Hennebont

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Hennebont

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Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Hennebont (chef-lieu)
Code Insee abr. 56083
Code postal 56700
Maire
Mandat en cours
Gérard Perron
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Lorient
Site internet Site officiel de la commune
Démographie
Population 14 174 hab. (2006[1])
Densité 763 hab./km²
Aire urbaine 184 853 hab.
Gentilé Hennebontais, Hennebontaise
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 48′ Nord
         3° 17′ Ouest
/ 47.8, -3.28
Altitudes mini. 0 m — maxi. 82 m
Superficie 18,57 km²

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Hennebont est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Le nom breton de la commune est Henbont.

Le nom de la ville au 12ème siècle est Hanebont selon des sources aux archives.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Histoire

Née du Blavet et de ses ponts, Hen Bont signifie en effet chemin du pont ou vieux pont, selon les étymologistes bretons. Dès la période de l'âge du fer, un oppidum gaulois est installé sur le site de Polvern, le long du Blavet. À l'époque médiévale, la seigneurie des Kemenet-Héboé établit une motte féodale sur l'éperon rocheux au-dessus de Saint-Caradec, petit village de la rive droite. Une situation stratégique qui permet de contrôler le passage étroit de la rivière.

Au milieu du XIIIe siècle, le duc de Bretagne Jean Le Roux (1237-1286) démantèle la motte féodale des seigneurs d'Hennebont et entreprend la construction des fortifications sur la rive gauche du Blavet, la ville close. Hennebont devient très vite une place forte importante du Duché de Bretagne, ce qui lui vaudra de nombreux sièges durant cette époque.

Par exemple en 1342, pendant la guerre de succession du duché de Bretagne, Charles de Blois assiège les murs de la ville. En l'absence de son mari Jean de Monfort, prisonnier des Français, Jeanne de Flandre organise victorieusement la résistance et vient se réfugier derrière les murs d'Hennebont.

Le XVIe siècle est marqué par la paix et la prospérité pour l'ensemble de la région. C'est au cours de ce siècle que la basilique Notre-Dame-de-Paradis / Itron Varia er Baradoz est bâtie à l'initiative du maréchal-ferrant François Michard et avec l'aide de la population.

Jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région vit essentiellement du commerce maritime et agricole. La commune compte alors entre 1 500 et 2 000 habitants.

Hennebont est aussi une ville commerçante et administrative de taille moyenne. Si, en 1666, la fondation de Lorient sonne le glas de sa primauté, Hennebont n'en reste pas moins, tout au long du siècle, une ville d'une grande vitalité. Les hôtels particuliers de cette époque témoignent de cette prospérité. La prépondérance administrative et judiciaire de la sénéchaussée hennebontaise décline cependant au profit de Lorient, où s'installe la Compagnie des Indes au milieu du XVIIIe siècle.

En 1857, les Haras nationaux s'installent sur le site de l'ancienne abbaye de la Joye Notre-Dame. Hennebont devient alors un lieu important pour le développement du cheval breton. Avec l'ère industrielle, la ville bénéficie d'une importante activité grâce à l'implantation à Kerglaw, sur la commune d'Inzinzac-Lochrist, des Forges d’Hennebont.

Celles-ci assurent le développement du trafic sur le Blavet avec l'importation du charbon d'Angleterre et permettent l'essor de l'industrie régionale de la conserve de fer blanc. Devenue cité ouvrière, Hennebont connaît, entre les deux guerres, un développement urbain important avec la construction de nouvelles zones d'habitat sur les périphéries.

Le 7 août 1944, une grande partie du centre-ville est détruite par les bombardements des troupes allemandes retranchés dans la célèbre "poche de Lorient" visant les troupes alliés; bilan: une vingtaine de tués, 180 blessés et une ville en feu, les quartiers les plus anciens sont très touchés notamment les tour bro'erec'h qui ont vu leurs toits détruits. Les allemands organisent une terrible répression : ils font sauter les ponts sous les yeux des américains et des résistants. Après la guerre vient naturellement l'ère de la reconstruction qui se poursuivra jusqu'au milieu des années soixante ou des baraques de bois provisoires ont été installées pour reloger les habitants sinistrés. C'est à peu près à cette époque que les Forges d'Hennebont ferment leurs portes dans un climat de luttes ouvrières. Cette période a fortement marqué de son empreinte la ville. Le 7 aout 1944 le centre ville d'Hennebont était détruit par un incendie. A cette destruction s'ajoutait le poids de la vétusté des immeubles, des réseaux, des bâtiments publics. La population évacuée à partir de 1943 n'allait réintégrer la commune que très progressivement en 1945 et 1946 . Les premières taches de la municipalité d'après-guerre allaient être la reconstruction et l'urbanisme. Des mesures provisoires étaient prises pour sauvegarder ce qui pouvait l'être. Tandis qu'aux confins de la commune, les agglomérations de Langroix et Saint-Gilles venaient agrandir le terrain communal, en 1946. Le chiffre de la population reprendra une courbe ascendante un moment interrompue. La vitalité du commerce sera attestée par les foires-expositions entre 1948 et 1954. A partir de 1957 commence la fermeture des forges d'Hennebont qui deviendra totale en 1966. Les terres agricoles diminuent au profit de l'habitat et des industries. Au plan politique, une municipalité d'Union de Gauche investit la mairie en 1959. Les budgets à gérer seront de plus en plus volumineux pour faire face à des investissements fonciers et une gestion immobilière plus importante.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Emile Symphorien Trottier
1945 1959 Ferdinand Thomas
1976 1982 Eugène Crépeau PCF
1982 2001 Jean Le Borgne PCF
2001 2008 Gérard Perron PCF
mars 2008 Gérard Perron PCF
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[2]INSEE[3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
- 4 847 4 678 4 887 4 477 4 749 4 552 4 668 4 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 755 4 675 5 112 5 498 6 050 5 988 6 519 6 972 8 074
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 702 9 121 8 605 8 682 8 297 8 148 8 690 8 217 11 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 - -
11 690 11 799 12 273 12 963 13 624 13 412 14 300 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Langue bretonne

  • À la rentrée 2007, 5,6% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.[4]

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • Les Tours Bro-Erec'h et l'enceinte médiévale (remparts et Ville close) - 13e siècle
  • Église gothique du (Notre-Dame-de-Paradis) - 16e siècle
  • Haras nationaux
  • Parc Botanique de Kerbihan
  • Saint-Caradec et la Vieille ville
  • Vallée du Blavet
  • Présence de Mégalithes
  • Fêtes médiévales (dernière semaine de juillet)
  • abbaye de la Joie

[modifier] Jumelages internationaux

La ville est jumelée avec :

[modifier] Personnalités

  • Jean de Montfort (1294-1345), Duc de Bretagne
  • Jean Pierre Bertrand Eugène Pégot-Ogier est né à Toulouse le 8 avril 1824. En 1851, ce républicain est contraint à l’exil par Napoléon III. Il séjourne à Jersey où il rencontre Victor Hugo, le plus célèbre des exilés. Il photographie l’auteur des Misérables, puis part aux Canaries et à Madère. Sa femme Marie Victoire Lecanu décède à Madère en mars 1868. Il repart alors pour Jersey. Sur cette île, il épouse en janvier 1877, Géraldine Fitzgérald (née dans le Sussex le 13 septembre 1850) fille de Sir John Forster Fitzgérald. Ils partent en Espagne et à Salamanque naît Jean Bertrand, le 7 mai 1877. Ce fils deviendra artiste peintre et fréquentera la célèbre école de Pont-Aven. Quelques années plus tard, les Pégot-Ogier (avant la Révolution, Ogier de Pégot) se fixent à Hennebont, en Bretagne, où ils achètent, sur les bords du Blavet, le château de Bellevue. Ils ont deux enfants, Jean-Bertrand et Ferdinand qui ont un an d’écart. Leur demeure est remplie de tableaux, de porcelaines, de faïences et objets les plus divers et surtout de livres; un vrai musée. Beaucoup de panneaux, de portes sont peints par le maître des lieux. Ces érudits sont rapidement acceptés parmi la haute société d’Hennebont. Eugène est admiré pour ses qualités de photographe, de peintre, d’écrivain. Il fait admirer à ses visiteurs les nombreuses photos de Victor Hugo prises à Jersey et aussi une lettre du grand écrivain envoyée de Hauteville House le 16 juillet 1869 : « Vous n'avez fait que traverser le désert où j'habite et vous m'avez laissé un excellent souvenir. Un homme qui sait c'est beaucoup; un homme qui pense c'est plus encore. Vous êtes les deux ».

[modifier] Sport

[modifier] Judo

Hennebont possède un club de judo très dynamique recevant chaque année de nombreux adhérents supplémentaires. Les séances se déroulent au dojo du gymnase du lycée Victor Hugo encadré par Jean-Jacques professeur diplôme d'État et 5ème dan. Pour plus de renseignement rendez-vous sur http://judobretagnesud.com/

[modifier] Tennis de table

En moins de trois saisons parmi l'élite des clubs français, Hennebont remporte le titre de champion de France à Argentan, une victoire historique tant pour le club que pour la Bretagne pongiste. Fruit de nombreuses années de travail pour bien des bénévoles et des professionnels qualifiés, le succès de La Garde du Vœu Hennebont fait suite à de bons classements régionaux depuis vingt ans.

La Garde du Vœu Hennebont tennis de table, a été créée en 1969 et est présidée actuellement par Bruno Abraham ; elle compte 200 licenciés.

Le club dispose aussi d'un centre de formation (CEFC) qui a pour objectif la formation des jeunes vers le haut niveau. Entre 12 et 20 heures d'entraînements par semaine le tout encadré par des entraîneurs compétents.

Le club est solidement ancré dans le paysage sportif régional, national et européen car l’équipe première, championne de France des équipes de Pro A en 2005, 2006, 2007 et 2009 participe également à la ligue des champions. [1]

La saison prochaine (2008-2009), la GVHTT s'offre un renfort de choix: le champion olympique 2004, le Coréen Ryu Seung Min. Avec cette arrivée le club espère enfin un bon résultats en ligue des champions.

[modifier] Échecs

  • Hennebont compte un club très dynamique [2].

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. Hennebont sur le site de l'Insee
  4. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
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