Plouzané
| Plouzané | ||
Phare du Petit Minou |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Brest | |
| Canton | Brest-Plouzané | |
| Intercommunalité | Brest Métropole Océane | |
| Maire Mandat |
Bernard Rioual 2008-2014 |
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| Code postal | 29280 | |
| Code commune | 29212 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Plouzanéens, Plouzanéennes | |
| Population municipale |
11 717 hab. (2010) | |
| Densité | 354 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 103 m | |
| Superficie | 33,14 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-plouzane.fr | |
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Plouzané [pluzane] (en breton : Plouzane) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ne pas confondre avec la commune limitrophe de Locmaria-Plouzané.
La commune de Plouzané est située en limite de l'agglomération de Brest, à l'ouest. Depuis 1974, elle est membre de la communauté urbaine de Brest (Brest métropole océane).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Plouzané est une commune littorale qui s'étend sur 3314 hectares (33,14 km2). Sa façade maritime, d'une longueur de 9 km environ, est située sur la rade de Brest et plus précisément sur le Goulet qui relie cette rade à l'océan Atlantique. Succession de pointes (du Diable, du Minou) et d’anses plus ou moins abritées (Dellec, plage du Minou), la côte a été préservée, en grande partie, d’une urbanisation sauvage grâce à l'intérêt stratégique qu'elle représentait pour la Marine nationale. La plupart des terrains situés en bordure de mer sont propriétés de l'État.
L’intérieur appartient à l'ensemble physique appelé Plateau du Léon. Il s’agit d'une surface située en moyenne à 80 mètres d'altitude, entaillée de profondes et parfois larges vallées. Celle de l'Aber-Ildut, démesurément élargie, est particulièrement remarquable. Autrefois, avant que le Goulet ne se soit creusé, l'Aulne et l'Élorn se déversaient vers le nord-ouest à travers la basse vallée de la Penfeld (en sens inverse du courant actuel) et la vallée de l'Aber-Ildut. C'était il y a 35 millions d’années.
C'est sur le territoire de la commune qu'est installé le technopôle Brest Iroise.
Étymologie [modifier]
Le nom de Plouzané provient du mot breton plou signifiant paroisse et de saint Sané[1].
Histoire [modifier]
- Du XVe siècle et au XVIIIe siècle, la paroisse de Plouzané était, avec sa trève de Locmaria, l'une des plus riches en noblesse rurale de l'évêché de Léon. Pas moins de 41 manoirs ont existé sur le territoire de la commune.
- Au XVIe siècle, Plouzané faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [2].
- Le hameau de Quillimerrien, bien que situé tout près du bourg de Saint-Renan, faisait partie de la commune de Plouzané jusqu'en 1955 (cf. plus bas). Il passe pour avoir été autrefois un village de cacous ou lépreux. Le village ne ressemblait à aucun autre aux alentours. Il est resté très tard « d'apparence moyenâgeuse avec ses cabanes couvertes de chaume, sa rue pavée de galets, sa croix de pierre et sa fontaine lavoir dans laquelle jamais femme des alentours n'eut oser tremper son linge »[3]. Les cacous exerçaient la profession de cordiers.
- C'est vers 1630 que Richelieu fonde, à l'abri de la rade de Brest, un arsenal et un important port militaire. Le goulet qui sépare la rade de la mer d'Iroise doit donc être défendu. C'est Vauban qui se chargera de définir les lignes de défense. Quatre forts ont été construits sur le territoire de la commune puis modernisé et adapté à l'évolution des techniques militaires : Diable (aujourd'hui disparu), Dellec (1747), Mengant (ou Léon - 1687) et Minou (1697). En 1763, une garnison de 250 hommes occupaient le fort du Mengant, servant 42 canons.
- Sous la Révolution, la paroisse de Plouzané et sa trève de Locmaria résistèrent à la Constitution civile du clergé. En 1792, la messe était toujours célébrée par des prêtres insermentés, sous la protection de 40 ou 50 hommes armés. Le 14 avril, le district de Brest dut envoyer un détachement de 600 soldats pour venir à bout de la population récalcitrante.
