Lannion
| Lannion | ||||||
Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Lannion (chef-lieu) | |||||
| Canton | Canton de Lannion (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Lannion-Trégor Agglomération | |||||
| Maire Mandat |
Christian Marquet 2008-2014 |
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| Code postal | 22300 | |||||
| Code commune | 22113 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
20 079 hab. (2010[1]) | |||||
| Densité | 457 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 107 m | |||||
| Superficie | 43,91 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.ville-lannion.fr/ | |||||
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Lannion [lanjɔ̃] est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Lannionnais.
La commune actuelle est formée de la réunion des communes de Lannion, Brélévenez, Buhulien, Loguivy-lès-Lannion et Servel en 1961.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à l'agneau pascal couché d'argent portant une croix haute d'or au guidon de gueules chargé de l'inscription LAUS DEO en lettres capitales aussi d'or.
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Langue bretonne [modifier]
- La charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 23 octobre 2006.
- À la rentrée 2008, 362 élèves (5,32 % des élèves) sont scolarisés en filière bilingue ou immersive. 12,2 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[2].
Devise [modifier]
Les armes de la ville reprennent la devise « Laus deo », Louange à Dieu.
Histoire [modifier]
Quelques auteurs[Lesquels ?] attribuent l'origine de Lannion à la destruction de Lexobie (l'actuel Yaudet ?) par les Danois en 836.
Lannion est un passage obligé pour franchir le Léguer au plus près de la côte, surtout à marée haute. Du temps des Romains, pour aller du Yaudet par la terre vers l'est, les routes passaient inévitablement par Lannion. Le Léguer, comme les autres cours d'eau, était une voie de pénétration facile pour les envahisseurs, aussi Lannion est dotée d'un château attesté dès le Moyen Âge.
Lannion fait partie de l'évêché de Tréguier avant la Révolution et le roi y contrebalance la puissance de l'évêque en faisant de Lannion le siège de sa juridiction. Le port de Lannion contribue fortement à son essor avant la guerre 1939-45.
Cette commune est connue pour des faits liés à la Guerre de succession de Bretagne (rue Geoffroy de Pontblanc, tué en 1346), aux Guerres de La Ligue en 1588-1598, à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Un de ses habitants fut exclu de l'amnistie royale de février 1676[3].
Étymologie [modifier]
L'origine du nom Lannion vient de « lann », qui désigne un établissement religieux créé par les Bretons du haut Moyen Âge et, selon une hypothèse, un anthroponyme Yuzon. Ce nom de *Lannyuzon a évolué en Lannuon, forme moderne en Langue bretonne et en « Lannion », variante évoluée puis administrativement cristallisée de la forme ancienne bretonne, devenue l'appellation officielle et administrative du duché de Bretagne, avant et après 1532, probablement aux alentours des XIIIe-XIVe siècles : Carte de l'Atelier cartographique Troadec du Conquet-Konk-Leon pour l’Histoire de la Bretagne de Bertrand d'Argentré de 1582 et 1588 : Lanion ; Carte de Nolin,1695 : Lanien ou Lanion ; puis de l'Administration française royale et républicaine et de la société francophone nobiliaire et marchande, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours ; en résumé la forme « Lannyon » et ses variantes sont attestées de 1199 à 1516, où la forme « Lannion » apparaît (Erwann Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, 1995), l'appellation de Lannuon étant usitée majoritairement par le peuple bretonnant.
Géographie [modifier]
Lannion est une ville pont sur le Léguer. La proximité de l'embouchure du Léguer fait que le niveau de la rivière au centre ville varie de plusieurs mètres en fonction des marées. Cette caractéristique a permis l'établissement d'un gué dans les temps les plus reculés au niveau du pont de Kermaria, point où s'arrête l'influence des marées (preuve existence à proximité de la rue Saint-Christophe _ le Passeur). Cette particularité sera mise à profit pour la construction en 1992 d'un stade d'eau vive marémoteur. Un barrage permet de retenir l'eau amenée par la marée montante et de la relâcher dans un parcours artificiel à marée descendante.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 20 079 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Administration [modifier]
- Lannion appartient à la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.
Économie [modifier]
En 1960, l'implantation du Centre national d'étude des télécommunications (CNET, devenu France Télécom R&D, maintenant Orange Labs), imprime une forte orientation à l'industrie de la ville. D'autres entreprises de hautes technologies emboîtent le pas : Alcatel, Sagem…
Cette affluence d'entreprises a aussi été propice à l'installation d'un IUT, l'IUT de Lannion, et d'une école d'ingénieurs en 1986 : l'ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie). Lannion regroupe désormais une partie importante des activités de recherche en télécommunication en France, au sein de la technopole Anticipa, qui comporte plus d'une centaine de PME et PMI. Le siège du pôle de compétitivité à vocation mondiale, « Images et Réseaux » se trouve à Lannion[7]. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor. La synergie de ces organismes et associations permet au bassin de Lannion et du Trégor-Goëlo[8] d'être une référence en matière d'innovation dans différents secteurs :
- TIC (95 entreprises) ;
- optique/photonique (20 entreprises) ;
- industrie agro-alimentaire ;
- industrie marine (31 entreprises).
Lannion est également la commune d'où le câble sous-marin « APOLLO undersea south cable » américain aboutit en France. Le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[9]. Le nouveau câble sous-marin WASACE Nord (en) reliant la France aux États-Unis est prévu en 2014 et partira également de Lannion[10].
Lannion se trouve dans une zone géographique stratégique pour son économie. À mi-chemin entre Brest et Rennes, ces deux pôles économiques sont très fortement liés à Lannion pour le développement des technologies. Lannion est à une heure de vol de Paris grâce à l'aéroport de Lannion-côte de granit[11] (code IATA : LAI[12]) doté d'une piste de 1 700 mètres[13].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- La famille de Lannion, issue de La Porte-Verte en Buhulien, puis attestée au Cruguil de 1343 à La Révolution ; de nos jours les descendants de cette famille sont au Cruguil.
- Pierre-Yves André, est un joueur de football professionnel du SC Bastia, né le 14 mai 1974 à Lannion.
- Gabriel Calloet-Kerbrat, agronome du XVIIe siècle, est né à Kerbrat-en-Servel, actuellement commune de Lannion. Il écrivait son nom soit en Français, soit en Breton.
- André Bellessort, passa toute sa jeunesse à Lannion, écrivain, secrétaire perpétuel de l'Académie Française de 1940 à 1942.
- Joseph Conrad, écrivain célèbre, séjourna quelque temps à Lannion où il écrivit une partie de « La rescousse ».
- Roger Flouriot, écrivain mort à Lannion
- Charles Le Goffic, poète, romancier et critique littéraire
- Joseph-Julien Le Gonidec de Kerdaniel, magistrat et homme politique
- Villiers de L'Isle Adam, grand écrivain de fantastique, a passé une partie de son enfance à Lannion
- Jean-Marie Baudouin de Maison-Blanche, (1742-1812) Juriste, député aux États-généraux, mort à Lannion.
- Pierre Marzin, directeur général des Télécommunications, maire de 1971 à 1977, initiateur du développement économique de la ville dans les années 1960 en obtenant l'implantation d'un établissement du CNET
- Geoffroy de Pont-Blanc, chevalier breton, mort à Lannion en 1346 dans un combat contre les Anglais lors de la Guerre de succession de Bretagne.
- Eugène-Joseph-Marie Le Bellec, (1890-1970), évêque de Vannes (1941-1964), né à Ploubazlanec, retiré au monastère Sainte Anne en 1964 où il est décédé, inhumé à la cathédrale Saint Pierre de Vannes.
- Maria Prat (1906-2006), écrivain née à Brélévenez.
- Pierre Sabbagh, grand pionnier de la télévision, né à Lannion en 1918.
- les Pires, groupe de musique traditionnelle des Balkans, originaire de Lannion.
- Pierre Le Damany, professeur de médecine, né à Lannion. Il a donné son nom à l'hôpital de la ville.
- Félix Le Dantec, biologiste, a été collégien à Lannion.
- Jean-Efflam Bavouzet, pianiste, est né à Lannion en 1962.
- Christophe Le Mével, coureur cycliste français né à Lannion le 11 septembre 1980.
- Yvon Le Men, écrivain et poète né en 1953, vit à Lannion.
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-Jean-du-Baly de Lannion, avec sa tour de 1519 et la voûte de sa nef restaurée en 2003
- La Chapelle du Collège Saint-Joseph, construite de 1935 à 1938 par James Bouillé, Xavier de Langlais, Charles Kerambrun, Jules Charles Le Bozec… dans la filiation des Seiz Breur
- Église de Brélévenez, et son escalier de 142 marches qui mène au bas de la ville.
- Églises Sainte Marguerite à Buhulien, Saint Ivy à Loguivy-lès-Lannion, Saint Pierre à Servel.
- Chapelle Saint Roch, XVe/XVIe siècles.
- Couvent des Ursulines
- Monastère Sainte-Anne transformé partiellement fin 2006 en médiathèque
- Maisons à colombages
- Château du Cruguil, XVe siècle, visitable l'été
Cette ancienne résidence de la famille de Lannion fut transformé en ferme dès le XVIIe siècle. Au XIXe siècle le château passa par le mariage de la dernière des Lannion à la famille de Mac-Mahon, qui l'a transmis à la fin du XIXe siècle au comte de Lur-Saluces dont la fille épousa le Baron Hainguerlot, ancien maire de Brélevenez. Il est depuis dans cette famille.
