Hennebont
| Hennebont | ||
Vue de Hennebont |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Lorient | |
| Canton | Hennebont (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du pays de Lorient | |
| Maire Mandat |
Gérard Perron 2008-2014 |
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| Code postal | 56700 | |
| Code commune | 56083 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Hennebontais | |
| Population municipale |
15 191 hab. (2010) | |
| Densité | 818 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
188 988 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 5 m (min. : 0 m) (max. : 82 m) | |
| Superficie | 18,57 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-hennebont.fr | |
| modifier |
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Hennebont [ɛnbɔ̃] (orthographe ancienne au XIIe siècle siècle : Hanebont) selon des sources aux archives, signifiant « vieux pont », est une commune française située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Ses habitants sont appelés Hennebontais et Hennebontaises.
Avec une population calculée à 15 005 habitants en 2011, c'est la 665e ville de France, 32e de Bretagne, 6e du Morbihan, 3e de Cap l'Orient agglomération, et enfin 1re et chef-lieu de son canton, par sa population.
Sommaire |
Situation et géographie [modifier]
Hennebont se situe en Bretagne, au sud-ouest du département du Morbihan, dans l'agglomération lorientaise. Entre Lorient à 10 km et Vannes à 45 km (Les deux principales villes du Morbihan), et près du littoral atlantique qui se situe à une quinzaine de kilomètres de celle-ci. La ville est traversée par un fleuve, le Blavet, rejoignant ses eaux à l'embouchure, avec le Scorff, et qui se jette dans la rade de Lorient.
La ville fait partie de la communauté d'agglomération de Cap L'Orient.
Hennebont est la ville la plus en aval de la Vallée du Blavet. Le Syndicat mixte de la vallée du Blavet permet de promouvoir le tourisme et d'entretenir les milieux aquatiques des quatorze communes qui y participent.
Distance des grandes villes françaises [modifier]
| Ville | Toulouse | Bordeaux | Strasbourg | Lille | Marseille | Nantes | Lyon | Brest | Paris |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance
Orientation |
744 km
(S-E) |
506 km
(S-E) |
967 km
(E) |
708 km
(N-E) |
1 144 km
(S-E) |
160 km
(S-E) |
874 km
(S-E) |
139 km
(N-O) |
489 km
(N-E) |
Communes limitrophes [modifier]
Transports en commun [modifier]
Réseau TER Bretagne [modifier]
- Trains (Gare d'Hennebont)
| Ligne | 12 | Vannes ↔ Hennebont ↔ Lorient |
Réseau CTRL [modifier]
- Bus
| Ligne | 40 | Inzinzac-Lochrist - Mairie ↔ Hennebont ↔ Lorient - Le ter | |
| Ligne | 41 | Inzinzac-Lochrist - Mairie ↔ Hennebont - Gare SNCF | |
| Ligne | 42 | Languidic - Kergonan ↔ Hennebont ↔ Lorient - Le ter | |
| Ligne | 43 | Languidic - Tréauray ↔ Hennebont - Place foch | |
| Ligne | 44 | Inzinzac-Lochrist - Locqueltas ↔ Hennebont - Zola |
Urbanisme [modifier]
Quartiers [modifier]
De la rive gauche à la rive droite, de l'est à l'ouest, du centre-ville à la campagne, séparé par le Blavet, Hennebont dispose d'une quinzaine de quartiers, lieux de vie qui ont chacun leur identité propre. En 2008, les quartiers d'Hennebont ont été découpés en sept secteurs : Ker Motte, Kerbihan-La Grange-Kerlano, Rive droite sud, Rive gauche sud, Korn ar c'hoad, Fleur des forges, et Centre haras.
Les principaux quartiers :
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Les principaux lieux-dits :
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Bref historique [modifier]
Née du Blavet et de ses ponts, Hen Bont signifie en effet chemin du pont ou vieux pont, selon les étymologistes bretons. Dès la période de l'âge du fer, un oppidum gaulois est installé sur le site de Polvern, le long du Blavet. À l'époque médiévale, les seigneurs d'Hennebont maîtres du Kemenet-Héboé établissent une motte féodale sur l'éperon rocheux au-dessus de ce qui deviendra, entre 1200 et 1264, par la volonté d'Henri d'Hennebont, la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont, village de la rive droite, prédécesseur de la future ville d'Hennebont. La création de cette dernière par le duc de Bretagne, signa l'achèvement de l'absorption et du démantèlement de l'antique Kemenet-Héboé. Une situation stratégique qui permet de contrôler le passage étroit de la rivière.
