Plouzané

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la commune limitrophe de Locmaria-Plouzané.
Plouzané
Phare du Petit Minou.
Phare du Petit Minou.
Blason de Plouzané
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Brest-Plouzané
Intercommunalité Brest Métropole Océane
Maire
Mandat
Bernard Rioual
2014-2020
Code postal 29280
Code commune 29212
Démographie
Gentilé Plouzanéens
Population
municipale
11 928 hab. (2011)
Densité 360 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 55″ N 4° 37′ 17″ O / 48.38197, -4.6213848° 22′ 55″ Nord 4° 37′ 17″ Ouest / 48.38197, -4.62138  
Altitude Min. 0 m – Max. 103 m
Superficie 33,14 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-plouzane.fr

Plouzané [pluzane] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

La commune de Plouzané est située en limite de l'agglomération de Brest, à l'ouest. Depuis 1974, elle est membre de la communauté urbaine de Brest (Brest métropole océane).

Géographie[modifier | modifier le code]

Plouzané est une commune littorale qui s'étend sur 3314 hectares (33,14 km2). Sa façade maritime, d'une longueur de 9 km environ, est située sur la rade de Brest et plus précisément sur le Goulet qui relie cette rade à l'océan Atlantique. Succession de pointes (du Diable, du Minou) et d’anses plus ou moins abritées (Dellec, plage du Minou), la côte a été préservée, en grande partie, d’une urbanisation sauvage grâce à l'intérêt stratégique qu'elle représentait pour la Marine nationale. La plupart des terrains situés en bordure de mer sont propriétés de l'État.

L’intérieur appartient à l'ensemble physique appelé Plateau du Léon. Il s’agit d'une surface située en moyenne à 80 mètres d'altitude, entaillée de profondes et parfois larges vallées. Celle de l'Aber-Ildut, démesurément élargie, est particulièrement remarquable. Autrefois, avant que le Goulet ne se soit creusé, l'Aulne et l'Élorn se déversaient vers le nord-ouest à travers la basse vallée de la Penfeld (en sens inverse du courant actuel) et la vallée de l'Aber-Ildut. C'était il y a 35 millions d’années.

C'est sur le territoire de la commune qu'est installé le technopôle Brest Iroise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ploumoguer Saint-Renan Guilers Rose des vents
Locmaria-Plouzané N Brest
O    Plouzané    E
S
Mer d'Iroise Goulet de Brest Rade de Brest

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Plouzane, il provient du mot breton plou signifiant paroisse et de saint Sané[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XVe siècle et au XVIIIe siècle, la paroisse de Plouzané était, avec sa trève de Locmaria, l'une des plus riches en noblesse rurale de l'évêché de Léon. Pas moins de 41 manoirs ont existé sur le territoire de la commune.

Au XVIe siècle, Plouzané faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [2].

Le hameau de Quillimerrien, bien que situé tout près du bourg de Saint-Renan, faisait partie de la commune de Plouzané jusqu'en 1955 (cf. plus bas). Il passe pour avoir été autrefois un village de cacous ou lépreux. Le village ne ressemblait à aucun autre aux alentours. Il est resté très tard « d'apparence moyenâgeuse avec ses cabanes couvertes de chaume, sa rue pavée de galets, sa croix de pierre et sa fontaine lavoir dans laquelle jamais femme des alentours n'eut oser tremper son linge »[3]. Les cacous exerçaient la profession de cordiers.

C'est vers 1630 que Richelieu fonde, à l'abri de la rade de Brest, un arsenal et un important port militaire. Le goulet qui sépare la rade de la mer d'Iroise doit donc être défendu. C'est Vauban qui se chargera de définir les lignes de défense. Quatre forts ont été construits sur le territoire de la commune puis modernisé et adapté à l'évolution des techniques militaires : Diable (aujourd'hui disparu), Dellec (1747), Mengant (ou Léon - 1687) et Minou (1697). En 1763, une garnison de 250 hommes occupaient le fort du Mengant, servant 42 canons.

Sous la Révolution, la paroisse de Plouzané et sa trève de Locmaria résistèrent à la Constitution civile du clergé. En 1792, la messe était toujours célébrée par des prêtres insermentés, sous la protection de 40 ou 50 hommes armés. Le 14 avril, le district de Brest dut envoyer un détachement de 600 soldats pour venir à bout de la population récalcitrante.

En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Plouzané à domicile[4].

Entre juillet 1903 et octobre 1932, la vie des habitants de hameau de La Trinité était réglée sur les heures de passage (fixes) du tramway électrique qui reliait Brest au Conquet.

Plouzané a été libérée des Allemands par les Américains le 13 septembre 1944 après plus de 15 jours de rudes combats. Le bilan est lourd pour la commune.

Rurale à l'origine, Plouzané a connu un développement exponentiel seulement à partir de 1960. C'est en effet à cette époque que s'implantèrent à proximité un établissement industriel (Thomsn-CSF, devenu depuis Thales) et un centre de recherches (Cnexo, aujourd'hui devenu Ifremer). En 1962, la population de Plouzané s'élevait à seulement 2 066 habitants alors qu'elle comptait 100 habitants de plus avant la Seconde Guerre mondiale. Il faut dire qu'entre-temps (décret du 25 mai 1955[5]), elle a perdu un peu de sa superficie - et de ses habitants - au bénéfice de Saint-Renan.