- Manoir de Langonaval, XVe siècle, visitable l'été
- Manoir de Kerprigent, extérieur visitable sur rendez-vous
Sport [modifier]
La ville de Lannion a de nombreux équipements sportifs dont un stade d'eau vive pour la pratique du canoë-kayak.
Le club de canoë-kayak est un des meilleurs nationaux en slalom. Il est régulièrement dans les 3 meilleurs clubs lors des Championnats de France des clubs de Slalom. Plusieurs athlètes se sont illustrés sur la scène internationale : Sébastien Combot (médaille d'or aux championnats du monde 2007), Philippe Quemerais - Yann Le Pennec (5e aux Jeux Olympiques 2004).
Le 3 mars 2008, la ville de Lannion dispose d'un espace aquatique ludique baptisé « Ti Dour », remplaçant l'ancienne piscine municipale (qui a définitivement fermé ses portes le 15 février 2008) à la place de l'ancien Stade. Elle se trouve à quelques centaines de mètres de l'ancienne piscine. Elle dispose d'un toboggan, d'un espace sportif et d'un espace ludique.
Transports [modifier]
La ville de Lannion est desservie par une quatre voies la reliant à Guingamp sur la RN 12 (Paris-Brest).
Elle est en outre dotée :
- d'un aéroport, Lannion-Côte de Granit, qui affiche un trafic annuel moyen de 50 000 passagers par an (Ouest-France). La liaison est opérée par Airlinair à raison de trois rotations par jour pour coller au mieux aux besoins des entreprises de la Zone Industrielle Anticipa.
- d'une gare TGV depuis juillet 2000, suite à l'électrification de la voie entre Plouaret et Lannion. En basse saison, le TGV assure une liaison le vendredi soir depuis Paris avec un retour sur la capitale le dimanche soir. En haute saison, une rotation par jour est assurée en plus de la desserte des weekends. La gare est desservie quotidiennement par des TER Bretagne.
Les transports sur la ville de Lannion et sa communauté d'agglomération sont quant à eux assurés par les TILT (Transports Intercommunaux de Lannion-Trégor), qui comportent 6 lignes :
- Ligne A : Hôpital/Aéroport via Quai d'Aiguillon (principal pôle de correspondance du réseau)
- Ligne B : Kerbabu/Coppens via Quai d'Aiguillon
- Ligne C : Alcatel/Kérilis
- Ligne Navéo : navette centre ville
- Ligne F : Lignes du marché (jeudi matin).
Lannion est situé à :
- 38 km de Morlaix
- 35 km de Guingamp
- 69 km de Saint-Brieuc
- 94 km de Brest
- 166 km de Rennes
- 212 km de Fougères
- 515 km de Paris
Enfleurissement [modifier]
La ville, qui participe depuis plusieurs années au concours des villes fleuries, possède quatre fleurs.
Photos de la ville [modifier]
-
Cadran solaire sur le mur d'une église
Jumelages [modifier]
Bibliographie [modifier]
- M. André, Mémoire en images : Lannion, Éd. A. Sutton, Rennes, 1994, 128 p.
- Y. Briand, La Haye (P. de), Histoire de Lannion des origines au XIXe siècle, Lannion, éditions Impram, 1974, 301 p. (réédité en 1987, 227 p.).
- L-C. Duchene, Lannion, Ed. Ouest-France, Rennes, 1978, 32 p.
- Jean-François Le Nepvou de Carfort, Notice Historique sur Lannion et ses environs, Lannion, imp Vve Le Goffic, 1874, 126 p.
- André Person, Lannion un port sur le Léguer, Éditions de la Plomée, Guingamp, 2004.
- Y. Rochard. Lannion et la Trégor Valley, ArMen, no 124, 2001.
- J. Roignant, Le quartier maritime de Lannion : contribution à l'histoire des pêches en baie de Lannion, Nature et Bretagne, Spézet, 1992, 159 p.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Populations légales 2008 de la commune : Lannion sur le site de l'Insee
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Cette information est issue du document .
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Les maires de Lannion, sur www.francegenweb.org. Consulté le 3 avril 2012
- [1]
- [2]
- http://www.wikileaks.ch/cable/2009/02/09STATE15113.html REQUEST FOR INFORMATION:CRITICAL FOREIGN DEPENDENCIES (CRITICAL INFRASTRUCTURE AND KEY RESOURCES LOCATED ABROAD, Wikileaks décembre 2010
- (en) 2012 Submarine Cable Map
- Aéroport de Lannion
- Code des villes et aéroports du monde
- Aéroport de Lannion
