Lannion

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Lannion
Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez.
Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez.
Blason de Lannion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Lannion (chef-lieu)
Canton Canton de Lannion (chef-lieu)
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Christian Marquet (PS)
2014-2020
Code postal 22300 22303
Code commune 22113
Démographie
Population
municipale
19 920 hab. (2011)
Densité 454 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 00″ N 3° 27′ 15″ O / 48.733333333, -3.454166667 ()48° 44′ 00″ Nord 3° 27′ 15″ Ouest / 48.733333333, -3.454166667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 107 m
Superficie 43,91 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-lannion.fr/

Lannion [lanjɔ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en Région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Lannionnais.

La commune actuelle est formée de la réunion des communes de Lannion, Brélévenez, Buhulien, Loguivy-lès-Lannion et Servel en 1961.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lannion est une ville pont sur le Léguer. La proximité de l'embouchure du Léguer fait que le niveau de la rivière au centre ville varie de plusieurs mètres en fonction des marées. Cette caractéristique a permis l'établissement d'un gué dans les temps les plus reculés au niveau du pont de Kermaria, point où s'arrête l'influence des marées (preuve existence à proximité de la rue Saint-Christophe-le-Passeur). Cette particularité sera mise à profit pour la construction en 1992 d'un stade d'eau vive marémoteur. Un barrage permet de retenir l'eau amenée par la marée montante et de la relâcher dans un parcours artificiel à marée descendante.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 23 octobre 2006. Le label de niveau 1 de la charte a été accordé à Lannion le 16 novembre 2006.

À la rentrée 2013, 449 élèves étaient scolarisés à Diwan et dans les classes bilingues (soit 15,2% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [1].

Devise[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville reprennent la devise « Laus deo », Louange à Dieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques auteurs[Lesquels ?] attribuent l'origine de Lannion à la destruction de Lexobie (l'actuel Yaudet ?) par les Danois en 836.

Lannion est un passage obligé pour franchir le Léguer au plus près de la côte, surtout à marée haute. Du temps des Romains, pour aller du Yaudet par la terre vers l'est, les routes passaient inévitablement par Lannion. Le Léguer, comme les autres cours d'eau, était une voie de pénétration facile pour les envahisseurs, aussi Lannion est dotée d'un château attesté dès le Moyen Âge.

Lannion fait partie de l'évêché de Tréguier avant la Révolution et le roi y contrebalance la puissance de l'évêque en faisant de Lannion le siège de sa juridiction. Le port de Lannion contribue fortement à son essor avant la guerre 1939-45.

Cette commune est connue pour des faits liés à la guerre de Succession de Bretagne (rue Geoffroy de Pontblanc, tué en 1346), aux Guerres de La Ligue en 1588-1598, à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Un de ses habitants fut exclu de l'amnistie royale de février 1676[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Lannion vient de « lann », qui désigne un établissement religieux créé par les Bretons du haut Moyen Âge et, selon une hypothèse, un anthroponyme Yuzon. Ce nom de *Lannyuzon a évolué en Lannuon, forme moderne en Langue bretonne et en « Lannion », variante évoluée puis administrativement cristallisée de la forme ancienne bretonne, devenue l'appellation officielle et administrative du duché de Bretagne, avant et après 1532, probablement aux alentours des XIIIe-XIVe siècles : Carte de l'Atelier cartographique Troadec du Conquet-Konk-Leon pour l’Histoire de la Bretagne de Bertrand d'Argentré de 1582 et 1588 : Lanion ; Carte de Nolin,1695 : Lanien ou Lanion ; puis de l'Administration française royale et républicaine et de la société francophone nobiliaire et marchande, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours ; en résumé la forme « Lannyon » et ses variantes sont attestées de 1199 à 1516, où la forme « Lannion » apparaît (Erwann Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, 1995), l'appellation de Lannuon étant usitée majoritairement par le peuple bretonnant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à l'agneau pascal couché d'argent portant une croix haute d'or au guidon de gueules chargé de l'inscription LAUS DEO en lettres capitales aussi d'or.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 706 3 132 3 426 3 597 5 371 5 461 5 650 5 849 6 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 642 6 598 6 882 6 223 6 294 5 998 6 205 6 002 6 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 010 5 856 6 174 6 047 6 274 6 430 6 584 7 220 6 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 479 12 535 16 867 16 641 16 958 18 368 19 459 19 920 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Christian Marquet PS Conseiller régional
1989 2008 Alain Gouriou PS Député
1983 1989 Yves Nedelec RPR  
1977 1983 Pierre Jagoret PS  
1971 1977 Pierre Marzin GD Sénateur
1961 1971 Henri Blandin    
1929 1943 Edgar de Kergariou Rad. ind. Sénateur
1903 1904 Emile Derrien    
Les données manquantes sont à compléter.[5]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1960, l'implantation du Centre national d'étude des télécommunications (CNET, devenu France Télécom R&D, maintenant Orange Labs), imprime une forte orientation à l'industrie de la ville. D'autres entreprises de hautes technologies emboîtent le pas : Alcatel, Sagem