Plouzané a cédé des hameaux et terres environnantes à Saint-Renan, à deux autres reprises : en novembre 1850 et en juillet 1970[6].

Blasonnement : De gueules à la tour d'or, ouverte au champ, ployée, accompagnée d'un microscope à dextre et d'un épi de blé à senestre ; au chef d'argent crénelé de quatre merlons meublés de trois mouchetures d'hermine de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1830 Paul Louzaouen   Maire
1830 1865 Jean François Malaboux   Maire
1865 1888 Yves Marie Lareur   Maire
1889 1925 Jean François Lareur   Maire
1925 mars 1935 Joseph Lareur   Maire
mars 1935 mars 1971 Paul Lareur   Maire
mars 1971 mars 1977 Jacques Du Buit   Maire
mars 1977 mars 1989 Jo Melennec PS Maire
mars 1989 mars 2001 Yvette Duval PS Maire
mars 2001 mars 2008 Yves Pagès UDF - MoDem Maire
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Bernard Rioual PS Maire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les jumelages de la ville de Plouzané, sont gérés par une association loi 1901, l'Office Pour les Échanges à Plouzané (OPEP) [7].

Plouzané compte 4 jumelages :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Plouzané compte 11 745 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 784e rang au niveau national, alors qu'elle était au 734e en 1999, et le 9e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Plouzané depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1999 avec 12 054 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 050 2 325 2 242 2 175 2 209 2 341 2 353 2 370 2 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 977 2 264 2 240 2 229 2 293 2 255 2 326 2 299 2 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 424 2 401 2 399 2 132 2 206 2 104 2 166 2 075 2 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 026 3 002 5 167 8 845 11 400 12 045 11 742 11 928 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 24,2 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Plouzané en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,6 
3,3 
75 à 89 ans
4,8 
12,3 
60 à 74 ans
14,6 
20,7 
45 à 59 ans
21,8 
17,5 
30 à 44 ans
21,1 
24,2 
15 à 29 ans
18,3 
21,8 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plouzané compte environ 1 500 écoliers entre écoles maternelles et primaires. Environ un millier d'entre eux est scolarisé dans les quatre groupes scolaires publics de la commune (école du Bourg, école de Kroas-Saliou, école de Coat-Edern, école Anita-Conti - anciennement école de la Trinité), les autres étant scolarisées dans les deux écoles privées (Sainte-Anne, au Bourg et Saint-Thérèse à la Trinité).

À la rentrée 2013, 76 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 5,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [12].

La commune compte également trois collèges : les collèges publics Victoire-Daubié (Kroas-Saliou) et de Kerallan et le collège privé Saint-Michel au Bourg.

Il n'y a pas de lycée à Plouzané, les élèves de l'enseignement public en filière générale étant scolarisés au lycée Amiral-Ronarc'h de Brest. En revanche Plouzané, grâce à la présence du technopole Brest-Iroise accueille plusieurs établissements d'enseignement supérieur : Télécom Bretagne, l'ENIB, l'ESIAB et l'IUEM.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

De nombreux édifices anciens parsèment la commune. En plus de l'église actuelle qui date de 1779, deux chapelles anciennes se trouvent sur la commune : celle de La Trinité, qui a donné son nom à l'agglomération qui l'entoure et celle de Bodonou, dans la campagne au nord de la commune. La chapelle de Kerangoff, plus récente date du début du vingtième siècle.

Pas moins de 41 manoirs ont existé sur la commune. À ce jour, il n'en reste que six : Poncelin, Halégot (autrefois Le Halgouët), Coadénez, Kerlambars, Le Nevent et celui plus récent, de Kerangoff.

Quatre forts ont, autrefois, été construits sur le littoral. Il s'agit des forts de la Pointe du Diable (aujourd'hui disparu), du Dellec, du Mengant et du Minou.

Parmi les fontaines de la commune, deux sont particulièrement remarquables : celle du Cloître, dite aussi de saint Sané et celle de La Trinité.

Il existe aussi une quinzaine de croix remarquables sur le territoire communal. Parmi elles, celles de Bodonnou, Kerandantec, Coadénez, Poncelin...

Monument aux morts de 1914-1918 près de l'église.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 décembre 2008. Le 12 mars 2009 a été remis à la commune le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 1 et le 22 mars 2013 le label de niveau 2.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.infobretagne.com/plouzane.htm
  2. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Perès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  3. d'après Louis Le Guennec, 1907
  4. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica
  5. Journal du 2 juin 1955, page 5603
  6. Par la loi du 28 novembre 1850, et elle a été diminuée d'un quartier rattaché à Saint-Renan par arrêté préfectoral du 29 juillet 1970 Archives du Finistère
  7. Les jumelages de Plouzané
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Plouzané en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  12. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm