Dinan

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Dinan
Saint-Sauveur vue des remparts
Saint-Sauveur vue des remparts
Blason de Dinan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Dinan
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 2 cantons :
Dinan-Est
Dinan-Ouest
Intercommunalité Dinan communauté (siège)
Maire
Mandat
Didier Lechien
2014-2020
Code postal 22100
Code commune 22050
Démographie
Gentilé Dinannais, Dinannaise
Population
municipale
10 851 hab. (2011)
Densité 2 726 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 23″ N 2° 02′ 56″ O / 48.456388888889, -2.048888888889 ()48° 27′ 23″ Nord 2° 02′ 56″ Ouest / 48.456388888889, -2.048888888889 ()  
Altitude 76 m (min. : 7 m) (max. : 92 m)
Superficie 3,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Dinan (prononcé [dinɑ̃]) est une commune française, sous-préfecture située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. C'est une ville du Poudouvre, en Haute-Bretagne.

La ville de Dinan est fortifiée par une ceinture de remparts et était défendue par un imposant château. Point stratégique pour la circulation entre la Normandie et la côte nord de Bretagne, Dinan est construite principalement sur une colline. La cité domine de 75 m la Rance qui coule vers le nord pour se jeter dans la Manche entre Saint-Malo et Dinard. Dinan proposa longtemps le pont le plus au nord pour traverser la Rance et son large estuaire.

Dinan est le point d'axe de la communauté de communes de Dinan. Cette association de communes est le premier regroupement intercommunal de Bretagne.

Les habitants sont les Dinannais et Dinannaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dinan est l’une des communes située le plus à l'est du département des Côtes-d'Armor.

Communes limitrophes de Dinan
Quévert Taden
Dinan Lanvallay
Trélivan Léhon
Carte de la commune de Dinan.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Rance constitue la frontière est de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La route nationale 176 passe au nord de la commune.

La gare de Dinan, sur la ligne de Lamballe à Dol-de-Bretagne reçoit 5 TER Bretagne par jour en semaine depuis Saint Brieuc et 7 depuis Dol de Bretagne, 3 et 5 le week-end.

L'aérodrome de Dinan - Trélivan se trouve sur la commune de Trélivan à 3 km à l’ouest-sud-ouest de Dinan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En breton et en gallo, le nom reste Dinan[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Dinan a pu être habitée depuis le Néolithique, comme le laisse à penser la présence d'un dolmen en ruines à la sortie de la ville en direction de Lanvallay.

L'attaque de la motte castrale de Dinan (Tapisserie de Bayeux, XIe siècle)

L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle, bien que le site ait sans doute été occupé depuis l'Antiquité. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la destruction par Guillaume le Conquérant d’une motte castrale.

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, la moitié de Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C’est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de Beaumanoir, Vaucouleurs, Saint-Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte-Catherine entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2 600 m est percé par les portes du Jerzual, de Saint-Malo, de Brest, du Guichet et plus tard de Saint-Louis (1620).

Statue de Bertrand du Guesclin à Dinan.

En 1357, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Bertrand Du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Cantorbery[Note 1] en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructueuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon dit « de la duchesse Anne ». Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du XVe siècle avec l'addition de plusieurs tours d'artillerie. Les canons ne tireront jamais : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la bataille de Saint-Aubin du Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France en août 1532.

La ville continue à prospérer, avec une activité artisanale soutenue intra-muros et la présence du port sur la Rance qui favorise le commerce. Dinan contrôle en effet la voie fluviale permettant de transporter les marchandises jusqu’à Saint-Malo. En 1598, Dinan choisit le camp du nouveau Roi de France, Henri IV, contre son gouverneur, Philippe-Emmanuel de Lorraine, Duc de Mercœur, qui s’y oppose lors des guerres de la Ligue. C’est à partir de cette époque que les fortifications perdent leur usage défensif et ne sont plus entretenues. Au XVIIe siècle, d’autres ordres religieux implantent de nouveaux couvents : Capucins, Ursulines, Bénédictines, Dominicaines, Clarisses s’ajoutent aux Cordeliers et aux Jacobins. Dinan est citée pour avoir participé à la Révolte du papier timbré survenue en 1675. Le bailliage de Dinan dépendait de l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet[2].

Port de Dinan.

Au XVIIIe siècle, l’activité commerciale est stimulée par l’installation de nombreux tisserands, qui produisent notamment des toiles utilisées pour les voiles des navires, envoyées ensuite à Saint-Malo par la vallée de la Rance. Sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l’insalubrité régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros.