- En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Plouzané à domicile[4].
- Entre juillet 1903 et octobre 1932, la vie des habitants de hameau de La Trinité était réglée sur les heures de passage (fixes) du tramway électrique qui reliait Brest au Conquet.
- Plouzané a été libérée des Allemands par les Américains le 13 septembre 1944 après plus de 15 jours de rudes combats. Le bilan est lourd pour la commune.
- Rurale à l'origine, Plouzané a connu un développement exponentiel seulement à partir de 1960. C'est en effet à cette époque que s'implantèrent à proximité un établissement industriel (Thomson-CSF) et un centre de recherches (Cnexo, aujourd'hui devenu Ifremer). En 1962, la population de Plouzané s'élevait à seulement 2 066 habitants alors qu'elle comptait 100 habitants de plus avant la Seconde Guerre mondiale. Il faut dire qu'entre-temps (décret du 25 mai 1955[5]), elle a perdu un peu de sa superficie - et de ses habitants - au bénéfice de Saint-Renan.
- Plouzané a cédé des hameaux et terres environnantes à Saint-Renan, à deux autres reprises : en novembre 1850 et en juillet 1970[6].
- Blasonnement : De gueules à la tour d'or, ouverte au champ, ployée, accompagnée d'un microscope à dextre et d'un épi de blé à senestre ; au chef d'argent crénelé de quatre merlons meublés de trois mouchetures d'hermine de sable.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Plouzané compte 11 745 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 784e rang au niveau national, alors qu'elle était au 734e en 1999, et le 9e au niveau départemental sur 283 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Plouzané depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1999 avec 12 054 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,4 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 24,2 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
- 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 20 %).
Langue bretonne [modifier]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 décembre 2008.
- A la rentrée 2007, 3,5 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[11].
- Le 12 mars 2009 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1.
- Le 22 mars 2013 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2.
Lieux et monuments [modifier]
De nombreux édifices anciens parsèment la commune. En plus de l'église actuelle qui date de 1779, deux chapelles anciennes se trouvent sur la commune : celle de La Trinité, qui a donné son nom à l'agglomération qui l'entoure et celle de Bodonou, dans la campagne au nord de la commune. La chapelle de Kerangoff, plus récente date du début du vingtième siècle.
Pas moins de 41 manoirs ont existé sur la commune. À ce jour, il n'en reste que six : Poncelin, Halégot (autrefois Le Halgouët), Coadénez, Kerlambars, Le Nevent et celui plus récent, de Kerangoff.
Quatre forts ont, autrefois, été construits sur le littoral. Il s'agit des forts de la Pointe du Diable (aujourd'hui disparu), du Dellec, du Mengant et du Minou.
Parmi les fontaines de la commune, deux sont particulièrement remarquables : celle du Cloître, dite aussi de saint Sané et celle de La Trinité
Il existe aussi une quinzaine de croix remarquables sur le territoire communal. Parmi elles, celles de Bodonnou, Kerandantec, Coadénez, Poncelin...
Monument aux morts de 14/18 près de l'église:
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Famille Huchet
- Thomas Pavy champion de France de trampoline en 1992.
- l'écrivain du XVIIe siècle Pierre de Lesconvel
Jumelages [modifier]
Les jumelages de la ville de Plouzané, sont gérés par une association loi 1901, l'Office Pour les Echanges à Plouzané(OPEP) [12].
Plouzané compte 4 jumelages :
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- http://www.infobretagne.com/plouzane.htm
- Jean Kerhervé, Anne-Françoise Perès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
- d'après Louis Le Guennec, 1907
- La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica
- Journal du 2 juin 1955, page 5603
- Par la loi du 28 novembre 1850, et elle a été diminuée d'un quartier rattaché à Saint-Renan par arrêté préfectoral du 29 juillet 1970 Archives du Finistère
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Plouzané en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Les jumelages de Plouzané
