite sur cinq niveaux, haute de trois étages, elle possède de remarquables poutres en bois et cheminées en granite. Elle fut longtemps la résidence de notables (plusieurs notaires s'y succédèrent, de père en fils, au XVIIe siècle). Elle est désormais propriété de la ville de Quimperlé qui y organise des expositions temporaires.
  • Le quartier du Bel-Air : maisons de "maçons italiens", de l'Entre-deux-guerres.
  • L'hôpital Frémeur[14] est le dernier hôpital de structure médiévale encore existant dans l'ouest de la France. Il est, depuis 2002, inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques et classé depuis 2004. La restauration est décidée à la fin de 2012. Le bâtiment principal, en pierres de taille, est une longère construite sur plusieurs époques, au bord du Dourdu. La distribution des pièces a pu changer au cours des temps : à un moment, au sous-sol, se trouvaient les réserves et la cuisine, au rez-de-chaussée le dortoir des femmes, au premier étage celui des hommes et au deuxième étage les chambres du personnel et des malades contagieux. La chapelle de l'hôpital, dite chapelle Saint-Eutrope, est une chapelle hospitalière médiévale caractéristique : petite mais très haute afin de permettre aux malades d'entendre les cérémonies religieuses depuis les tribunes ou de leur lit. Elle possède un mobilier datant, pour partie, d'avant la Révolution ; pour l'autre partie, ils résultent des transformations apportées à la chapelle et à son décor, en 1874, par l'architecte Joseph Bigot[11].
  • Le pont Lovignon (XVIIe siècle), appelé aussi pont Fleuri, possédait six arches gothiques dont il n'en reste que deux, une à chaque extrémité ; les quatre arches, détruites lors des crues de 1746, sont remplacées par deux grandes arches marinières, avec des avant-becs importants. Le pont garde sa structure ancienne en dos d'âne.
  • Le pont Salé, ou Isole, détruit lors des crues de 1746, il est reconstruit en pierre, avec un arc en anse de panier, vers 1754-1755 puis disparaît en 2006, victime des crues de 2000-2001 et du manque d'intérêt d'une municipalité qui le remplace par une passerelle métallique. Des sentences de la justice de l'abbaye Sainte-Croix y étaient rendues, au Moyen Âge, sur la "pierre du poissonnier".
  • Le viaduc ferroviaire qui franchit la Laïta date de 1862
  • Le viaduc de la voie express N 165, au sud de Quimperlé.
  • La Médiathèque, de la fin du XXe siècle, place Saint-Michel.

À travers la ville[modifier | modifier le code]

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Dans les environs[modifier | modifier le code]

Ne pas manquer la chapelle de Lothéa à la lisière de la forêt de Carnoët. En ruines dans les années 1950-1960, elle fait l'objet d'une reconstruction depuis les années 1990. - La forêt domaniale de Carnoët, où se tint pendant longtemps, à la Pentecôte, le pardon des Oiseaux. - Les Roches du Diable, sur l'Ellé, au nord de Quimperlé.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Chapelle des Ursulines, lieu municipal d'exposition ; le collège Jules-Ferry est à l'arrière-plan
  • École Bisson (maternelle)
  • École Brizeux (élémentaire)
  • École du Lézardeau (maternelle et élémentaire)
  • École de Kersquine (maternelle et élémentaire)
  • École Thiers (élémentaire)
  • Sainte-Croix (maternelle, élémentaire)
  • Notre-Dame de Kerbertrand (de la maternelle au lycée général et technologique)
  • École Diwan bilingue (maternelle et élémentaire)
  • Collège de La Villemarqué
  • Collège Jules-Ferry (ancien couvent des Ursulines)
  • Lycée polyvalent de Kerneuzec
  • Lycée professionnel Roz-Glas

Tableaux représentant Quimperlé et sa région[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à Quimperlé[modifier | modifier le code]