Viaduc sur la Rance.

Pendant la Révolution, Jean-Jules Coupard, avocat né en 1740, est élu député-suppléant du tiers état à la Convention ; il remplacera Couppé le 21 thermidor an II, après 1796 on ignore ce qu'il est devenu. Marie Toussaint Gagon du Chesnay, avocat et ancien maire de Dinan, adhère sans grand enthousiasme aux idées nouvelles, il se retire sur ses terres en 1791, date à laquelle Bonaparte le fait sous-préfet de Dinan.

Pendant les épisodes de la deuxième Commune de Paris, la ville de Dinan connut une exportation de ce modèle politique, et ainsi fut créée la Commune de Dinan, toujours officiellement existante.

Au XIXe siècle, le port perd progressivement de son importance, avec la construction d’un viaduc routier qui désenclave la ville, en 1852, et avec l’arrivée du chemin de fer en 1879. La ville voit se construire de nombreuses demeures cossues et se transforme peu à peu en destination de villégiature, particulièrement prisée par les Britanniques.

Malgré un incendie en 1907 qui a détruit cinq maisons en colombage, et un bombardement en , la ville est restée presque intacte depuis le début du XXe siècle. Le 2 août 1944, les Américains de la 6th Armored Division (6e division blindée US) approchent Dinan. À Lanvallay, ils sont sévèrement accrochés par les troupes allemandes qui résistent. Ils décident de contourner le nid de résistance, et de poursuivre leur course vers Brest. Au cours de leur retraite, un barrage d'artillerie et un soutien aérien sont effectués pour couvrir le repli des troupes américaines. Ce n'est que le 6 août 1944 qu'un groupe de reconnaissance du 802nd Tank Destroyer Battalion (802e Bataillon antichar) apprend que Dinan et Lanvallay ont été évacués par les troupes allemandes. Ils mènent plusieurs reconnaissances dans la ville et la libèrent. Le lendemain, un régiment et un groupe de reconnaissance passent Dinan, et progressent vers Dinard, qui est un des bastions de la Festung Saint-Malo.

De nos jours, la ville a largement restauré son patrimoine. Des maisons à colombage bordent encore la place des Cordeliers, la rue de l'Horloge, la célèbre rue du Jerzual et d'autres voies pavées du centre. Les églises Saint-Sauveur et Saint-Malo s'élèvent au milieu des anciennes paroisses de la ville.

Dans la nuit du 6 au , une petite portion des remparts entourant la ville s'est effondrée et nécessitera des travaux de consolidation ultérieurs.

Dinan déborde aujourd'hui de ses remparts et s'étend jusqu'aux communes de Léhon, Quévert, Taden et Lanvallay.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château donjonné de trois tourelles d'or, maçonné de sable, au chef d'hermine[3].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1673 1675 Alain Jan    
1675 1677 Julien Serizay    
1678 1679 Tanguy Rillet    
1679 1683 Jean Lambert    
1683 1685 François Foullain    
1685 1687 Jean Clavier    
1687 1689 Nicolas Ernault, sieur de Villeu    
1689 1691 Julien Maingard, sieur du Châtellier    
1691 1697 Pierre Ruellan, sieur du Temple    
1697 1700 Julien Bonfils, sieur des Illéoux    
1700 1702 Macé Maingard    
1702 1703 Raoul Gaultier, sieur de la Bouchardière    
1703 1720 Pierre Jena le Pertel    
1720 1722 René Mestivier    
1722 1724 Jean Thomas Ernault, sieur du Villeu    
1724 1727 Louis Ruellan    
1727 1729 René Bernard    
1729 1731 Henri Apvril, sieur de Kerloguen    
1731 1734 Louis Duhamel sieur de Kerivoal    
1734 1736 Maurice Mousset    
1736 1738 Julien François Legault    
1738 1740 François Ménager    
1740 1742 Julien François Legault    
1742 1744 Raoul Amelot    
1744 1749 Charles Pinot, sieur du Clos    
1749 1751 Laurent Macé    
1751 1753 Toussaint Bameulle    
1753 1755 François Aubry, sieur de Vildé    
1755 1757 Julien Renault, sieur de La Hautière    
1757 1759 François Aubry, sieur de Vildé    
1759 1761 Gilles Auguste Letord, sieur Duval    
1761 1763 Jean Lohier    
1763 1765 Thomas Martel, sieur du Bois-Tizon    
1765 1767 Jean François Couppé, sieur de La Fougerais    
1767 1769 Pierre Tranchevent    
1769 1771 René Bameulle, sieur de la Chaboss    
1771 1774 Olivier Vaugrena    
1774 1776 Marie Toussaint Gacon-Duchesnay (1736-1806)   Avocat, retraité en 1791, nommé Sous-préfet par Bonaparte
1776 1779 Mace de l'Epinay    
1779 1782 Porcon de la Barbinais    
1782 1786 François Marie Loyer    
1786[4] 1790 Joseph Cercler    
1790[4] 1791 Jean-Baptiste Gauttier   Abbé
1791 1791 François René Lecoq    
1791 1792 Jean Girault    
1792 1792 Charles Lecomte-Delisle    
1792 1793 Pierre Guy Reslon de la Tisonnais    
1793 1794 Laurent le Bourguignon    
1794 1801 Jean-Pierre Berthelot    
1801 1806 Charles Roland Neel de la Vigne    
1807 1815 Raymond le Chevalier    
1815 1829 Pierre Deniau    
1829 1830 François de La Noue    
1830 1835 de Saint-Pern-Couëllan    
1835 1837 Auguste Louis Gilles Egault    
1837 1847 Louis Marie Thomas Leconte    
1847 1849 Joseph le Sage    
1849 1857 Louis Viel-Belêtre    
1857 1861 Louis Marie Thomas Leconte    
1861 1874 Henri Pierre Flaud    
1874 1875 Jean-Baptiste Redoules    
1875 1878 Antoine Jacquemin    
1878 1893 Joseph Deroyer    
1893 1899 Jean-Marie Even    
1899 1901 Albert Victor Antoine Jacquemin    
1901 1903 Jules Jouanin    
1903 1908 Eugène Rosse    
1908 1924 Jules Jouanin    
1924 1925 Paul Aubrée    
1925 1929 Henri Durand    
1929 1941 Michel Geistdoeffer    
1941 1944 Henry Aubry    
1944 1947 Michel Geistdoeffer    
1947 1965 André Aubert    
mars 1965 mars 1983 Yves Blanchot RPR  
mars 1983 mars 2014 René Benoît UDF puis UMP Député de la deuxième circonscription des Côtes-du-Nord (1978-1981 / 1986-1988)
Professeur d'éducation physique
6 avril 2014 en cours Didier Lechien[5] UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 851 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 393 6 406 7 188 7 175 8 044 7 356 7 533 8 159 7 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 238 8 089 8 510 7 698 8 180 9 964 10 105 10 444 10 620
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 534 11 078 11 410 10 161 10 002 10 633 11 822 12 737 13 844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 847 13 137 13 429 12 267 11 591 10 907 11 235 10 851 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

On dénombre plusieurs établissements scolaires du premier degré à Dinan : l'école de La Garaye, l'école des Fontaines, l'école de la Ruche, sont des écoles publiques. L'école de La Garaye a été ouverte en 1852, sous l'appellation « asile de l'enfance ». Elle était dirigée par les sœurs de la Sagesse[9]

L'école maternelle du Clos Joli, l'école primaire Sainte-Croix et l'école du Sacré-Cœur sont des écoles privées de l'enseignement catholique. En sus, l'école Diwan est une école sous contrat qui enseigne le breton par immersion.

À la rentrée 2013, 88 élèves étaient scolarisés à Diwan (soit 8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[10].

Pour l'enseignement du second degré, on retrouve quatre établissements du premier cycle : le collège Roger Vercel et le collège François Broussais sont publics, et le collège Notre-Dame de la Victoire, dit « La Victoire »[11] et le collège Les Cordeliers[11] (installé dans l'ancien couvent des Cordeliers de Dinan) sont privés. Dans le second cycle, on retrouve le lycée La Fontaine-des-Eaux, enseignement public, général, technique et professionnel, le lycée public Ker Siam, lycée professionnel, le lycée Les Cordeliers, enseignement privé catholique général et technique et le lycée Dominique Savio, privé professionnel.

En ce qui concerne l'enseignement supérieur, on retrouve plusieurs brevets de technicien supérieur. Le BTS Fluides, énergies, environnement, option génie frigorifique, le BTS Assistant de gestion PME-PMI, le BTS Comptabilité et gestion des organisations à La Fontaine des eaux. Et à Notre-Dame de la Victoire, le BTS Communication et le BTS Négociation et relation client.

À noter que la direction des écoles primaires privées de l'enseignement catholique est commune, il en est de même pour les établissements La Fontaine-des-Eaux et Ker Siam ainsi que pour les collèges et lycées Notre-Dame de la Victoire, Les Cordeliers et Dominique Savio.

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Vue sur la ville depuis la tour de l'horloge

Dinan est classée ville d'art et d'histoire. Elle dispose d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur comprenant « la ville intra-muros, le port ainsi que le quartier de la rue Saint-Malo » et s’étendant sur 90 hectares soit près du quart de la superficie de la commune de Dinan[14],[15].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Dinan abrite 71 monuments historiques protégés, parmi lesquels :

  • Le château − parfois dit château ou donjon de la duchesse Anne −, classé par arrêté du 12 juillet 1886[16] qui fait partie des 2 600 mètres des remparts, également classés par arrêté du 12 juillet 1886[17].
  • L’église Saint-Malo construite de façon échelonnée entre la fin du XVe siècle et la fin du XIXe siècle. De style gothique et Renaissance, elle est surtout réputée pour ses vitraux du début XXe siècle et son orgue anglais aux tuyaux polychromes, fabriqué par Oldknow en 1889. Elle a été classée par arrêté du 1er août 1907[18]. La Révolution, en dépit de la réprobation des Dinannais, dévasta l'église, qui ne fut rendue au culte qu'en 1803.
  • La tour de l'Horloge, beffroi du XVe siècle, haut de 45 m, qui symbolise la prospérité de la ville. Il possède encore la cloche offerte par la duchesse Anne. La tour a été classée par arrêté du 28 décembre 1910[19]. L'horloge a été achetée par la communauté de ville en 1498.
  • Le couvent des Cordeliers fut fondé au XIIIe siècle mais les bâtiments actuels datent du XVe siècle. Le couvent a accueilli les états généraux de Bretagne en 1573 et 1634. Restauré au XIXe siècle, il abrite maintenant un établissement d’enseignement privé. Son portail sur la place des Cordeliers a été classé par arrêté du 29 décembre 1930[20].
  • Couvent des Bénédictines, inscrit et classé en 1981[21]
  • Couvent des Dominicaines, inscrit et classé en 1987 et 1990[22]
  • Couvent des Ursulines, inscrit en 1987[23]
  • La basilique Saint-Sauveur construite à partir du XIIe siècle, elle n’a cessé d’être transformée et reste finalement inachevée. Elle abrite le cénotaphe du cœur du connétable du Guesclin. Mariant de nombreux styles (roman, gothique, classique et baroque), son portail remarquable date du XIIe siècle. Elle a été classée par la liste de 1862[24].
  • La gare de Dinan a été mise en service le 29 décembre 1879. La gare actuelle date de 1931 et est à l’architecte Georges-Robert Lefort (1875-1954). Elle est inscrite par arrêté du 21 novembre 1995[25].
  • De nombreux hôtels et maisons.

La commune compte également 41 monuments historiques classés au titre objet.

Autres sites et monuments notables[modifier | modifier le code]

