François Goulard

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François Goulard
François Goulard, en avril 2007.
François Goulard, en avril 2007.
Fonctions
Président du Conseil général du Morbihan
En fonction depuis le
Prédécesseur Joseph Kergueris
Député de la 1re circonscription du Morbihan
Législature XIIIe
Prédécesseur Josiane Boyce
Successeur Hervé Pellois
Réélection
Législature XIe et XIIe
Prédécesseur Raymond Marcellin
Successeur Josiane Boyce
Maire de Vannes
Réélection
Prédécesseur Norbert Trochet
Successeur David Robo
Prédécesseur Pierre Pavec
Successeur Norbert Trochet
Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur François d'Aubert
Successeur Valérie Pécresse
Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Dominique Perben
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Vannes, Morbihan (France)
Nationalité Française
Parti politique Démocratie libérale
UMP, RS
Diplômé de École centrale Paris /IEP de Paris
ENA
Profession Ingénieur

François Goulard, né le à Vannes (Morbihan), est un homme politique français, membre de Démocratie libérale puis de l'UMP à partir de 2002. Député du Morbihan de 1997 à 2004, maire de Vannes de 2001 à 2004 et depuis décembre 2006, il a été secrétaire d'État aux Transports et à la mer de 2004 à 2005 et ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche de 2005 à 2007. Il a été réélu député en 2007. En juin 2012, il est battu et perd son siège de député.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et début de carrière[modifier | modifier le code]

Il est né à Vannes en 1953 de Paul Goulard, ingénieur à la Direction départementale de l'Équipement, et d'Eliane Cadoret, qui a tenu une boutique d'antiquités[1] Son grand-père paternel est percepteur et catholique intégriste[1] mais lui définit sa famille comme républicaine[1] dans la tradition vannetaise de radicalisme de la petite bourgeoisie commerçante de l'époque.

Ingénieur des Arts et manufactures de l'École Centrale Paris en 1976, et ancien élève de l’Institut d'études politiques de Paris (1977), François Goulard est diplômé en administration publique de l'Ecole nationale d'administration (1981).

À sa sortie de l'ENA, il a été nommé auditeur, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes (de 1981 à 1985).

Il est directeur-adjoint du cabinet en 1986 puis directeur de cabinet en 1987 du ministre de la Poste et des Télécommunications.

De 1989 à 1997, il est directeur général de la Banque parisienne de crédit, une banque de crédit aux PME, filiale du Groupe Suez.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

François Goulard en tant que ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, lors d'une remise de médaille du CNRS en 2006.

Il a été, à la fin des années 1970 et pendant peu de temps, membre du Mouvement des démocrates de Michel Jobert. En 1983, à 30 ans, il est élu au conseil municipal de Vannes. En 1997, il se consacre entièrement à la politique en étant élu député du Morbihan sous l'étiquette Démocratie libérale.

En mars 2001, il est élu maire de Vannes et est réélu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1re circonscription du Morbihan (Vannes), cette fois sous l'étiquette Union pour un mouvement populaire après la fusion de DL dans ce nouveau parti. Membre du groupe UMP à l'Assemblée, il est, de 2002 à 2004, vice-président de la commission des finances, de l'économie générale et du plan de l'Assemblée nationale, et également secrétaire général adjoint de l'UMP chargé de la formation des cadres et des militants.

Le , il est nommé secrétaire d'État aux Transports et à la mer dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Il démissionne alors de sa fonction de maire, mais reste premier adjoint de Norbert Trochet. Il est nommé ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la recherche dans le gouvernement Dominique de Villepin le [2].

En décembre 2006, il est réélu maire de Vannes par le conseil municipal tout en restant ministre.

Le , ce proche de Dominique de Villepin annonce son soutien à François Bayrou pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2007, ajoutant son intention de quitter l'UMP[3] Le , il annonce qu'il votera Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle disant qu'il « était toujours resté de droite ».

Seul député UMP présent au rassemblement contre l'amendement Mariani (tests ADN dans le cadre de la loi sur l'immigration) au Zénith de Paris le 14 octobre 2007, il a été vivement rappelé à l'ordre par François Fillon le 16 octobre 2007[réf. nécessaire], alors que Jean-François Copé a qualifié son initiative de « choquante ».[réf. nécessaire]

Il est l'un des sept parlementaires de l'UMP à voter non à la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 lors du Congrès du Parlement français à Versailles[4].

Au sein des députés UMP, il apparaît comme l'un des principaux opposants à la personne de Nicolas Sarkozy[1] et comme la principale figure du courant « villepiniste »[réf. nécessaire]. Avec le député UMP Daniel Fasquelle, c'est aussi l'un des rares membres de la majorité à s'opposer au projet de décret de Valérie Pécresse relatif au statut des universitaires, projet confronté à une forte mobilisation début 2009[5].

En mars 2009, il s'oppose au retour de la France au commandement de l'OTAN[6] et, alors que la Commission des finances de l’Assemblée donne un avis favorable à une contribution supplémentaire des plus hauts revenus le , le député-maire de Vannes revendique la suspension du « bouclier fiscal »[7] en prônant la solidarité nationale en période de crise.

Le 12 mai 2009, il est l'un des six députés UMP à s'opposer au projet de loi Hadopi[8].

Il est le cofondateur du club Réforme et Modernité et coordonne le projet du mouvement République solidaire lancé par Dominique de Villepin le 19 juin 2010.

Il est candidat tête de liste de l'UMP aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011. Il est battu comme ses deux colistiers Jacques Le Nay et Joseph Kergueris, ancien président du Conseil général du Morbihan à qui il impose de se désister au deuxième tour[9], la liste de gauche ayant remporté les trois sièges à pourvoir dans le Morbihan. Il est également candidat à sa réélection, lors des élections législatives de juin 2012, et perd son siège de député au profit d'Hervé Pellois.

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "François Goulard", Bretons no 30, mars 2008.
  2. site du ministère
  3. Le Figaro - Francois Goulard rallie Bayrou
  4. Les élus de droite qui ont voté contre, Le Parisien, 21 juillet 2008.
  5. « Enseignants-chercheurs: la démonstration de force », Libération, 10 février 2009 Lire en-ligne
  6. Otan : désertions en vue à l’UMP, Libération, 17 mars 2009
  7. François Goulard : “Il faut faire un geste politique”, Métro, 18 mars 2009
  8. Analyse du scrutin n° 386, séance du 12/05/2009 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet (nouvelle lecture)
  9. Passe de trois historique pour la gauche dans le Morbihan, Le Télégramme, 26 septembre 2011