Au milieu du XIIIe siècle, le duc de Bretagne Jean Le Roux (1237-1286) démantèle la motte féodale des seigneurs d'Hennebont et entreprend la construction des fortifications sur la rive gauche du Blavet, la ville close. Hennebont devient très vite une place forte importante du Duché de Bretagne, ce qui lui vaudra de nombreux sièges durant cette époque.
L'histoire a surtout retenu le siège de 1342, pendant la guerre de succession du duché de Bretagne qui opposa les partisans de Charles de Blois et de Jean de Monfort, les deux prétendants à la succession du duc Jean III. Charles de Blois assiège les remparts de la ville. En l'absence de son mari, Jean de Montfort, prisonnier des Français, Jeanne de Flandre organise victorieusement la résistance et vient se réfugier derrière les murs d'Hennebont. La place forte, sur le point de se rendre, est délivrée in-extrémis par la flotte anglaise venu au secours des assiégés après avoir remonté le cours du Blavet. Lors de ce siège, Jeanne de Flandre y gagnera son surnom de Jeanne La Flamme pour son intrépidité au combat.
Quelques décennies plus tard, Du Guesclin assiègera aussi la place forte et passera la garnison anglaise au fil de l'épée après l'avoir prise. Le prince De Dombes, durant les guerres de la Ligue, l'assiègera également victorieusement.
Le XVIe siècle est marqué par la paix et la prospérité pour l'ensemble de la région. C'est au cours de ce siècle que la basilique Notre-Dame-du-Paradis est bâtie à l'initiative du maréchal-ferrant François Michart et avec l'aide de la population.
Jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région vit essentiellement du commerce maritime et agricole. La commune compte alors entre 1 500 et 2 000 habitants.
Hennebont est aussi une ville commerçante et administrative de taille moyenne. Si, en 1666, la fondation de Lorient sonne le glas de sa primauté, Hennebont n'en reste pas moins, tout au long du siècle, une ville d'une grande vitalité. Les hôtels particuliers de cette époque témoignent de cette prospérité. La prépondérance administrative et judiciaire de la sénéchaussée hennebontaise décline cependant au profit de Lorient, où s'installe la Compagnie des Indes au milieu du XVIIIe siècle.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
En 1857, les Haras nationaux s'installent sur le site de l'ancienne abbaye de la Joye Notre-Dame. Hennebont devient alors un lieu important pour le développement du cheval breton. Avec l'ère industrielle, la ville bénéficie d'une importante activité grâce à l'implantation à Kerglaw, sur la commune d'Inzinzac-Lochrist, des Forges d’Hennebont.
Celles-ci assurent le développement du trafic sur le Blavet avec l'importation du charbon d'Angleterre et permettent l'essor de l'industrie régionale de la conserve de fer blanc. Devenue cité ouvrière, Hennebont connaît, entre les deux guerres, un développement urbain important avec la construction de nouvelles zones d'habitat sur les périphéries.
Le 7 août 1944, une grande partie du centre-ville est détruite par les bombardements des troupes allemandes retranchées dans la célèbre poche de Lorient visant les troupes alliées; bilan: une vingtaine de tués, 180 blessés et une ville en feu, les quartiers les plus anciens sont très touchés notamment les tour bro'erec'h qui ont vu leurs toits détruits. Les Allemands organisent une terrible répression : ils font sauter les ponts sous les yeux des Américains et des résistants. Après la guerre vient naturellement l'ère de la reconstruction qui se poursuivra jusqu'au milieu des années soixante où des baraques de bois provisoires ont été installées pour reloger les habitants sinistrés. C'est à peu près à cette époque que les Forges d'Hennebont ferment leurs portes dans un climat de luttes ouvrières. Cette période a fortement marqué de son empreinte la ville.
À cette destruction s'ajoutait le poids de la vétusté des immeubles, des réseaux, des bâtiments publics. La population évacuée à partir de 1943 n'allait réintégrer la commune que très progressivement en 1945 et 1946. Les premières taches de la municipalité d'après-guerre allaient être la reconstruction et l'urbanisme. Des mesures provisoires étaient prises pour sauvegarder ce qui pouvait l'être. Tandis qu'aux confins de la commune, les agglomérations de Langroix et Saint-Gilles venaient agrandir le terrain communal, en 1946. Le chiffre de la population reprendra une courbe ascendante un moment interrompue. La vitalité du commerce sera attestée par les foires-expositions entre 1948 et 1954. À partir de 1957 commence la fermeture des forges d'Hennebont qui deviendra totale en 1966. Les terres agricoles diminuent au profit de l'habitat et des industries. Au plan politique, une municipalité d'Union de Gauche investit la mairie en 1959. Les budgets à gérer seront de plus en plus volumineux pour faire face à des investissements fonciers et une gestion immobilière plus importante.