  • La rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville, avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35 % de déclivité. Cette côte accueille tous les ans le défi du Jerzual, course à pied la plus populaire de la région suivie par des milliers de spectateurs amassés en haut du Jerzual.
  • Les quatre orgues à tuyaux de Dinan. L'orgue romantique de l'église Saint Malo d'Alfred Oldknow avec ses trois claviers/pédalier et ses 24 jeux. Son orgue de chœur avec ses deux claviers/pédalier et sa quinzaine de jeux. Celui de la chapelle des Cordeliers avec deux claviers/pédalier et l'orgue symphonique de la basilique Saint-Sauveur avec trois claviers/pédalier et 35 jeux.
  • Jardin anglais : tracé en 1852 sur l'ancien cimetière paroissial, il permet aussi de découvrir un superbe panorama sur la vallée de la Rance
  • L'hôtel Bazin de Jessey datant de 1718.
Panorama depuis le belvédère du jardin anglais.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée château de Dinan, rue du château, histoire du pays de Dinan, antiquités grecques et romaines, arts deécoratifes, art religieux, beaux-arts, atelier de tisserand reconstitué, coiffes etc.
  • Musée du rail, histoire du chemein de fer régional, maquettes, affiches, matériels, costumes et une immense maquette au 1/43e avec de nombreux trains dans un décor inspiré de la région de Dinan (20 ans de travail pour sa réalisation).
  • Maison d'artiste de la Grande Vigne ou Musée Yvonne Jean-Haffen, 103 rue du Quai. Œuvres de l'artiste, devant l'importance des collections de tableaux et de dessins, une rotation est effectuée tous les ans.
  • Tour de l'Horloge, rue de l'Horloge, beffroi de 45 mètres de haut, datant du XVsiècle siècle, mécanisme de l'horloge, cloche de la Duchesse Anne et magnifique panorama sur la ville et sa région. Logo monument historique Classé MH (1910)
  • Maison de la Harpe Celtique, Ti an delem, 6 rue de l'Horloge, exposition thématiques et différents chaque année.
  • Maison du Gouverneur, 24 rue du Petit-Fort, maison du XVe siècle, ancien maison de tisserand, exposition temporaire en juillet et août. Objets régionaux et métier à tisser. Logo monument historique Classé MH (1938)
  • Musée Remember 1939-1945 Dinan, au 16 rue du Pont de la Haye, présente 6000 objets, du paquet de cigarette au moteur d'avion, pièces d'artillerie, uniformes, véhicules et reconstruction d'un blaockaus. Évocation de la Résistance.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Jazz en place. Depuis 2005, Dinan vibre au son du jazz tous les étés. Les artistes de la scène jazz prennent leur quartier place Saint-Sauveur pour faire découvrir et partager leur passion. Un public de plus en plus fidèle vient se joindre à eux pour découvrir les multiples couleurs du jazz et de la musique improvisée.
  • La Fête des remparts. Le temps d'un week-end et une fois tous les deux ans, Dinan redevient une ville médiévale, avec ses tournois, ses tavernes, ses dresseurs d'ours. L'accès à la ville est gratuit pour les personnes costumées.
  • L'Enfant dans la ville. Pendant deux jours, Dinan se transforme en gigantesque kermesse gratuite dans laquelle on peut retrouver des démonstrations de pompiers, du karting, de l'escalade, des concerts.
  • Les Fennecs. Le festival Les Fennecs, qui a lieu traditionnellement à Ploubalay, a organisé le bal du 14 juillet 2007 au stade Maurice-Benoist.
  • Les Barocks. Les Barocks est un festival rock, dont les concerts se passent dans les bars. La première édition a eu lieu en mars 1992. Le festival n'a pas eu lieu en 2004, 2005 et 2006. La dernière édition a eu lieu en 2008.
  • Vibromachine à soif, l’évènement électro de Dinan organisé par le Collectif Vibromachine qui a lieu dans les bars de la rue de la soif (rue le la cordonnerie) tous les ans au moment des fêtes de fin d'année et cela depuis décembre 2008.
  • Revue Le Pays de Dinan. Tous les ans, en décembre, parution de la revue Le Pays de Dinan : histoire, littérature, art et ethnographie. En 2006, est paru le tome XXVI.
  • Tous les ans ont lieu les Rencontres internationales de la harpe celtique qui rassemblent de nombreux artistes.
  • Du 9 au 16 août 2014, la ville de Dinan accueillera le 87e congrès[26] de l’association mondiale anationale dont la langue de travail est l'espéranto.

Fréquentation touristique[modifier | modifier le code]

Auberge de jeunesse de Dinan

Patrimoine architectural, port de la Rance : Dinan s'affirme comme l'un des principaux sites touristiques du Nord de la Bretagne et des Côtes-d'Armor.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire et politique
Cinéma
  • Jean Rochefort, acteur, né à Paris en 1930, a passé ses premières années à Dinan.
Littérature
Art
  • Couffon, architecte 1847.
  • Jean-Baptiste Delarocheaulion, architecte, 1847-1864.
  • Yvonne Jean-Haffen, peintre, 1895-1993.
  • Jean Urvoy (1898-1989), instituteur, artiste peintre et graveur, cofondateur du Groupe des Sept, naît à Dinan le 5 novembre 1898.
  • Yves Floc'h, professeur de dessin, peintre, 1906-1990.
  • Pierre Rochereau (1909- 1992), artiste peintre, conservateur du musée de Dinan de 1954 à 1977, professeur aux Cordeliers
  • Jean Vercel, artiste peintre et photographe, né à Dinan le 7 juillet 1929, fils de Roger Vercel
  • Gérard Briot, artiste peintre.
  • Claude Marin, artiste Peintre.
  • Chris Hahner, illustrateur.
  • Henriette Desportes, peintre, décédée à Dinan en 1951
  • F.X. Combes, artiste contemporain et photographe, né à Dinan le 23 octobre 1969
Musique
  • Da Silva, chanteur, a habité à Dinan.
  • Théodore Botrel, barde et chansonnier, né à Dinan, 1868-1925.
  • Jean-François Paillard, chef d'orchestre, né en 1928, scolarisé aux Cordeliers de Dinan.
  • Dominic Sonic, chanteur, né à Dinan en 1965. Il fait aussi partie du staff du groupe Déportivo.
  • Myrdhin, harpiste et poète, disque d'Or, né à Dinan en 1950
  • Dj Ordoeuvre, alias Mathieu Montécot, Dj et scratcheur, 2 fois vice champion du monde de scratch et 5 fois champion de France (DMC/IDM), a habité à Dinan.
Sport
Journalisme
  • Victor Robert, journaliste de télévision sur Canal+, né en 1970.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Belgique Dinant (Belgique) Un fort lien est entretenu avec son homonyme Belge. Tous les 5 ans un échange festif a lieu entre les cités bretonne et wallonne.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite

  • Le Journal des Remparts, mensuel gratuit traitant de l'actualité économique et culturelle sur les Pays de Dinan, Dinard et Saint-Malo. Il est diffusé à 15 000 exemplaires principalement dans les commerces et les collectivités
  • Le Petit Bleu des Côtes-d'Armor.
  • Ouest-France.
  • Le Télégramme.

Dinan au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Armageddon, film catastrophe américain de Michael Bay (1998) avec Bruce Willis, Ben Affleck, Liv Tyler, Owen Wilson. Une scène de panique est tournée dans le vieux Dinan. La tour de l'Horloge, la place des Cordeliers apparaissent dans le film.
  • Inspecteur Lavardin, film français de Claude Chabrol (1986), avec Jean Poiret
  • Promis... juré !, film français de Jacques Monnet (1987), avec Roland Giraud
  • Selon Charlie, film français de Nicole Garcia (2006), avec Vincent Lindon, Benoît Magimel, Benoît Poelvoorde, Jean-Pierre Bacri. Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes,
  • Les Vauriens, téléfilm français de Dominique Ladoge (2006), avec Rufus, Constance Dollé, Jean Senejoux
  • L'Heure zéro film de Pascal Thomas (2007) avec François Morel, Danielle Darrieux. Deux scènes ont été tournées sur le quai de la Gare (aux 17 et 47èmes minutes du film).
  • L'Épervier, tourné en 2010 au port de Dinan, film français de Stéphane Clavier.
  • Un jour, comédie romantique américaine de Lone Scherfig (2011), avec Anne Hathaway & Jim Sturgess. On y voit le viaduc aux alentours de la 17e minute du film ainsi que le vieux pont du port. On y voit également Dinard (à une demi-heure de Dinan) quelques minutes plus tard.

Annexes[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,65 franc, représentant la ville et la vallée de la Rance a été émis le 7 octobre 1961[28].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les ouvrages de la première époque ducale et les renforcements du XVe siècle à l'enceinte de Dinan en Bretagne, 2004, Christian Corvisier, Extrait de « Les enceintes urbaines (XIIe-XVIe siècle) (édition électronique) » sous la direction de Gilles Blieck, Philippe Contamine, Nicolas Faucherre et Jean Mesqui ; 121e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nice, 1996, lire en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chevalier anglais sous les ordres du duc de Lancastre
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats concernant « Dinan » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 19 novembre 2012).
  2. Déclarations de 1675 & 1790
  3. Banque du Blason
  4. a et b M-E Monnier, "Dinan mille ans d'histoire", 1983
  5. « Didier Lechien est élu maire de Dinan », Ouest-France, 6 avril 2014.
  6. [1]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. (http://ecolegaraye.blogspot.com/).
  10. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  11. a et b « Les Cordeliers - Notre Dame de la Victoire », Collèges - lycée - Enseignement supérieur, sur www.cordeliers-ndvictoire.org (consulté le 11 mars 2012)
  12. Site officiel du centre hospitalier Dinan / St Brieuc
  13. FSJD - CH Dinan / Saint-Brieuc
  14. Le secteur sauvegardé, sur www.mairie-dinan.com.
  15. Laissez-vous conter Dinan : Le Secteur Sauvegardé, lire en ligne
  16. « Notice no PA00089071 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00089139 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PA00089076 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA00089140 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PA00089073 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00089072 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00089074 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA00089075 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PA00089077 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PA00135252 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. http://www.satesperanto.org/-2014-87a-Dinano-.html Page du congrès sur le site officiel de l'association mondiale anationale (SAT)
  27. Site de la mairie de Dinan
  28. Le timbre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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