Crach

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Crach
Crac'h
L'église Saint-Thuriau.
L'église Saint-Thuriau.
Blason de Crach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Loïc Bonnemains
2014-2020
Code postal 56950
Code commune 56046
Démographie
Gentilé Crachois
Population
municipale
3 300 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Population
aire urbaine
6 273 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 05″ N 3° 00′ 01″ O / 47.6180555556, -3.00027777778 ()47° 37′ 05″ Nord 3° 00′ 01″ Ouest / 47.6180555556, -3.00027777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 44 m
Superficie 30,54 km2
Localisation

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Liens
Site web crach.fr

Crach [kʁak] (nommée également Crac'h non officiellement), est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Crac’h est située dans le canton d’Auray, arrondissement de Lorient, et fait partie de la communauté de communes des Trois Rivières. Elle s'étend sur 3 054 ha.

La commune de Crac’h est bordée à l’est par la rivière d'Auray, à l’ouest par la rivière de Crac’h, au sud par les communes de Saint-Philibert et Locmariaquer et au nord par la commune d'Auray.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Route nationale 165, sortie Crac'h, Locmariaquer et Saint-Philibert. La gare la plus proche est Auray (accessible par le TGV et le TER) à 6 km de Crac'h. L'aéroport le plus proche est Lorient à 49 km. La ville de Crac'h est accessible par la ligne 1 du réseau TIM (Vannes <→ Auray <→ Carnac <→ Quiberon).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Krac'h, prononcé [kra:x].

L'origine du nom de la commune est incertaine. Diverses explications sont possibles.

Crac'h viendrait de Kr(e)ac'h, Haut, en haut (réal. et fig). Le plus ancien nom de la seigneurie locale est Ker-aer qui par l'effet du Kbarré est devenue Kaer puis Ker. De la même façon un K/Krac'h., Ker Krac'h, Cité en haut est devenu Krac'h par élision puis Crac'h. En bas(Is), il y a 2 lacs reliés par un goulet en aval de Keris-per: (kervi)-loc'h et (kervi)-len.[réf. nécessaire]

Il est possible que le C de Crac'h remplace deux Kbarrés de significations différentes. L'un se serait fondu dans l'autre sous couvert du C. Si Rac'h avait été remplacé par son synonyme Kaer, barré lui aussi obligatoirement, le nom du bourg eût été par trop remarquable . Cela apparaît avoir été le but inverse par le truchement d'un 'crac'h' simple hauteur opportune. En vannetais Rac'h signifie Tout, Kaer aussi mais n'est pas vannetais sous cette forme. Rac'h donc , flanqué de deux Ker bien accentués, est au centre du plus grand système mégalithique au monde qui soit. Ce symbole totémique devait se refléter dans son nom et faire de l'ombre, ce qui a déplu. Mais il n'est pas facile de tout effacer, il y a encore aujourd'hui à quelque distance un tout petit hameau dont le nom prête à rire par son ambiguïté : Toul Rac'h.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Crac'h occupe une position dominante au centre de la presqu'île formée par la rivière du même nom et celle d'Auray. Cette langue de terre connait une occupation humaine ancienne, la présence de nombreux mégalithes en est un témoignage et quelques-uns des plus prestigieux se situent à Locmariaquer qui en est la pointe extrême. Les Romains établirent sur ce même site de locmariquer une ville assez importante pour être dotée d'un théâtre face à la mer. Les voies qui reliaient cette agglomération empruntaient le territoire de l'actuelle commune de Crac'h. À Rosnarho se voient les vestiges d'un aqueduc qui puisait son eau sur la rive gauche de la rivière d'Auray. On parle aussi d'un pont de bois, à la hauteur de Kerentrech, d'où l'on a retiré de la vase, au XVIIIe siècle, des poutres bien conservées. La tradition garde, en effet le souvenir d'un « pont de César » dit encore « pont des Espagnols », sans doute parce qu'il y avait eu, en aval, au temps de la Ligue, un fort espagnol.

