SNC-Lavalin
SNC-Lavalin inc.
| Création | 1911 |
|---|---|
| Fondateurs | Arthur Surveyer |
| Action | TSX : SNC |
|---|---|
| Siège social | |
| Direction | Bob Card (PDG) |
| Activité | Ingénierie, énergie, construction |
| Effectif | 21 260 (31 décembre 2008)[1] |
| Site web | www.snclavalin.com |
| Capitalisation | 5,995 milliards CAD (2008)[1] |
|---|---|
| Dette | BBB+ |
| Chiffre d’affaires | |
| Résultat net |
SNC-Lavalin inc. est l’un des plus importants groupes d'ingénierie et de construction au monde, et un acteur majeur en matière de propriété d’infrastructures et de services d’exploitation et d’entretien. SNC-Lavalin a des bureaux dans tout le Canada et dans plus de 35 autres pays, et travaille actuellement dans une centaine de pays. Son siège social est à Montréal, Canada. Par le nombre d'employés, elle se classe parmi les 10 plus grosses firmes du genre au monde.
Le groupe SNC-Lavalin est issu de la fusion de SNC et de Lavalin en 1991.
Sommaire |
Activités [modifier]
Cette firme fournit essentiellement la main-d'œuvre pour concevoir et gérer différents ouvrages demandant une expertise en génie civil (bâtiments, routes, systèmes d'aqueduc, etc.) ou en énergie (centrale thermique, par exemple)...
En 2005, elle fournit des services d'ingénierie, d'approvisionnement, de construction, de gestion de projet et de financement de projet dans différents secteurs d'activité économiques : produits chimiques et pétrole, mines et métallurgie, pharmaceutique, agroalimentaire, tout ce qui touche au génie civil, énergie, environnement et télécommunications[2].
En 2008, elle est décrite comme la plus grande société d'ingénierie au monde[2]. Elle compte à ce moment 4500 employés au Québec et 16 000 dans le monde, dont 1052 ingénieurs québécois, pour un chiffre d'affaires de 5,2 milliards de dollars canadiens[2]. Environ 1,5 % de cette somme est investie en recherche et développement[2]. SNC-Lavalin est en 2008 le second plus important employeur d'ingénieurs québécois après Hydro-Québec[2].
Histoire [modifier]
La création du Groupe SNC-Lavalin inc. remonte à 1911, lorsque Arthur Surveyer fonde un petit cabinet d'ingénieurs-conseils. Au fil des ans, la firme connaît une croissance constante et se taille une réputation d'excellence au Canada dans les secteurs du génie civil et de l'énergie. En 1937, le fondateur s'associe à Emil Nenniger et à Georges Chênevert. En 1947, l'entreprise est rebaptisée Surveyer, Nenniger et Chênevert inc. puis SNC inc. en 1975.
Fusion [modifier]
L'événement le plus marquant de l'histoire de la société est le mariage entre les deux plus grandes firmes canadienne d'ingénierie, SNC inc. et Lavalin inc., en août 1991.
À compter de 1982, Lavalin entame une diversification tous azimuts qui va bien au delà de son créneau traditionnel. La récession de 1990 pèse lourdement sur les activités du groupe et les difficultés du groupe de Bernard Lamarre font régulièrement la manchette dans les médias. La filiale IACO Trading enregistre une perte de 50 millions de dollars en raison de l'annulation d'un contrat. Par ailleurs, la participation de Lavalin dans l'entreprise pétrochimique Kemtec n'a jamais été rentable malgré les infusions de capital de la filiale de génie-conseil et les subventions des gouvernements du Québec et du Canada[3].
Dès janvier 1991, Guy Saint-Pierre aborde les problèmes de Lavalin avec le ministre québécois de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay, dans le but d'éviter la mainmise d'une société étrangère comme Bechtel ou Fluor Daniel. En mars, un groupe de travail sous le nom de code de « Phénix » est chargé d'évaluer différents scénarios de reprise du groupe concurrent[4].
Entré en poste le 22 janvier 1991, le nouveau président et chef de l'exploitation de Lavalin, Yves Bérubé, arrive à la même conclusion que Saint-Pierre et Tremblay : une fusion de SNC et de Lavalin représente la meilleure alternative malgré sa grande difficulté. Chargé de « faire le grand ménage », Bérubé obtient d'abord l'aide de la Société générale de financement pour renflouer partiellement Kemtec[5], mais les banques deviennent de plus en plus nerveuses. À la mi-juin, un consortium de huit banques canadiennes et étrangères dirigé par la Banque nationale du Canada parlent d'abandonner Lavalin[6].
De par sa taille, la nouvelle société devient un leader mondial avec son vaste réseau international, ses centaines d'experts dans de nombreux secteurs d'activité et ses ressources en gestion et en financement de projets.