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Hennebont se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 15 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Hennebont est située dans l'académie de Rennes.
Enseignement et éducation [modifier]
Malgré la démographie limitée, la ville d’Hennebont bénéficie d’une douzaine d’établissements scolaires, allant de l'enseignement primaire à l'enseignement général et professionnel, dont sept dans le domaine public et cinq dans le privé, dont une école bilingue (B), enseignant dès le plus jeune âge, le breton. Ces écoles sont situées essentiellement dans l’ensemble des différents quartiers qui compose la commune.
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Collèges
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Lycées d'enseignement général
Lycées professionnels
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Écoles Primaire et maternelle
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Langue bretonne [modifier]
En breton la ville se nomme Henbont. La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le 9 décembre 2009.
À la rentrée 2007, 5,6 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[10].
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Les Tours Bro-Erec'h et l'enceinte médiévale (remparts et ville close)
- Église Notre-Dame-de-Paradis, construite dans le style gothique à partir de 1514 et terminée en 1530.
- Haras national d'Hennebont
- Parc Botanique de Kerbihan
- Saint-Caradec et la Vieille ville
- Vallée du Blavet
- Présence de mégalithes
- Le port au TY-MOR (Salon Nautique les 23-24 avril - www.apph56.org)
- Fêtes médiévales (dernière semaine de juillet)
- Abbaye Notre-Dame-de-la-Joie[11].
Jumelages et partenariats [modifier]
La ville d'Hennebont est jumelée avec plusieurs villes européennes et africaines et entretient des relations de partenariat avec d'autres villes. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels, en portant haut les valeurs de la découverte et de la fraternité.
| Jumelages et partenariats | Carte | |
|---|---|---|
| La ville d'Hennebont est jumelée avec : |
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Personnalités [modifier]
- Jean de Montfort (1294-1345), né à Hennebont, duc de Bretagne.
- Jean-Bertrand Pégot-Ogier (1877-1915), habite à Hennebont, peintre et coureur cycliste.
- Pierre de Polignac (1895-1964), né au château de Kerscamp à Hennebont, grand-père paternel de l'actuel prince souverain Albert II de Monaco et des princesses Caroline et Stéphanie.
- Jean Groix (1950-1991), né à Hennebont, militant autonomiste mis en cause à tort dans un crime pour lequel Michel Fourniret et son épouse ont été condamnés.
- Anthony Le Tallec (1984-), né à Hennebont, footballeur du Valenciennes Football Club.
- Fabien Robert (1989-), né à Hennebont, footballeur du FC Lorient.
- Christian Gourcuff (1955-), résidant à Hennebont, entraîneur du Football Club Lorient.
- Aurore Hado, citoyenne d'honneur de la ville d'Hennebont en 2006 pour son ouvrage sur le tourisme dans les Mascareignes et la Bretagne.
- Maryse Le Gallo (1960-), coureuse de fond, membre de l'équipe de France de marathon, 30 participations à Auray-Vannes.
- Warren Barguil (1991-), coureur cycliste.
- Monique Hillion(1921-2002)
- Bruno Cremer (1929-2010), acteur français.
Sport [modifier]
Football [modifier]
- Hennebont possède quatre clubs de football amateur dont un de loisir. Le plus ancien est La Garde Du Vœu Hennebont (GVH), suivi par l'Union Sportive Hennebontaise (USH), L'Entente Saint-Gilloise (ESG) et, en tant que loisir, l'Association Sportive Kergroix (ASK).
Tennis de table [modifier]
La Garde du Vœu Hennebont tennis de table remporte en 2005, 2006, 2007 et 2009 le titre de champion de France.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- « Patrons de France », système d'information sur le patronat français, CNRS/ENS-Lyon. [1]
- Voir la nécrologie de son fils Jules.
- [2]
- Nécrologie disponible sur le site de « Patrons de France ».
- Voir la notice nécrologique d'Emile Trottier; l'Ouest-Eclair le mentionne comme maire et directeur des Forges pendant les grèves de 1903-1906.
- Selon J.-P. Molinari, Les Ouvriers communistes : sociologie de l'adhésion ouvrière au PCF, Paris 1996. p. 98
- http://abpo.revues.org/841?file=1
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- http://www.infobretagne.com/abbaye_de_hennebont.htm