Les émigrés, venus de Grande-Bretagne au Ve siècle et au VIe siècle, ont colonisé les territoires de Crac'h à tel point que tous les noms de lieux sont empruntés à leur langue, à commencer par celui de la paroisse. Crac'h, selon toute vraisemblance, est une variante de « Kreac'h, kreh » qui signifie : butte, colline.[réf. nécessaire]

Les Bretons étaient christianisés et nous ont laissé quelques traces de leur foi qui remontent au Haut Moyen Âge. Une croix marque le sarcophage de Lomarec que l'on date de l'époque mérovingienne. De même une croix pattée et hampée se voit sur la stèle du Château-Gaillard à Vannes, qui provient de Mané-Justice en Crac'h. La chapelle de l'Ermitage, à Locqueltas, passée sous le patronage de Saint-Gildas, rappelait la présence, en ce lieu, d'un lointain ermite. Le Moustoir tire son nom d'un petit monastère comme il en a existé beaucoup en Bretagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2005[1] René Le Méné    
2005 en cours Jean-Loïc Bonnemains[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 300 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 651 1 520 1 503 1 660 1 715 1 700 1 702 1 803 1 834
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 801 1 826 1 853 1 876 1 955 1 986 1 938 1 952 1 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 978 2 053 2 079 1 932 1 902 1 903 1 875 1 832 1 771
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 903 1 928 2 001 2 535 2 762 3 030 3 218 3 233 3 283
2011 - - - - - - - -
3 300 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Crach est située dans l'académie de Rennes et possède sur son territoire 2 écoles maternelles et 2 écoles élémentaires communales : l'école Publique des Deux Rivières et l'école Saint-Joseph.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 5 médecins, 2 dentistes, 7 kinésithérapeutes, 1 pharmacie, 6 infirmiers, 1 orthophoniste, 1 pédicure-podologue et 1 diététicienne.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Un parcours botanique.
  • Un parcours sportif.
  • Une aire de pique-nique.
  • Un espace jeunes enfants.
  • Un musée des objets agricoles anciens.
  • Deux terrains de football (un homologué et un d'entrainement).
  • Un Skatepark
  • Deux courts de tennis extérieurs et un mur d'entrainement.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1979 a été tourné dans la commune, au Château de Kerherneigan, le feuilleton télévisé L'Île aux trente cercueils de Marcel Cravenne.

Économie[modifier | modifier le code]

Crac'h est une des communes du Morbihan où les revenus moyens par habitants sont les plus élevés, avec Carnac et La Trinité.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte huit monuments historiques :

  • l'ossuaire du cimetière, inscrit par arrêté du 18 mai 1925[5]. Autrefois adossé à l’église, il a été transporté dans le cimetière et disposé en appentis sur le mur du fond. Sa façade toute en longueur présente à la base un muret à corniche saillante, au-dessus d’une claire-voie faite de quatre séries de balustres séparées par de courtes piles et enfin un larmier sous la toiture. Plus ample, la pile centrale porte une inscription avec l’emblème de la mort : un crâne et des tibias croisés, et elle est dominée par une petite croix ;
  • les deux dolmens de Parc-Guéren, classés par arrêté du 12 mai 1926[6] ;
  • la porte de la tourelle d'escalier du château du Plessis-Kaër, inscrite par arrêté du 20 mars 1934[7] ;
  • le dolmen de Kerourang, classé par arrêté du 9 mai 1938[8] ;
  • le dolmen de Mané-Rohenezel, classé par arrêté du 9 mai 1938[9] ;
  • le dolmen de de la Mare, classé par arrêté du 10 mai 1938[10] ;
  • l'allée couverte de Luffang Tal er Roch, classée par arrêté du 10 octobre 1938[11] ;
  • l'aqueduc gallo-romain de Rosnarho, inscrit par arrêté du 16 avril 2002[12].
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L'église Saint-Thuriau[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale date de 1809. Elle a fait l’objet de plusieurs restaurations.

En 1828 la duchesse de Berry gratifia la commune d’un secours pour la réparation : le clocher situé à proximité des côtes serait un point de vue utile aux navigateurs. Au-dessus du porche Ouest, une pierre porte une inscription en latin faisant référence à l’altitude. En 1904, l’église reçut trois belles cloches neuves de Villedieu-les-Poêles.