Avec son acquisition du fournisseur d’armement Les Arsenaux canadiens Limitée du gouvernement du Canada en 1986, le Groupe SNC était devenu producteur d’armement, essentiellement de munitions. Le 23 février 2006, SNC-Lavalin vend sa filiale SNC Technologies, spécialisée dans les poudres propulsives, à General Dynamics pour la somme de 315 millions de dollars CA[7].
Activités internationales [modifier]
Selon un article de La Presse canadienne du 30 septembre 2007, SNC-Lavalin serait devenue la première firme d'ingénierie au monde devançant URS[Quoi ?], de San Francisco (É.-U.). Son chiffre d'affaires dépassant les 5 milliards USD en 2006.
En juillet 2009, SNC-Lavalin a annoncé l'obtention d'un contrat pour la construction d'une ville en Algérie, Hassi Messaoud[8].
En mai 2010, SNC-Lavalin obtient le contrat de maitrise d'ouvrage de la résidence Horizon Sud à Evry en Essonne (France). Ce chantier connaîtra de nombreux problèmes de malfaçons et la responsabilité de son responsable sur place sera engagée[9],[réf. insuffisante].
En octobre 2010, SNC-Lavalin a signé un contrat de 450 millions CAD pour construire une conduite qui servira « à transporter de l'eau potable depuis le désert du sud de la Libye jusqu'aux centres urbains dans le nord »[10].
En janvier 2011, SNC-Lavalin a signé « un contrat de 215 millions [CAD] pour la modernisation d'une fonderie de cuivre en Serbie orientale »[11].
En novembre 2011, SNC-Lavalin a obtenu un contrat s'élevant à 650 millions CAD pour la gestion d'une« usine de traitement des mousses [bitumineuses] dans la région de Fort McMurray », où se déroule l'exploitation des sables bitumineux de l'Athabaska[12].
En mars 2012, SNC-Lavalin et Groupe Aecon obtiennent un contrat s'élevant à plus de 600 millions $ CA pour des rénovations à la centrale nucléaire de Darlington en Ontario[13].
Enquêtes [modifier]
En décembre 2011, la société « [admet] avoir financé une mission d'observation sur le terrain qui a produit un rapport très favorable au régime Kadhafi ». En effet, la Libye de Kadhafi compte parmi les meilleurs clients de SNC-Lavalin[14].
À la fin de mars 2012, suite à une « enquête interne sur des commissions cachées », le président du groupe, Pierre Duhaime, démissionne de son poste. Selon cette enquête, « M. Duhaime a autorisé des commissions irrégulières totalisant pas moins de 56 millions $US à des agents commerciaux pour des projets non précisés », ce qui vient à l'encontre du code de déontologie de l'entreprise[15],[16]. En septembre 2012, Robert Card devient le président de la firme.
Le 20 septembre 2012, la société est poursuivie en Ontario pour une somme de un milliard $ CA par des actionnaires « qui ont vu la valeur de leurs placements [...] chuter à la suite de révélations au sujet de paiements qui auraient été versés en Afrique du Nord »[17].
Le 28 novembre 2012, l'ex-président Pierre Duhaime est arrêté par l'UPAC, pour des soupçons de complot pour fraude et usage de faux. Ces accusations pourraient faire perdre à SNC-Lavalin sa license d'entrepreneur en construction de la RBQ [18].
Un groupe mondial [modifier]
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Implantations en Amérique du Nord [modifier]
- Canada: SNC-Lavalin inc. dispose de nombreuses filiales au Canada notamment :
- SNC-Lavalin PAE inc.
- SNC-Lavalin nucléaire
- Groupe Qualitas inc.
- SNC-Environnement inc.
- SNC-Lavalin O&M inc.
- États-Unis: les activités de SNC-Lavalin sont regroupées sous la raison sociale SNC-Lavalin America
- SNC-Lavalin America inc.
- SNC-Lavalin Engineers & Constructors inc.
- SNC-Lavalin Constructors inc.
Implantations en Europe [modifier]
- France : les activités de SNC-Lavalin sont regroupées sous le nom de SNC-Lavalin Europe. Le groupe SNC-Lavalin Europe se développe de façon très importante en France en absorbant des sociétés d'ingénierie comme Boplan Ingénierie,Pingat Ingénierie,Viatec,Chovet Engineering, Sogequip, Ingenierie Studio ainsi que Laumond Faure à Brive-la-Gaillarde, etc. De plus SNC-Lavalin France s'appuie sur ces composantes propres :
- SNC-Lavalin
- SNC-Lavalin Agro
- SNC-Lavalin Pharma
- SNC-Lavalin Santé
- Royaume-Uni : SNC-Lavalin UK Limited dispose d'une agence à Croydon, Surrey.
- Belgique : les activités de SNC-Lavalin sont regroupées sous le nom de SNC-Lavalin Belgium.