  • Jean de Montfort (1294-1345 ?) : un des deux adversaires du début de la Guerre de Succession de Bretagne. Fondateur de la dynastie ducale des Montfort. Inhumé à Quimperlé (dans l'église abbatiale Sainte-Croix).
  • Claude Lancelot (1615-1695), janséniste et grammairien, décédé à Quimperlé et inhumé dans l'église abbatiale Sainte-Croix.
  • Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois (1693-1750), moine bénédictin, historien de la Bretagne né à Quimperlé (Lothéa en fait).
  • Charles Louis du Couëdic, (1739-1780), officier de marine, héros, en 1779, de la Surveillante (1778) , domicilié à Quimperlé (manoir du Lézardeau).
  • Louis Marie du Couëdic de Kergoaler, (1810 - 1898), comte né à Quimperlé au château du Lézardeau puis membre du Conseil général du Finistère, Représentant du peuple à l'Assemblée législative, maire de Quimperlé, chevalier de la Légion d'honneur puis Officier, élu député en 1837, réélu en 1863. Ayant quitté la France, est mort à Clabecq en Brabant wallon (Belgique) dans une propriété de sa belle-famille.
  • Vincent Samuel Billette de Villeroche (1729-1811) fut maire de Quimperlé de 1768 à 1772, puis député aux États généraux (pour les sénéchaussées de Carhaix, Châteaulin, Châteauneuf-du-Faou et Quimperlé) devenus Assemblée constituante de 1789 à 1791, à nouveau maire de Quimperlé en 1792.
  • Jacques Tanguy Marie Guermeur (1750 - 1798), avocat à Quimperlé, procureur fiscal de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, procureur du Roi à la sénéchaussée de Quimperlé en 1788, élu commissaire du roi auprès du tribunal du district de Quimperlé en novembre 1790, élu député du Finistère à la Convention Nationale le 9 septembre 1792, membre du Conseil des Anciens en octobre 1795.
  • Claude Marie Hervo (1766-1809), né à Quimperlé, général de brigade et baron du Premier Empire, titulaire de la Légion d'Honneur, chef d'état-major de Davout (commandant en chef du 3e Corps de l'armée napoléonienne), mort le 21 avril 1809, au début de la bataille d'Eckmühl. Son nom a été donné à une place de la Basse Ville et est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris.
  • Pierre Hersart de La Villemarqué (1775-1843), député, sous-préfet de Quimperlé, mort à Quimperlé.
  • Joseph-Gabriel de Mauduit (1798-1877) : à la suite de Julien Georget et du comte Ducouëdic, il est, en 1855, le fondateur des papeteries de Kerisole, devenues Papeteries de Mauduit.
  • Mathurin Furic, dit Matilin an dall (Mathurin l'Aveugle), célèbre joueur de bombarde aveugle, né à Quimperlé en 1789 et mort en 1859.
  • Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895), né et mort à Quimperlé, auteur du Barzaz-Breiz.
  • Sarah Bernhardt (1844-1923), comédienne de théâtre, a passé sa première enfance à Quimperlé.
  • Émile Jourdan, (1860-1931), artiste peintre, né à Vannes et décédé à l'hospice de Quimperlé rongé par l'alcoolisme et la misère.
  • Adolphe Beaufrère, peintre et graveur français, né à Quimperlé le .
  • Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, lieutenant de gendarmerie à Quimperlé, résistant, arrêté à Bubry, fusillé à Pluméliau en 1944.
  • Pierre Mourisset, originaire de Saint-Laurent-Médoc, gendarme à Quimperlé, résistant, arrêté à Bubry, fusillé à Bieuzy en 1944.
  • Xavier Krebs, peintre et céramiste, né à Quimperlé en 1923.
  • Georges Rocher (1927-1984), artiste peintre, mort à Quimperlé.
  • Xavier Grall (1930-1981), journaliste, poète et écrivain, mort à Quimperlé.
  • Émile Le Scanff, dit Glenmor (1931-1996), auteur-compositeur-interprète, écrivain et poète, mort à Quimperlé.
  • Joëlle Brunerie-Kaufmann, née en 1943, médecin gynécologue, militante pour les droits des femmes, ancienne vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, promue commandeur de la Légion d'honneur en 2011[15].
  • Louis Cardiet, footballeur, né en 1943 à Quimperlé.
  • Albert Le Tyrant, tireur à l'arc, né en 1946.
  • Alain Le Beuze, poète, né en 1958 à Quimperlé.
  • Jean-Marc Bideau, coureur cycliste, né en 1984 à Quimperlé..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Une trève est en Bretagne une subdivision paroissiale.
  2. Chanoine Moreau, "Histoire de ce qui s'est passé durant les guerres de la Ligue en Bretagne", consultable http://books.google.fr/books?id=5bsaAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=landeleau+histoire&source=bl&ots=BihIjSGeGI&sig=6Qy0-2VzEvkTSb9y0WcmPTrIC8k&hl=fr&ei=FieSTO-UOI_QjAfXue2vBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBQQ6AEwADiEAg#v=onepage&q=Landeleau%20&f=false
  3. Pierre-Henri Billy, « Des prénoms révolutionnaires en France », Annales historiques de la Révolution française, 322 | octobre-décembre 2000, mis en ligne le 06 avril 2004, consulté le 09 avril 2014.
  4. Journal Ouest-Éclair no 14558 du 15 septembre 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k631542w/f12.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  5. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Quimperlé en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  10. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  11. a, b et c « Bienvenue à Quimperlé », sur quimperle.com
  12. « Église paroissiale Notre-Dame et Saint-Michel », sur patrimoine.region.fr
  13. « Quimperlé », sur infobretagne.com
  14. "L'hôpital de Quimperlé des origines à la Révolution", Armelle Bellancourt, 1993
  15. « Légion d'honneur : la promotion du 31 décembre 2011 », sur France Info,‎ 3 janvier 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le pays de Quimperlé dans l'Antiquité de EVEILLARD Jean-Yves ; GALLIOU Patrick, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2-901737-41-2].
  • La ville de Quimperlé du XIIe au début du XIVe siècle de LEGUAY Jean-Pierre, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2-901737-41-2].
  • La communauté de ville de Quimperlé au XVIIe siècle de SAUPIN Guy, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2-901737-41-2].
  • Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1500 ans d'histoire, Société d'histoire du pays de Kemperlé,‎ 1983, 422 p. (OCLC 10931407)
  • La passionnante histoire d'un lycée de Bretagne : Quimperlé 1681-2001 de LE GREVELLEC Agathe ; LE LEANNEC Marie-Line ; LE BECHENNEC Sonia ; COCOUAL Chantal ; MIOSSEC Sébastien ; PENNEC Alain ; OFFRET Laure ; PENNEC Tangui, ÉDITEUR: C.D.D.P. Finistère [ISBN 2-86634-363-8].
  • Le p'tit train de Quimperlé à Concarneau, fantastique épopée sociale et économique de PICOL Daniel, Arhemus, 2 000 [ISBN 2-913511-08-2].
  • La Bretagne aimée des peintres. Quimperlé, Pont-Aven, Concarneau 1880-1920 de THERSIQUEL Michel ; YONNET Daniel, Éditions Le Télégramme, 2001 [ISBN 2914552262].
  • Revue l'Illustration de Paris, Une fête agricole de Bretagne, 9 février 1856, page 88.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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