En forme de croix latine, elle s’augmente d’une tour carrée à l’ouest et d’un porche au midi. Le clocher comporte trois étages inégaux et une flèche pyramidale. Un oculus orne le 2e étage. Le clocher même est ouvert en quatre baies cintrées. Les pilastres d’angles et une balustrade couronnent la tour. Le porche porte un fronton où l’on peut lire : « ici, c’est la maison de Dieu et la porte du ciel ». À l'intérieur du porche, deux bancs de pierre s'adossent aux murs et un bénitier important est encastré près du portail d'entrée.

L'intérieur de l'église : La nef est dallée de pierres. Les ailes du transept s'ouvrent par d'audacieux arcs en plein cintre, lequel prend place sur un podium circulaire. Le buste et le bras reliquaire de Saint-Thuriau contribuent à la richesse du sanctuaire. (Les reliques de ce saint furent apportées au duc de Bretagne au château d'Auray puis confiées à la paroisse de Crac'h). Du grand retable de chevet en triptyque de l'église précédente, il ne subsiste que les colonnes à chapiteau corinthien encadrant le tableau : Descente de croix de Jouvenet, dont l'original de 1700 se trouve au Louvre et séparant les statues de Saint-Thuriau (Turiaf) et Saint-Clair. Les retables latéraux comportent des chutes de fleurs et des guirlandes surmontées de visages d'angelots. Les tableaux ont été restaurés au cours de l'année 2000. Il s'agit au Nord de La donation du rosaire : le personnage de gauche aux pieds de la Vierge serait saint Dominique et le chien, symbole de fidélité, porte dans la gueule le flambeau de la foi. Côté Sud, l'autre tableau la Vierge, sainte Anne et saint Joachim peint par F. Baret date de 1882. D'autres statues enrichissent l'église : saint Isidore, saint Mathurin, Notre-Dame de la clarté à gauche, et à droite, saint Thuriau, sainte Appoline (invoquée contre le mal de dents, la tenaille évoque son martyre) et saint Avertin contre les maux de tête (les « Avertin » étant sujets aux vertiges). Au fond de l'église, une vaste tribune repose sur quatre colonnes aux chapiteaux corinthiens et sa balustrade s'orne de deux anges rapportés de l'ancien autel. L'orgue provient de Sainte-Anne d'Auray.

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Les vestiges de la chapelle Saint-Yves : Dans l’ancien enclos du cimetière existait une chapelle dédiée à Saint-Yves, où l’on chantait la messe le 19 mai, fête du saint, au lendemain de la Révolution. Elle reçut une nouvelle cloche en 1867, des reliques de Saint Louis et Sainte Hélène en 1875. Elle servait alors de chapelle à la Congrégation. L’entretien y fut assuré jusqu’en 1933, mais elle n’était plus utilisée que pour le catéchisme. Les réparations y étaient trop importantes et elle fut détruite en 1960. Les pierres de sa démolition ont été utilisées pour l’édification du pignon situé à l’angle sud-ouest de l’enclos de l’église, et on retrouve le cintre mouluré en cavet d’une fenêtre dans l’ouverture. Entre la porte et le clocheton carré, une petite niche contient une statue en granit de Saint-Yves. À gauche de l’ouverture un bénitier circulaire a été encastré dans la maçonnerie.

La voûte de la nef abrite une colonie de chauve-souris, des grands murins (30 cm d'envergure) répertoriés par la L.P.O. (Ligue pour la protection des oiseaux). C'est une espèce rare et protégée.

La croix du cimetière[modifier | modifier le code]

La croix du cimetière présente l’intérêt d’avoir un soubassement en tronc de pyramide à table débordante. Il supporte un socle polygonal dans lequel s’enfonce le fût également polygonal. La partie supérieure dessine un petit panneau sculpté vers l’est du Christ en croix avec à ses côtés la Vierge et Saint Jean, et au revers du Christ en majesté, entre deux personnages dont un porte couronne. Une petite croix domine l’ensemble.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

« D'azur à une tête de cheval d'or au chef cousu du champ chargé de quatre fleurs de lys d'or posées en fasce. »
Devise : « Douar ha mor » (Terre et mer).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]