- Espagne : les activités de SNC-Lavalin sont regroupées sous le nom d'intecsa-inarsa, société achetée en 2007.
- Hongrie : SNC-Lavalin Hongrie dispose d'une agence à Budapest.
- Monaco : SNC-Lavalin dispose d'une agence FIMATEC à Monaco.
- Pays-Bas : SNC-Lavalin dispose d'une agence à Amsterdam.
- Pologne : SNC-Lavalin Polska dispose de deux agences à Varsovie.
- Roumanie : SNC-Lavalin dispose d'une agence à Bucarest.
Implantations dans le monde [modifier]
- Russie : SNC-Lavalin International inc. dispose d'une agence à Moscou.
- Afrique du Sud : SNC-Lavalin International inc.
- Égypte : SNC-Lavalin International inc.
- Algérie : SNC-Lavalin International inc.
- Libye : SNC-Lavalin International inc.
- Madagascar : SNC-Lavalin International inc.
- Australie : SNC-Lavalin Australia inc.
- Chine : SNC-Lavalin International inc.
- Inde : SNC-Lavalin International inc.
- Indonésie : SNC-Lavalin International inc.
- Malaisie : SNC-Lavalin International inc.
- Philippines : SNC-Lavalin International inc.
- Turquie : SNC-Lavalin International inc.
- Tunisie : SNC-Lavalin International inc.
- Arabie saoudite : SNC-Lavalin International inc.
- Qatar : SNC-Lavalin International inc.
- Koweït : SNC-Lavalin International inc.
- Oman : SNC-Lavalin International inc.
- Émirats arabes unis : SNC-Lavalin International inc.
- Angola : SNC-Lavalin Angola Lda.
Notes et références [modifier]
- Rapport annuel 2008, consulté en ligne le 24 février 2010.
- Morazain, Jeanne, SNC-Lavalin in Top 45, Plan - La revue de l'Ordre des Ingénieurs du Québec, janvier-février 2008, p. 15, (ISSN 0032-0536).
- Lalande 1991, p. 223
- Lalande 1991, p. 224
- Lalande 1991, p. 225
- Lalande 1991, p. 226
- Vente de la filiale SNC Technologies
- La Presse canadienne, « En bref - SNC-Lavalin aménagera une nouvelle ville en Algérie », Le Devoir, 10 juillet 2009 [texte intégral (page consultée le 10 juillet 2009)]
- Quentin Brarda, « Horizon Sud : l’enfer du décor », sur Essonne Info, 10 décembre 2012. Consulté le 20 février 2013
- La Presse canadienne, « En bref - Contrat en Libye pour SNC-Lavalin », Le Devoir, 27 octobre 2010 [texte intégral (page consultée le 27 octobre 2010)]
- La Presse canadienne, « En bref - Contrat pour SNC-Lavalin en Serbie orientale », Le Devoir, 19 janvier 2011 [texte intégral (page consultée le 19 janvier 2011)]
- La Presse canadienne, « En bref - SNC-Lavalin: un contrat de plus de 650 millions en Alberta », Le Devoir, 9 novembre 2011 [texte intégral (page consultée le 10 novembre 2011)]
- La Presse canadienne, « En bref - SNC-Lavalin et Aecon remportent un contrat nucléaire en Ontario », Le Devoir, 2 mars 2012 [texte intégral (page consultée le 6 mars 2012)]
- Isabelle Hachey, « SNC-Lavalin éclaboussé : Une mission financée par le géant québécois a accouché d'un rapport pro-Kadhafi », La Presse, 10 décembre 2011
- La Presse canadienne, « Enquête interne sur des commissions cachées - Le numéro un de SNC-Lavalin démissionne : Pierre Duhaime a contrevenu aux règles en autorisant des paiements de 56 millions $US », Le Devoir, 27 mars 2012 [texte intégral (page consultée le 2 avril 2012)]
- La Presse canadienne, « Enquête chez SNC-Lavalin: le p.d.g. Duhaime démissionne », Le Devoir, 26 mars 2012 [texte intégral (page consultée le 2 avril 2012)]
- La Presse canadienne, « Un recours collectif d'un milliard est autorisé contre SNC-Lavalin », Le Devoir, 20 septembre 2012 [texte intégral (page consultée le 23 septembre 2012)]
- La Presse, « SNC-Lavalin pourrait perdre gros », La Presse, 29 novembre 2012 [texte intégral (page consultée le 29 novembre 2012)]
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Carole-Marie Allard, Lavalin : Les ficelles du pouvoir, Chicoutimi, JCL Éditions, coll. « Gens du pays », 1990, 317 p. (ISBN 2-920176-89-7)
- Suzanne Lalande, SNC : génie sans frontières, Libre expression, 1991, 273 p. (ISBN 2-89111-509-0)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (en) (fr) Site officiel
- (en) Sur Lavalin
- Carte Google du siège social, à Montréal
- Profil sur SEDAR