Cette affluence d'entreprises a aussi été propice à l'installation d'un IUT, l'IUT de Lannion, et d'une école d'ingénieurs en 1986 : l'ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie). Lannion regroupe désormais une partie importante des activités de recherche en télécommunication en France, au sein de la technopole Anticipa, qui comporte plus d'une centaine de PME et PMI. Le siège du pôle de compétitivité à vocation mondiale, « Images et Réseaux » se trouve à Lannion[6]. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor. La synergie de ces organismes et associations permet au bassin de Lannion et du Trégor-Goëlo[7] d'être une référence en matière d'innovation dans différents secteurs :

  • TIC (95 entreprises) ;
  • optique/photonique (20 entreprises) ;
  • industrie agro-alimentaire ;
  • industrie marine (31 entreprises).

Lannion est également la commune d'où le câble sous-marin « APOLLO undersea south cable » américain aboutit en France. Le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[8]. Le nouveau câble sous-marin WASACE Nord (en) reliant la France aux États-Unis est prévu en 2014 et partira également de Lannion[9].

Lannion se trouve dans une zone géographique stratégique pour son économie. À mi-chemin entre Brest et Rennes, ces deux pôles économiques sont très fortement liés à Lannion pour le développement des technologies. Lannion est à une heure de vol de Paris grâce à l'aéroport de Lannion-côte de granit[10] (code IATA : LAI[11]) doté d'une piste de 1 700 mètres[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative du Chevalier de Pontblanc.
Centre-ville de Lannion, maisons à colombage
Pont de Lannion, Leguer

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cette ancienne résidence de la famille de Lannion fut transformée en ferme dès le XVIIe siècle. Au XIXe siècle le château passa par le mariage de la dernière des Lannion à la famille de Mac-Mahon, qui l'a transmis à la fin du XIXe siècle au comte de Lur-Saluces dont la fille épousa le Baron Hainguerlot, ancien maire de Brélevenez. Il est depuis dans cette famille.

  • Manoir de Langonaval, XVe siècle, visitable l'été
  • Manoir de Kerprigent, extérieur visitable sur rendez-vous

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Lannion a de nombreux équipements sportifs dont un stade d'eau vive pour la pratique du canoë-kayak.

Le club de canoë-kayak est un des meilleurs nationaux en slalom. Il est régulièrement dans les 3 meilleurs clubs lors des Championnats de France des clubs de Slalom. Plusieurs athlètes se sont illustrés sur la scène internationale : Sébastien Combot (médaille d'or aux championnats du monde 2007), Philippe Quemerais - Yann Le Pennec (5e aux Jeux Olympiques 2004).

Le 3 mars 2008, la ville de Lannion dispose d'un espace aquatique ludique baptisé « Ti Dour », remplaçant l'ancienne piscine municipale (qui a définitivement fermé ses portes le 15 février 2008) à la place de l'ancien stade. Elle se trouve à quelques centaines de mètres de l'ancienne piscine. Elle dispose d'un toboggan, d'un espace sportif et d'un espace ludique.

La ville dispose aussi d'un club d'handibasket, le CTH Lannion, évoluant en première division du championnat de France et participant à la Coupe d'Europe. L'équipe première compte dans ces rangs plusieurs internationaux français, dont Franck Etavard (en sélection masculine) et Agniès Etavard (en sélection féminine).

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport.

La ville de Lannion est desservie par une quatre voies la reliant à Guingamp sur la RN 12 (Paris-Brest).

Elle est en outre dotée :

  • d'un aéroport, Lannion-Côte de Granit, qui affiche un trafic annuel moyen de 50 000 passagers par an (Ouest-France). La liaison est opérée par Airlinair à raison de trois rotations par jour pour coller au mieux aux besoins des entreprises de la Zone Industrielle Anticipa.
  • d'une gare TGV depuis juillet 2000, à la suite de l'électrification de la voie entre Plouaret et Lannion. En basse saison, le TGV assure une liaison le vendredi soir depuis Paris avec un retour sur la capitale le dimanche soir. En haute saison, une rotation par jour est assurée en plus de la desserte des weekends. La gare est desservie quotidiennement par des TER Bretagne.
Minibus Naveo sur la place du Général-Leclerc.

Les transports sur la ville de Lannion et sa communauté d'agglomération sont quant à eux assurés par les TILT (Transports Intercommunaux de Lannion-Trégor), qui comportent 6 lignes :

  • ligne A : Hôpital/Aéroport via Quai d'Aiguillon (principal pôle de correspondance du réseau)
  • ligne B : Kerbabu/Coppens via Quai d'Aiguillon
  • ligne C : Alcatel/Kérilis
  • ligne Navéo : navette centre ville
  • ligne F : lignes du marché (jeudi matin).

Lannion est situé à :

Enfleurissement[modifier | modifier le code]

La ville, qui participe depuis plusieurs années au concours des villes fleuries, possède quatre fleurs.

Photos de la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. André, Mémoire en images : Lannion, Éd. A. Sutton, Rennes, 1994, 128 p.
  • Y. Briand, La Haye (P. de), Histoire de Lannion des origines au XIXe siècle, Lannion, éditions Impram, 1974, 301 p. (réédité en 1987, 227 p.).
  • L-C. Duchene, Lannion, Ed. Ouest-France, Rennes, 1978, 32 p.
  • Jean-François Le Nepvou de Carfort, Notice Historique sur Lannion et ses environs, Lannion, imp Vve Le Goffic, 1874, 126 p.
  • André Person, Lannion un port sur le Léguer, Éditions de la Plomée, Guingamp, 2004.
  • Y. Rochard. Lannion et la Trégor Valley, ArMen, no 124, 2001.
  • J. Roignant, Le quartier maritime de Lannion : contribution à l'histoire des pêches en baie de Lannion, Nature et Bretagne, Spézet, 1992, 159 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  2. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Les maires de Lannion », sur www.francegenweb.org (consulté le 3 avril 2012)
  6. [1]
  7. [2]
  8. (en) http://www.wikileaks.ch/cable/2009/02/09STATE15113.html REQUEST FOR INFORMATION:CRITICAL FOREIGN DEPENDENCIES (CRITICAL INFRASTRUCTURE AND KEY RESOURCES LOCATED ABROAD, Wikileaks décembre 2010
  9. (en) 2012 Submarine Cable Map
  10. Aéroport de Lannion
  11. Code des villes et aéroports du monde
  12. Aéroport de Lannion

Liens externes[modifier | modifier le code]

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